Bertrand Tremblay, le journalisme et «l'esprit régional»

OPINION / J’ai appris avec tristesse le décès de ce champion du journalisme régional qu’était Bertrand Tremblay. J’offre toutes mes sympathies à sa famille et à ses proches

On a à juste titre souligné dans ce journal, qui était un peu le sien, « l’importance qu’avait pour lui la défense des intérêts du Saguenay-Lac-Saint-Jean. » J’irais plus loin en insistant sur l’importance qu’avait pour lui, à travers la sienne, la défense des régions en général et du rôle de l’information régionale, dont il avait très tôt compris l’action dans le développement tant économique que culturel des communautés. Il décrit dans un texte de 1980 (Les journalistes, Québec Amérique), exemples à l’appui, le rôle des médias régionaux, notamment des quotidiens, « des outils efficaces dans la formation d’un véritable esprit régional. » C’est souvent le combat mené par ces médias « au bénéfice de la communauté régionale », écrit-il, qui explique leur lien profond avec la population, et leur succès. 

J’ai connu Bertrand Tremblay, cet homme curieux, affable et généreux, en1967, il y a plus de 50 ans. Il était alors l’un des responsables de la rédaction du journal Le Soleil qui ont accueilli avec une grande générosité le jeune blanc-bec sans grande expérience que j’étais et qui devenait directeur de l’information du journal. Je me souviens de mes visites à Chicoutimi, alors qu’il dirigeait l’imposante rédaction du temps du Soleil du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de nos longues conversations et de ses remarques  toujours utiles et pertinentes.  

Depuis, nous avons eu des parcours différents, mais nous avons toujours gardé le contact. Je l’ai souvent revu lors de ses passages à Québec ou des rencontres annuelles de la Fédération professionnelle des journalistes  dont il était l’un des fidèles depuis sa création en 1968. Nous reprenions notre conversation sur l’état du journalisme, là où nous l’avions laissée la dernière fois. Il était attentif aux transformations du journalisme, préoccupé par les difficultés qui secouent les médias locaux, mais toujours optimiste, convaincu du rôle essentiel de la presse régionale. 

Bertrand Tremblay  a su mener pendant des années des luttes efficaces dans l’intérêt de sa région tout en gardant  le recul nécessaire et un regard critique. Je salue un collègue, un ami et un journaliste soucieux du « bien commun », selon ses termes, et du service public.

Florian Sauvageau,

Professeur émérite, Université Laval

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BEAUX MOTS POUR PHILIPPE COUILLARD

En réaction à un éditorial de Marc St-Hilaire,

J’ai lu, et même relu, votre excellent commentaire sur Philippe Couillard, et pour utiliser l’expression populaire, vous m’avez presque enlevé les mots de la bouche. Il avait sans doute ses défauts, comme nous tous, mais c’était un Monsieur, genre Barack Obama, et j’ai vu, dans votre journal, tout plein de bons mots de la part de nombreuses personnes, et comme vous, j’aurais bien aimé le voir compléter un deuxième mandat comme premier ministre du Québec, mais, Vox populi, vox Dei.

 En terminant, je voudrais vous féliciter d’avoir utilisé les mots la Toile dans votre article, expression bien française et tellement imagée, au lieu du banal Web que la plupart utilisent continuellement dans les médias. 

P.G.Girard, Saguenay

Respect pour un grand homme

Juste un petit mot pour dire merci pour votre magnifique texte sur M. Couillard ! Si vous saviez comme c’est apprécié et partagé sur Twitter !

Vous visez juste et contrairement à plusieurs journalistes, vous en dites du bien, ce qui est respectueux pour un homme à qui on vient de montrer la porte et qui a quitté honorablement dans la dignité et en chef d’État ! 

Claudette Préfontaine

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NOUVELLE ÈRE EN ÉDUCATION

OPINION / L’ancien ministre de l’Éducation François Legault et la CAQ ne sont pas les seuls gagnants des élections historiques du 1er octobre 2018.

Les parents, les enseignants, les directeurs d’école et le personnel de soutien sont finalement libérés des chaînes qui les retenaient au système scolaire public élu. Il n’y aura plus d’élections réputées pour leur faible taux de participation et un gaspillage d’argent sur les comités et les multiples couches de bureaucratie.

Finalement, ce sont les conseils d’établissement qui dirigeront.

La prématernelle gratuite à l’âge de quatre ans pour les enfants et, au secondaire, une heure supplémentaire permettra aux jeunes de s’adonner à des activités sportives ou artistiques. Une aide dans l’accomplissement des devoirs grâce à un accès au service Internet haute vitesse contribuera certainement à renverser les statistiques sur le décrochage scolaire.

Avec un gouvernement caquiste, tous les enfants éprouvant des troubles d’apprentissage auront accès à des services spécialisés tout au long de l’année scolaire.

En effet, une « nouvelle ère. »

Chris Eustace

Montréal