L’amphithéâtre

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L’amphithéâtre

OPINION / Comme on le dit au hockey, Joan Simard vient de compter dans son propre filet. Elle nous propose l’amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières comme source d’inspiration pour le projet d’amphithéâtre multifonctionnel de Saguenay, projet qui pour l’essentiel comprendrait une patinoire où se produiraient les Saguenéens, et qui se transformerait en grande salle de spectacle.

Or, Mme Simard devrait savoir qu’à Trois-Rivières, on achève de construire un aréna tout neuf, le Colisée de Trois-Rivières, au coût de 55 millions $ près du pont Laviolette. Donc en périphérie du centre-ville, mais dans l’axe des autoroutes 40 et 55.

Le numérique aspire sinon, écrase

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Le numérique aspire sinon, écrase

OPINION / Le progrès est parfois impitoyable envers le patrimoine encore vivant. À vrai dire, il n’a pas grand respect pour ces choses qui jusqu’à date ont si bien vieilli. Le plus que centenaire journal Le Quotidien en est l’exemple éloquent. S’il est une institution régionale que, je ne sais quoi, aurait dû préserver de l’occupation numérique, à l’instar de la Fromagerie Perron, par exemple, c’est bien notre seul et unique quotidien régional qui tient le coup, malgré les affres du temps, comme le roseau fabuleux. Trouvez-en dans le monde des entreprises médiatiques qui, contre vents et marées, sur fleuve tranquille ou mer agitée, ont traversé tant d’années en accomplissant leur vitale mission: l’information régionale.

Je lis aujourd’hui des journalistes issus d’une école régionale de renommée internationale découlant quand même un peu de notre entreprise médiatique; l’exemple parfait d’une intégration horizontale réussie ici au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Des journalistes qui, pour la plupart, n’existaient pas alors que depuis bien des années je lisais le journal. Fascinant! Plus d’un siècle d’existence, ce n’est pas peu dire, pour une entreprise loin des grands centres. C’est bien simple, j’aime les belles vieilleries. Ma relation avec le journal en fut une d’amour et de haine, par ailleurs. Trop longue à expliquer ici. Mais cela n’empêche...

Chez moi pour la vie

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Chez moi pour la vie

OPINION / Si on vous propose de recevoir du soutien pour vieillir chez vous ou de vieillir dans un centre d’hébergement, que choisirez-vous ?

Personnellement, je considère qu’il est préférable de continuer de vivre chez soi, le plus longtemps possible, là où nous avons nos habitudes, nos amis, nos voisins et nos souvenirs. Ce choix peut sembler évident. Nous sommes nombreux à le vouloir pour nous et pour nos proches. Comme vous, je pense que le vieillissement ou la perte d’autonomie ne devraient pas être synonymes de déménagement forcé.

Une Fête nationale sans ses piliers fondateurs

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Une Fête nationale sans ses piliers fondateurs

OPINION / Comme notre mémoire identitaire est courte et nos racines peu profondes! Pourquoi suis-je obligé de prendre la plume aujourd’hui en ma Fête nationale pour revendiquer notre devoir de mémoire ?

J’ai bien aimé le grand spectacle de notre Fête nationale du 23 juin et tous conviendront combien ce spectacle n’était pas évident en cette période si exceptionnelle et historique de cette pandémie qui continue à hanter nos lendemains.

Le 24 juin au Saguenay–Lac-Saint-Jean

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Le 24 juin au Saguenay–Lac-Saint-Jean

OPINION / Pour nous tous, Québécois, le 24 juin est notre fête nationale. Pour tous les habitants du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le 24 juin représente un autre événement d’importance : l’installation officielle des Français dans cette région, jusqu’alors uniquement occupée depuis des millénaires par des autochtones. Ceci se passait le 24 juin 1676.

Le commerce de la traite des fourrures était en sérieux déclin à Tadoussac, poste de traite fondé par Pierre Chauvin, qui avait obtenu, du roi de France Henri IV, le 15 janvier 1600, le privilège d’être seul à commercer avec les «Indiens» à 100 lieues à la ronde. Tout concourait à éloigner les chasseurs du poste de traite : la guerre que livraient les Iroquoiens aux peuples autochtones commerçant avec Tadoussac, la contrebande pour avoir de meilleurs prix et surtout dans les années 1660, un ennemi invisible, la variole. Il s’agissait qu’un autochtone de l’intérieur des terres descende à Tadoussac pour que l’année suivante sa bande soit décimée par cette maladie infectieuse causée par un virus, propagée inconsciemment par les Français qui en étaient immunisés et qui se transmettait d’une personne à l’autre par inhalation de gouttelettes dans l’air. Cela vous dit quelque chose?

