Chris Neilson, un employé de l’industrie minière qui a perdu un bras, contribue aux recherches du laboratoire BLINC de l’Université de l’Alberta, à Edmonton. Les chercheurs de l’établissement ont développé un bras bionique de nouvelle génération qui anticipe, grâce à l’intelligence artificielle, les mouvements d’une personne amputée.

À quand le tour du lac en quad ?

OPINION / Cette lettre d’opinion a également été expédiée aux membres du conseil de ville d’Alma.

Messieurs les conseillers,

Mesdames les conseillères,

J’ai pris connaissance sur Facebook de votre quatrième refus (2003, 2007, 2013, 15 mars 2019) de permettre la création d’un sentier estival pour relier le sentier quad fédéré qui fait présentement presque le tour complet du lac Saint-Jean (426 km). Seul un tronçon de 15 km nous empêche de compléter cette boucle avec un énorme potentiel touristique.

Comme la majorité des quadistes, je suis constamment à la recherche de nouvelles boucles à effectuer durant mes vacances estivales. La plupart du temps, nous planifions des randonnées de 5 à 7 jours dans les sentiers, arrêtant dans les petits villages pour nous loger, manger, nous ravitailler en essence ou visiter les attractions locales.

Personnellement, j’ai visité en quad toutes les régions du Québec à plusieurs reprises (quatre fois le tour de la Gaspésie, le tour de l’Abitibi, les Laurentides, la Mauricie, la Côte-Nord, la Baie-James, etc.). La plupart des quadistes dépensent entre 1000 $ à 3000 $ par année lors de leurs vacances estivales et hivernales en quad (équipements/repas/essence/hébergement/visites).

J’ai visité toutes les régions du Québec, sauf le Lac-Saint-Jean. Comme la plupart des quadistes, nous attendons impatiemment le jour où l’on sera en mesure de planifier une boucle autour du lac Saint-Jean, afin de ne pas avoir à refaire le trajet inverse pour revenir à nos remorques.

De par sa position géographique la plus au Sud, la région d’Alma serait la plus avantagée si jamais le tour du lac Saint-Jean devient possible. Étant domicilié à Sherbrooke, à plus de cinq heures de route, mon départ et mon arrivée nécessiteraient chacun une nuitée à Alma.

Donc, encore une fois cette année, je rayerai la région du Lac-Saint-Jean de mes projets de vacances et sélectionnerai une autre destination plus accueillante aux touristes en quad. Lorsque les quadistes me demanderont des suggestions de randonnées de plusieurs jours, je serai en mesure de leur suggérer des dizaines d’itinéraires alternatifs où les touristes en quad sont accueillis à bras ouverts.

Jacques Lebrun

Sherbrooke

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ACCOUCHER DANS LA DOULEUR

Les événements vécus par un jeune couple entre l’hôpital de La Malbaie et l’hôpital Saint-François d’Assise, le week-end dernier, ont connu une fin heureuse avec l’arrivée d’un bébé bien en santé. Mais nous ne devons que remercier les parents cette fois-ci. À haute vitesse, pendant que bébé pointait du nez sur le siège arrière, papa évitait en plus une carcasse sur la route chemin faisant.

En 2019, cette situation est tout à fait inacceptable. Est-il normal que dans une ville qui profite d’une industrie touristique florissante, d’un casino et même d’un hôpital, qu’un couple soit contraint de conduire jusqu’à Québec, en pleine nuit ? Il y a pourtant partout au Québec des ambulances qui transfèrent des cas de grossesses à risque. Pourquoi cela n’a-t-il pas été fait dans ce cas-ci ?

Toute cette situation, digne du tiers monde, mérite autant d’être décriée qu’une directive qui interdit maintenant aux nouveaux pères de se déplacer avec leur bébé dans les corridors d’un l’hôpital, de peur qu’ils ne chutent et qu’il lui inflige des blessures. Heureusement que le ridicule ne tue pas !

Pour éviter que ne se reproduisent pareilles situations traumatisantes, une solution de transport par ambulance, voire par hélicoptère, doit être mise en place. Le ministère de la Santé et des Services sociaux doit élaborer et déployer un réel plan de transport universel pour assurer la sécurité des patients dans des régions où les bris de services en obstétriques sont prévisibles, ou encore en chirurgie et en anesthésie.

Ainsi, chaque fermeture d’unité d’obstétrique devrait minimalement être assortie d’un plan de transport par ambulance. Cela sécuriserait les patients, encore davantage les femmes enceintes. Le centre hospitalier devant accueillir les ambulances et leurs patients en serait informé, permettant une gestion moins chaotique de l’urgence. Du reste, les ambulanciers sont formés pour faire des accouchements en situation d’urgence.

Depuis plusieurs semaines, les médias rapportent les déplacements forcés de mères vivant en région, afin d’accoucher dans de plus grandes localités. Cela soulève inévitablement la question de la masse critique : quel est le chiffre magique minimum d’accouchements à atteindre, avec ou sans césarienne, pour maintenir à temps complet en région un chirurgien et une équipe médicale ?

Diane Francoeur, M.D., FRCSC, MHCM

Présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ)