Chaufferie: la forêt comme solution

OPINION / Le 16 novembre dernier, le journal Le Quotidien publiait un article concernant la fermeture de la Centrale de chauffage SENC inc. de Chicoutimi. Dans une région forestière comme celle du Saguenay-Lac-Saint-Jean, il est désolant d’y lire que la biomasse forestière n’est pas considérée comme une solution au problème auquel fait face la Centrale, notamment parce que le projet de l’hôpital de Roberval, lit-on, « s’est révélé être une véritable catastrophe ». En tant que membres de Vision Biomasse Québec, un regroupement de partenaires, incluant les grandes unions municipales, qui fait la promotion de la filière de la production de chaleur avec la biomasse forestière afin de générer des bénéfices économiques et environnementaux, nous nous devons de réagir à ces propos.

Il faut savoir que de nombreuses chaufferies à la biomasse forestière ont été mises en place au cours des dernières années et que la très grande majorité d’entre elles connaissent beaucoup de succès. Les nouvelles technologies très performantes et éprouvées, combinées avec l’utilisation d’une biomasse de qualité, contribuent à ces succès. Plusieurs chaufferies ont été installées dans le secteur hospitalier à Maria, Amqui, Mont-Joli, La Pocatière, Lac-Etchemin, Montmagny, Rivière-Rouge, La Sarre, Macamic, Amos et Jonquière et, à notre connaissance, leurs promoteurs vantent les économies réalisées. Dans la région, les Serres Belle de Jour de Saint-Nazaire qualifient « d’énormes » les bénéfices générés par leur chaufferie. En mai dernier, l’entreprise Produits forestiers Petit Paris, a aussi installé une chaufferie à la biomasse, dont le fonctionnement est au-delà de ses espérances. Enfin, la Fromagerie Boivin de La Baie, qui utilise la même technologie que celle qu’utilisait l’hôpital de Roberval, s’en montre satisfaite. De ce fait, les raisons qui expliquent l’échec du projet de l’hôpital de Roberval ne peuvent être attribuées simplement au fait de l’utilisation de la biomasse forestière.

Forte des réussites connues par les chaufferies actuellement en opération sur son territoire et de sa richesse forestière, la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne peut passer, nous semble-t-il, à côté d’une évaluation sérieuse de l’option biomasse pour la Centrale. De surcroit, le positionnement du gouvernement du Québec par rapport à la bioénergie dans sa Politique énergétique 2030 nous donne à penser que le développement de cette filière serait une solution d’avenir pour le secteur forestier, névralgique dans la région, et dont les enjeux font constamment la manchette dans les médias. La conversion à la biomasse forestière de la Centrale a l’opportunité de devenir un projet phare de cette filière.

D’un point de vue technique et économique, on peut aisément constater qu’il est tout à fait réaliste et avantageux de mettre en place une chaufferie à la biomasse forestière à Chicoutimi. En lisant l’article, on comprend que la chaufferie actuelle de la Centrale est surdimensionnée par rapport au besoin de chauffage des bâtiments qui y sont reliés et que ce surdimensionnement entraîne des coûts importants de main-d’œuvre dus à la règlementation qui exige la présence d’une main-d’œuvre spécialisée en tout temps. Le changement envisagé actuellement est une réponse à ce problème, mais il n’est peut-être pas si intéressant puisqu’il vise la consommation du même combustible émetteur de GES, le gaz naturel, à un coût peut-être supérieur, puisque le volume consommé par chaque institution sera moindre. Les spécialistes de la biomasse de notre regroupement croient qu’il est possible de reconfigurer la production d’énergie de la Centrale en utilisant de la biomasse forestière, une énergie très compétitive et même moins dispendieuse que le gaz naturel, afin de réduire les contraintes et les coûts. Ils sont prêts à offrir leur collaboration afin d’y regarder de plus près.

Eugène Gagné, Fédération québécoise des coopératives forestières

Amélie St-Laurent Samuel, Nature Québec

Pascal Turcotte, Société de cogénération de Saint-Félicien

Claude Dupuis, Groupe Forestra

Budget 2018

OPINION / On peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres. La prémisse de l’ancien maire est que le compte de taxes d’une maison moyenne de 250 000 $ à Saguenay est moins élevé qu’une autre maison dont la moyenne est de 350 000 $ ailleurs dans la province. 

C’est normal, mais pour une maison de même valeur, les taxes globales à Saguenay (source : section habitation de La Presse, tous les samedis) sont supérieures. On s’est fait rentrer ad nauseam cette affirmation dans la gorge depuis 20 ans. Le plus grand legs du maire Tremblay aura été de faire passer la dette de 175 millions $ à 425 millions $. Dire qu’au début de son règne, il voulait éliminer la dette. Une partie des 150 millions $ que l’on a versés (dans les derniers 15 ans) à Promotion Saguenay aurait pu servir à la réfection des routes et des rangs. On n’avait même pas d’argent pour payer la dernière élection. Il a fallu emprunter le million nécessaire... Je suis certain que le nouveau conseil va le prévoir. Je prendrais le montant de 300 000 $ par année que l’on ne versera pas au PCS pour cette fin. 

Finalement, j’ai mis mon compte de taxes dans une fiducie. Comme cela est une information publique comme le salaire d’un fonctionnaire, vous pouvez aller le voir sur le site de la municipalité. Bonne chance au nouveau conseil.

Michael Prebinski

Chicoutimi