Aujourd’hui, Samedi PME !

OPINION / Alors qu’en ce samedi se termine la semaine de la PME, cela me disait de vous en parler un peu. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand je me promène dans mon quartier ou dans nos régions, je suis toujours fascinée par le dynamisme que toutes ces PME – boulangeries artisanales, manufacturières, producteurs de produits du terroir, petits commerces et bien d’autres – génèrent dans les collectivités.

C’est pourquoi aujourd’hui, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) organise, en association avec Interac, le Samedi PME. Une journée afin de souligner l’apport et la contribution de nos PME. Parce que non seulement les entreprises et les commerces locaux donnent une identité à nos quartiers, à nos municipalités et à nos régions, mais ils sont aussi le moteur de notre économie. Saviez-vous qu’au Québec, 95 % des entreprises ont moins de 50 employés, que les PME procurent environ 55 % des emplois et qu’elles comptent pour environ la moitié de notre PIB ?

Mais au-delà des chiffres, ce qui se cache derrière chaque PME, ce sont des hommes et femmes qui ont osé et qui, chaque jour, sont à pied d’oeuvre pour contribuer à la prospérité de leur collectivité. Parce qu’il ne faut pas oublier que pour partir son entreprise, il faut du courage, de la volonté et de la détermination. Il faut accepter de se lancer dans le vide sans savoir si le rêve fou qu’on s’est imaginé va prendre forme et mener à quelque chose. Ça veut dire de laisser tomber la paie aux deux semaines et les vacances en famille pour en procurer à ceux pour qui nous créerons des emplois. Ça veut dire de travailler sans compter pendant des années, au risque de vivre des échecs et de devoir se relever. Ça veut aussi dire continuer d’avancer malgré le vent de face que nous imposent les politiques et les orientations gouvernementales contraignantes, le lourd fardeau fiscal et la paperasse inutile.

Pour toutes ces raisons, je vous invite aujourd’hui, à dire merci à tous ces entrepreneurs qui ont osé et qui rendent notre quotidien plus agréable ! Sortons faire nos achats dans nos commerces locaux. Célébrons ces hommes et ces femmes qui oeuvrent chaque jour à l’enrichissement de nos communautés.

Disons merci à ces propriétaires de petits cafés qui, chaque matin, nous permettent de commencer la journée du bon pied, aux artisans et aux producteurs qui créent des produits uniques et savoureux, aux petits manufacturiers qui font connaître le Québec dans le monde grâce à leurs exportations. Soutenons ceux qui, un jour, ont pris la décision de démarrer petit, mais qui font une grande différence pour le Québec !

Martine Hébert, vice-présidente principale

Porte-parole nationale

Fédération canadienne de l’entreprise indépendante

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MAINTENANT, OÙ FUMER SON POT

Voilà, c’est fait, la fameuse loi C-45 qui légalise la consommation du cannabis au Canada est belle et bien en vigueur depuis le 17 octobre.

Maintenant une évidence se dessine : ladite loi fédérale rencontrera sur son chemin son lot de résistants, de contestataires et se butera contre un mur : celui des nombreuses villes du Québec, qui ont pris la décision d’interdire la consommation du cannabis dans les lieux publics.

Évidemment, la question qui est soulevée en ce moment par plusieurs citoyens ou par des spécialistes en médecine préventive est la suivante : si des villes interdisent la consommation du cannabis dans les lieux publics, où les citoyens qui voudront en consommer librement, pourront-ils le faire ? Voilà un incitatif pour les fumeurs de pots, de le faire dans leur logement ou maison. Et voilà que le spectre de la fumée secondaire fait son apparition.

Selon un sondage effectué en juin 2018 par la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), plus de 85 % des propriétaires de logements au Québec se disaient très inquiets face à la légalisation du cannabis.

D’ailleurs, plusieurs d’entre eux s’apprêtent à modifier leurs baux afin d’interdire la consommation du cannabis à l’intérieur des murs de leurs établissements locatifs. La loi québécoise 157 leur permet d’agir ainsi.

Alors, faudra bien que soient déterminés des lieux extérieurs, autres que ceux qu’on dit publics, pour ceux qui voudront fumer du cannabis en toute légalité. Sinon, il ne leur restera plus qu’à le faire à l’intérieur de leurs automobiles, pour ceux qui en possèdent, bien entendu.

Les maires rébarbatifs, face à la nouvelle loi C-45, devront mettre de l’eau dans leur vin et travailler à établir des zones extérieures pour les consommateurs de cannabis. Par exemple et pourquoi pas, au fond des stationnements des centres commerciaux ou dans certains parcs leur étant réservés. Ou sinon, des fumoirs communautaires pourraient aussi être aménagés.

Qu’on le veuille ou pas, le droit des citoyens et des citoyennes qui voudront fumer en toute légalité leur joint devra aussi être respecté dans les villes du Québec. Hélas, la loi fédérale C-45 est de leur bord ; on ne peut l’ignorer.

Yvan Giguère

Saguenay