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Carrefour des lecteurs

Combien d’entreprises manufacturières devront fermer ?

OPINION / 19 400. C’est le nombre de postes vacants à pourvoir dans les entreprises manufacturières partout au Québec. Dès maintenant.

Il est temps d’agir. Nous parlons depuis trop d’années de la pénurie de main-d’œuvre et de ses conséquences sur l’économie québécoise. Pendant ce temps, les impacts sont dévastateurs : refus de nouveaux contrats et d’opportunités d’affaires, ralentissement des investissements et du développement de nouveaux produits, embauche de candidats sous-qualifiés, et ce n’est que la pointe de l’iceberg.

Carrefour des lecteurs

La guignolée, et puis après ?

OPINION / La traditionnelle guignolée des médias s’inscrit chaque année dans l’esprit des Fêtes des Québécoises et Québécois. L’arrivée du temps froid et des préparatifs de Noël ramènent avec eux l’appel à la générosité et aux gestes de charité. Durant cette période, on s’émeut pour ces familles qui peineront à offrir des cadeaux aux enfants et à garnir leur assiette le soir de Noël. Encore une réussite cette année, La guignolée a déjà permis d’amasser près de 2000 sacs d’épicerie qui seront distribués dans différents organismes venant en aide aux moins bien nanties.

Décembre et ses coutumes d’abondance donnent envie que toutes et tous puissent vivre ces mêmes moments de festivités, mais la réalité d’une famille en situation de vulnérabilité financière représente une souffrance quotidienne. Bien qu’un panier de Noël bien garni puisse aider des familles, les denrées qu’elles y retrouveront ne seront peut-être pas celles qu’elles auraient choisies. Si l’on peut se réchauffer le cœur en constatant que la population québécoise est encore une fois généreuse, on doit aussi porter attention au fait que ce sont 1,9 million de demandes d’aide alimentaire qui sont effectuées chaque mois au Québec. Les dons et le dépannage alimentaire sont malheureusement le résultat de l’échec de nos gouvernements à garantir le droit de vivre dans la dignité à toutes les Québécoises et à tous les Québécois.

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Une stratégie ferroviaire pour le Québec

OPINION / Nous sommes des mairesses et des maires de toutes les régions, à la tête de municipalités de toutes les tailles. Si nous prenons aujourd’hui la plume, c’est que nous fondons beaucoup d’espoir dans le Sommet sur le transport ferroviaire que tiendra le gouvernement du Québec le 9 décembre prochain à Drummondville. Le défi climatique, le développement économique régional et la mobilité demandent que nous nous réappropriions collectivement ce qui a soutenu pendant des décennies le dynamisme de notre pays : le rail.

Le transport ferroviaire a joué un rôle déterminant dans le processus d’industrialisation, l’ouverture de nouveaux marchés et le rapprochement des régions du Québec. Peu à peu délaissé au bénéfice de l’auto solo, il n’est maintenant plus que l’ombre de lui-même. Effectivement, selon un sondage CROP réalisé l’an dernier pour le compte de l’UMQ, 87 % de la population du Québec utilise l’automobile pour se déplacer au Québec pour un trajet de 100 kilomètres et plus, comparativement à 4 % pour le train. Pire, il ne représenterait une alternative à la voiture que pour 22 % des répondants. Il n’est donc pas étonnant que ce désintérêt ait encouragé un désinvestissement des gouvernements à un point tel que le Canada ne se situe plus qu’au 16e rang mondial pour la qualité de ses infrastructures ferroviaires. Pourtant, le contexte québécois force désormais les décideurs publics à regarder le rail sous un nouveau jour. Après tout, alors que les bouchons de circulation sont devenus le quotidien de bien des citoyennes et citoyens, le train offre un transport de masse, sur de longues distances, tout en générant une faible empreinte écologique. Peu énergivore, le rail constitue un choix logique pour diminuer la présence de camions sur nos routes et contribuer de fait à diminuer la congestion routière, et en conséquence, les émissions de gaz à effet de serre. Opportunité économique, le transport ferroviaire est aussi un levier de développement. Il permet aux entreprises de gérer leur chaîne logistique et de rejoindre de nouveaux marchés et ressources. Il assure la mobilité interurbaine et favorise l’offre touristique régionale.

