« Je trouve ça insultant pour les contribuables, a dénoncé le chef par intérim du Parti québécois, Stéphane Bédard. C'est nous prendre pour des crétins de penser qu'on ne sait pas que les augmentations qu'on a actuellement sont dues au Parti libéral et aux mauvaises décisions qu'ils ont prises. »

Charte et courage!

M. Stéphane Bédard et le Parti québécois, pour retomber sur leurs deux pieds sur la question de la laïcité, devraient, quant à moi, commencer par avoir une position claire sur le sujet de la prière et des signes et symboles religieux dans les enceintes politiques, ainsi que dans les lieux d'éducation publics, et cela particulièrement en ce qui concerne la situation à Saguenay.
M. Bédard et le maire Tremblay semblent s'emmêler avec la définition des mots culture et patrimoine religieux. Les lois suivent l'évolution des moeurs. Je pense qu'après avoir débattu, il faut agir. Une Charte de la laïcité est indispensable pour avoir l'heure juste pour pouvoir vivre harmonieusement ensemble et pouvoir ensuite s'occuper des choses importantes comme l'environnement, le développement économique, le chômage et la pauvreté, et cela dans un climat social serein. Le moyen à court, moyen et long terme pour y parvenir, ç'est par l'éducation. L'expression éducation laïque des religions utilisée par le président français devrait inspirer les personnes pour qui l'éducation de nos enfants et petits-enfants compte. L'existence d'une Charte de la laïcité tenant compte de l'importance de l'éducation laïque et de la formation des maitres en ce sens, en démontrerait la pertinence. Cette charte devrait comprendre aussi, minimalement, l'absence de tous signes, symboles, rituels et pratiques religieuses dans toutes les enceintes de délibérations politiques et lieux d'éducation publics, consacrant si l'on peut dire, la neutralité de l'État laïque, en respectant la liberté de conscience de tous ainsi que le droit à l'égalité. Une charte annonçant clairement que la politique et la religion ne couchent pas dans le même lit. Du courage, députés!
Robert Boucher