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Une volonté politique réclamée

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Une volonté politique réclamée

OPINION / La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, a annoncé, le 21 mai 2020 à Saguenay, une aide de 60 millions $ et l’emplacement d’un terrain pour construire une Maison des aînés (120 chambres), un besoin manifeste. Quand il y a de la volonté politique pour faire naître un projet, tout devient alors possible, encore plus quand le promoteur est le gouvernement lui-même.

Quand on regarde ce fait sous un certain angle, il vient nous parler en tant qu’organisme qui lutte en faveur du droit au logement et contre la pauvreté. D’un côté, un promoteur (gouvernement au pouvoir) qui trouve en deux ans un terrain et une subvention de 60 M$ pour fonder son projet d’habitation. De l’autre, un promoteur (locataires appauvris sans moyen, sans pouvoir, sans argent, quoiqu’ils ont récolté 205 000 $ en dons et trouvé un terrain à vendre) qui lutte, bûche, persévère depuis sept ans pour fonder son projet, la Coopérative d’habitation La Solidarité. Que manque-t-il donc à ce dernier pour voir le jour ?

La santé mentale en temps de crise

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La santé mentale en temps de crise

OPINION / À la suite de la décision du ministère de la Santé et des Services sociaux d’octroyer une aide d’urgence de 31 millions de dollars pour le rehaussement des services psychosociaux et des services de santé mentale en contexte de COVID-19, le RESICQ (Regroupement des services d’intervention de crise du Québec) souhaite partager l’opinion de ses membres sur la question. Notre regroupement existe depuis 17 années. Il rassemble 21 services communautaires d’intervention de crise en santé mentale dont plusieurs offrent leurs services 24h/24, 7j/7 depuis plus de 30 ans.

Nous savons que cette subvention n’apportera qu’une réponse partielle à la détresse grandissante de la population. En ce sens, nous prenons position pour que l’expertise et l’offre de services des centres de crise puissent être mises à contribution et renforcées si l’on aspire à diminuer cette détresse.

« Ça va bien aller » est devenu un crédo populaire : il ponctue nos conversations, se met en signature de nos courriels et arbore les fenêtres des Québécois avec ces arcs-en-ciel multicolores. 

Si l’épidémie possède ses masques et ses visières pour prévenir de la contamination, nos seuls arcs-en-ciel ne sont pas suffisants pour contenir la vague d’anxiété généralisée qui s’insinue dans nos vies depuis bientôt dix semaines.

À ce stade, nous savons que les répercussions de la pandémie et ses effets sur la population auront des conséquences durables sur les services en santé mentale. Le fardeau de la santé mentale dure plus longtemps que les périodes de crise aiguë, ce qui limite la capacité des gens à se rétablir, s’adapter et reprendre une vie normale. Le 13 mai 2020, l’ONU appelait les États à investir en santé mentale par la mise en place d’actions concrètes pour traiter les problèmes accentués par la pandémie en fournissant davantage de services aux communautés.

La crise en santé mentale n’est pas une réaction isolée, mais résulte d’un processus d’équilibre qui s’effrite graduellement, amenant une personne à perdre sa capacité à se réguler ou à trouver des solutions pour diminuer sa détresse.

Il est alarmant, dans le contexte actuel, que cette logique amène inévitablement vers une surcharge des services de crise. De quoi faire pâlir notre arc-en-ciel...

La réactivité doit faire place à la planification des services en prenant en compte des critères qui devront contribuer à préserver la santé mentale collective.

Heureusement, le Québec est riche d’une expertise unique qui lui a permis d’innover et de réaliser la désinstitutionnalisation des services en santé mentale en délaissant progressivement l’hospitalo-centrisme au profit d’une approche plus communautaire.

C’est d’ailleurs la volonté populationnelle et gouvernementale d’offrir à la population des services favorisant une approche non médicale des problèmes de santé mentale qui est à l’origine de la mise sur pied des premiers services communautaires d’intervention de crise au milieu des années 1980.

Sachant que l’actuelle pandémie aura des conséquences durables sur la santé mentale de la population, le RESICQ prend position pour que cette situation exceptionnelle donne lieu à une véritable analyse de l’offre globale des services en intervention de crise disponibles à travers le Québec. Dans cette optique, nous plaidons pour le développement d’une première stratégie nationale pour les services en intervention de crise en santé mentale qui doit s’insérer dans un plan d’urgence, puis logiquement dans le prochain plan d’action en santé mentale du gouvernement.