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Des éveilleurs de conscience

En réaction à la chronique de Sébastien Lévesque intitulée « Les dissidents » et publiée le 25 novembre dernier.

OPINION / Monsieur Lévesque, merci pour votre article suggérant une plus grande attention et une écoute accrue envers les dissidents de tous niveaux, quels qu’ils soient. Peu importe leur appartenance ou leur idéologie, on devrait leur accorder, sinon notre adhésion, du moins notre attention, pour plusieurs raisons.

Contrairement aux médias électroniques comme les «nouvelles continues » et «GAFA» (Google, Amazon, Facebook, Instagram, etc.), les dissidents ou libres-penseurs deviennent des étincelles dans le noir, des allumeurs de réflexions et, finalement, des lanceurs d’alertes dans nos communautés subtilement ankylosées par la culture populaire «tout dit, tout pensé».

La pensée libre et libérée n’est pas esclavage et soumission à ces courants de la diffusion standardisée des médias populaires et populistes. Comme toute conviction, elle ne saurait se faire pensée «fast-food», celle du «précuit », du tout prêt, qui reste tellement facile et accessible à quiconque.

La pensée naît de l’observation lente et attentive, qui débouche ensuite sur une réflexion, pour se poser enfin sur un jugement valide, un constat final.

Ce processus méthodique et raffiné n’est déjà plus celui de la nouvelle instantanée des médias qui, eux, visionnent plutôt des faits bruts ou décrivent des acteurs tels qu’ils leur apparaissent. Cette manière de voir et de rapporter se révèle bien loin de la réalité exacte, prétendument perçue.

Yvon Côté

Sherbrooke

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AU NOM DE CES FEMMES

Le 6 décembre de chaque année nous rappelle tristement que 14 femmes ont perdu la vie suite à un attentat perpétré à la Polytechnique de Montréal. On souligne d’ailleurs cette année le 30e anniversaire de cette tragédie qui a marqué le Québec.

L’homme de 25 ans qui a commis ce crime, d’une lâcheté incommensurable, avait un objectif bien précis — voire un message à nous adresser —, soit celui de dire que des femmes ne méritaient pas de poursuivre des études afin d’accéder à des postes qui étaient auparavant réservés aux hommes. Il ne pouvait supporter que des femmes s’accaparent les avantages des hommes, selon ses dires. Une lettre laissée de sa part, après son suicide, a par ailleurs confirmé cela. Voilà qui rend encore plus odieux son crime.

Son nom ne mérite pas de passer à la postérité et je préfère ne pas l’évoquer ici. Mais il en va autrement pour le nom de ces femmes qui sont tombées sous ses balles le 6 décembre 1989 et qui avaient une place qui leur revenait de droit dans notre société, dans notre monde. Hommage soit ainsi fait, en lettres d’or dans le temps, à ces femmes : Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Edward, Maud Haviernick, Barbara Klucznik-Widajewicz, Maryse Laganière, Maryse Leclair, Anne-Marie Lemay, Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St-Arneault, Annie Turcotte.

Yvan Giguère

Saguenay

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Au service de la création de richesse

OPINION / Je suis fier de présenter le Plan stratégique 2020-2024 d’Hydro-Québec, qui est résolument axé sur la création de richesse au Québec et la lutte contre les changements climatiques. Je suis convaincu que ce plan permettra à l’entreprise d’assumer un rôle de leader de la transition énergétique en cours. Nous estimons d’ailleurs que nos efforts permettront de contribuer de manière importante à l’atteinte des cibles de réduction des GES du Québec en éliminant, d’ici la fin de 2024, l’équivalent des émissions de 1,5 million d’automobiles.

Nous avons la chance de vivre sur un territoire où l’on retrouve des ressources hydrauliques abondantes. En effet, le Québec compte parmi les rares endroits dans le monde qui peuvent se targuer de produire de l’électricité à la fois renouvelable, abordable et propre à près de 100 %. L’électricité représente déjà 35 % de l’énergie consommée au Québec, ce qui nous donne un net avantage pour faire face à la crise climatique. Toutefois, nous devrons accélérer l’électrification de notre économie et réduire notre dépendance aux énergies fossiles pour améliorer notre bilan environnemental et atteindre nos cibles de réduction de GES. Le Québec a tout ce qu’il faut pour s’électrifier davantage et réduire ainsi son déficit commercial.

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Commentaires injustes et erronés

OPINION / En réaction à l’article de Mélanie Côté, publié dans le journal Le Quotidien du 29 novembre 2019 et intitulé Un homme de Saguenay propose de démanteler la DPJ.

Chacun a droit de s’exprimer, de voir les choses à sa façon et tous les travailleurs sociaux respectent ce droit fondamental. Mais ce droit ne devrait pas être assimilé à des accusations, à une forme de procès. Si l’on comprend par les propos du père de famille, non identifié dans l’article, qu’il éprouve un goût très amer à la suite d’une expérience personnelle vécue avec la DPJ, certains de ses commentaires sont non seulement injustes, ils sont erronés.

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Cinq questions gênantes sur GNL Québec

OPINION / Dans son matériel promotionnel, GNL Québec se vante d’offrir des réponses directes à des questions directes. Voici cinq questions directes aux lobbyistes du projet le plus polluant de l’histoire du Québec.

Selon l’IRIS, la structure fiscale de GNL Québec est conçue pour minimiser ses retombées fiscales au Saguenay et au Québec. En clair, comme les investisseurs étrangers derrière le projet sont enregistrés dans des paradis fiscaux, comme les Bermudes et les Îles Vierges britanniques, ils paieront 5% en impôt sur les dividendes, contre 39,9% s’ils étaient soumis au même régime qu’une entreprise enregistrée au Québec. GNL Québec réplique que leur projet respecte les lois en vigueur. En effet, l’évitement fiscal est légal - mais la question est ailleurs. Est-ce qu’un projet qui échappe à ses obligations morales mérite de recevoir de l’argent public?

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L’avenir de nos établissements universitaires

OPINION / La société québécoise doit pouvoir évoluer en s’appuyant sur des institutions solides. Or, nos établissements d’enseignement universitaire contribuent résolument à la consolidation de l’identité collective et à la prospérité de toutes les régions du Québec. Aujourd’hui plus que jamais, le Québec et la société québécoise font face à de nombreux défis, qu’il s’agisse de la pénurie de main-d’œuvre, de changements climatiques, d’acquisitions de nouvelles compétences à l’ère du virage numérique, de la relève entrepreneuriale ou de la gestion de la diversité et du vivre-ensemble.

En génie comme en sciences de l’éducation, en sciences sociales ou en sciences de la vie, dans les arts comme dans les sciences numériques, ils sont un moteur pour la démocratie, l’économie, le développement durable, la culture et l’amélioration des conditions de vie et de travail. En réalisant des études universitaires, on se forme pour avoir accès à des emplois stimulants et variés, pour devenir des citoyennes et des citoyens responsables, pour mieux affronter les complexités de la vie contemporaine.

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Soignons mieux nos aînés

Cette lettre d’opinion est rédigée par François Paradis, président, et Linda Vaillant, directrice générale, de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec.

OPINION / La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants vient de présenter son projet de transformation des services d’hébergement pour aînés, projet que nous saluons. Parmi les soins offerts à ces personnes vulnérables, la nécessité d’optimiser l’usage des médicaments se pose d’emblée.

Une étude récemment publiée dans la revue Family Practice et menée par des chercheurs de l’Université Laval et de l’Université de Limoges concluait que près d’un Québécois sur deux de 66 ans et plus, atteint d’une maladie chronique ou à risque d’en développer, prend au moins un médicament potentiellement inapproprié (MPI). Parmi ceux-ci se trouvent des benzodiazépines et des antidépresseurs utilisés contre l’anxiété. Par ailleurs, un sondage de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES) a révélé que les aînés en CHSLD prennent en moyenne quatorze médicaments différents par jour – onze réguliers et trois au besoin. Or, le risque d’interaction médicamenteuse est de 100 pour cent chez les patients qui consomment dix médicaments et plus. Cela donne un aperçu des défis associés à l’usage des médicaments chez les aînés les plus vulnérables.

