Blanc bonnet, bonnet blanc

OPINION / M. Michel Potvin, conseiller municipal de Saguenay et trésorier,

Cette lettre qui vous est adressée nous permet du même coup de remettre publiquement les pendules à l’heure avant que cette fausse information se répande comme une trainée de poudre.

En effet, dans une intervention à Radio-Canada le 13 novembre 2018, vous avez dit que Loge m’entraide avait reçu de Ville de Saguenay, 1.5 million $ (rabais de taxes de 25 ans et 94 500 $ par an pendant 10 ans) pour la construction de la coopérative d’habitation La Persévérance.

Vous ne semblez pas, ou plutôt vous ne voulez pas faire la différence entre Loge m’entraide (qui représente collectivement les besoins et droits des locataires appauvris de Saguenay) par rapport à un projet de coopérative d’habitation porté par des locataires appauvris, chapeauté par Loge m’entraide.

En fait, quand Loge m’entraide réclame de l’aide à la Ville pour fonder une coop, il se fait une voix, un pont pour tous les locataires appauvris de Saguenay qui ont besoin de l’aide de la Ville pour mener à terme leur projet d’habitation. Loge m’entraide reçoit zéro cent pour aider ces coopératives d’habitation à voir le jour. Ni avant, ni pendant, ni après leur naissance. Peut-être mélangez-vous avec l’Office municipal d’habitation, qui développe et gère ad vitam æternam leurs propres logements sociaux, qui sait ?

Les coops fondées n’appartiennent pas à Loge m’entraide. Nous n’en sommes pas propriétaires. Pour qu’elles voient le jour, nous menons le combat à la demande des locataires appauvris. Une fois fondées, elles sont gérées et administrées par un conseil d’administration autonome, indépendant, qui n’entretient aucun lien avec Loge m’entraide et qui ne lui doit rien pour ses services gratuits et désintéressés.

Il faut vraiment être de mauvaise foi pour ne pas vouloir comprendre la différence entre une aide municipale offerte pour fonder une coopérative d’habitation (bien collectif appartenant à la collectivité pour loger dignement les citoyens dans le besoin) et une aide financière demandée pour la survie de Loge m’entraide (organisme communautaire sans but lucratif).

Enfin, ce qui est le plus décevant dans tout cela, c’est que votre nouvelle administration Néron utilise la même stratégie politique qu’utilisait l’ancienne administration Tremblay à la fin de son mandat. En faisant faussement croire que Loge m’entraide a reçu des millions de la Ville dans le passé, vous attisez l’opinion publique contre nous, refrénez les donateurs à nous offrir un don et semez la jalousie chez les organismes communautaires. Une telle tactique municipale répétée de votre part nous lève le cœur.

Pourquoi les locataires appauvris n’arrivent-ils pas, après un an sous votre gouverne, à obtenir facilement l’aide requise qu’ils réclament à la Ville pour fonder leur coopérative d’habitation La Solidarité, qu’ils portent à bout de bras depuis le 1er octobre 2015 ? Ah oui… probablement parce que Loge m’entraide a déjà reçu des millions dans le passé !

Sonia Côté, coordonnatrice

Loge m’entraide

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FRAPPER SUR LE MAUVAIS CLOU

En réaction à la chronique de Claude Villeneuve intitulée «Bientôt des piles sans cobalt», parue le 13 novembre dernier / 

Monsieur Villeneuve,

Une réglementation plus sévère face aux voitures à essence n’est qu’une demi-mesure atténuante d’une problématique globale plus large encore que nos perspectives et analyses régionales.

Si la voiture électrique était offerte à un prix correspondant à la réalité de son coût de fabrication, déjà là, et plus particulièrement au Québec pour des raisons historiques et stratégiques, nous serions tout à fait en mesure de répondre aux besoins des consommateurs et de changer le cours de l’histoire. En fait, lesdites voitures sont offertes à un prix dépassant 65 % du prix correspondant à la réalité.

Si vous y tenez, je pourrai vous en donner les preuves.

Quant aux techniques de fabrication pour les batteries, ce n’est qu’une question de temps pour qu’elles arrivent à une maturité capable de répondre aux attentes des usagers, même si pour la très grande majorité, ces attentes sont non conformes aux réalités des besoins journaliers.

Mais voilà ou le bât blesse, car la subtilité principale est fondée sur l’évitement à tout prix d’un effondrement de l’industrie internationale des voitures à combustion interne. Si nous pouvions, ici comme ailleurs, nous procurer une voiture électrique correspondant à son prix réel, soit de plus ou moins 25 000 $, en peu de temps, tous les concessionnaires tomberaient en faillite ainsi que les constructeurs automobiles et croyez-moi, les gouvernements se passeraient de subventions. Eux également n’ont rien compris. Certains autres chroniqueurs se sont aventurés sur cette pente glissante et ont été forcés de reconnaître que des informations stratégiques et fondamentales leur avaient échappé.

À mon humble avis, nous frappons sur le mauvais clou, car il nous faut nous convaincre de construire une voiture électrique à nous et pour nous, voilà la solution.

Salutations très cordiales.

H. Louis Arbour

Lévis