Appui à l'autoroute de l'Aluminium

OPINION / M. Denis Bouchard, rédacteur en chef,C'est avec grand intérêt que nous avons lu votre article dans la première édition historique du journal Le Progrès week-end. La réflexion que vous nous suggérez pour donner un nom à I'autoroute 70 est bien justifiée et votre argumentaire est à point. L'autoroute de l'Aluminium, comment trouver mieux !
L'industrie de l'aluminium a façonné le développement de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, et lui a permis de rayonner dans le monde. 
Comme vous le dites si bien, des milliers de personnes ont travaillé et travaillent encore dans les diverses installations situées aujourd'hui le long de cette autoroute 70. Le RCRA, un regroupement de retraité (e) s cadres et d'employé (e) s non syndiqué (e) s d'Alcan et de Rio Tinto comptant plus de 600 membres, supporte cette idée de nommer la route 70 « autoroute de l'Aluminium » et espère que la Commission de toponymie du Québec abondera dans le même sens. 
Nous avons tous un devoir de souvenance et de justice envers les travailleurs passés et présents de notre région.
Comme nous ne savons pas à quel stade est le projet, nous vous adressons notre appui à celui-ci et sommes assurés que vous l'acheminerez aux personnes concernées.
Espérant que ce beau projet rassembleur pour la région saura se réaliser le plus rapidement possible.
Han Van der Toorn,
Président du RCRA
Quand le personnel de soutien a besoin de soutien
Accepteriez-vous de travailler pendant des années, 3 jours sur 7, 4 heures par jour, pour un total de 12 heures par semaine, sans jamais obtenir un poste permanent ?
Voilà le genre de situation inacceptable que vivent plusieurs membres du personnel de soutien de nos cégeps et de nos universités.
Ceux-ci doivent composer chaque jour avec l'insécurité, l'instabilité, les horaires réduits, tout en accomplissant leurs tâches professionnelles qui s'alourdissent constamment. La situation dure depuis longtemps, mais elle s'est dégradée encore plus au cours des dernières années avec les politiques d'austérité.
Un personnel dont on ne peut se passer
Soyons francs : quand on pense éducation, on pense aux enseignants et aux étudiants. Rarement nous viendra à l'esprit le personnel de soutien, notamment les interprètes, les préposés à l'entretien, le personnel administratif, les techniciens de laboratoire, etc. 
Pourtant, ces gens sont essentiels pour soutenir nos cégeps et nos universités.
Pensons-y deux minutes : aucune rentrée ne serait possible sans la contribution du personnel de soutien en enseignement supérieur. C'est ainsi durant toute l'année : les interventions quotidiennes du personnel de soutien auprès des étudiants, des enseignants et des professionnels, ainsi que de la direction sont essentielles pour assurer le bon déroulement des activités dans nos établissements.
Une situation à corriger
Malgré cela, un grand nombre de ces travailleuses et travailleurs sont maintenus dans des conditions de travail déplorables. Bien que nos collèges et universités ne puissent se passer du personnel de soutien, les directions ne les traitent pas avec le respect qu'ils méritent. 
À preuve : plus souvent qu'autrement, ils sont les premières victimes des mesures d'austérité : postes abolis et création de postes occasionnels, sans égard aux conséquences en matière de santé mentale et physique sur les personnes touchées, sont devenus la norme.
On ne peut pas laisser la situation du personnel de soutien de nos cégeps et universités se détériorer ainsi.
Des solutions, ça presse
Il est essentiel et pressant de trouver des solutions à la précarité que nous vivons présentement, qui s'est installée depuis plusieurs années et qui semble constituer, malheureusement, le choix facile pour nos gouvernements et nos employeurs. Mais si nous ne réussissons pas à améliorer nos conditions d'emplois, c'est toute la société qui sera pénalisée.
Le personnel de soutien a aussi besoin de soutien, mettons fin à la précarité !
Anne Dionne, présidente 
FPSES-CSQ