Carrefour des lecteurs

Restons sur les faits

Pour faire suite à certaines interventions médiatiques récentes provenant de différents groupes d’intérêts et d’organismes publics, Arianne Phosphate pense qu’il est pertinent d’apporter des informations complémentaires et de rectifier certains faits. Mentionnons d’abord que le projet de la mine d’apatite du lac à Paul a été soumis à une étude d’impact selon les règles du MDDELCC. Suite à l’analyse faite par le MDDELCC et suite au processus du BAPE, le gouvernement du Québec a émis un décret en décembre 2015 où le transport du concentré d’apatite par la route des monts Valin a été autorisé.

Contrairement à ce qui été mentionné par différents intervenants, toutes les autres options de transport ont été étudiées rigoureusement, incluant une route vers Forestville, un pipeline, le transport par train, transport via Dolbeau-Mistassini, transport vers Alma, pont à Alma, Pont sur le Saguenay. etc.

Contrairement à ce qui a été mentionné, les évaluations des différents scénarios ont été faites selon des critères économiques, environnementaux et sociaux, et ces documents sont disponibles au public. Parmi les avantages du scénario choisi, mentionnons principalement :

• La route la plus courte, donc le moins d’émission de gaz à effet de serre;

• Aucun impact sur le territoire agricole;

• Aucune municipalité sur le tracé de la route (contrairement au chemin de fer);

• Utilisation de routes forestières déjà existantes;

• Aucun transport les fins de semaine;

• Viaduc au-dessus de la route 172;

• Disponibilité de la route forestière 12 mois par année pour les différents utilisateurs.

Pour la deuxième partie du projet, soit la construction d’un terminal en rive nord du Saguenay, Arianne Phosphate a choisi de s’allier à un partenaire majeur, soit l’Administration portuaire du Saguenay (APS) et ainsi profiter de l’expertise régionale dans ce domaine. Port Saguenay en est donc devenu le promoteur après une entente avec Arianne Phosphate. Toujours en respectant les lois et règlements en vigueur et après confirmation des autorités, ce projet a été soumis à une étude d’impact environnementale selon la loi fédérale et l’analyse de l’étude d’impact a été confiée à l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACEE). Le rapport préliminaire a été présenté au public à Sainte-Rose-du-Nord le 19 juillet. On retrouve à la section «Conclusions et recommandations» de l’Agence de ce rapport la phrase suivante : « L’agence conclut que, compte tenu de l’application des mesures d’atténuation, le projet n’est pas susceptible d’entraîner des effets environnementaux négatifs importants. »

Il faut rappeler que celui-ci se situe en dehors du parc marin du Saguenay et en dehors de la zone de l’habitat sensible du béluga.

Arianne Phosphate a aussi mentionné à plusieurs reprises lors des audiences du BAPE que la construction du quai dépend de l’ouverture de la mine, et vice versa. Ces deux projets sont étroitement liés et l’un ne peut exister sans l’autre.

En terminant, rappelons que le projet que nous proposons permettra la création de plus de 1000 emplois directs et indirects de qualité et nécessitera un investissement de 1,2 milliard $.

Nous invitons les groupes et les citoyens qui auraient des questions sur notre projet à visiter notre site Internet ou à venir nous rencontrer afin de disposer de toute l’information exacte disponible.

Jean-Sébastien David

Chef des opérations

Arianne Phosphate Inc

Le plus bas soumissionnaire

La règle du plus bas soumissionnaire a fait son chemin jusqu’à la campagne électorale. En effet, son abolition se trouve dans le programme de Québec solidaire. Cette idée d’abolition présuppose qu’accorder un contrat au plus bas soumissionnaire constitue une probabilité de collusion, d’ouvrages de mauvaise qualité et de risque pour la sécurité publique. Aucune étude sérieuse ne démontre qu’il y a intérêt à abolir cette méthode. L’expérience de plus de 30 années de conception et de réalisation d’ouvrages d’infrastructures publiques permet d’affirmer que le choix de l’entrepreneur qui a présenté la plus basse soumission est la règle qui représente le moins d’inconvénients.

Les interventions faites récemment dans les médias ne semblent pas faire une différence entre les contrats aux entrepreneurs et ceux qui s’appliquent aux services professionnels. Ces derniers peuvent être accordés sur base horaire pour les études et en tarifs négociés ou standardisés pour la conception et la surveillance des travaux mais non sur la base du prix. Quant à la collusion ou autre dérèglement tel que rapportés à la Commission Charbonneau, cela est dans le domaine de la police et non de la méthode de gestion.

Certains architectes et ingénieurs rejettent le système du plus bas soumissionnaire et proposent de choisir un entrepreneur sur la base de critères qui ne peuvent être totalement objectifs. C’est ouvrir la porte aux contestations devant les tribunaux, aux retards dans les travaux et à des coûts supplémentaires de toutes sortes. La règle du plus bas soumissionnaire fonctionne bien lorsque la bonne marche des travaux est assurée par la qualité des documents préparés par les professionnels et une surveillance compétente et assidue par ces derniers.

D’autre part, la décision du gouvernement de confier le sujet du plus bas soumissionnaire à un comité d’ingénieurs et d’architectes et non à un groupe indépendant me semble tout à fait inappropriée.

Jean-Marie Desgagné

Québec