Alimenter la haine des hommes

OPINION / Je ne pouvais laisser passer sous silence l’injure faite par Gabrielle Bouchard, présidente de la Fédération des femmes du Québec, à tous les hommes hétérosexuels du Québec. Cette dame prétend que les relations de couple de ces personnes sont normalement violentes. J’ai souvent pensé que dans ces groupes dits féministes, certaines d’entre elles veulent défendre leur cause en alimentant la haine des hommes et en voici une preuve.

Mme Bouchard, j’ai été marié pendant quarante-trois ans et probablement que nous avons dû faire l’amour, car j’ai aujourd’hui deux grands garçons qui m’ont donné des petits-enfants et la plus jeune aime bien me dire « je t’aime mon grand-papa Yvon ». Malheureusement, mon épouse est décédée d’un cancer il y a quatre ans et non, Mme Bouchard, je ne l’ai pas tuée.

Vous réclamez une interdiction et une abolition de je ne sais trop quoi, est-ce à dire que vous réclamez que les futurs enfants d’ici ne puissent plus dire « je t’aime papa et je t’aime maman » ? Vous avez sûrement fait une mauvaise lecture de l’expression « faire l’amour ». Je ne sais pas si vous avez des enfants et, si oui, j’espère que ce ne sont pas des garçons hétérosexuels, car ils pourraient croire qu’ils viennent d’être agressés verbalement par leur mère.

Arrêtez donc de prétendre et d’essayer de prouver que tous les hommes sont pareils à des hommes violents. Vous vous êtes excusée publiquement de cette bévue, probablement pour sauvegarder votre poste ou la subvention gouvernementale, mais si vous l’avez dit, c’est que vous le pensiez.

Yvon Lavoie

Granby

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GRETA, TOUS DROITS RÉSERVÉS

Voilà, la vraie Greta ressort. Une idole écologique ! Je suis désolé, mais elle est une enfant « star » exploitée et on exploitera sa marque au maximum sur toutes les facettes possibles. Une figure de théâtre montée de toute pièce pour épater la galerie et reprendre le scénario écrit des scientifiques. Le message est louable, l’outil mal préparé et, après tout, ce n’est qu’une adolescente qui va regretter un jour de manquer son enfance. Certes elle sera célèbre et reconnue comme ses parents. Mais elle ne pourra pas m’accuser de lui avoir volé son enfance. Je lui conseille même de profiter de sa jeunesse pendant qu’il est encore temps et de laisser la communauté scientifique faire son travail.

Érick Tremblay-Dionne

Chicoutimi

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DÉVELOPPER SANS NOUS BATTRE

Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire, demande aux citoyens de se questionner sur la pratique de la motoneige, pour la raison qu’elle est polluante. Elle fait de l’environnement une base de sa plate-forme électorale, rien d’autre. Ici, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Mme Massé, la motoneige a des retombées économiques très importantes pour nos régions. Imaginez les pertes d’emplois, la fermeture de concessionnaires, la restauration, l’hôtellerie, etc. Je me demande souvent pourquoi, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, nous ne pouvons pas nous développer sans avoir à nous battre pour réussir à avoir des projets comme GNL Québec, Métaux BlackRock, Arianne Phosphate, etc. L’industrie forestière, encore une autre contestation pour sauver le caribou forestier. L’industrie laitière produit du CO2 avec les animaux. Sur la voie maritime du Saguenay, les navires dérangent l’écosystème, le béluga, la baleine noire. Autre chose aussi, les grandes villes comme Montréal et Québec, arrêtez donc de contredire nos projets. Vos projets que vous réalisez avec nos taxes, on ne crie pas pour qu’ils ne soient pas réalisés. Alors de grâce, fichez-nous la paix !

Alain Duchesne

Chicoutimi-Nord

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PETER MACKAY ET NOTRE LANGUE!

Que ce fut gênant d’entendre Peter Mackay parler français alors qu’il annonçait le 25 janvier qu’il se portait officiellement candidat à la chefferie du Parti conservateur du Canada.

À l’aide de deux télésouffleurs, il a tout de même trouvé le moyen d’égratigner notre belle langue, même en lisant ses passages écrits en français. Qu’on se le dise tout de go, M. Mackay ne maîtrise à peu près pas la langue de Molière et ce dernier aspire à devenir chef d’un parti politique fédéral et, qui plus est, il aspire ainsi donc à devenir premier ministre du Canada. Que va-t-il faire lors des débats télévisés, me dis-je candidement ? Il est à peu près impensable que d’ici là, il puisse apprendre minimalement les rouages de notre belle langue française. Imaginons un seul moment qu’un candidat francophone du Québec puisse briguer la chefferie du PC du Canada en baragouinant l’anglais lors de l’annonce de sa candidature. Il serait crucifié sur la place publique par la presse anglophone et par le ROC tout entier et on lui interdirait carrément de se porter candidat, rien de moins. Mais de toute façon, nommez-moi un seul politicien ou une seule politicienne francophone du Québec qui siège à la Chambre des communes et qui n’est pas bilingue ou qui ne maîtrise pas, tout de même minimalement, la langue de Shakespeare afin qu’on puisse au moins comprendre. Rarissime, non ?

Peter Mackay, bien qu’il me semble un politicien qui a un certain panache, est bien la preuve que la notion du bilinguisme canadien est un mirage. Qu’un bon nombre de députés anglophones et même des ministres, qui œuvrent au Parlement d’Ottawa, sont unilingues anglais ou, à tout le moins, maîtrisent à peine le français. C’est en soi un manque de respect envers les francophones du Québec et même pour les francophones du reste du Canada. Ceux et celles qui, à juste titre, font partie de l’autre solitude.

Yvan Giguère

Saguenay