Depuis 1647, plusieurs jésuites missionnaires avaient voyagé jusqu’au lac Piékouagami (Saint-Jean) et même jusqu’au lac Nicabau. Jean Dequen fut le premier, suivi, entre autres, du père Albanel en 1650 et des pères Dablon et Drueilletes en 1661, ces derniers mentionnant pour la première fois le nom « Chicoutimi ». Voyages éphémères pour le salut des âmes des autochtones et le désir de les guérir du fléau.

En 1674, un certain Jean Oudinette, marchand de Paris, obtint la concession de Tadoussac et s’associa à Charles Bazire, seigneur et négociant de Québec, qui avait de l’expérience en cette matière. Ils convinrent qu’il fallait, pour rencontrer les Indiens, se rendre à l’intérieur des terres jusqu’au lieu nommé Chicoutimi. C’est ainsi qu’au début de juin 1676, Nicolas Juchereau de Saint-Denis, propriétaire du navire La Sainte-Catherine, seigneur, colonisateur, commerçant, membre du Conseil de la colonie pour la traite, directeur de la Traite de Tadoussac et militaire, jeta l’ancre au bassin de la rivière Chicoutimi. Selon le père Crespieul, il était accompagné du commandant Pierre Bécard de Grandville, des charpentiers Jean Langlois et Joseph Caron, des ouvriers menuisiers Olivier Gagné, Louis Gagné et Jean Groudin, avec l’aide de Charles Cadieux, M. de Maur et M. de la Vallée; Joseph et François Du Buisson faisaient le grand cimetière et le chemin. Après avoir préparé les matériaux de construction, le 24 juin 1676, le site était déterminé et on y construisit une chapelle de 30 pieds et un magasin prêt à recevoir les marchandises. Dès le 6 septembre, des autochtones érigèrent 13 cabanes. En plus de Chicoutimi, un autre site avait été choisi, soit celui de Métabetchouan et, au cours du même mois, on y construisit une chapelle et deux maisons. Ce poste dépendait de celui de Chicoutimi pour son approvisionnement. Dès 1677, plus de 400 chasseurs vinrent au poste de traite de Chicoutimi pour échanger leurs pelleteries.

La traite des fourrures est une période importante de notre histoire et il vaut la peine qu’on la souligne et pour en savoir plus, qu’on consulte des livres tels Histoire du Saguenay de Victor Tremblay, Le poste de traite de Chicoutimi de Lorenzo Angers, Feu, fourrures, fléau et foi foudroyèrent les Montagnais de Nelson-Martin Dawson. Le livre de Russel-Aurore Bouchard, Naissance d’une nouvelle humanité au cœur du Québec, nous présente une autre page de notre histoire que nous aurions intérêt à mieux connaître.

Jacques Pelletier

Auteur du livre Le toponyme Chicoutimi, une histoire inachevée

Rester à l’affût, sans négliger l’essence de l’éducation

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Rester à l’affût, sans négliger l’essence de l’éducation

OPINION / L’auteur de cette lettre est Jean-François Audet, enseignant au département de littérature au Cégep régional de Lanaudière de Terrebonne. Il répond à la chronique de Sébastien Lévesque, Le problème avec l’école.

À lire : Le problème avec l'école

Je me permets de répondre au texte que vous avez fait paraître récemment au sujet de l’école. Je dirais d’emblée que je partage en grande partie vos vues au sujet du modèle éducatif qui structure la pédagogie dans nos écoles, mais j’aurais aussi quelques objections ou quelques bémols à apporter.

Comme vous le dites si bien, le modèle éducatif actuel n’est pas indissociable de la société dans laquelle nous sommes. C’est précisément la raison pour laquelle des intellectuels avertis, comme Normand Baillargeon ou Martha Nussbaum notamment, qui observent et critiquent les pratiques des institutions à vocation éducationnelle, dénoncent le fait que les écoles, les collèges, les universités sont de plus en plus assujettis à un modèle de croissance économique. Il faut « produire » des diplômés de façon à répondre aux demandes du marché du travail. Les finalités humanistes de l’éducation, que semble reprendre votre conjointe dans son école à la maison selon vos propres dires, sont de plus en plus occultées par ces objectifs de rentabilité et de productivité. C’est ce qui explique aussi que dans le réseau collégial et dans les universités, les facultés de littérature, d’arts, de philosophie aient des difficultés de recrutement et soient parfois considérées comme des disciplines où le savoir et les compétences qu’on y transmet sont peu utiles pour d’éventuels citoyens (qui devraient être actifs avant tout en tant que rouage de l’économie). Selon une pensée qui emprunte des raccourcis qui font fi de bien des données, on croit que l’art, la philosophie n’apportent rien dans l’immédiat à l’humain. Aucune retombée « concrète ». Et pourtant.