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Corps et âme

OPINION / C’est le titre du concert tenu dimanche dernier dans le cadre des Jeunesses musicales du Canada, à la salle Pierrette-Gaudreault du Mont-Jacob de Jonquière.

Encore une fois, une salle pleine a eu droit à une performance hors de l’ordinaire et inoubliable d’un jeune prodige pianiste de 27 ans. Nul autre que Teo Gheorghiu, meilleur artiste canadien du Concours musical international en 2017, s’est donné corps et âme avec maîtrise et assurance pour notre plus grand plaisir.

L’artiste, qui est également un adepte du vélo, a raconté avoir réalisé la prouesse de rouler, en juillet dernier, de Londres au Maroc, au motif qu’il avait un besoin impératif de déconnecter de la musique pour reconnecter avec son corps. Son périple lui a d’ailleurs servi de trame narrative à son spectacle. 

Le pianiste de concert n’est-il pas, à sa façon, un athlète ? Teo a passé d’un extrême à l’autre sur le clavier, à jouer avec la grâce et l’assurance du patineur artistique, sans filet de sécurité. Pour seule protection, en fait, une confiance inébranlable acquise grâce à un entraînement de durée incalculable qu’il a dû s’imposer pour en arriver à une maîtrise parfaite de son piano : le plus grand des instruments, a-t-il évoqué.

Le pianiste extrême et assuré a tout simplement ébloui la foule par sa touche magique, en nous amenant à la rencontre des plus grands parmi les plus grands. De Debussy à Mussorgsky, en passant par Maurice Ravel et sa renommée Valse.

En présentant La jeune fille et le rossignol, du compositeur catalan Enrique Granados, Teo a dit : « Si vous écoutez bien, vous reconnaîtrez, au cours de la pièce, le chant du... rossignol. » J’ai faussement douté. 

J’en suis convaincu : homo sapiens n’a pas inventé la musique, mais il la cultive depuis la nuit des temps au motif qu’elle le connecte avec la nature.

Merci à Luc Bouchard et à sa troupe qui, encore une fois, ont permis la production du spectacle. J’ai déjà hâte au 16 février 2020.

Marcel Lapointe
Jonquière

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Logement et maltraitance

OPINION / Dans Le Devoir du 27 novembre, deux articles me semblent se faire écho en tant que cause et effet du phénomène des enfants maltraités. En effet, ce ne sont pas d’abord dans des foyers bien logés que l’on trouve le plus d’enfants maltraités. L’exiguïté des lieux, trop souvent accompagnée d’une difficulté à joindre les deux bouts, crée les conditions propices aux chicanes familiales occasionnant maltraitance et autres conséquences néfastes pour les enfants, et souvent pour les femmes.

Il faut évidemment améliorer substantiellement l’aide aux enfants maltraités, entre autres, en renforçant les mesures juridiques à l’encontre des parents fautifs. On réagit alors aux effets. Il faut tout autant travailler à permettre à toutes les familles de vivre dans des conditions de logement acceptables. On travaille alors sur l’une des importantes causes du phénomène.

On annonce pourtant que, dans le grand Montréal, les logis seront plus petits et plus chers. Comment peut-on sérieusement contribuer à améliorer le sort des enfants maltraités si, en même temps, on ne fait pas tout pour instaurer des conditions de logement favorables à l’épanouissement de tous les membres des familles, et bien spécialement des enfants ?

À tous les niveaux de gouvernements s’impose le devoir de contrer tout ce qui engendre des situations défavorables aux plus faibles, les enfants, en s’attaquant à l’important problème des logements inadéquats. Le logement, c’est plus qu’un marché, c’est un droit à respecter et à faire respecter.

