Josée Néron
Josée Néron

Boycottons le Saguenay

OPINION / La mairesse Josée Néron vient de tuer le tourisme au Saguenay à l’été 2020. Les radios de Montréal et de Québec se sont déjà déchaînées sur sa proposition de « Montréal/Québec, restez chez-vous ou mettez-vous en quarantaine si vous venez au Saguenay. Vous êtes des pestiférés ». Attendez-vous à un engouement sur les médias sociaux pour dire « n’allez pas au Saguenay, ils nous craignent et ne nous veulent pas ». 

Sur le site d’un Montréalais qui aura tout à fait raison, on pourra lire probablement bientôt : « Boycottez le Saguenay comme destination touristique cet été la mairesse ne nous veut pas ». Le maire de Mont-Laurier dit, au contraire, d’aller chez lui. Personne au Zoo et à Val-Jalbert. Ce sera une belle réussite de la mairesse. On n’aura pas le virus, mais on sera tous au chômage et passerons pour une belle gang de tarés et de racistes.

Denis Gagné

Chicoutimi

+
LES BOTTINES ONT SUIVI LES BABINES 

Un modèle efficace de gestion de nos taxes existe maintenant à Saguenay. La preuve noir sur blanc a été déposée au dernier conseil de ville. Comme l’a souligné avec raison la mairesse Josée Néron : la réalité a dépassé les mots.

Surplus de 4,1 M$ au rapport financier de 2019 de Saguenay ; diminution de la hausse de l’endettement ; dépenses bien avisées en infrastructures, asphaltage des rues, achats d’équipements, etc. ; hausse continue de la réserve financière pour les imprévus comme celui que nous vivons présentement ; revenus additionnels nets de plus de 8 M$ pour éponger des dépassements budgétaires et des imprévus.

Il fallait juste donner le temps à l’administration municipale en place de faire la preuve qu’une gestion rigoureuse et sans parti pris des argents publics est faisable et donne de bons résultats. Être logique, non complaisant, avec une vision de grande ville, voilà les ingrédients nécessaires à une saine et compétente gestion. Que les détracteurs se le disent : « Les chiens aboient, la caravane passe. »

Souhaitons, de plus, que la leçon soit retenue par les membres du conseil de ville qui ont voté contre le budget 2020 déposé en décembre dernier. Un budget, pourtant, de la même mouture que celui de 2019. Un budget inspiré du seul programme électoral « grande ville » proposé lors de la campagne municipale en 2017 : celui du parti municipal Équipe du renouveau démocratique. Voilà qui en dérangeait beaucoup. Avancer, de façon irrationnelle, têtue et partisane que Saguenay est mal gérée par les élus et les fonctionnaires en place, c’est faire preuve de mauvaise foi.

J’ai une mention favorable pour la tenue de débats à la table du conseil de ville. Entre autres le débat sur la façon de concevoir le transport en commun. La discussion semble bien amorcée et il faut la poursuivre pour que les idées soient confrontées et qu’il en émerge quelque chose de constructif.

Le confinement régional dû à la pandémie de COVID-19 ne sera pas un coup d’épée dans l’eau s’il suscite la réflexion des élus, des leaders de tout acabit et de la population en général sur une façon de vivre en harmonie avec la nature dans le futur pour les générations à venir.

Sinon, mère Nature, qui a besoin de repos, nous réserve encore de mauvaises surprises.

Marcel Lapointe

Jonquière