Vous dites justement que l’éducation doit être synonyme d’épanouissement et de bonheur. Vous affirmez toutefois que, pour le moment, les écoles ne font de nos enfants que des « machines à apprendre ». C’est ici où j’apporterais un premier bémol. Que peut sous-entendre une telle expression ? Inutile de dire que savoir, apprentissage et éducation sont indissociables, évidence avec laquelle vous ne seriez certainement pas en désaccord. Peut-être vous faites-vous l’écho du discours de certains pédagogues, qui affirment que la transmission de savoirs, telle que l’avait conçue l’école traditionnelle (pour reprendre votre expression), repose sur une vision pédagogique dépassée, qui n’est plus en phase avec les réalités actuelles. Ce qu’on nomme de façon plutôt péjorative comme du « prêt-à-apprendre » et du « prêt-à-digérer », du contenu qui serait acquis avec comme seule finalité d’être recraché aux examens, serait à bannir de nos institutions scolaires, selon les tenants d’une telle approche. Or, si on revient aux modèles préconisés par Baillargeon, Nussbaum ou d’autres écoles aux États-Unis, c’est plutôt l’inverse qui prévaut : il faut mettre de l’avant les connaissances. Pourquoi ? Parce que ce savoir, qui doit être multidisciplinaire et s’inspirer notamment de ce qu’on nommait autrefois les arts libéraux, conduit à un élargissement des perspectives, au développement d’un esprit créatif et polyvalent, à l’émergence de la pensée critique. En effet, sans connaissance de l’histoire, de la politique, des arts, comment juger adéquatement du monde dans lequel nous évoluons ?

Je suis professeur au collégial en littérature. Je vous dirais, après près de quinze ans d’expérience dans le milieu, que les collègues que je côtoie, et ce, dans bien des disciplines, restent animés par cette vision noble de l’éducation. Or, comme vous le disiez si bien, l’école reste tributaire d’un modèle de société. Si vous avez l’impression que l’école participe à ce modèle en formant avant tout des travailleurs et des consommateurs, il serait important d’aller voir sur le terrain ce qu’enseignants et professeurs font pour tenter de lutter contre ce formatage des esprits, contre toute cette culture qui systématise pour bien des sphères de la vie la mentalité de l’utilisateur-payeur. Sans vouloir dédouaner entièrement le système éducatif de la part de responsabilité qui lui revient, il faut se demander aussi dans quel « état de réception » nous arrivent nos jeunes. Sont-ils tous ouverts à ce savoir qui leur permettrait de s’interroger sur leur rôle en tant que citoyens, sur leur être-au-monde ? 

Dans Les émotions démocratiques, Martha Nussbaum précise un fait souvent relayé comme une évidence par le discours social : si l’éducation est le lieu par excellence de la formation des esprits, il ne faut pas exclure le rôle prépondérant que doivent jouer la famille et le milieu social. Vous avez compris, en ce qui vous concerne, l’importance de la famille dans l’équation, en choisissant l’école à la maison. Cela dit, il ne faut pas condamner pour autant tout le système éducatif. Ni, par la même occasion, ceux qui en demeurent les principaux piliers, c’est-à-dire enseignant.e.s et professeur.e.s. La foi dans les connaissances, la créativité et le développement de la pensée critique demeure vivace. Et leurs efforts soutenus pour susciter l’enthousiasme et ne pas étouffer la « curiosité naturelle » des jeunes demeurent tout aussi présents. En cherchant notamment à renouveler les stratégies d’apprentissage, en misant sur la technopédagogie, en restant à l’affût des transformations du monde. Mais sans pour autant mettre de côté l’essence même de « l’école traditionnelle » : transmettre des savoirs. Et, pour suivre la pensée d’un grand philosophe et humaniste de notre temps, George Steiner, en misant notamment sur le par coeur. Au risque de faire de nos jeunes des « machines à apprendre ».

Inquiétudes quant au projet d’acquisition de drones militaires

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Inquiétudes quant au projet d’acquisition de drones militaires

Cette missive adressée au député fédéral Pablo Rodriguez, leader parlementaire du gouvernement du Canada, est cosignée par le député de Lac-Saint-Jean à la Chambre des Communes, Alexis Brunelle-Duceppe, la mairesse de Saguenay, Josée Néron, le préfet de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, André Paradis, le maire d’Alma, Marc Asselin, le directeur général de Promotion Saguenay, Patrick Bérubé, le directeur général de la CIDAL, Marc Moffat, et la présidente-directrice générale d’Aéro Montréal, Suzanne Benoît.

Mise au point pour Arvida

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Mise au point pour Arvida

Au cours des derniers jours, certains politiciens municipaux ont interpellé le premier ministre afin que celui-ci intervienne auprès de Rio Tinto. Nous apprécions l’intérêt porté pour l’avenir des installations, cependant ils craignent le pire pour les vieilles salles de cuves précuites d’Arvida, et ce, sans connaître ce qui se passe dans les détails.

PFR réplique aux élus

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PFR réplique aux élus

OPINION / Nous souhaitons publier cette note, ce matin, en réponse à la sortie de messieurs Brunelle-Duceppe, Asselin et Paradis dans l’édition du 17 juin 2020 du Quotidien.

Au cours de cette sortie, les trois élus ont interpellé Produits forestiers Résolu (PFR) pour son manque de transparence quant aux décisions qu’elle a prises et qui se sont malheureusement soldées par la fermeture temporaire de machines à son usine d’Alma.

Un Québec confiant ou insouciant face à la pandémie?

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Un Québec confiant ou insouciant face à la pandémie?

OPINION / La récente publication de l’Indice de confiance sociétale (ICS) par l’Institut de la confiance dans les organisations nous a permis d’observer que malgré l’importante crise que traverse la planète, la confiance sociétale au Québec apparaît relativement en bon état, avec un score de 67 %. La population a certes été impactée par cette crise, mais son niveau de confiance envers son avenir, les gouvernements, les organisations et les institutions est généralement assez bon.

Par Me Donald Riendeau et les membres de l’Observatoire de l’Indice de confiance sociétale : Colette Roy-Laroche, John Parisella, Danièle Henkel, Ghislain Picard, Julie Miville-Dechêne, Me Denis Gallant, René Villemure, Dre Sylvie St-Onge, Rémi Quirion, Jocelyne Cazin, Christian Trudeau, Dre Patricia Conrod, Hervé Serieyx, Dre Émilie Deschênes, Pierre Véronneau, Lucie Leclerc, René Jolicoeur, Me Emmanuelle Demers et Dr André-Yves Portnoff.

Transparence et vision pour l’industrie forestière

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Transparence et vision pour l’industrie forestière

OPINION / Alexis Brunelle-Duceppe, Marc Asselin et André Paradis ont travaillé pour l’usine de Produits forestiers Résolu (PFR) à Alma. Les trois élus réclament plus de transparence et de communication de la part de l’entreprise et, plus largement, des investissements du gouvernement fédéral en recherche et développement pour donner un nouveau souffle à l’industrie forestière.

Soyons clairs et qu’on ne nous méprenne pas : nous croyons que les grands employeurs sont des acteurs économiques essentiels pour notre communauté et notre région. Cela dit, même si nous devons nous compter privilégiés de cohabiter avec des entreprises de cette envergure, elles doivent aussi se compter privilégiées d’avoir accès à d’abondantes ressources naturelles et une main-d’œuvre compétente. De cet équilibre souvent imparfait doit naître une relation de confiance basée sur la communication et la compréhension de part et d’autre.

La mince ligne entre l’isolement des aînés et la maltraitance

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La mince ligne entre l’isolement des aînés et la maltraitance

OPINION / Le confinement dû à la COVID-19 aura plusieurs impacts sur notre société à long terme, dont celui d’avoir exacerbé l’isolement de plusieurs aînés. La ligne est mince entre le confinement et l’isolement. Elle l’est tout autant entre l’isolement et la maltraitance. La COVID-19 a causé des dommages considérables chez les aînés les plus vulnérables et en a fragilisé plusieurs autres. Le renoncement temporaire à la liberté pour des raisons sanitaires aura précipité des pertes cognitives et physiques chez plusieurs personnes du grand âge. Au-delà du sens du devoir et des responsabilités, nous nous devons de faire appel à notre conscience collective et à nos valeurs communes pour assurer un meilleur traitement et de meilleures conditions de vie aux aînés.

Ce texte est signé par Caroline Sauriol, directrice générale de l’organisme Les Petits Frères

Il faut écrire !

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Il faut écrire !

OPINION / Pour que jamais ne viennent la hargne, le mépris et la lâcheté des violences. Pour chasser toute idée de haine ou de vengeance, il faut écrire.

Écrire en lettres majuscules, sur les frontières qui nous divisent, le mot paix. Pour lui donner une chance de s’inscrire en faux sur les fils barbelés et sur les murs qui se dressent entre les peuples, il faut écrire.

Afin d’ouvrir l’espace de nos bras aux bras de la diversité humaine et pour offrir des ailes au mot fraternité, il faut écrire.

Devant les grandes noirceurs qui persistent et pour que vienne la plus singulière des clartés, au bout du long corridor du temps, il faut écrire.

Pour que le mot solidarité en soit un ouvert sur l’universel, afin qu’il puisse trouver preneur chez les humains de toutes races, de tous horizons, il faut écrire.

Sur nos sentiers battus et sur nos chemins de traverse. Sur le ciment des villes. Sur le bleu vert des océans, il faut écrire.

Pour que se déploie la musique du chant du silence. Pour chanter le désir d’un sourire qu’on espère, il faut écrire.

Afin d’entonner un hymne vibrant à toutes ces femmes qui donnent la vie, à tous ces hommes qui les respectent et qui les aiment, il faut écrire.

Pour que vienne enfin l’égalité entre les sexes, entre tous ces êtres de chair, de souffle et de sang, il faut écrire.

Pour que la grande marche humaine en soit une qui laisse sur son passage les traces du renouveau de la Terre, il faut écrire.

Pour donner un sens divin au mot aimer et des élans nouveaux à tous nos abandons, il faut écrire.

Afin que vienne la beauté qui chemine en soi et qui ne demande qu’à éclore au bout des doigts, il faut écrire, écrire, écrire !

Yvan Giguère

Saguenay

Leçon virologique 101

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Leçon virologique 101

OPINION / Comment soutenir l’économie, en temps de pandémie, tout en préservant la santé publique? Jusqu’à quel point une population très malade peut-elle assurer une économie vigoureuse? Des questions que j’endosse. On verra bien quelles réponses aura à fournir le Brésil de l’extraterrestre qui dirige ce pays. Conseil de lecture en attendant: l’ouvrage de Camus, La Peste. Un récit littéraire frappant d’actualité.

Par les temps qui courent, les gérants de tribunes, qui vocifèrent à qui mieux mieux sur les réseaux sociaux, fourmillent. S’ils eurent été à la place de Trudeau et Legault, auraient-ils imité le Brésilien Bolsonaro? Oui, à les entendre. Sur Internet se trouvent beaucoup trop de convaincus, sans évidemment aucune preuve scientifique à l’appui, pour dire qu’il y a eu des mesures trop drastiques de confinement et pas assez souples de déconfinement. Cela démontre l’incompréhension totale d’une dynamique virale planétairement répandue. Par exemple, dans les grandes surfaces, les non masqués sont largement majoritaires. Inconscience ou fière-pèterie?

Le personnel de soutien au temps de la COVID-19

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Le personnel de soutien au temps de la COVID-19

OPINION / Nous sommes le personnel de soutien technique et manuel de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean. Nous sommes dans toutes les écoles et tous les centres administratifs et de formation professionnelle et de formation générale adulte du Québec, mais notre travail est méconnu, voire ignoré.

Pourtant, depuis la fermeture des écoles en mars dernier, ce n’est pas l’ensemble du personnel des écoles qui s’est vu confiné à la maison. Nous, le personnel de soutien scolaire, avons ouvert et maintenu des services de garde d’urgence et nous avons été sur la première ligne pour toute la réorganisation du retour en classe.

Résolu: une rectification des faits s’impose

Opinions

Résolu: une rectification des faits s’impose

OPINION / À titre non seulement d’ex-président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu, mais aussi de retraité de la société, il m’est impossible de passer sous silence la désinformation à laquelle se sont livrés récemment les présidents des associations de retraités des journaux québécois du Groupe Capitales Médias.

Dans une lettre adressée au premier ministre du Québec qu’ils ont signée conjointement et qui est parue, le 2 juin dernier, sous le titre «Retraite Québec : une fausse sécurité financière», les signataires de cette missive font état de la pétition électronique lancée par le député de Rosemont à l’Assemblée nationale du Québec et réclamant la mise en place de mesures visant à protéger les fonds de retraite administrés par les entreprises privées.

Discrimination raciale, mais aussi linguistique

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Discrimination raciale, mais aussi linguistique

OPINION / D’entrée de jeu, je tiens à spécifier que j’applaudis haut et fort les manifestations anti-raciales qui se sont déroulées dimanche à Montréal, Québec et ailleurs sur notre grand territoire. Noble cause s’il en est une. Plusieurs autres manifestations se sont tenues dans plusieurs villes de la planète. Fort bien! Mais l’objet de mon propos ici s’attarde à un détail – et non le moindre à mes yeux –, soit l’anglicisation presque unilatérale de la manifestation de Québec. À Montréal aussi, mais évoquons ici Québec.

Alors, les manifestants tenaient à bout de bras des pancartes avec des messages écrits en anglais, à quelques rares exceptions. Que ce soit à la télévision dimanche ou encore dans les journaux de lundi matin, sur lesdites affiches on pouvait lire entre autres « We won’t be silence », « I can’t breath », « Black Lives Matter » et plusieurs autres messages « in english ». Belles missives, certes, mais écrites en anglais. Tellement qu’en regardant une photo dans un journal, j’étais certain que la scène se déroulait aux États-Unis ou en Angleterre. Mais non, cela a bel et bien eu lieu à Québec, ville de l’accent francophone en terre française d’Amérique. Serait-ce que, même dans nos élans de compassion et de dénonciations, nous manquions à ce point de fierté et d’appartenance ?

