Carrefour des lecteurs

La mobilisation citoyenne

OPINION / La démocratie étant pour moi une valeur fondamentale, mon commentaire n’est absolument pas une charge sur la mobilisation des contribuables à l’effet de demander des comptes au conseil municipal. Cependant, je me questionne sur les motivations de ces mobilisations.

Le commentaire d’un de vos lecteurs dans l’édition du 16 janvier intitulé « Pendant ce temps au Québec » s’inscrit dans cette réflexion que je souhaite partager.

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Emplois et prospérité

OPINION / ​​​​​Je pense que les groupes de pression qui cherchent par tous les moyens à attaquer les projets dans la région n’ont certainement pas vécu les récessions dont la région a souffert depuis les années 80. À cette époque, nous rêvions de diversifier notre économie régionale, alors que l’industrie de l’aluminium, en raison de la modernisation, diminuait ses effectifs à tous les niveaux, et que notre industrie forestière était offerte en pâture aux environnementalistes, responsables en partie de la fermeture de nombreuses installations prospères à travers tout l’Est du pays, de l’Ontario jusqu’à Terre-Neuve, sans que personne n’ait le courage de se lever pour les défendre. Des milliers de familles ont vécu des drames, en grande partie par la faute de ces mouvements intransigeants.

Je pense que les groupes de pression et élus opportunistes qui cherchent encore à récolter la sympathie de l’électorat, avec la vague idéologique environnementaliste, n’ont pas à se croire supérieurs aux lois et exigences des gouvernements et à la gestion des grands projets. Il revient de droit aux promoteurs de compartimenter les projets pour plusieurs raisons, selon la nature, la portée et la délimitation des spécialités industrielles, sans se mettre à genoux devant eux. Les raisons ne sont pas celles que ces groupes cherchent à leur mettre sur le dos.

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Pendant ce temps au Québec

Pendant que les citoyens de Laterrière se mobilisent contre une hausse de taxe à Saguenay, au sud, l’ensemble des villes de la vallée du Saint-Laurent-Québec croissent à vu d’œil. Les villes de Québec, Victoriaville, Drummundville, Granby, Terrebonne, Lévis, Saint-Georges, etc. voient leur population croître sans cesse, tandis qu’ici, à Saguenay, la population stagne et diminue depuis les années 1990.

Pendant que le conseil municipal est le théâtre de débats individualistes et sans profondeur, des centaines de jeunes d’ici quittent la région chaque année, en quête d’un milieu prospère, moderne et où il est possible de s’exprimer.

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Le « Boxing Day » a la couenne dure

OPINION / Tous les consommateurs attendent avec frénésie le lendemain de Noël pour dénicher l’article de rêve qui sera offert avec un rabais exceptionnel, du moins c’est la croyance populaire. Cette tradition née en Grande-Bretagne se nomme « Boxing Day » en anglais.

Nos commerçants ont importé cette réalité ainsi que le nom et, depuis quelques années, offrent des rabais non seulement le 26 décembre, mais pendant les jours qui suivent.

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Que cesse le vacarme !

OPINION / Madame la mairesse (Josée Néron),

Étant un nouveau résidant dans le secteur Port-Alfred, je suis écœuré d’entendre la circulation des trains de marchandises sur les voies de triage en face de chez moi. 24 heures sur 24, 365 jours par année. Je reconnais cependant que la compagnie Roberval-Saguenay a fait des efforts pour améliorer la situation. De plus, les fenêtres fermées en hiver assurent une certaine protection.

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La doctrine laitière

OPINION / Depuis des années, le lait et le marketing forment une bonne alliance au Canada. Les campagnes publicitaires du lait frappent l’imaginaire des consommateurs depuis toujours, surtout au Québec. De la publicité nostalgique utilisant une chanson d’Édith Piaf en arrière-plan, jusqu’à la toute récente publicité adorable « Y’a-tu du lait icitte ? », diffusée durant le Bye Bye 2018, un clin d’œil à une publicité légendaire de Budweiser, ces campagnes agissent avec une efficacité envoûtante. Ces publicités coûtent très cher, tout en véhiculant une subtilité à s’y méprendre, mais chacun de nous doit en assumer les frais.

