Appliquer l’évangile à notre temps

OPINION / En réaction à la chronique de Marie-Ève Martel intitulée « Pas tous des saints » et parue dans notre édition du 23 mars.

J’ai lu avec attention votre chronique et je me vois dans l’obligation de vous exprimer mon point de vue.

Au départ, il faut distinguer le droit criminel et le droit canon, qui sont au départ des législations de présomption d’innocence, et vous le savez. C’est exactement ce que le pape François a considéré à la suite de l’appel de sa condamnation.

Lorsque l’on parle du mouvement #MeToo, des Rozon, Savail et compagnie, nous ne sommes pas dans la même situation. Le procès est déjà fait !

Plaintes verbales, écrites et prouvées – même des vidéos –. Éric Salvail est en faillite ; Gilbert Rozon a les moyens de se payer les meilleurs avocats. Vous parlez de rejet par les donneurs d’ouvrage à ces messieurs ? Que pensez-vous des cotes d’écoute, des commentaires, des abonnements ?

Tous, télés et revues, veulent sauver leur image et continuer à faire des sous. Ce qui est très légitime. Quant à Harvey Weinstein, on n’en parle pas ; c’est un malade, un bourreau qui traitait les actrices comme des esclaves. Voyez où ça l’a mené. Mme Martel, vos comparaisons sont sans commune mesure.

Il faut démêler les fruits des légumes. Vous êtes complice de tels amalgames. Finalement, une autre affirmation m’interpelle lorsque vous dites que l’Église catholique n’a pas évolué. Une telle institution universelle ne peut évoluer au même rythme que la science, la médecine, la mode, et la construction de routes et de bâtiments. Toutefois, souvenons-nous de Jean XXIII et Jean-Paul II, tous les deux saints aujourd’hui. Le pape François est aussi un visionnaire de l’Église. N’a-il pas défroqué l’ancien cardinal Theodore McCarrick et relégué ce dernier à l’état laïque ? N’a-t-il pas fortement conseillé à Mgr O’Brien de démissionner ? Et j’en passe.

La religion catholique a 2000 ans, et l’évangile est encore le même. Il faut le déshabiller des mœurs du temps et l’appliquer à notre temps.

Yvonick Gauthier

Chicoutimi

Pour les taxis

Difficile de comprendre ce que le ministre François Bonnardel, un seul homme, fait à des milliers de chauffeurs de taxi. Difficile également de s’expliquer que le premier ministre François Legault approuve ainsi la démolition de vies, qu’il accepte de mettre des familles en faillite.

Ces gens ont des maisons hypothéquées, des permis de 200 $ à 175 000 $. C’est pourtant sous les anciens gouvernements qu’ils ont obtenu ces permis. Comment pourront-ils payer leurs dettes avec des intérêts de 12 à 14 pour cent ? C’est leur fonds de pension qui s’envole avec cette loi macabre, car leur permis de taxis était, en quelque sorte, un coussin pour leur retraite. Comment voir l’avenir avec seulement la pension du fédéral et celle du provincial ? Et les 500 millions $ que les contribuables vont devoir payer avec leurs impôts, je me demande où vous prenez cet argent.

Une personne qui est malade et dont le médicament n’est pas couvert par la Régie de l’assurance maladie du Québec, même si elle fait une demande, elle reçoit un non catégorique. Et là, seulement en claquant des doigts, 500 millions $ tombent du ciel. Vous êtes tout un magicien, M. Bonnardel.

Nous pensons toujours, lorsqu’on change de gouvernement, que nous aurons du changement. Hélas, c’est du pareil au même. Le riche sera toujours plus favorisé, et le petit toujours plus écrasé. Et lorsque votre mandat sera terminé, vous n’aurez pas réussi à tenir vos promesses. Pourquoi ? Parce que vous êtes comme des enfants à la maternelle lorsque vous siégez à l’Assemblée nationale ; rien n’avance, seulement du tiraillement entre les quatre partis.

Alain Duchesne

Chicoutimi-Nord