Centre Georges-Vézina

OPINION / Le Forum de Montréal, où les Canadiens ont évolué, a été inauguré en 1924 et a fait l’objet de deux agrandissements, dont le dernier en 1968, ayant pour but d’augmenter le nombre de sièges de 15 000 à 18 000.

Pour consolider la toiture et l’élargir de 25 mètres, on a eu recours à deux immenses structures métalliques en forme de U inversé auxquelles on a attaché les poutres originales, et le tout tient encore en 2018, soit 50 ans plus tard. Pourquoi cette méthode n’est-elle pas utilisée pour consolider la toiture du Centre Georges-Vézina ? Le coût serait beaucoup moindre que d’en bâtir un nouveau et détruire l’ancien.

Nous avons à Saguenay plus d’arénas par citoyens que toutes les autres villes comparables au Québec (Gatineau, Sherbrooke et Trois-Rivières). Conservons nos acquis, mettons-les aux normes, et notre service de la dette ne s’en portera que mieux.

J.-M. Tremblay

Saguenay

Une notion plus large de l’amour

OPINION / La Saint-Valentin est la fête des amoureux. Très bien ! Mais chacun le sait maintenant, elle est devenue aussi la fête des vendeurs de chocolats, des fleuristes et des restaurateurs qui feront en une seule journée l’équivalent d’une semaine de revenus et même plus, surtout en cette période hivernale, où le consommateur moyen se fait discret. Fête mercantile, s’il en est une ! Bon, cela n’empêchera pas bien des amoureux d’embarquer dans le jeu et de s’offrir des petites douceurs. Pas de problèmes !

Mais pourquoi ne pas profiter aussi de ce 14 février pour donner à l’amour un sens plus large ? On ne célèbre pas l’amour comme tel tous les jours après tout. Le monde dans lequel nous vivons en a pourtant bien besoin. Alors, en profiter pour faire un pied de nez à la haine et ses variantes que sont, entre autres, l’intolérance, l’intimidation, le sexisme, l’homophobie ou encore le racisme.

Lever son verre à l’amour universel en espérant qu’un jour, nous soyons tous marqués de son sceau, même si cela semble bien utopique. On peut toujours rêver !

Yvan Giguère

Saguenay

Un SOS pour nos leaders

OPINION / Des millions investis par Rio Tinto pour, entre autres, prolonger la durée de vie des précuites, toujours aussi polluantes pour le ciel de Saguenay, et ce, jusqu’en 2025, et construire un dépotoir hautement corrosif au cœur de la ville pour l’éternité.

Rio Tinto se défile une fois de plus à sa promesse de maintenir sa production d’aluminium avec sa nouvelle technologie AP60 qui s’avère beaucoup moins polluante.

Monsieur Couillard, pour se convaincre et nous rassurer, affirme naïvement pour la énième fois qu’il exigera des plans d’implantation de la part de la compagnie. Pour le moment, on est toujours dans le vague et nous voguons allègrement vers la réalisation du projet Vaudreuil. La région mérite beaucoup mieux que d’ériger deux montagnes de résidus de bauxite au cœur de la ville.

Riche de la puissance énergétique de nos rivières dont les surplus sont achetés par Hydro-Québec, Rio Tinto, avec des profits de 3,7 G semble avoir l’argent nécessaire à investir dans un projet Vaudreuil modifié tel que proposé par le comité de citoyens pour un Vaudreuil durable. De plus, imaginez les profits lorsque la grande phase d’Arvida et l’agrandissement du l’usine d’Alma seront réalisés.

C’est un SOS pour nos leaders.

Jean-Yves Langevin

Saguenay

Les faiseurs de télé crue

OPINION / On dit que la télé généraliste se fait de plus en plus audacieuse. À mon avis, non. De plus en plus racoleuse, ça oui ! Compétition oblige. Dans les années 80-90, Radio Québec, aujourd’hui Télé Québec, a présenté, les vendredis soirs, au moins une cinquantaine de télédramatiques écrites audacieusement par une précurseure, Janette Bertrand, pour faire voler en éclats nombre de tabous, entre autres, hérités de l’Église catholique. Si les réseaux sociaux avaient existé à cette époque, sûr qu’ils se seraient enflammés à plusieurs reprises ; comme ce fut le cas suite à la présentation d’un viol collectif subi par Fanny la « Fugueuse » presque dans le coma.

Madame Bertrand a touché à peu près à toutes les réalités sociales grises de l’époque, toujours bien présentes aujourd’hui. Je me rappelle cette magistrale interprétation d’une femme alcoolique par la puissante Monique Miller et de son rejaillissement sur le reste de la famille. Je me souviens, toutes les fois que je revois Sylvie Léonard à la télé, de son rôle prégnant de réalisme d’une femme dominée et battue par un mari jaloux et cruel joué par Ghislain Tremblay. Puis cet épisode audacieux, « Le petit Chaperon Rouge », histoire d’un viol collectif subi par une Pascale pleinement consciente de son supplice.

Cela m’étonne que Manon Dumais, journaliste au Devoir, discutant de télé généraliste crue avec des spécialistes tels Pierre Barrette, Isabelle Pelletier, Stéfany Boisvert et Daniel Thibault, n’ait pas cru bon de citer l’œuvre de Janette Bertrand dans le débat.

Marcel Lapointe

Jonquière