Donnons-nous le pouvoir de changer les choses et travaillons à renforcer les communautés face aux bouleversements présents et à venir en offrant des services spécialisés, professionnels et humains qui répondent aux besoins de tous les Québécois.

Ainsi, nous pourrons contextualiser cette phrase : est-ce que « Ça va bien aller »? Non, mais demain ça ira mieux. Après tout, les arcs-en-ciel viennent après la pluie, il suffit d’y insuffler un peu de lumière!

Dominique Anglade et GNL Québec

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Dominique Anglade et GNL Québec

Chère Dominique Anglade, chef du Parti libéral du Québec,

Vous avez mis du temps à faire connaître votre position sur le controversé projet Énergie Saguenay de GNL Québec. Certains en ont profité pour vous prêter des intentions correspondant à leurs intérêts. Cela risque de continuer, car une ambiguïté persiste.

Le grand bal masqué

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Le grand bal masqué

OPINION / Il était une fois un humain habitant un édifice à logements de huit étages, avec une famille nombreuse. La ville était surpeuplée dans un pays de plusieurs millions d’habitants. Cet humain se voyait obligé de dormir dans un espace réduit qui ressemblait à un tiroir de commode. Dans sa famille, il y avait un rapporteur auprès du parti pour dénoncer ce que les gens de la famille pouvaient dire à l’encontre du gouvernement. Dans le quartier, il y avait aussi un autre dénonciateur. Ces dénonciateurs cumulaient des points, alors que les contrevenants en perdaient.

Une carte de crédit privilège et une carte de débit punition. Il y avait des caméras partout pour détecter les moindres gestes des habitants. C’était super stressant. Dehors, il y avait tellement de pollution dans l’air qu’il fallait porter des masques à l’année pour protéger ses poumons et sa vie. Le firmament était tellement obstrué que l’on était privé des rayons du soleil et de la vue des étoiles et de la lune. Les gens se voyaient privés de leur liberté et se sentaient incapables d’aimer.

Après plusieurs années d’un tel régime, cet individu et les membres de sa famille ont développé toutes sortes de sentis qui mettaient en cause leur vraie humanité. Une bonne journée, sans le délateur, les membres de la famille se sont réunis autour d’une table. Dans un grand contenant, chacun a déversé de la haine (de l’amour nié), de la rancoeur (de la rance dans le coeur), de l’agressivité (ce qui agresse la vie à toi), de la peine (de la paix niée), de la peur (pas de « ur » ou de lumière), du mensonge (un songeur qui ment), sans oublier le stress et la détresse. Avec une grande spatule, on a brassé le tout. Cela forma une grosse boule noire avec plein de petits crochets rouges.

C’était tellement monstrueux que les gens de la famille ont décidé d’aller cacher cette laideur dans une caverne.

Des chauves-souris se sont aventurées à goûter cette charogne. Comme les gens du pays étaient accoutumés à manger des chauves-souris depuis fort longtemps, il s’en est suivi que des personnes en étaient malades et certaines en mouraient. Les scientifiques ont analysé les oiseaux de malheur et les ont déclarés coupables. La maladie s’est répandue à la grandeur de la Terre. Ici même au Canada, les gens n’en mouraient pas tous sinon les plus faibles en santé. La plupart étaient atteints de la peur. Alors, on a arrêté la Terre de tourner. Il fallait plusieurs fois par jour se laver les mains sans pour autant se laver le coeur, se distancer et pratiquer le confinement (le confinmensonges). Concernant la distanciation sociale, il y a des personnes qui la pratiquaient en raison de la haine envers les membres de la famille, des amis et autres depuis longtemps, et cela, à plus de deux mètres. On ajouta les masques par-dessus les masques que certaines personnes portaient déjà. Le grand bal masqué quoi!

Quant au gouvernement fédéral du Canada, il s’en est donné à coeur joie, à jouer au sauveur en distribuant, à bar ouvert, des milliards de dollars, peut-être jusqu’à trois cents milliards. Ce faisant, les citoyens deviennent des esclaves de la dette jusqu’à la fin du monde. Un moyen de garder les provinces dans la fédération « ad eternam ».

On est loin des coupons de rationnement de la dernière guerre. L’argent est distribué, encourageant ceux qui se sont comportés en cigales. Ceux qui se sont comportés en fourmis se voient éventuellement surtaxés et imposés.

En plus de leur contribution au revenu du gouvernement, d’où va venir l’argent emprunté ? De la haute finance via les banques ? Des abris fiscaux des pays étrangers ? De l’argent qui a évité l’impôt ? Si cela est exact, c’est doublement malhonnête. Alors, le gouvernement est en mauvaise position pour récupérer l’argent caché.

L’héritage de l’énorme dette est pire que la COVID-19 (la couronne vidée de vie). Si l’on ne comprend pas la vraie cause du virus, il reviendra sous un autre nom, peu importe le pays.

Après avoir écrit ce texte, je me suis senti attiré par un livre où un grand maître disait: « Réveillez-vous! Prenez conscience! Vos puissants sursauts de conscience sont des impulsions de vie. Ce sont des impulsions électromagnétiques extrêmement créatives. Lorsqu’elles sont de nature virulente, violente, agressive – meurtrière – elles émettent des particules électriques de conscience virulente, violente, agressive et meurtrière qui se manifestent sous forme de virus virulent dans l’air et se transmettent d’un innocent à l’autre. Ce qui naît et se développe dans un esprit malade finit par prendre forme dans le monde physique. »

GNL Québec: la science des uns et la science des autres

Opinions

GNL Québec: la science des uns et la science des autres

Les auteurs de cette lettre sont Colin Pratte, M.Sc., Bernard Saulnier Ing., Marie Saint-Arnaud Ph. D., et Lucie Sauvé Ph. D., membres du Comité de coordination du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste et les enjeux énergétiques au Québec.

OPINION / « Le Québec a l’occasion de se positionner comme le fournisseur du meilleur gaz naturel liquéfié disponible sur le marché. » C’est par cette affirmation tout simplement fausse que Stéphanie Fortin, directrice aux communications de GNL Québec, a clos sa lettre ouverte du 16 mai dernier, où elle affirmait pourtant faire preuve de rigueur scientifique, « sans aucun parti pris ». Elle répondait ainsi à une lettre de notre collègue Marc Durand, expert en géologie, parue le 9 mai. Il nous semble nécessaire de revenir ici sur plusieurs affirmations non fondées avancées par Mme Fortin au nom de la science.

Assez la société distincte sur le dos des mal-logés

Carrefour des lecteurs

Assez la société distincte sur le dos des mal-logés

OPINION / Madame la ministre Andrée Laforest,Quand votre gouvernement cessera-t-il de se traîner les pieds par idéologie quant à une entente possible fédérale-provinciale pour loger décemment ceux qui doivent débourser plus de 30% de leur maigre budget pour y arriver?

Dans le domaine de l’habitation, la situation est alarmante et scandaleuse avec un taux d’inoccupation des loyers égal à 1,8% selon la SCHL, dans l’ensemble du Québec. Toutes les autres provinces, sauf bien sûr le Québec, ont commencé à utiliser l’argent rendu disponible en vertu de la Stratégie nationale sur le logement du gouvernement fédéral. Le Québec, sans son traînage de savates, aurait déjà droit à 1,5 G$ du fédéral; si combiné à la même somme venant de Québec, ce sont 3 G$ qui seraient mis à la disposition des industries du bâtiment pour aider des milliers de familles précarisées à se loger, décemment. 

Il faut qu’il y ait une entente fédérale-provinciale qui pourrait contribuer à enrichir des programmes d’accès au logement du Québec; en outre, qui pourrait relancer un peu l’économie dévastée par la COVID-19. On parle ici de la construction de près de 5000 logements abordables. 

Madame la ministre, cela fait déjà plus d’un an que l’argent est rendu disponible par Ottawa; les mairesses et les maires des grandes villes du Québec trépignent d’impatience devant l’inertie de votre gouvernement. Alors, au cabinet ministériel, il apparaît souhaitable que vous ne fassiez pas simplement office de plante verte.

Marcel Lapointe

Jonquière

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AU FRONT, AVEC LA LANGUE FRANÇAISE!

Depuis deux ou trois semaines, j’ai le grand bonheur de constater de visu dans les médias du Québec - les journaux plus particulièrement - que l’expression distanciation physique semble damer le pion à la plus que douteuse expression distanciation sociale qui vient de l’anglais «social distancing».

Il m’apparaît tout à fait normal, sensé et grammaticalement redevable à notre belle langue française que nous employons l’expression distanciation physique, dorénavant et de plus en plus. Bien sûr, nous pourrions aussi parler d’éloignement sanitaire, mais cela me semble moins évocateur, voire limitatif. Distanciation physique me semble être une locution tout à fait appropriée dans les circonstances.

Dommage qu’au début de la pandémie, on ait aveuglement et d’une façon trop empressée opté pour une expression choisie à la va-vite et qui ne correspondait en rien à la nature véritable de ce qui devait être décrit, soit l’espace qui sépare des êtres humains et non pas ce qui les séparent sur le plan des classes sociales comme le commande la distanciation sociale. Hélas, cette dernière expression continue d’être encore employée.

Que l’on soit en temps de guerre, de pandémie, de crise du verglas ou encore en pleine période d’inondations, nous avons à notre disposition une langue qui nous porte et nous décrit admirablement au fil des événements heureux ou malheureux que nous sommes appelés à vivre. Eh oui, le français est cette langue.

Libre, disponible et savante, elle n’attend que nous pour aller au front en sa compagnie. Car la langue française est une fière combattante.

Yvan Giguère

Saguenay

À qui faire confiance ?

Carrefour des lecteurs

À qui faire confiance ?

OPINION / Lorsque j’ai été embauché par ma compagnie, je n’avais aucune raison de ne pas lui faire confiance lorsqu’elle m’indiqua, parmi les nombreuses conditions d’embauche, qu’à ma retraite, je recevrais une pension sécurisée à 100 %, et ce, pour le restant de ma vie. J’étais naïf.

Je constate aujourd’hui, avec l’énorme déficit de solvabilité accumulé dans notre régime de retraite à prestations déterminées (déficit qui a reçu l’aval des gouvernements) que cette condition d’embauche pourrait fortement ne pas être respectée, la situation financière de ma compagnie étant notablement précaire. Cette éventualité fut malheureusement une réalité lors de faillite pour les retraités de Nortel, de Sears, de White Birch et de nombreuses autres compagnies, et en particulier pour leurs retraités ayant travaillé à l’extérieur de l’Ontario. L’Ontario disposant depuis 40 ans d’une assurance-retraite, les travailleurs retraités de ces entreprises, qui ont travaillé en Ontario, ont été beaucoup moins affectés que leurs homologues des autres provinces qui ont vu des coupures de 20 à 40 % de leur rente annuelle.

La nécessité du gaz naturel

Opinions

La nécessité du gaz naturel

OPINIONS / Très instructif de lire les répliques virulentes, teintées de mépris et frisant les attaques personnelles, diffusées après que GNL Québec ait « osé » s’inviter dans cette page du lecteur de notre journal régional samedi dernier…

L’argumentaire ne vole pas à la hauteur de l’importance du débat pour la planète et la région. Pas un mot, en effet, sur le cœur de l’enjeu : le gaz naturel est nécessaire dans le monde et il là pour rester pour plusieurs décennies à venir.

Oui à un char, finalement !

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Oui à un char, finalement !

OPINION / J’ai écrit dernièrement un long texte d’opinion dans lequel je mentionnais que j’étais un usager du transport collectif depuis l’âge de 7 ans et que je n’avais jamais eu d’automobile. Et que dans la foulée de la pandémie que nous traversons, il n’était pas question que je me procure, à 50 ans passés, pour la première fois de ma vie, une auto. Même s’il devient périlleux aujourd’hui de voyager en autobus ou avec toute autre forme de transport collectif en raison de la promiscuité que nous avons, avec nos semblables, à l’ère de la crise sanitaire.

En fait, mon premier réflexe (ma première idée) était au départ de dire que je me voyais confronté, dans ce contexte, à penser sérieusement à m’acheter une automobile même si je n’en ai jamais eu. Mais au nom de mes convictions environnementales, je me suis ravisé. Bon, il y a toujours l’option d’une auto électrique, me suis-je dit. Ensuite j’ai sorti de mon chapeau l’argument du parc automobile mondial qui a gonflé à vu d’oeil ces dernières années. Je me suis alors dit: on se calme le pompon!

La communication «sans parti pris» s’il vous plaît!

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La communication «sans parti pris» s’il vous plaît!

OPINION / La lettre ouverte intitulée GNL Québec : la science sans parti pris publiée en ligne, samedi dernier, dans le journal Le Quotidien, sous la plume de Stéphanie Fortin, au nom de la compagnie américaine GNL, aurait dû plutôt se lire GNL, la communication avec parti pris.

Au début du texte, elle mentionne « le besoin, voire même le devoir, de communiquer la science sans parti pris, de façon complète, rigoureuse, prudente et nuancée».

Le gouvernement est-il myope ?

Opinions

Le gouvernement est-il myope ?

OPINION / Cette lettre ouverte est adressée au Dr Horacio Arruda, directeur de la Santé publique du Québec, au Dr Donald Aubin, directeur régional SLSJ de la Santé publique, et à Mme Danielle McCann, ministre de la Santé du Québec.

Alma, Lac St-Jean, mars 2020.

Conseils pratiques sur le temps d’écran adaptés à la nouvelle réalité des familles

Opinions

Conseils pratiques sur le temps d’écran adaptés à la nouvelle réalité des familles

OPINION / Bien que les recherches ne prennent pas en considération tous les facteurs associés, deux constats émergent des études sur les écrans : il faut limiter le temps d’écran et il faut encadrer le type d’usage chez les enfants. Cependant, en raison de la crise de la COVID-19, l’Académie américaine de pédiatrie (AAP) souligne qu’il est toujours important de fixer des limites et d’encadrer le type d’usage, tout en trouvant des moyens créatifs pour garder le calme à la maison et assurer le bien-être de la famille. Dans un contexte où les sources de stress augmentent pour les parents, alors que les ressources pour leur venir en aide diminuent, la flexibilité et l’indulgence semblent incontournables.

Bien que les recherches ne prennent pas en considération tous les facteurs associés, deux constats émergent des études sur les écrans : il faut limiter le temps d’écran et il faut encadrer le type d’usage chez les enfants. Cependant, en raison de la crise de la COVID-19, l’Académie américaine de pédiatrie (AAP) souligne qu’il est toujours important de fixer des limites et d’encadrer le type d’usage, tout en trouvant des moyens créatifs pour garder le calme à la maison et assurer le bien-être de la famille. Dans un contexte où les sources de stress augmentent pour les parents, alors que les ressources pour leur venir en aide diminuent, la flexibilité et l’indulgence semblent incontournables.

L’ouverture régionale

Opinions

L’ouverture régionale

OPINION / Je ne suis pas d’accord avec cette idée de soumettre ou de contraindre les visiteurs extérieurs à une quarantaine régionale particulière pendant la prochaine saison touristique.

L’équivalent en somme d’un confinement individuel de deux semaines.

Une deuxième rentrée réussie

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Une deuxième rentrée réussie

OPINION / Au début, nous faisions face à beaucoup d’incertitude. Nous ne savions pas si l’école allait ressembler à ce qu’elle était avant la relâche. Hé bien! On peut vous assurer qu’il y a eu beaucoup de changements.

L’un des premiers changements que nous avons constatés est la distanciation sociale. Celle-ci s’est installée dans notre école. Sur le sol, il y a des points à intervalle de deux mètres pour nous indiquer par où circuler tout en respectant la règle du deux mètres. Maintenant, nous devons régulièrement nous laver les mains. En entrant dans la classe, en sortant à l’extérieur, etc. À cet effet, le personnel de l’École a disposé plusieurs stations de désinfectant pour les mains un peu partout. Nous devons également faire preuve de maturité et restreindre les contacts au niveau du visage.

Le télétravail en région

Carrefour des lecteurs

Le télétravail en région

OPINION / En réponse à l’éditorial de Marc St-Hilaire, Le télétravail pour les régions, publié le samedi 9 mai. Je vois mal le télétravail amalgamé à la décentralisation des emplois de fonctionnaires pour aider à l’occupation du territoire. Les fonctionnaires du Forestier en chef ont toujours refusé de s’exiler à Roberval.

Si le télétravail, comme il existe présentement, avait existé au moment de l’implantation du Forestier en chef, ça n’aurait pas davantage incité les fonctionnaires à quitter Québec. Au contraire, ils auraient eu un argument: celui de tout faire à distance.

Les Bélugas, GNL Québec et les CHSLD

Carrefour des lecteurs

Les Bélugas, GNL Québec et les CHSLD

OPINION / Durant le confinement, un événement exceptionnel que j’ai vécu a refait surface en moi. C’était fin septembre 2019. J’étais à bord du voilier-école ÉcoMaris sur le fleuve Saint-Laurent et nous arrivions devant l’ouverture du fjord du Saguenay.

Et l’expérience d’une vie arriva. Nous nous sommes retrouvés au milieu d’une fête de bélugas; nous étions devenus leur centre de table. Des dizaines sautillaient en ronde autour du bateau, chantaient et passaient même sous notre coque. Leur peau lisse et blanche était magnifique à voir.

Dédé Fortin : un allumeur de phares !

CARREFOUR DES LECTEURS

Dédé Fortin : un allumeur de phares !

OPINION / Dédé Fortin nous a quittés il y a 20 ans, le 8 mai 2000. C’est en 1993, alors que j’étais bénévole à l’Auberge de jeunesse de Tadoussac, que j’ai pris toute la mesure du phénomène musical qu’était alors Les Colocs. Leurs chansons tournaient en boucle sur la plupart des radios du Québec. À l’Auberge, leur premier album ne cessait de jouer. La voix du leader du groupe, Dédé Fortin, semait la joie et la bonne humeur dans la place. La majorité des chansons étaient d’ailleurs signées par cet auteur-compositeur de talent. Dédé avait l’art de créer le party tout en étant engagé et en faisant réfléchir. Je pense entre autres à sa chanson La rue principale.

Puis je me souviens avoir vu Dédé, l’air fébrile, sur un trottoir de la rue Saint-Denis de Montréal, en début de soirée d’un certain 30 octobre 1995. Je me souviens surtout l’avoir vu pleurer plus tard en direct à la télévision en apprenant la défaite du oui, à la suite du deuxième référendum sur la souveraineté du Québec. Plusieurs d’entre nous s’en souviennent encore d’ailleurs.

Ouverture des écoles primaires, une décision à revoir

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Ouverture des écoles primaires, une décision à revoir

OPINION / M. Éric Girard, député de Lac-Saint-Jean,

Jusqu’ici, le gouvernement Legault a fort bien agi, avec vigilance, prudence, écoute et leadership, en consultant le monde de la santé, n’hésitant pas à ajuster ou corriger une décision si nécessaire. Dans le cas de l’ouverture des écoles cependant, on n’a sans doute pas assez consulté le milieu de l’enseignement. Si l’avis des pédiatres est important, celui des enseignantes du primaire l’est tout autant, puisque ce sont elles qui sont sur le terrain et sont les spécialistes de l’éducation. Ce sont elles qui chaque jour côtoient les enfants, savent organiser les classes, répondre aux problèmes des enfants, user de psychologie en plus d’enseigner. Sauf que cette fois, on leur demande de tout faire sans qu’il y ait les ressources ou les conditions nécessaires. Je vous en souligne quelques-unes :

Se déconfiner, tranquillement pas vite!

Carrefour des lecteurs

Se déconfiner, tranquillement pas vite!

OPINION / Voilà le mot qui est sur toutes les lèvres ces temps-ci : déconfinement. Le sol qui dégèle lentement après un long hiver ou encore l’ours tout engourdi qui sort de son hibernation sont des images qui peuvent s’appliquer à tous ceux et celles qui seront appelés à vivre le déconfinement. Nous passerons de confinés que nous fûmes à déconfinés que nous serons.

Si le confinement imposé à la mi-mars par le gouvernement du Québec, pour contrer la pandémie de COVID-19, nous a pris de court par l’urgence de son appel, il en va autrement pour la délicate et prudente opération de déconfinement que nous serons appelés à entreprendre en ce début du mois de mai, dans ce que le printemps aura de plus beau à nous offrir. D’ailleurs, l’odeur du lilas n’est pas très loin.

Des engagements gouvernementaux en danger

Lettre d'opinion

Des engagements gouvernementaux en danger

OPINION / La crise actuelle a fait ressortir l’urgence de déployer Internet haut débit partout sur le territoire. Si tous les Québécois-es sont affectés par la mise sur pause de la société, l’impossibilité de plusieurs communautés d’avoir accès à un débit suffisant ajoute aux difficultés actuelles. Des élèves n’ont pas accès aux formations en ligne et ont difficilement complété leurs examens parce que le débit se limitait à 3 ou 4 Mb/s. Des membres de nos communautés ont perdu leur emploi parce qu’ils n’étaient pas en mesure de faire du télétravail en raison des problèmes d’accès à Internet. Des compagnies ont vu leurs activités ralenties ou arrêtées pour les mêmes raisons. Plusieurs personnes ont souffert d’isolement par un accès réduit à leurs proches et aux différents services d’information et d’aide dans le contexte.

(Jacques Demers est président de la Fédération québécoise des municipalités, maire de Sainte-Catherine-de-Hatley et préfet de la MRC de Memphrémagog)

Douleurs chroniques

Carrefour des lecteurs

Douleurs chroniques

OPINION / La semaine dernière, j’ai participé à un sondage pour une recherche universitaire sur les effets de la COVID-19 pour les personnes souffrant de douleurs chroniques. J’avoue que ça faisait du bien de savoir que quelqu’un se préoccupait de nous. Je n’ai vraiment pas eu ce sentiment dans les files d’attente dans lesquelles je me suis risquée.

J’ai pensé attendre dans l’auto, mais il était évident que la ligne s’allongerait et que j’y perdrais ma priorité. J’ai donc pris mon courage et ma canne et je me suis alignée, à deux mètres dans la file. D’abord sur une patte, accotée sur une poutre, un mur, un bac... eh bien non, personne n’a pensé que la station debout venait avec la douleur et que ma canne n’était pas une coquetterie. Je suis entrée à mon tour. Il a fallu faire encore au moins une file à l’intérieur en attendant que tout soit décontaminé. Pas de siège à l’horizon !

L’école une semaine sur deux d’ici la fin de l’année scolaire

Carrefour des lecteurs

L’école une semaine sur deux d’ici la fin de l’année scolaire

OPINION / La décision prise par le ministre Jean-François Roberge, le lundi 27 avril, d’ouvrir les écoles primaires, me semble improvisée, peut-être même hâtive. D’autant plus qu’il a, lors de cette annonce, insisté plus d’une fois pour dire qu’il agissait selon le point de vue de la santé publique et non du point de vue de l’éducation publique. Il est vrai que depuis plusieurs jours, l’Association des pédiatres recommandait cette ouverture afin de protéger les enfants les plus vulnérables tant au plan psychologique que scolaire. On ne peut pas être contre une telle ouverture pour de telles raisons, quoique si cela s’avère dans les faits une erreur et qu’il faut reculer, ce n’est pas le gouvernement qui sera blâmé, mais plutôt la Santé publique et c’est en mettre beaucoup sur ses épaules.

Personnellement, j’aurais préféré une décision éducative qui a l’aval de la Santé publique. Ce qui signifie que le ministre aurait fait les consultations nécessaires pour obtenir un consensus de la part des directions d’écoles, des directeurs généraux des centres de services, mais surtout de la part des syndicats. Un consensus autour d’un plan de réouverture des écoles qui soit sécuritaire et dont tous les acteurs et actrices de l’éducation seraient solidaires. Un plan, donc, qui constituerait un élan courageux du milieu éducatif pour apporter une forme d’espoir quant à la réussite du plan de déconfinement nécessaire, et ce, le plus rapidement possible. Parce que le confinement ne peut se poursuivre sans une détérioration de la santé financière et mentale à la fois des jeunes et de leurs parents. Évidemment, un tel plan de réouverture des écoles serait sous la loupe de la santé publique à la fois pour son approbation, mais aussi, en cas de nécessité, pour son interruption.

Laisser place aux émotions pour réduire l’impatience qui gronde

Opinions

Laisser place aux émotions pour réduire l’impatience qui gronde

OPINION / Par les temps qui courent, nous sommes de plus en plus à fleur de peau, plus irritables, il y a de l’inquiétude dans l’air, de la peur. Comme dit le porte-parole du Mouvement Santé mentale Québec, David Goudreault, « une des apocalypses actuelles est l’accumulation d’impatiences quotidiennes ».

(L’autrice, Gilla Juneau, est directrice de l’organisme Santé mentale Québec-Lac-Saint-Jean)

Lettre ouverte au ministre de la Famille

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Lettre ouverte au ministre de la Famille

OPINION / M. Lacombe,Je vous ai récemment transmis un témoignage, resté sans réponse, je fais donc aujourd’hui appel aux médias pour en publier l’essentiel, dans l’espoir que le gouvernement se prononce pour la survie et la reconnaissance des familles atypiques.

Je vous ai récemment transmis un témoignage, resté sans réponse, je fais donc aujourd’hui appel aux médias pour en publier l’essentiel, dans l’espoir que le gouvernement se prononce pour la survie et la reconnaissance des familles atypiques.

Le chialage

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Le chialage

OPINION / Depuis le début des conférences de presse de François Legault, les Québécois regardent chaque jour le point de presse avec les nouvelles mesures annoncées et le nombre de cas de COVID-19 à travers le Québec. Pour certaines personnes, ils regardent cela comme un roman-feuilleton, c’est leur rendez-vous du début d’après-midi.

Ensuite, le nouveau sport provincial est devenu le chialage envers les journalistes qui, d’après les commentaires sur Facebook et Twitter, posent tout le temps de mauvaises questions.

Le choix de la justice sociale

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Le choix de la justice sociale

OPINION / Bien avant que le monde ne bascule dans la pandémie et l’urgence sanitaire, les organismes qui accueillent des familles monoparentales et recomposées connaissaient déjà une grande précarité. Or, depuis que le Québec s’est mis sur « pause », la situation, on s’en doute, ne s’est pas améliorée, ni pour les familles qui vivent des transitions familiales ni pour les organismes qui les accompagnent.

Si, pour une famille intacte où les deux parents s’entendent, le confinement présente son lot de défis, imaginons des parents séparés qui doivent, depuis le début des mesures de confinement, composer avec des scénarios compliqués de garde partagée, de surcroît avec un ex-conjoint en qui ils ont peu confiance pour ce qui est du respect des mesures d’hygiène... Pensons également à l’anxiété générée par la pandémie chez une maman déjà fragilisée par une rupture récente, des conditions de vie difficiles ou de la violence de la part de son ex-conjoint... Sans oublier toutes ces mères seules dont les enfants ne peuvent fréquenter ni l’école ni les services de garde, mais qui doivent néanmoins faire du télétravail sous peine de perdre leur emploi.

Donald Trump, le faux jeton

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Donald Trump, le faux jeton

Les diplomates et hommes d’État du monde entier le savent, mais n’en parlent qu’à mots couverts, les journalistes exposent les faits accablants depuis des années, mais les propagandistes enterrent la vérité sous un barrage incessant de fake news : Donald Trump, le 45e président des États-Unis d’Amérique, est un imposteur, un faux jeton rejeté de l’industrie du jeu où il a fait faillite une demi-douzaine de fois comme propriétaire de casinos, sans compter d’autres échecs retentissants comme Trump Airlines, Trump Vodka, Trump Steaks ou la frauduleuse Trump University.

Recyclé dans l’hôtellerie de luxe ostentatoire grâce à l’argent des oligarques russes, porté aux nues par la télé-réalité The Apprentice, dont l’injonction lapidaire «You’re fired!» — «Vous êtes virés !» — faisait le bonheur d’une moitié de l’Amérique se délectant du malheur de l’autre moitié, Trump doit son improbable ascension au pouvoir à un atout redoutable qui est le fondement même de sa personnalité : un égo surdimensionné, gonflé par une confiance absolue en lui-même et l’absence de tout scrupule ou principe interférant avec son intérêt ou sa jouissance personnels.

L'agriculture, grande oubliée des programmes d'aide

Carrefour des lecteurs

L'agriculture, grande oubliée des programmes d'aide

OPINION / L’agriculture a besoin d’aide, et ce, dès maintenant. Une grande partie de l’attention a été accordée au programme des travailleurs étrangers, au cours des dernières semaines. Ottawa et les provinces ont fait de leur mieux pour atténuer la situation, mais ce n’était que le début. Pour les agriculteurs, le pire reste à venir.

L’auteur de ce texte est le professeur Sylvain Charlebois, directeur principal du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire à l’Université de Dalhousie.

Le confinement et l’essentiel

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Le confinement et l’essentiel

OPINION / Je ne suis pas adepte nécessairement de la simplicité volontaire, mais je dois avouer qu’en cette période de pandémie, je vais à l’essentiel. Alors j’économise, je récupère plus qu’à mon habitude et je me tiens en forme plus que jamais. Je me nourris même mieux. On dirait bien que je réalise encore plus l’importance des ressources qui m’entourent. Serait-ce que j’ai plus de temps à ma disposition pour réfléchir notre monde, pour prendre le pouls du temps qui passe et profiter ainsi de la richesse et de l’éphémérité de la vie ? Le mot réfléchir, d’ailleurs, n’est-il pas mis en lumière plus qu’à l’habitude chez bon nombre d’entre nous, tous confinés que nous sommes ?

L’autre jour, j’ai pris une pause salutaire. J’ai fermé ma télé et mon ordi et je me suis mis à faire le compte de mes dépenses qui me semblent inutiles à l’accoutumée. Entre autres, tous mes soupers et mes cafés pris au restaurant. Je n’ai pas d’auto, mais j’ai tendance à prendre un peu trop souvent des taxis. Maintenant, je vais plus souvent à mon épicerie à pied.

Et bien, depuis un mois, j’ai économisé au bas mot près de 175 $ sur mes dépenses habituelles. Et là je pense me procurer bientôt un vélo d’occasion avec l’argent que j’aurai économisé.

Faut dire que le confinement n’est pas rose pour tout le monde, en ce temps de pandémie. Une fois que cette crise sanitaire sera passée, nous serons en mesure de constater que ce confinement obligé, qui fut le nôtre, aura été tout de même bénéfique à plus d’un égard, bien malgré tout. Malgré cette tragédie planétaire qui nous aura marqués tous et toutes.

Un été sans Traversée

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Un été sans Traversée

La semaine passée, l’impensable est arrivé à Roberval. Les organisateurs de la Traversée internationale du lac Saint-Jean ont annoncé l’annulation de la 66e édition. Dans les circonstances actuelles, en temps de crise de la COVID-19, c’était la bonne décision.

Cependant, pour une communauté où l’été se passe en deux temps, avant et après la Traversée, c’est une grosse claque au visage.