Bonjour la loi C-45, Justin!

OPINION / Plusieurs maires du Québec, dont ceux de Granby, Saguenay, L’Ancienne-Lorette, Lévis et Québec, interdiront la consommation du cannabis dans les lieux publics de leurs villes. D’autres municipalités opteront pour une réglementation semblable à celle déjà en vigueur pour les fumeurs de cigarettes. Telle est l’option retenue d’ailleurs par Montréal. Mais certains quartiers de la Métropole montreront plus de souplesses tandis que d’autres plus d’interdit

employeurs pourraient fouiller leurs employés pour voir s’ils ne sont pas en possession de cannabis sur eux. Ouf ! Non, mais vous imaginez le drôle de scénario appréhendé. Dès le 17 octobre, jour où le cannabis sera officiellement légal au pays, ça va ruer dans les brancards.

Pour ma part et dans ce contexte, en tant que citoyen non-fumeur et non-consommateur de cannabis, je me dis que la loi C-45 n’aurait jamais dû voir le jour, un point c’est tout. Que la consommation légale du cannabis devait demeurer à des fins thérapeutiques.

Nous nous dirigeons droit vers un bourbier et cette idée de Justin Trudeau deviendra un boulet à son pied dès le 17 octobre, je vous en passe un papier à rouler !  

Mais que voulez-vous, la légalisation du cannabis générera des profits faramineux aux fournisseurs de la SAQ et deviendra une mine d’or pour les avocats qui auront à régler de nombreuses poursuites judiciaires, qu’elles viennent des municipalités ou encore de propriétaires de logements et de simples citoyens. Bonjour la loi C-45, Justin !

Yvan Giguère

Saguenay

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FAIRE PARTIE DE LA SOLUTION

OPINION/

Monsieur Legault. J’ai suivi avec attention la campagne électorale québécoise. Il ne fait aucun doute que les Québécoises et les Québécois souhaitent un vent de renouveau. En ce sens, il est évident qu’un retour à l’austérité trahirait cette volonté de l’électorat.

Au cours des derniers mois, vous avez affirmé que l’éducation était l’une de vos priorités. Pourtant, les enjeux en enseignement supérieur n’ont pas fait grand bruit lors des différents débats, encore moins ceux touchant le personnel de soutien des cégeps et des universités que je représente.

Monsieur Legault, permettez-moi de vous dresser un bref portrait de la situation.

expertise à reconnaître

Nous déplorons qu’au cours des dernières années, le personnel de soutien ait été trop souvent le premier à écoper des coupes et des compressions budgétaires imposées aux cégeps et aux universités.

Pourtant, il est important de rappeler que le personnel technique, administratif et ouvrier intervient directement à tous les niveaux, soit auprès des étudiantes et étudiants, en soutien auprès des professeurs, des professionnels et de l’administration ainsi que sur les équipements et les bâtiments. L’enseignement supérieur ne peut se passer de nous et nous voulons que votre gouvernement reconnaisse une fois pour toutes notre expertise incontournable.

Cette reconnaissance doit également se traduire par des gestes concrets pour améliorer nos conditions de travail. Nous vous rappelons que l’austérité libérale a coûté cher à nos membres.

Il manque de personnel de soutien dans les cégeps et les universités, ce qui a pour conséquence un important alourdissement de notre tâche de travail. Cette situation a des effets sur la santé des travailleuses et des travailleurs, mais également sur la qualité des services offerts, notamment aux étudiantes et aux étudiants.

Il faut absolument que votre gouvernement donne aux collèges et aux universités les moyens financiers pour leur permettre de réembaucher plus de personnel de soutien régulier afin de rétablir la situation.

Il va de soi que nous partageons votre préoccupation pour l’éducation. Monsieur Legault, donnez-nous les moyens de faire partie, plus que jamais, de la solution en enseignement supérieur au Québec.

Valérie Fontaine

Présidente de la Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ)