Carrefour des lecteurs

Une réponse qui n’est pas à la hauteur

OPINION / À la suite de l’article paru dans le journal Le Quotidien du 10 juillet, concernant une embauche jugée illégale, à Saint-Ludger-de-Milot, je trouve que la réponse du maire Marc Laliberté n’a pas été à la hauteur.

Il disait que les citoyens ne pouvaient se passer des compétences de Mme Chantale Arnold et que tout le monde la veut. Ce n’est pas la vérité. Je peux vous affirmer que beaucoup de personnes dans notre municipalité sont très compétentes et compétents, et que du bénévolat, il y en a beaucoup. Nous avons qu’à demander, et on reçoit. Il ne faudrait pas prendre les gens pour des valises.

Une citoyenne.

Michèle Gaudreault,

Saint-Ludger-de-Milot

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L’invasion chinoise de Tim Hortons

Tim Hortons débarque en Chine. Restaurant Brands International (RBI), l’entreprise propriétaire de la bannière chérie des Canadiens, annonçait un nouveau partenariat avec la firme Cartisian Equity pour développer le marché chinois. L’entreprise entend ouvrir 1 500 restaurants au cours de la prochaine décennie sur le territoire chinois, un nombre impressionnant.

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De bons gestes

OPINION / Ma mère Annette Boily a passé ses trois dernières années de vie au CHSLD Beaumanoir. On parle beaucoup de cas de maltraitance dans certains CHSLD ces temps-ci. Mais je tiens à souligner les bons soins que ma mère a reçus dans cet établissement. Le personnel a été rempli de bienveillance à son égard. Il l’a rassurée, aidée à s’habiller, aidée à manger, lavée et soignée. Vous avez même chanté avec elle. Par-dessus tout, vous l’avez aimée. Tout cela malgré le peu de ressources que notre gouvernement met en place pour prendre soin de toutes ces personnes. Tout le personnel travaille fort pour combler le manque d’employés afin de donner les meilleurs soins possible. Tout n’est pas parfait, mais leur professionnalisme dans les circonstances actuelles est remarquable.

Je ne les nommerai pas parce que c’est certain que j’en oublierais. Mais tous autant que vous êtes, à partir des infirmiers jusqu’au personnel d’entretien, je tiens à vous dire toute mon admiration pour le travail que vous faites. Merci au Seigneur de vous avoir donné cette vocation qui est de prendre soin de ces personnes vulnérables. Merci pour les petits gestes et les marques d’affection que vous accomplissez tous les jours malgré votre épuisement. Merci pour le temps que vous avez consacré à ma mère et aussi à toutes ces personnes qui sont dans cette même situation de vulnérabilité extrême. Cela leur permet de vivre des petits moments de joie ou de lucidité et les aide à oublier leur maladie.  Merci de leur permettre de conserver leur dignité. Merci d’être là pour les réconforts, les câlins et les sourires. Merci mille fois pour votre générosité et votre travail. Merci aussi pour le soutien et les petites attentions que vous avez apportés à ma sœur, mes frères et moi. Que Dieu vous donne la santé et la capacité pour poursuivre votre beau travail.

Enfin, merci pour ces trois années où vous avez su entourer ma mère d’amour et de chaleur.

Denis Tremblay au nom de Carol, André, Bernard et Ginette

Saguenay


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Hommage à Michel van Zyl

OPINION / Tu viens de nous quitter pour un très long voyage sans billet de retour. Originaire de Belgique, tu es tombé en amour avec une fille de Saguenay, et de votre union sont nés trois enfants dont tu étais fier.

Tu avais une formation en orthèses plantaires. Ici, tu t’es inscrit au Cégep de Chicoutimi en Techniques de physiothérapie. C’est là que j’ai fait ta connaissance. Je me souviens de toi comme un élève bon vivant, curieux, qui arrivait déjà avec beaucoup de connaissances à partager. J’étais fière de t’avoir enseigné. Quelques années plus tard, une passion commune, l’ostéopathie, nous a permis de développer une belle amitié. Dans ce domaine, tu avais pris de l’avance.

Plusieurs centaines de patients ont profité de tes bons soins. Certains arrivaient à ton bureau en te disant que tu étais leur dernier espoir pour être soulagé de douleurs qui empoisonnaient leur vie. Tu écoutais, traitais, conseillais, tout en ponctuant ton discours de blagues et de petites phrases philosophiques.

Tu étais généreux de ton temps et traitais également les gens, sans tenir compte de leur titre. Tu as traité gratuitement des gens qui étaient trop pauvres pour se payer tes services, et ce, même si tu ne roulais pas sur l’or, parce que tu croyais au partage. Tu voulais faire une différence pour eux, donner au suivant. Tes clients se souviendront d’un ostéopathe intègre, qui dégageait de la gentillesse, qui était compétent, et tout cela teinté d’une belle joie de vivre.

Dans les derniers mois, avec beaucoup de douleurs, tu étais là, encore au travail, même si tu savais que la fin approchait. Tu m’appelais : « T’es où ? Qu’est-ce que tu fais demain ? J’ai un patient qui a ça et ça… J’aurai besoin de ton aide. » En réalité, tu voulais me transmettre ce que tu avais découvert au cours de tes années de pratique. Tu voulais que tes trouvailles servent à d’autres patients, ne tombent pas dans l’oubli. Et combien de fois, j’ai pu constater que l’élève avait dépassé le maître de plusieurs longueurs.

Dans les derniers temps, tes lectures, tes réflexions et tes questions recoupaient celles d’un autre ostéopathe que tu respectais beaucoup, Stanley Robinson, décédé le 16 juillet 2012, dans des circonstances similaires. Corps, âme, esprit, faire partie d’un tout plus grand, quel est le but ultime de la vie, etc. Dans vos bibliothèques, il y avait les mêmes livres. Et je pense que vous étiez arrivés aux mêmes conclusions que M.Walsch : nous sommes ici pour prendre soin les uns des autres, et ce, peu importe notre métier ou profession. Puisqu’on n’apporte rien avec soi, ce qui important, c’est ce qu’on laisse aux autres.

Merci d’être passé dans nos vies.

J’offre mes condoléances à sa famille, son épouse dévouée, Annie, ses trois enfants (Éliot, Harry et Samuelle), son frère, sa belle-famille, sa complice de travail et amie Lyne Rannou, ses nombreux amis.

Tu disais que tu aurais apprécié quelques années de plus, et je te comprends. À 49 ans, tu étais trop jeune pour mourir. Tu vas nous manquer !

Hélène Lapointe

Laterrière

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Un souvenir impérissable

OPINION / En réaction à la chronique de Joël Martel, publiée le 30 juin.

Bonjour Joël, 

C’est la deuxième fois en peu de temps que je t’écris. La première concernait les « fausses nouvelles ». J’espère au moins que ton voisin va mieux depuis ce temps.

Je tiens à te féliciter pour ton article du chroniqueur du samedi Le tricycle de Bertrand que j’ai lu par hasard, dimanche matin, chez GD Oeufs, en regardant la Coupe du monde de soccer.

Joël, par ce beau texte, tu as réussi à me faire couler quelques larmes.

J’ai connu Bertrand en 1979-80, alors que j’ai travaillé, en prêt de service de ma commission scolaire, à la CEDAP, devenu depuis le CTA.

Bertrand y était stagiaire. Je l’avais connu brièvement, auparavant à l’école, à l’hiver 1977. Toutefois, c’est au cours de deux saisons de hockey que j’ai eu la chance de le connaître davantage.

En effet, alors que j’étais président de l’équipe pee-wee régionale des Aiglons d’Alma, Bertrand, en compagnie de son complice de toujours, Claude Simard, était préposé de notre équipe de hockey.

Je peux te dire que pour lui, c’était un travail très important et qu’il exécutait avec beaucoup de professionnalisme, et mon mot n’est pas trop fort.

Je me rappelle encore de le voir arriver pour les « games », habillé chic et en cravate, s’il vous plaît !

Joël, tu ne peux savoir à quel point ce travail, bénévole bien sûr, pouvait le revaloriser et le rendre important, car c’était lui, le boss de l’équipement, tâche qu’il exécutait avec beaucoup de plaisir, de fierté, et surtout d’honneur.

Pour moi, Bertrand Beaulieu, malgré son handicap, était un modèle de générosité et de dévouement rare dans ce temps-là.

Merci pour ces beaux souvenirs que tu as brassés « dans mon moi » et continue ton beau travail.

Léonce Gilbert

Alma

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Le Lenoir qui me touche

OPINION / Tenez, voici des observations faites de ma part à la suite du spectacle qu’a donné Hubert Lenoir à la place D’Youville, le 11 juillet, dans le cadre du Festival d’été de Québec.

Le chanteur de 23 ans est arrivé sur scène avec une bouteille de vin à la main, comme le faisait Jim Morrison. Et une veste en jeans trop grande pour lui, le torse nu, tel un Mick Jagger. Il s’est déhanché de façon suggestive, comme l’a fait à ses débuts Elvis Presley. Il a assené un coup de pied à son micro devant lui, comme l’a déjà fait Robert Charlebois dans les années 70.

Avec son look androgyne, comme celui qu’arborait le chanteur Prince, il a fini par chanter ses chansons, puisque c’est un auteur-compositeur de talent avant tout. Faudrait tout même pas passer outre ce détail important.

Parce qu’au-delà du personnage qu’il s’est créé, de son style flyé de jeune écorché vif, Hubert Lenoir possède une superbe plume de parolier, en plus d’être un interprète doué.

Et moi, ce sont ces derniers aspects de Lenoir qui m’interpellent. Le reste – son côté délinquant, son maquillage et ses ongles vernis –, c’est de la frime à mes yeux. Ça sent l’emprunt et le déjà-vu.

Par contre, quand Hubert Lenoir entonne ses chansons, je me laisse transporter par l’âme du poète en lui, par sa grâce désenchantée et par son ingéniosité musicale. Et ça, c’est beau, et c’est lumineux.

Voilà le Lenoir qui me touche et qui m’emmène ailleurs. Voilà le Lenoir qui ira grandissant !

Yvan Giguère

Saguenay

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Le crassier du Boisé panoramique à Chicoutimi

OPINION / La nouvelle loi 132 diminue la compensation du « permis pour détruire » un milieu humide comme le dit si bien Robert Dutrissac (Le Devoir, 15 juin 2018). Le taux par mètre carré passe de 38 $ à une somme variant de 2 à 8 $, soit une diminution de 80 à 95 %. C’est toute une aubaine pour Rio Tinto dans son projet Vaudreuil au-delà de 2022.

En octobre 2016, dans le cadre de la consultation publique initiée par Rio Tinto, pour le Projet Vaudreuil au-delà de 2022, j’ai présenté un mémoire s’intitulant « Tremblement de terre, déluge et glissement de terrain ».

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Concours de mangeurs de hot-dogs

OPINION / Je n’arrive pas à croire qu’en 2018, de tels concours puissent encore exister. Il est connu qu’aux États-Unis, c’est la grosse mode, mais il ne faut pas oublier que ce genre d’activité est vraiment à risque.

Il n’y a pas si longtemps, une jeune étudiante de l’Université Sacred Heart au Connecticut est morte après avoir avalé 4 ou 5 crêpes. Ça fait des décennies que les Américains élèvent ces compétitions au rang de sports nationaux et que plusieurs pays ont embarqué dans ce genre de compétition dangereuse et complètement inutile.