Les producteurs laitiers dépensent plus de 85 millions de dollars en publicité annuellement pour faire valoir l’or blanc du Canada, le lait. Cela représente presque 3 $ par Canadien chaque année, une somme phénoménale. Peu d’entreprises peuvent se permettre financièrement de dépenser autant d’argent. Cette somme est évidemment assumée par les producteurs laitiers. Avec le régime de la gestion de l’offre actuel, les producteurs sont indemnisés pour l’ensemble de leurs dépenses, toutes leurs dépenses, y compris les coûts liés à la publicité. Contrairement au secteur privé, où l’on espère toujours que des ventes supplémentaires finiront par financer une campagne publicitaire, les producteurs laitiers ne s’en soucient pas du tout. Chaque fois qu’un consommateur achète un litre de lait au détail, une partie du prix servira à financer l’une des machines commerciales les plus influentes au pays. Si le prix du lait au détail augmente, vraisemblablement, le budget publicitaire augmentera. C’est aussi simple que cela.

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Prendre de meilleures résolutions

OPINION / Le 1er janvier 2019 entraient en vigueur deux mesures importantes introduites à la Loi sur les normes du travail en juin dernier : le droit de refuser de travailler si l’horaire de travail n’est pas connu au moins cinq jours à l’avance et le droit à deux jours de congé payé pour des absences dues à la maladie ou à des responsabilités familiales. Depuis octobre 2016, la campagne 5-10-15 porte deux revendications importantes auxquelles ces mesures répondent partiellement : le « 5 » et le « 10 ». Les membres de 5-10-15 sont donc satisfaits de constater que leur travail a contribué à tracer le chemin pour que la Loi commence à s’adapter et à répondre aux besoins et aux préoccupations des travailleuses et travailleurs.

Toutefois, bien que ces modifications représentent des pas importants dans la bonne direction, il reste du chemin à parcourir pour que de telles mesures permettent réellement aux travailleuses et aux travailleurs de mieux concilier leur vie et le travail, notamment sans être pénalisés financièrement.

Opinions

Une hausse plus imposante que prévu

OPINIONS / Quelle est la véritable augmentation du compte de taxes de la résidence de valeur moyenne à Saguenay en 2019 ? Les citoyens sont en droit de connaître cette information pour mieux comprendre l’augmentation du compte de taxes de leur résidence, la comparer à celle des autres villes et participer au débat démocratique. Les informations disponibles dans l’onglet Budget 2019, Ville de Saguenay – disponible sur le site Web de la ville – ne permettent pas de répondre clairement à cette question. À des fins de transparence et de cohérence, des précisions et des correctifs doivent être apportés.

Alors que la mairesse de Saguenay, Josée Néron, et le président de la Commission des finances, Michel Potvin, ont annoncé une augmentation de 102 $ et de 3,9 % du compte de taxes de la maison de valeur moyenne lors de la présentation du budget, nous obtenons une augmentation de 138 $ et de 5,2 % pour une maison de valeur moyenne qui a perdu 2632 $ (-1,27 %) au rôle d’évaluation. L’augmentation de la maison moyenne qui a gardé sa valeur est de 165 $ (6,34 %).

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L’amphithéâtre de la mairesse

OPINION / Le projet d’amphithéâtre avancé par la mairesse de Saguenay, Josée Néron, l’an dernier, a fait beaucoup réagir. Non seulement ce projet sorti de nulle part n’a jamais été dans le programme électoral, mais par surcroît, il est apparu soudainement, après études et nouvelles mesures de renforcement au centre Georges-Vézina, qui ont été publiquement rapportées comme un vif succès, assurant même la survie de l’aréna pour plusieurs décennies.

L’édition du Quotidien du 7 janvier fait état de certains propos de Mme Néron, autant au sujet de ses projets pour 2019 que de sa perception de l’opinion des citoyens quant à la hausse de taxes survenues au cours des deux dernières années. Certains de ses propos laissent d’ailleurs songeurs. Comment Mme Néron peut-elle logiquement prétendre que pareils projets, comme celui de l’amphithéâtre, peuvent contribuer à influencer le choix de destination de personnes désireuses de s’installer au Québec ? Personnellement, je ne connais personne ayant quitté la région pour s’installer à Québec uniquement en raison du Centre Vidéotron. Il me semble qu’il y a bien d’autres facteurs et enjeux à considérer pour atteindre cet objectif d’attraction : respecter une promesse de limiter la hausse de taxes à l’inflation, redonner confiance aux investisseurs pour attirer de nouveaux emplois, redonner la valeur marchande au secteur résidentiel qui peine à atteindre des ventes à la hauteur de la valeur évaluée aux fins des taxes municipales, continuer le travail entrepris consistant à remettre les infrastructures de la ville en ordre, travailler à diminuer les dépenses administratives et réduire les budgets à tous les niveaux, comme le fait le secteur privé, chercher de nouvelles sources de revenus en questionnant, sans se mettre à genoux, l’équité des taxes en provenance de la grande entreprise, etc.