Bien informée !

OPINION / Depuis quelques semaines je reçois, gracieusement, chaque matin, Le Quotidien, que je lis attentivement d’une page à l’autre.

Celui du 17 mars 2020, concernant COVID-19, m’a particulièrement intéressée. Ce que nous vivons présentement est pour le moins inquiétant. Pour la majorité d’entre nous, c’est du jamais-vu et je ne croyais pas vivre cela à mon âge.

Nos gouvernements et ministres tentent de nous rassurer, par tous les moyens, et c’est apprécié, mais personne n’a le contrôle de ce virus planétaire.

Merci de bien nous informer. Je suis une fidèle abonnée du samedi. J’aime bien aussi Le Mag et ses variétés.

Comme on doit s’isoler pour aider la cause, la lecture est un excellent moyen d’apprendre et de passer le temps agréablement.

Continuez votre beau travail de journalistes et bonne santé !

Une lectrice assidue,

Rose Laforest,

Chicoutimi

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UN SEUL FILTRE À CAFÉ EN TEMPS DE PANDÉMIE

Lors de mon dernier passage à mon épicerie, un commis m’attendait à l’entrée, muni de gants de plastique. Il me tendit une petite serviette en papier hygiénique jetable, afin que je puisse me laver les mains. Ce que je fis sans hésitation et avec plaisir, de même qu’à ma sortie de magasin.

Alors, je me suis dit : « Ça y est ; le ton est vraiment donné ! Nous sommes en temps de guerre mondiale sanitaire. » Comme l’a dit [le président français] Emmanuel Macron à la télé dernièrement, en empruntant un air grave qui en disait long.

Prochaine étape : quand je reviendrai faire mon épicerie, qui sait si ce n’est pas moi qui porterai des gants pour manipuler les fruits et les légumes ? Nous en sommes là avec le coronavirus.

Comme je devais m’y attendre, plusieurs étagères de mon épicerie étaient à moitié vides, surtout celles des boîtes de conserve. Ça en dit long. Aussi, j’ai l’habitude d’aller faire mes emplettes en début de soirée, autour de 19 h 30, ce qui n’aide pas ma cause, il faut le dire. Mais je me dis qu’il y a moins de monde et en cette période de distanciation sociale, cela compte, non ?

De surcroît, il n’y avait plus ma sorte de filtres à café. Là, je me suis dit que la situation devenait vraiment critique. Mais je me suis consolé en me disant qu’il m’en restait tout de même peut-être quatre ou cinq à la maison. Mais à mon retour, j’ai constaté qu’il ne m’en restait plus qu’un seul ! Triste constat !

Pendant cinq jours, croyez-le ou non, j’ai réutilisé mon unique petit filtre à café à cinq reprises, en le nettoyant chaque fois et en le faisant sécher rapidement au-dessus d’un rond de poêle. J’avoue, après coup, que j’aurai eu, au final, du plaisir à m’adonner à cet accomplissement personnel. Voilà un petit geste pour l’environnement auquel je n’aurais jamais pensé. Un geste imprévu, dû au fait que nous sommes en pleine pandémie de la COVID-19.

Yvan Giguère,

Saguenay

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MEILLEUR SOUTIEN FINANCIER POUR LES PERSONNES ASSISTÉES SOCIALES 

Au Québec, environ 365 000 personnes dépendent de l’aide financière de dernier recours – aide sociale et solidarité sociale. Avec la crise sanitaire actuelle, ces personnes ont et auront encore plus de difficulté à combler leurs besoins de base.

Une personne vivant seule et jugée sans contrainte à l’emploi se retrouve avec une prestation mensuelle de 690 $. Après avoir payé le loyer, l’électricité et le téléphone, il ne reste presque plus rien.

Au milieu du mois, la plupart des personnes assistées sociales sans enfant n’ont plus un sou. Pour ce qui est des familles assistées sociales, elles attendent les allocations familiales avec impatience.

Comble de malheur, bien des organismes communautaires ferment leurs portes ou diminuent leurs activités, faute d’argent, de bénévoles et de salariés. Ces organismes viennent en aide aux personnes assistées sociales de multiples façons, notamment par l’aide alimentaire. Leurs services sont plus qu’essentiels.

La COVID-19 est un révélateur des inégalités sociales existantes au Québec. Si on doit tirer des leçons de cette crise, c’est qu’il faut mieux répartir la richesse, resserrer les mailles de notre filet social et, plus globalement, lutter contre la pauvreté.

À court terme, les gouvernements québécois et canadien doivent se préoccuper du sort des personnes assistées sociales, notamment celles qui vivent seules ou qui forment un couple sans enfant. Il est temps de leur apporter un soutien financier supplémentaire afin qu’elles puissent, elles aussi, se procurer toutes les denrées nécessaires à la survie en temps de crise.

Serge Petitclerc,

porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté