Avançons, ça presse

OPINION / Premièrement, j’aimerais vous mentionner que j’ai participé à la consultation publique sur la collecte et le traitement des matières organiques à Saguenay tenue il y a quelques mois. Tous les citoyens avaient l’occasion de s’exprimer sur la question.

La commission de l’environnement et du développement durable en est venue à la conclusion que le bac brun était la solution la plus écologique et la plus économique, sans risque technologique, pour produire un compost de qualité.

Sur la recommandation de la commission, le conseil municipal a pris la décision d’opter pour le bac brun. 

Il a voté le règlement d’emprunt et a ouvert le registre des signatures. Le nombre de signatures n’étant pas suffisant, le conseil municipal a donc la légitimité d’aller de l’avant avec le bac brun comme il l’a décidé il y a quelques mois. 

La mairesse a dit qu’il y aurait des pénalités si on ne respectait pas les délais impartis par la loi. Elle a aussi dit, avec justesse, qu’il fallait respecter les citoyens qui avaient participé au processus de consultation publique.

N’oublions pas que 60 % des citoyens, lors d’un sondage, étaient favorables au bac brun. Jusqu’à maintenant, 360 municipalités au Québec ont déjà fait ce choix avec succès.

Il est grand temps d’avancer, pas de revenir sur nos décisions.

Alain Parent

Jonquière

+

LE CHEF DE GUERRE

OPINION / Lors de la récente réunion des jeunes libéraux, tel un coup de canon, le premier ministre annonça la tenue d’une élection pour le 1er octobre 2018. Suite à ce coup de semonce, sur une tribune immense et déserte, tel un chef de guerre, M. Alexandre Taillefer déclara : « La guerre de tranchées est commencée ».

Comparer la tenue d’élections générales au Québec à la guerre de tranchées m’a fait sursauter. Pourtant, une élection pour les partis politiques, c’est de faire connaître leur programme et de démontrer la compétence et l’expérience à l’appliquer pour le bien-être et la bonne gouvernance de la population.

Maintenant, regardons en arrière du voile. Des tranchées, c’est pour se cacher de l’ennemi ou pour mieux l’attaquer. Des tranchées, demandez-le aux vétérans, ils vous diront que c’est sale, c’est pour tuer, pour détruire l’autre.

Lorsque l’on compare une élection à la guerre, c’est qu’on pense aux munitions. Celles-ci prennent forme de paroles, de mots, de phrases qui tuent. Pendant 40 jours, la vérité va être mise à rude épreuve.

Les ordres et les tactiques de « combat » vont venir du « war room », la chambre de guerre, comme se complaît à dire en bon « franglais » l’état-major.

Le but de toute guerre est de dominer l’autre et pour ce faire, prendre le pouvoir. Il y a toute une différence à vouloir servir le peuple et se faire élire honorablement.

Taillefer s’en va à la guerre, mironton, mironton, mirontaine... pour « faciliter la vie des Québécois ».

Martin Belley

Saint-Nazaire

+

BRAVO, BROOKE HENDERSON!

OPINION / Une 7e victoire sur le circuit professionnel LPGA pour Brooke Henderson qui va bientôt fêter son 22e anniversaire. La dernière fois qu’une Canadienne a remporté l’Omnium de golf canadien féminin remonte à 1973, alors que Jocelyne Bourrassa avait gagné à Montréal.

Cette disette de 45 ans est maintenant terminée. Après son dernier roulé pour un oiselet, elle a eu droit à une douche de champagne.

Alors qu’elle mentionnait aux journalistes qu’elle était contente pour tout le Canada, l’émotion l’a envahie, elle a pleuré et mis fin poliment à l’entrevue. Il faut mentionner qu’elle a dû jouer tous les quatre jours du tournoi avec une énorme pression sur les épaules, les Canadiens (nes) voulaient la voir gagner notre championnat national féminin.

Contrairement à certains athlètes olympiques canadiens qui disent qu’ils ont gagné pour eux-mêmes en premier, Brooke Henderson voulait gagner pour son pays en premier.

Bravo, Brooke ! Tu me rends fier d’être Canadien.

Jacques-André Fortin

Dolbeau-Mistassini

+

NOUS PAYONS TROP

OPINION / L’économiste Pierre Cliche (Quelle dette nos enfants auront-ils à assumer ?, Le Droit, 8 août) note qu’il n’y a pas de chiffre magique pour indiquer si la dette du gouvernement est excessive. La meilleure façon de comprendre la dette des gouvernements est de regarder combien d’intérêt nous devons payer chaque année et comparer cela aux autres dépenses du gouvernement. Donc, pour le gouvernement du Québec, en 2016-2017, il fallait payer 10 milliards $ par année en intérêt sur la dette, environ 10 % des dépenses totales du gouvernement. Le coût de tous les programmes sociaux était de 9,9 milliards $, le coût de l’éducation, 12,9 milliards $, et les pensions, 12,9 milliards $.

Autrement dit, notre dette partagée nous empêche d’investir dans des activités pour développer notre société. Le coût du service de la dette augmentera probablement à l’avenir puisque nous vivons une période de taux d’intérêt particulièrement bas et que ces taux iront probablement à la hausse.

Normalement, on s’endette pour investir, mais nos gouvernements ont pris l’habitude de maintenir un niveau de dette « permanent » et de payer année après année de gros intérêts. Alors la dette est-elle excessive ? À mon avis, oui.

Howard Powles

Gatineau