Autoroute de l’Aluminium : rassemblement ou division ?

OPINION / On annonçait cette semaine l’installation prochaine des panneaux de signalisation de la toute nouvelle autoroute de l’Aluminium. L’idée d’origine mise de l’avant en avril dernier par le réacteur en chef du Quotidien et du Progrès week-end, M. Denis Bouchard, visait à reconnaître par cette appellation toute l’importance du lien routier Alma-La Baie dans le développement régional. Elle visait également à souligner l’apport majeur des travailleuses et travailleurs de toute la région qui ont oeuvré depuis des générations, directement et indirectement, dans le secteur de l’aluminium, incluant bien sûr la confection et la gestion des barrages qui ont permis le développement phénoménal de cette industrie chez nous.

Or, en utilisant le mot « autoroute » dans la demande logée auprès de la Commission de toponymie du Québec, le gouvernement du Québec, à dessein ou non, obligeait celle-ci à ne considérer dans la demande que la portion « autoroute » du lien routier Alma-La Baie, c’est à dire seulement la portion saguenéenne de ce lien routier. On se rappellera en effet que la portion autoroute 70 se termine à quelques kilomètres à l’ouest de Jonquière et qu’elle devient ensuite la route 170 à quatre voies divisées jusqu’à Saint-Bruno (à ce jour). Toute la portion jeannoise du lien routier Alma-La Baie est donc exclue de l’appellation, et ce, même si Alma est la ville où l’on retrouve la plus grande aluminerie de la région ainsi que le cœur du réseau hydroélectrique de Rio Tinto. Je ne sais pas qui a été consulté dans le cadre de cette demande, mais il me semble qu’on aurait pu contourner cette contrainte en remplaçant, par exemple, dans la demande d’appellation, le mot autoroute par route. On aurait ainsi pu inclure, dans la route de l’Aluminium, la totalité du lien routier Alma-La Baie, seul corridor urbain du Saguenay-Lac-Saint-Jean au long duquel sont regroupées toutes les alumineries de la région.

En bout de ligne, l’idée lumineuse et rassembleuse soumise par M. Bouchard s’en retrouve tronquée et risque, au lieu de rassembler, de marquer plutôt la division régionale entre le Saguenay et le Lac-Saint-Jean. Les immenses panneaux de signalisation qui trôneront à Saguenay uniquement seront là pour nous le rappeler. Triste dénouement !

Marc Beausoleil, Alma

Bravo à nos professionnels de la santé !

Je tiens à exprimer toute ma gratitude à l’endroit des ambulanciers, des médecins et du personnel infirmier du département de l’urgence de l’hôpital de Chicoutimi pour la qualité des services reçus lors de mon hospitalisation récente à la suite d’une chute provoquée par une plaque de glace dans un escalier à l’extérieur de ma demeure.

Mes remerciements vont également aux infirmières et infirmiers qui nous répondent chez Info Santé 811.

Ma mésaventure s’est soldée par la fracture de trois côtes. La douleur ressentie, dit-on, s’apparente à celle qui accompagne une crise cardiaque. Je ne sais pas pour cette dernière, mais une chose est sûre, je ne souhaite à personne de vivre cette malheureuse expérience.

Par contre, cette infortune m’a permis de constater à quel point nos professionnels de la santé sont attentionnés dans les moindres détails lorsqu’on se présente à eux dans un piteux état, comme ce fut mon cas il y a quelques jours de cela.

Vrai que je suis arrivé à l’hôpital à un moment disons moins occupé, mais il reste que des premiers intervenants, soit les ambulanciers, jusqu’au tout dernier en passant par le médecin, le radiologiste et les infirmières, tout ce beau monde s’est montré des plus dévoués, respectueux et à l’écoute de leurs patients, et ce, dans les moindres gestes posés pour nous conforter, nous aider à passer à travers ces moments plus difficiles que la vie nous réserve lorsqu’on s’y attend le moins.

Chapeau à vous toutes et tous !

Gilbert Savard, Chicoutimi

On aura tout vu !

J’ai bien lu qu’il y avait neuf directeurs à Promotion Saguenay pour un total de 52 employés. Mais c’est quoi cette emmanchure ? Alors qu’on ne cesse de réduire des postes de directeurs dans les écoles, dans les hôpitaux, dans les services sociaux, à Promotion Saguenay, rien de trop beau, quasiment plus de gradés que de soldats. Priscilla Nemey est très bien où elle est présentement : chez elle. Et qu’elle y reste le temps nécessaire. N’en déplaise au personnel de Promotion Saguenay. Après tout, elle n’est que suspendue, elle. Combien de personnes Jean Tremblay a-t-il mis à la porte et ont dû se défendre en justice pour recouvrer leur dignité ?

Et vous madame Karine Trudel, députée NPD de Jonquière, qui dénoncez le gouvernement fédéral parce qu’il refuse d’aider les journaux papier, comme Le Quotidien, à survivre le temps de passer au numérique, vous faites bien. Nous avons besoin comme jamais de médias locaux pour questionner, pour fouiller, pour douter. Bref pour assurer la démocratie. Imaginez un instant que le quotidien régional ait cessé d’exister, que saurait-on de la crise qui ébranle présentement l’hôtel de ville de Saguenay ? Poser la question, c’est y répondre.

Marcel Lapointe, Jonquière