Normand Breault

Montréal

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Dépanner les quatre coins du monde

OPINION / Alimentation Couche-Tard (ACT) veut dominer le monde, et pourquoi pas ? La chaîne de dépanneurs administre 16 000 points de service, emploie au-delà de 130 000 employés et génère des revenus de 60 milliards de dollars. Après une soixantaine d’acquisitions depuis 2004, la chaîne veut maintenant s’attaquer à l’Asie et doubler sa taille d’ici cinq ans. Vu le palmarès fort reluisant de l’empire canadien des dépanneurs, difficile de croire que l’entreprise n’y parviendra pas.

Caltrex Australia exploite environ 2000 magasins au royaume des kangourous et vient de recevoir une offre amicale, mais non sollicitée, d’Alimentation Couche-Tard pour la somme de 7,8 milliards de dollars, une somme record pour le conglomérat canadien. Cela fait longtemps qu’ACT veut s’étendre dans cette région populeuse du monde.

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Ce terrain ne doit pas être vendu au privé

POINT DE VUE / La demande de Loge m’entraide que le terrain de l’ancienne boulangerie Fortin, à Kénogami, soit cédé à la Coopérative La Solidarité a fait couler beaucoup d’encre, dans les derniers mois. Avec raison. Il s’agit d’un rare terrain appartenant à la municipalité ; il devrait servir au bien-être collectif.

Depuis des années, notre regroupement, dont est membre Loge m’entraide, demande que les terrains publics excédentaires, payés par les contribuables, qu’ils soient municipaux, provinciaux ou fédéraux, soient réservés à des projets de logements sociaux et/ou répondant à d’autres besoins de la communauté, que ce soit pour un CPE, une école ou un parc, par exemple. Les villes devraient même en acquérir davantage pour constituer des réserves à ces fins.

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De Félix et de Piché

OPINION / Qu’ont en commun Félix Leclerc et Paul Piché, outre le fait qu’ils soient tous les deux des auteurs-compositeurs-interprètes québécois de renom ? Tenez, je vous donne une réponse toute personnelle : ce sont deux artistes de la chanson qui m’ont interpellé dès mon plus jeune âge. Félix à 10 ans, à la petite école. Piché a envouté mon adolescence. L’un est disparu, mais est toujours bien vivant dans le cœur des Québécois. L’autre a lancé dernièrement son plus récent album, qui commémore ses 40 ans de carrière, intitulé Quarante printemps, et qui est disponible depuis le 15 novembre dernier.

Les deux demeurent des bardes. Les deux ont hissé bien haut le drapeau du Québec aux quatre vents et ont fait l’éloge de notre langue française. Félix est devenu un personnage historique, un géant de notre culture ; le père de la chanson québécoise, rien de moins.

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Publisac: à Montréal, on joue avec notre avenir

OPINION / Le dossier du Publisac met en opposition les intérêts de la grande ville ainsi que ceux des régions et nous constatons que l’absence d’écoute portant sur les réalités régionales est frappante et désolante.

Nous ne sommes pas moins environnementalistes en région qu’à Montréal. Nous vivons sur la même planète et les enjeux environnementaux nous touchent tout autant, sinon plus puisque notre activité économique est davantage dépendante du climat et de la bonne santé des ressources naturelles, telle la forêt, cette ressource renouvelable. L’aménagement forestier durable et la transformation des produits du bois, y compris le papier, qui en résultent peuvent contribuer à atténuer les effets des changements climatiques. En effet, à mesure que les arbres poussent, ils absorbent et stockent le dioxyde de carbone. Ils représentent des processus efficaces et mondialement reconnus pour lutter contre les changements climatiques. Mais quand les arbres parviennent à maturité, leur croissance ralentit, la matière combustible s’accumule dans les forêts et au sol, ils deviennent vulnérables aux incendies de forêt ou aux infestations d’insectes.

Carrefour des lecteurs

Groupe Capitales Médias: comment éviter ces drames

OPINION / De la colère. Voilà ce que le Réseau FADOQ a ressenti en apprenant que les travailleurs et retraités du Groupe Capitales Médias ont une épée de Damoclès au-dessus de leur tête.