L’environnement sous respirateur

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L’environnement sous respirateur

OPINION / Il fallait s’y attendre. À la suite de l’épreuve collective que nous venons de vivre, et qui n’est pas terminée, notre gouvernement ne trouve pas d’autres sources d’inspirations pour une relance économique que l’investissement dans le béton. On a sous les yeux l’évidence des compétences de ce gouvernement. Le béton et le bitume !

Pourtant, les suggestions pour la diversification de notre économie de surconsommation sont nombreuses, mais on ne veut pas sortir des sentiers battus de cette économie mondialisée qui fait le bonheur des super-riches de notre planète.

À propos de la méthode

Opinions

À propos de la méthode

OPINION / Dans son éditorial du 6 juin intitulé Économie de l’après-pandémie, Denis Bouchard convie le Saguenay–Lac-Saint-Jean à une grande réflexion sur son avenir. Évoquant les angoisses collectives actuelles à travers tous les replis individuels et corporatifs dans un contexte régional en changements accélérés, le directeur général et rédacteur en chef du Quotidien préconise de bouger tout de suite et vigoureusement.

L’auteur de cette lettre est Marc-Urbain Proulx, directeur des programmes d’études de 2e et 3e cycles en Développement régional à l’UQAC et directeur du Centre de recherche sur le développement territorial. De 2003 à 2009, il a été l’animateur du mouvement Vision 2025 au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Séduction et électoralisme?

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Séduction et électoralisme?

OPINION / La brique que constitue le projet de loi 61 sur l’accélération du Programme québécois des infrastructures (PIQ) déposé par le gouvernement pour soutenir l’économie en temps de pandémie n’est pas acceptable. En fait, ce qui n’est pas acceptable est l’adoption d’un projet de loi «bulldozer» alors que la session parlementaire prend fin. C’est un véritable soufflet à notre démocratie. Et cela ne pourra faire autrement que de finir par un bâillon auquel nous a habitués le gouvernement Legault depuis sa prise du pouvoir.

Le projet de loi 61 est inacceptable parce qu’il suspend des règles d’attribution de contrats publics, allège, si nécessaire, des mesures d’accélération d’expropriations, accélère les consultations populaires sur l’environnement. L’occasion d’exception que constitue la COVID-19 sera belle pour le ministre de l’Environnement pour passer à la trappe le BAPE sur le projet GNL et passer aux choses sérieuses. De plus, n’oublions jamais que le diable se cache où vous savez.

À quand un salaire décent pour nos préposées à domicile ?

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À quand un salaire décent pour nos préposées à domicile ?

OPINION / En avril de l’année dernière paraissait dans ce journal un article dénonçant le taux horaire dérisoire (13,80 $) des préposées à domicile pour les personnes handicapées. La pétition du comité « maintien à domicile » du Saguenay demandait alors une rémunération de 17 $/heure. Un an plus tard, ce taux n’a toujours pas été augmenté. Et le recrutement ne cesse d’être problématique.

En effet, depuis le mois de mars, c’est-à-dire depuis le début de la pandémie, il est devenu extrêmement difficile – voire carrément impossible – de recruter du nouveau personnel. Les mesures adoptées pour sécuriser le filet social, ajoutées à l’augmentation des salaires des préposées en CHSLD (certes fort salutaire pour ces milieux de vie), démotivent par ailleurs les éventuelles candidates à ce poste à domicile, car ces travailleuses – il s’agit en majorité de femmes – n’ont reçu aucune bonification salariale.

Relancer, oui, mais différemment

Opinions

Relancer, oui, mais différemment

OPINION / Inédite et en évolution rapide, la crise que vit actuellement le Québec a ébranlé le système économique et social et mis à mal bien des certitudes sur le bien-fondé de nos façons de faire. Il n’y a plus aucun doute que cette crise aura un impact sur le tissu social et économique de nos communautés par les changements qu’elle aura occasionnés et les réponses qu’on lui apportera. Après un Québec sur « pause » depuis des semaines, l’heure en est maintenant au « déconfinement ». Les activités reprennent ou reprendront graduellement, on parle de « relancer l’économie ». Mais la question se pose : vers où ? À l’aide de quoi et de qui ? Plusieurs l’ont dit, souhaité : peut-on profiter de l’occasion pour revoir nos façons de travailler, de consommer, de vivre ensemble ? Relancer, oui, mais différemment.

