À qui profitera la légalisation?

OPINION / Le 17 octobre est une date à retenir. Celle où le cannabis est devenu légal pour fins récréatives, partout au Canada. Mais tous ne seront pas traités également devant la loi canadienne.

Le 17 octobre est une date à retenir. Celle où le cannabis est devenu légal pour fins récréatives, partout au Canada. Mais tous ne seront pas traités également devant la loi canadienne.

Par exemple, les Québécois n’auront pas le droit de cultiver leurs 4 plants, permis par la loi canadienne.

De plus, pour la très grande majorité des Saguenéennes et des Saguenéens locataires, il sera interdit de consommer du pot. À moins de se cacher pour en fumer je ne sais trop où, ou de prendre le risque de se faire prendre par exemple, à la Place du Citoyen à Chicoutimi. Un fumeur de cannabis qui « pote » depuis longtemps sera pénalisé par la nouvelle loi. Mais s’il n’y avait que cela.

Désengorger les tribunaux fut une des raisons de légiférer sur le pot à des fins récréatives. En 2017, près de 5000 Québécois furent inculpés pour possession simple de pot. En 2014, 1,8 G$ furent dépensés en interventions policières, en procédures judiciaires et en services correctionnels au Canada à cause de l’usage du cannabis.

Ce bel argent que l’on croyait pouvoir économiser, en plus de la stimulation économique dont on a bien besoin et du retour de taxes dans les coffres de l’État, tout cela pourrait être annihilé, entre autres, par des règlements, à mon sens, trop coercitifs votés par des élus municipaux trop zélés.

Au lieu de diminuer grandement les causes devant les tribunaux, ces règlements insensés vont les multiplier. À qui va profiter cette nouvelle réglementation, sinon aux avocats ?

Marcel Lapointe

Jonquière

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«STONE» le Québec, dès aujourd'hui?

OPINION / Un ami à moi a quitté dernièrement l’appartement où il demeurait depuis seulement quelques mois. La raison principale : l’habitude du couple de l’appartement voisin de fumer du pot plusieurs fois par jour et ainsi donc le fait d’avoir indubitablement à sentir l’odeur tout de même assez forte de ladite drogue. Il en avait pourtant glissé un mot au propriétaire, qui demeure à l’étage supérieur, mais celui-ci disait ne pas avoir eu connaissance de cette odeur et lui aurait dit, de toute façon, qu’il fallait s’y faire, puisque la marijuana serait bientôt légale et que les Québécois pourront en fumer du bon à leur aise. En fait, le propriétaire lui-même fumait son petit joint de temps à autre. Mon ami l’a su plus tard. Belle affaire ! Là, je me dis que cette situation risque de devenir un problème qu’aura à vivre plus d’un locataire au Québec, et ce, dès aujourd’hui.

Bien malvenus ceux et celles qui viendront se plaindre que ça sent le pot à plein nez, que ce soit à leur domicile ou à l’extérieur. La mari devient légale, tenons-nous le pour dit. On n’en fumera peut-être pas plus qu’avant au Québec, mais plus besoin de se cacher.

Dès mon adolescence, j’ai dû faire face à la présence du pot dans ma vie.

Mes amis en fumaient, quelques blondes et même plus tard, certains de mes profs. Mais je n’en ai jamais fumé, même si on m’en proposait souvent. Et je ne posais aucun jugement sur ceux qui en consommaient ! Ce n’était juste pas mon truc.

Quand j’étais étudiant en littérature et en théâtre à l’université, presque tout le monde que je côtoyais en fumait. Presque tout le monde était gelé.

Alors je me dis maintenant, en ce jour fatidique du 17 octobre 2018 : qu’est-ce que ce sera ? Le Québec deviendra-t-il « stone » pour le meilleur ou pour le pire ? Là est la question.

Yvan Giguère

Saguenay

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ÉLUS AU SERVICE DE LA POPULATION

OPINION / En réaction à l’éditorial de Marc St-Hilaire, publié le 16 octobre sous le titre Un revers pour Josée Néron

10/10 M. St-Hilaire !

Vous nous sortez de la grisaille ambiante qui nous enveloppe depuis les conseils municipaux des Jean Tremblay et cie.

Je viens d’une ville du Lac-Saint-Jean où les autorités en place travaillaient pour la population et non pour leur petite gloire de coq de village, de leur portefeuille et de celui de leurs petits amis.

Nous n’en pouvons plus de nos hauts-le-cœur.

Votre éditorial est attendu depuis longtemps. Vous avez mis en mots, et c’est votre rôle, ce qu’on n’est plus capables de digérer depuis deux décennies dans cette bourgade reculée de Ville de Saguenay.

J’ai honte de cette ville dont je me défends d’être, malgré les 43 ans que j’y ai habité et que j’habite encore.

Pauline Germain

Chicoutimi