Assumer le présent

OPINIONS / Je vous annonce tout de suite, pour éviter toute ambiguïté, que je n’adhère pas au culte des choses anciennes et conséquemment, de l’ancien temps.

J’assume le présent, totalement, ce qui fait qu’il ne me reste plus d’énergie pour hier et demain.

L’actualité, depuis quelque temps, me pousse à ces réflexions.

La moitié des aidants (es) de nos aînés, d’une opulente résidence sur la Racine à Chicoutimi, sont sortis pendant 3 jours, et vont bientôt répéter l’exercice pour réclamer le salaire décent de 15$/h. Idem pour plusieurs autres au Québec.

Pendant ce temps, on nous roucoule que La Pulperie (années 1920), la pauvre, a besoin d’un sérieux lifting de plusieurs millions de dollars. La Pulperie met le beurre sur combien de tranches de pain, chaque matin, dans notre région ? Idem pour Le Palace à Arvida.

La Pulperie de Chicoutimi a été construite à l’époque où l’on comptait 12 à 15 enfants par famille. Le « cheap labor » était abondant. Aucun problème pour en profiter, pour ne pas dire en abuser.

Le « cheap labor » n’existe plus. Le pouvoir est du côté du chercheur d’emploi et il veut être respecté.

Il va nous en coûter pas mal plus cher en 2020 pour restaurer ces « vieilles affaires » qu’il en a coûté pour les construire.

Je viens d’une époque où l’urgence traitait uniquement des choses essentielles. La nostalgie des choses d’avant-hier ou d’hier n’existait pas, en tout cas, pas à coût de millions de dollars pour les citoyens.

Non. Je n’adhère pas au culte des « vieilles affaires ». Pas le temps ni l’argent.

Il y a trop de petites lumières rouges allumées au-dessus de certaines portes de chambres au présent.

Pauline Germain

Chicoutimi

+ UN AUTRE 3 JUILLET EN TERRE D'AMÉRIQUE

J’aime marcher dans la ville de Québec. J’ai l’impression de fouler mon histoire et je laisse mes pas me guider dans les petites rues de pierres. Je marche là où mes ancêtres ont marché. J’ajoute mes pas aux leurs.

Voilà 411 ans que Québec a été fondée par Champlain, en terre d’Amérique. Il y a de quoi être touché et fier.

Chers ancêtres, votre histoire est la mienne. Votre legs est un trésor. Votre langue est toujours la mienne et les combats que vous avez menés font aujourd’hui ma fierté. Je sais d’où je viens, à jamais inscrit dans la suite du monde.

Yvan Giguère

Saguenay