Andrée Laforest

Bien représentés

OPINION / Ce matin, je suis enchanté de l’élection d’Andrée Laforest dans Chicoutimi. La CAQ, à qui j’ai démontré l’importance de faire une étude socio-économique pour un nouveau pont et une route de ceinture, publiait un engagement des candidats du Saguenay, entériné également par le chef François Legault. Bien plus, j’ai reçu l’assurance, dans la foulée de cette promesse, qu’une étude très large incluant les transports ferroviaire, maritime et aérien serait entreprise pour positionner la région comme fer de lance du développement de la région et aussi du Moyen-Nord québécois.

C’est loin du refus des libéraux de faire une telle étude, malgré le fait que j’avais remis une pétition de 27 000 noms à l’ex-premier ministre Couillard.

La CAQ est résolument économique : un nouveau pont, une route de ceinture industrielle qui, en plus de faciliter le projet d’Arianne Phosphate, pourra servir les besoins municipaux, la voie ferrée du centre-ville de Jonquière... Voilà autant de dossiers qui seront regardés lors de cette vaste étude, pour laquelle j’ai demandé au conseil municipal de janvier dernier une résolution. Saguenay sera donc étroitement impliquée dans les devis de ladite étude.

Je suis optimiste pour l’avenir de la région et de la grande ville avec deux solides députés qui vont nous représenter au gouvernement.

Marc Pettersen

Conseiller municipal

Saguenay

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LA FAUTE À LISÉE

OPINION / Victoire éclatante de la CAQ et de son chef François Legault le 1er octobre. Victoire prévisible à la lueur des derniers jours de la campagne électorale et d’après le son de cloche des sondages. Victoire méritée ? Oui certes, dans les circonstances.

Deux premiers points positifs à mes yeux. D’abord, la fin du trop long règne des libéraux. Non mais, 15 ans de l’héritage Charest, je n’en pouvais plus. Merci à la CAQ de nous avoir libérés des libéraux. Ce n’est pas rien ! Et entièrement d’accord avec le parti de Legault sur sa vison entourant l’entrée en vigueur de la loi fédérale qui légalisera au pays la consommation du cannabis dès le 17 octobre. Alors oui, monsieur Legault, allez-y et serrez la vis au Québec sur cette loi en n’autorisant, entre autres, la consommation légale qu’aux plus de 21 ans. Voilà pour le moment. Pour le reste, l’équipe de la CAQ a du pain sur la planche si elle espère tenir, comme il se doit, ses trop nombreuses promesses.

Je ne peux ici qu’être amèrement déçu par la performance et surtout par l’attitude du chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, surtout dans les derniers milles de la campagne électorale. Lui qui avait pourtant fait belle figure lors des deux premiers débats télévisés, celui en français et l’autre en anglais. Je ne dis pas cela parce que le Parti québécois vient d’être presque rayé de la carte, mais cette foutue attitude d’arrogance de Lisée, doublé par son manque de charisme, aura eu pour effet de tuer tout espoir de voir le PQ gagner des appuis supplémentaires.

Je sais bien que l’option de la souveraineté au Québec n’avait plus la même cote que par le passé, mais Lisée en a rajouté en évacuant cette option de la campagne et en nous proposant plutôt des mesures de second ordre, comme celle des boîtes à lunch déjà préparées dans les écoles du Québec. En fait, elle m’a semblé être l’une de celles qui étaient les plus futiles de toutes les mesures que Lisée a proposées, en désespoir de cause, semble-t-il. Surprenant tout de même de la part d’un homme dit érudit et intelligent

Et il y eut ce troisième débat en français où il a procédé à une attaque en règle contre Québec solidaire et qui aura porté le coup décisif à tout espoir de voir le PQ préserve ne serait-ce que ses 28 sièges à l’Assemblée nationale. Alors veux, veux pas, M. Lisée, cette débâcle du PQ vous revient de plein droit !

En mai 2016, quand Lisée a été préféré à Alexandre Cloutier à titre de nouveau chef, par les délégués du Parti québécois, je fus surpris et amèrement déçu. Pour moi, le présent déclin du PQ provient de là, de ce choix surprenant.

Alors je me dis tout bas : quel aurait été le sort du PQ mené par le jeune, brillant et charismatique Alexandre Cloutier ? Où en serait le Parti québécois s’il avait été dirigé depuis deux ans par la vison de cet ex-politicien respectueux et à l’écoute de la population ? Cet homme qui a tant fait pour la circonscription de Lac-Saint-Jean et qui avait, malgré son jeune âge d’alors, 38 ans, plusieurs années derrière lui à titre de député à l’Assemblée nationale. Je dis simplement que Cloutier aurait mené une campagne électorale fort différente de celle de Lisée. Qu’il aurait été plus humain et plus chaleureux, et donc plus près des électeurs ciblés. Qu’il aurait eu à cœur l’option de la souveraineté sans pour autant l’imposer à tout prix dans l’immédiat et qu’il aurait su gagner l’appui de ses collègues et d’une bonne partie de la population du Québec, surtout du Saguenay-Lac-Saint-Jean, et des gens de ce pays qui votait bleu. De cette région qui vient d’être prise d’assaut par la vague caquiste.

Yvan Giguère

Saguenay