Aux grands maux

OPINION / Contrairement à l'opinion émise par mon savant confrère, Me Jean-Marc Fradette, je suis d'avis que la volonté du législateur d'abaisser la limite permise d'alcool dans le sang à .05 s'inscrit très bien dans la réalité actuelle.
En effet, les organismes tels la SAAQ et MADD font d'immenses efforts pour changer la culture et sensibiliser la population aux dangers de pareilles inconduites. L'engorgement des tribunaux et la création de dossiers judiciaires pour les contrevenants ne sont pas, à mon humble avis, des facteurs à considérer pour le statu quo. Beaucoup demeurent insensibles aux dangers de conduire en état d'ébriété. Plus encore, les arrestations en semblable matière demeurent constantes.
Aux grands maux, les grands remèdes!
Alain Villeneuve, avocat retraité
Chicoutimi
Régie des drogues
OPINION / L'époque de la prohibition de l'alcool, ça vous dit quelque chose ? La fabrication incontrôlée de produits nocifs causant des maladies graves et même la mort, le contrôle par la mafia, des tueries entre « gangs » rivales, des policiers pères de famille tués, des orphelins, des familles dévastées, l'anarchie quoi, dans ce domaine. 
Depuis que le gouvernement du Québec s'est responsabilisé de la vente des produits de l'alcool par le Régie des alcools, ce secteur est bien organisé, les produits sont de qualité, la vente bien structurée et le service offert par les employés sont appréciés. Il est dommage que les revenus nets des ventes ne servent pas davantage à mettre sur pieds des cliniques de désintoxication et d'aide à la guérison des consommateurs incontrôlés, dépassant les limites et devenus alcooliques avec toutes les conséquences négatives associées.
La privatisation de la Régie des alcools serait une erreur magistrale. Ce serait encore une fois débâtir une réalisation dont les Québécois sont pour la plupart satisfaits. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour toutes les sortes de drogues contrôlées par les malfaiteurs et même des malfaiteurs à cravate ? Une Régie des drogues à l'instar de la Régie des alcools pourquoi pas ? Les drogues seraient de qualité contrôlée et à moindre coût que celles des trafiquants. De toute façon, c'est un fait, il y a consommation et c'est de façon cachée avec la peur d'être condamné. Parallèlement, des cliniques de désintoxications et de guérisons seraient installées en conséquence de soigner les personnes consommatrices et dépendantes, avec l'aide de personnels compétents et dévoués. Aussi, avec un programme d'informations appropriées, comme pour la consommation de l'alcool et le tabac, la consommation des drogues serait réduite. La population s'en porterait que mieux.
Faut-il s'attendre à de l'opposition à la réalisation d'un tel projet ? Plus que probable ! Pas certain que le milieu de la justice humaine verrait ça d'un bon oeil. Il y aurait moins de « cas à défendre ». Le projet pourrait être qualifié de diabolique. Pourtant, ce même milieu de la justice condamne les personnes aux comportements désaxés par l'abus de l'alcool. Le personnel de la justice pourrait être réduit par attrition et certaines personnes pourraient devenir des thérapeutes convertis à la cause de la désintoxication. L'aspect punitif ne règle rien. D'autres opposants dont je vous laisse imaginer le portrait, sortiraient des ténèbres pour faire une opposition féroce à un tel projet. Cela démontrerait le bien-fondé d'un tel projet. Que voulez-vous, parlons pour le Québec, nous en sommes encore à un stade élevé de dépendance à l'alcool, aux drogues de toutes sortes, incluant la nicotine, qui font des ravages, et coûtent très chers en coûts de santé aux payeurs de taxes et finissent par tuer plusieurs Québécois(e) par année. Arrêtons l'hypocrisie et donnons notre accord à nos représentants gouvernementaux de réaliser avec sagesse « La Régie des drogues du Québec ». 
P.S. Envoyez la présente à votre député si vous êtes d'accord. 
Martin Belley
St-Nazaire, Lac-Saint-Jean
Assimilation? Attention!
OPINION / Aujourd'hui, plusieurs Québécois francophones croient à leur assimilation. Pourtant, après un quart de millénaire de présence anglophone, le nombre de franco-québécois assimilé est toujours zéro... Même les vagues massives d'immigration anglophones, notamment irlandaises, n'ont pas assimilé un seul Québécois.
Partout en Occident, l'augmentation de l'immigration provenant d'Afrique, du Moyen-Orient, d'Asie, etc. a diminué la proportion de citoyens ayant la langue de la majorité comme langue maternelle. Cependant, pas un seul cas d'assimilation d'un membre d'une majorité nationale dû à cette immigration n'a été recensé en Occident... C'est logique. Si un bol contient 50 billes bleues et qu'on y ajoute 10 billes vertes, cela diminuera le poids «démographique» des billes bleues. Mais aucune d'entre elles ne disparaîtra. L'important, c'est de bien intégrer les billes vertes.
Et le dernier recensement nous apprend que le nombre et la proportion d'anglophones et d'allophones parlant français au Québec atteignent des niveaux record.
Si l'intégration de ces immigrants représente un défi majeur, et pas uniquement linguistique, cette réalité n'a rien à voir avec l'assimilation. Ce sont deux concepts distincts constamment amalgamés dans nos médias.
Alors, discutons rationnellement de moyens de faire progresser le français, notamment à Montréal, et cessons d'avoir peur de phénomènes inexistants.
Robert Tremblay
Québec