Cette lettre est signée par Béatrice Alain, directrice générale du Chantier de l’économie sociale

La Grande Bibliothèque, ce lieu empreint d’humanité

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La Grande Bibliothèque, ce lieu empreint d’humanité

OPINION / La Grande Bibliothèque célèbre cette année ses 15 ans d’existence. Comment ne pas souligner chemin faisant le travail accompli par celle qui fut la première directrice de cette institution : Lise Bissonnette. Celle qui fut maître d’oeuvre de sa construction en plein coeur du Quartier latin de Montréal.

Il ne serait pas vain ici d’affirmer que l’ancienne directrice du Devoir s’était donnée à fond dans sa nouvelle fonction pour mettre au monde la Grande Bibliothèque, et cela, parfois, contre vents et marées. Je serais même tenté de dire qu’elle y a laissé l’empreinte de son âme et de sa grande intelligence. Et j’évoque aussi l’intelligence du coeur.

Nous sommes George Floyd

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Nous sommes George Floyd

OPINION / Il y a une semaine, le monde a été secoué par la mort tragique de George Floyd à Minneapolis. Un homme noir de 46 ans, mort sous nos yeux à cause d’une brutalité policière, qui ne manque pas de nous rappeler d’autres évènements tout aussi tragiques dans un pays qui est décrit par Tocqueville comme « éminemment démocratique ».

Oui, l’homme noir George Floyd est mort asphyxié par un policier blanc dans cette première démocratie moderne issue des treize colonies devenues indépendantes en 1776, puis fédérée en 1787, et qui a fait élire son premier président noir en 2008, il y a seulement 12 ans.

Vivre la pandémie sans carte d’assurance maladie

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Vivre la pandémie sans carte d’assurance maladie

OPINION / Depuis quelques jours, Jacob fait de la fièvre et pleure une bonne partie de la journée. Ses parents, Ingrid et Claude, sont inquiets et craignent que ce soit la COVID. Ils décident donc d’aller consulter un médecin. La bonne nouvelle : ce n’est pas la COVID. La mauvaise : il s’agit d’une otite et par conséquent, on leur demande de payer pour les frais de consultation à l’urgence, qui sont de 720 $. Cette dépense imprévue représente presque les trois quarts de leur budget mensuel, qui est de 1000 $ pour couvrir toutes les dépenses de la famille, incluant le loyer.

Malgré notre système public universel de soins de santé, des enfants habitant au Québec n’ont pas accès à des soins couverts par l’assurance maladie, en raison de leur statut d’immigration ou de celui de leurs parents. Il peut s’agir, par exemple, de familles en attente d’une réponse à leur demande de résidence permanente. Le traitement de ces demandes peut prendre de quelques mois à quelques années. Pendant ce temps, si les parents veulent faire soigner leur enfant, ils doivent payer, et ce, même si l’enfant est né ici. Depuis le début de la pandémie, la RAMQ a modifié certaines règles. En effet, les personnes dont le statut d’immigration ne donne pas accès à la couverture de la régie d’assurance maladie sont maintenant couvertes pour le test de dépistage de la COVID-19, ainsi que pour les soins médicaux et hospitaliers en lien avec la maladie. Les soins qui ne sont pas liés à la COVID-19 ne sont toutefois toujours pas couverts. Pourtant, les problèmes de santé comme les otites, les bronchites ou les infections urinaires ne prennent pas de pause, même en période de crise.

L’entêtement de GNL à Saguenay

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L’entêtement de GNL à Saguenay

OPINION / GNL se dit plus déterminée plus que jamais à construire une usine pour liquéfier du gaz naturel non conventionnel sur les rives de la rivière Saguenay et le vendre outre-mer.

Pour les pays européens et asiatiques qui en veulent, en attendant de passer aux énergies renouvelables, la Russie peut leur en fournir; conventionnel celui-là, c’est-à-dire qui n’est pas récolté à la suite de la fracturation du sous-sol terrestre. Les puits de gaz naturel non conventionnel laissent fuir dans l’air ambiant du méthane, qui est 30 fois plus polluant que le gaz carbonique.

Une volonté politique réclamée

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Une volonté politique réclamée

OPINION / La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, a annoncé, le 21 mai 2020 à Saguenay, une aide de 60 millions $ et l’emplacement d’un terrain pour construire une Maison des aînés (120 chambres), un besoin manifeste. Quand il y a de la volonté politique pour faire naître un projet, tout devient alors possible, encore plus quand le promoteur est le gouvernement lui-même.

