«Que les syndicats se préparent à toutes sortes d'éventualités, c'est un peu normal, a réagi Martin Coiteux. Ceci dit, mon appel à eux, c'est que l'énergie qu'ils vont déployer pour se préparer éventuellement à faire une grève, elle serait mieux utilisée aux tables de négociations. Parce qu'on a un certain nombre de problématiques à résoudre ensemble.»

Austère...

En marge du dépôt d'un budget des plus austères par le gouvernement du Québec, le président du Conseil du trésor, Martin Coîteux, s'est exclamé : « l'équilibre budgétaire place les jeunes au coeur des priorités de l'État ».
La belle affaire, que voilà! Une hausse des dépenses en éducation en deçà des coût de système; si cela a déjà été vu au Québec, qu'on me dise quand! Ceux qui, avant le dépôt du budget, ont questionné le bien-fondé du retour à la grève des étudiants parce que leurs objectifs sont trop flous, s'agissant de contrer l'austérité notamment, savent maintenant pourquoi : les compressions annoncées les concernent directement. En période de difficultés, un gouvernement qui tranche d'une telle manière dans les budgets des collèges et des universités, obsédé qu'il est par le déficit zéro, est un gouvernement qui ne croit pas en la jeunesse pour relever les défis majeurs posés aux sociétés de demain! Le même type d'approche a été également privilégié concernant le système de santé. Alors qu'en juin dernier, le gouvernement prévoyait une hausse du budget de la santé de 2,7% en 2015-16, c'est d'une maigre augmentation des dépenses de 1,4%, très en deçà des coûts de système, à laquelle nous serons astreints. Et cela, face à une population vieillissante requérant de plus en plus de soins!
Stéfanie Brassard
Jonquière