À Chicoutimi de choisir

OPINION / Dans le dossier du centre-ville de Chicoutimi, le conseil d’arrondissement se positionne. Et c’est son rôle. Si les centres commerciaux de Chicoutimi sont utilisés par tous les gens de la ville et de la région, il n’en est pas autant pour le centre-ville de Chicoutimi.

À partir de la cathédrale jusqu’au bas de la côte Racine, plusieurs services de proximité ont une vocation locale. C’est un milieu de vie ou l’on retrouve des appartements, des résidences pour personnes âgées, le CLSC, des pharmacies et une multitude de commerces.

Depuis la fusion, rien n’a changé quant à la mission du centre-ville de Chicoutimi. Bien que l’hôtel de ville soit là, les différents services municipaux sont répartis sur tout le territoire de la grande ville.

Avec cette réalité, c’est donc au conseil d’arrondissement d’abord de se positionner fortement sur le développement de son centre-ville, dont l’une des missions est clairement locale. Tout comme les conseillers de Jonquière se sont positionnés sur le centre-ville d’Arvida et sur le centre multisport. Le reste du conseil a respecté leur choix parce qu’ils sont les mieux placés pour évaluer l’impact et le bénéfice quant au développement de leur arrondissement, et pour répondre à leurs commettants.

Oui, il y a une évaluation qui doit être faite par la grande ville, mais l’un ne doit pas être en opposition à l’autre. Ainsi, le conseil d’arrondissement de Chicoutimi doit prendre le leadership du développement de son centre-ville et de sa mission locale, et se faire entendre.

Les utilisateurs des infrastructures telles que le centre Georges-Vézina, le Pavillon de l’agriculture et l’autogare sont majoritairement des utilisateurs locaux ; ils doivent donc clairement faire partie de l’équation.

Donc, si on s’inspire de l’urbaniste Raphaël Fischler dans l’analyse de projets de développement municipal, comme l’arrondissement de Chicoutimi représente 46 % de la population, il faudrait peut-être l’écouter...

Joan Simard

Saguenay

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QUAND INDÉPENDANCE RIME AVEC DÉSOLIDARISATION

La surprenante fronde de la conseillère Julie Dufour, qui a appuyé la demande d’une Laterroise pour la formation d’un comité de travail à Laterrière visant à modifier le budget municipal voté pourtant à l’unanimité est un véritable geste de désolidarisation envers ses collègues autour de la table. L’électron libre qu’elle est s’est-elle rendu compte que ce faisant, elle a davantage compliqué les choses qu’autrement ?

La mairesse l’a dit en conseil de ville et le conseiller aux finances de la ville, Michel Potvin, l’a redit mercredi) matin, dans le journal Le Quotidien : « Le budget municipal 2019, c’est canné. » Mais le geste frondeur de la conseillère n’a fait qu’envenimer la situation ; maintenant c’est presque toutes les périphéries de la ville qui signent des pétitions, atteintes qu’elles sont de « comitite » aiguë, pour avoir aussi leur mot à dire.

On voudrait embourber l’administration municipale que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

S’il fallait répondre positivement à cette requête, bien plus qu’une poignée de citoyens qui s’ennuient de l’ère de l’ex-maire Jean Tremblay seraient justifiés de condamner les hausses salariales que les élus (es) se sont votées.

Ce que l’on veut, du moins, c’est mon avis, c’est une productivité accrue de la part des élus (es).

Un embourbement inutile et délétère de l’administration publique, c’est totalement contraire à la productivité. N’en déplaise aux personnes qui se préparent déjà à briguer la mairie de Saguenay à la prochaine élection municipale, si c’est le cas.

Marcel Lapointe

Secrétaire de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD),

Jonquière

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LE « TRIP À TROIS »

J’étais présent à la dernière séance du conseil municipal qui se tenait à la salle Pierrette-Gaudreault et je la qualifierais de « trip à trois ». La mairesse prend la parole au début et passe, un à un, tous les sujets inscrits à l’ordre du jour. Ensuite, pour détailler ces sujets, elle ne donne la parole qu’à deux conseillers : Kevin Armstrong et Simon-Olivier Côté. Les autres conseillers sont muets, ils ne posent jamais de question, ils ne demandent jamais le vote quand passe la valse des règlements d’emprunts ; certains bâillent, etc. Celle qui reprochait au maire précédent de ne faire de la séance du conseil qu’une parade expéditive tombe dans le même scénario en compagnie de ses deux exécutants précités.

À la période des questions, ce sont majoritairement les citoyens de Laterrière, venus en grand nombre, qui ont fait part des injustices qu’ils subissent à la suite du nouveau rôle d’évaluation et des taxes qui ont suivi. Ils l’ont fait respectueusement, dans l’ordre, et ont même apporté des pistes de solution. Il n’était pas nécessaire d’exiger la présence de huit policiers de Saguenay qui attendaient dans le hall attenant à la salle.

Eugène Tremblay

Chicoutimi