Quand on regarde ce fait sous un certain angle, il vient nous parler en tant qu’organisme qui lutte en faveur du droit au logement et contre la pauvreté. D’un côté, un promoteur (gouvernement au pouvoir) qui trouve en deux ans un terrain et une subvention de 60 M$ pour fonder son projet d’habitation. De l’autre, un promoteur (locataires appauvris sans moyen, sans pouvoir, sans argent, quoiqu’ils ont récolté 205 000 $ en dons et trouvé un terrain à vendre) qui lutte, bûche, persévère depuis sept ans pour fonder son projet, la Coopérative d’habitation La Solidarité. Que manque-t-il donc à ce dernier pour voir le jour ?

La santé mentale en temps de crise

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La santé mentale en temps de crise

OPINION / À la suite de la décision du ministère de la Santé et des Services sociaux d’octroyer une aide d’urgence de 31 millions de dollars pour le rehaussement des services psychosociaux et des services de santé mentale en contexte de COVID-19, le RESICQ (Regroupement des services d’intervention de crise du Québec) souhaite partager l’opinion de ses membres sur la question. Notre regroupement existe depuis 17 années. Il rassemble 21 services communautaires d’intervention de crise en santé mentale dont plusieurs offrent leurs services 24h/24, 7j/7 depuis plus de 30 ans.

Nous savons que cette subvention n’apportera qu’une réponse partielle à la détresse grandissante de la population. En ce sens, nous prenons position pour que l’expertise et l’offre de services des centres de crise puissent être mises à contribution et renforcées si l’on aspire à diminuer cette détresse.

« Ça va bien aller » est devenu un crédo populaire : il ponctue nos conversations, se met en signature de nos courriels et arbore les fenêtres des Québécois avec ces arcs-en-ciel multicolores. 

Si l’épidémie possède ses masques et ses visières pour prévenir de la contamination, nos seuls arcs-en-ciel ne sont pas suffisants pour contenir la vague d’anxiété généralisée qui s’insinue dans nos vies depuis bientôt dix semaines.

À ce stade, nous savons que les répercussions de la pandémie et ses effets sur la population auront des conséquences durables sur les services en santé mentale. Le fardeau de la santé mentale dure plus longtemps que les périodes de crise aiguë, ce qui limite la capacité des gens à se rétablir, s’adapter et reprendre une vie normale. Le 13 mai 2020, l’ONU appelait les États à investir en santé mentale par la mise en place d’actions concrètes pour traiter les problèmes accentués par la pandémie en fournissant davantage de services aux communautés.

La crise en santé mentale n’est pas une réaction isolée, mais résulte d’un processus d’équilibre qui s’effrite graduellement, amenant une personne à perdre sa capacité à se réguler ou à trouver des solutions pour diminuer sa détresse.

Il est alarmant, dans le contexte actuel, que cette logique amène inévitablement vers une surcharge des services de crise. De quoi faire pâlir notre arc-en-ciel...

La réactivité doit faire place à la planification des services en prenant en compte des critères qui devront contribuer à préserver la santé mentale collective.

Heureusement, le Québec est riche d’une expertise unique qui lui a permis d’innover et de réaliser la désinstitutionnalisation des services en santé mentale en délaissant progressivement l’hospitalo-centrisme au profit d’une approche plus communautaire.

C’est d’ailleurs la volonté populationnelle et gouvernementale d’offrir à la population des services favorisant une approche non médicale des problèmes de santé mentale qui est à l’origine de la mise sur pied des premiers services communautaires d’intervention de crise au milieu des années 1980.

Sachant que l’actuelle pandémie aura des conséquences durables sur la santé mentale de la population, le RESICQ prend position pour que cette situation exceptionnelle donne lieu à une véritable analyse de l’offre globale des services en intervention de crise disponibles à travers le Québec. Dans cette optique, nous plaidons pour le développement d’une première stratégie nationale pour les services en intervention de crise en santé mentale qui doit s’insérer dans un plan d’urgence, puis logiquement dans le prochain plan d’action en santé mentale du gouvernement.

Donnons-nous le pouvoir de changer les choses et travaillons à renforcer les communautés face aux bouleversements présents et à venir en offrant des services spécialisés, professionnels et humains qui répondent aux besoins de tous les Québécois.

Ainsi, nous pourrons contextualiser cette phrase : est-ce que « Ça va bien aller »? Non, mais demain ça ira mieux. Après tout, les arcs-en-ciel viennent après la pluie, il suffit d’y insuffler un peu de lumière!

Dominique Anglade et GNL Québec

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Dominique Anglade et GNL Québec

Chère Dominique Anglade, chef du Parti libéral du Québec,

Vous avez mis du temps à faire connaître votre position sur le controversé projet Énergie Saguenay de GNL Québec. Certains en ont profité pour vous prêter des intentions correspondant à leurs intérêts. Cela risque de continuer, car une ambiguïté persiste.