Les différents scénarios proposés pour sauver les six journaux de cette entreprise de presse entraîneraient la terminaison des régimes de retraite déficitaires du Groupe Capitales Médias, avec les lourdes conséquences que cela comporte. La plus dramatique d’entre elles : une réduction subite, dès le 1er janvier 2020, du tiers des prestations pour des centaines de retraités.

Point de vue

C’est petit en titi !

OPINION / On apprend ce matin (mercredi) que l’ancien politicien Thomas Mulcair est maintenant le porte-étendard d’un groupe voulant promouvoir l’homéopathie au Québec. Le but de tout ça, dit-on, est de reconnaître la légitimité de l’homéopathie. Pour connaître en détail le processus derrière l’homéopathie, je vous recommande le site Web de mon héros, Olivier Bernard, dit le Pharmachien. Avant d’aller plus loin, permettez-moi de faire ma profession de foi : je crois en la science et aux faits scientifiques ; pour me convaincre, je veux des données empiriques ; des fake news mon esprit s’acquitte ; l’homéopathie c’est de la bullshit.

Comment reconnaître la légitimité de l’homéopathie ? Commençons par le consensus : l’homéopathie ne fait pas mal. Aucun effet négatif n’est rapporté, sauf quand l’homéopathie est utilisée à la place d’un traitement recommandé.

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Les chiffres ne mentent pas

OPINION / Chaque année, le MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec) prend la peine de nous brosser un portrait de ce qui se passe dans nos supermarchés en utilisant les données d’AC Nielsen, groupe bien connu pour sa base de données crédibles. Les résultats pour l’année 2018 récemment publiés confirment certaines tendances intéressantes.

Chaque année, le MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec) prend la peine de nous brosser un portrait de ce qui se passe dans nos supermarchés en utilisant les données d’AC Nielsen, groupe bien connu pour sa base de données crédibles. Les résultats pour l’année 2018 récemment publiés confirment certaines tendances intéressantes.

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Quand Promotion Saguenay fait de la politique

OPINION / La semaine dernière naissait le nouveau mouvement Je crois en ma région qui, d’un premier abord, s’est présenté comme étant un rassemblement de gens d’affaires et d’organisations voulant s’offrir une tribune pour faire contrepoids aux contestataires des grands projets industriels régionaux.

Avec le recul, il m’apparaît plutôt comme un mouvement de panique envers le débat nécessaire auquel participent par ailleurs de plus en plus de scientifiques patentés et d’intervenants économiques reconnus. L’information fuse de toutes parts, sous forme de mises en garde, de chiffres contradictoires sur les répercussions environnementales et économiques.

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Autisme et déficience intellectuelle : trouver un terrain d’entente

OPINION / Il y a quelque chose de désolant à voir les élus du gouvernement et de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale être incapables de s’entendre sur un mandat d’initiative afin de se pencher sur la prestation de services aux personnes autistes. Quoique le refus du gouvernement d’octroyer le mandat à la Commission de la santé et des services sociaux à l’initiative de la députée de Westmount-Saint-Louis, Jennifer Maccarone, soit déplorable, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) convient qu’il faut élargir le mandat d’initiative.

Toutefois, elle n’embrasse pas la vision globale évoquée par la députée de Soulanges, Marilyne Picard, car la mise en place d’une telle consultation serait longue et paralyserait pendant des mois la capacité d’action du gouvernement alors que les besoins sont criants.

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Pour une meilleure justice climatique

OPINION / Des compagnies étrangères ont un gros projet pour le Québec, soit celui de construire un gazoduc de 780 km, partant de l’Abitibi vers le Saguenay. Ce gazoduc terminera sa course vers un terminal méthanier, Énergie Saguenay, afin d’y produire du gaz liquéfié, qui sera ensuite transporté sur des super méthaniers, qui sont parmi les navires les plus gros au monde, soit 300 mètres de long. Ils se promèneront sur notre fjord à nous !

Les scientifiques s’entendent pour que l’on réduise de moitié nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 10 ans. Pourtant, un projet comme GNL Québec aura comme effet de produire un minimum de 46 tonnes de CO2 chaque année, en plus de doubler le trafic maritime dans le fjord. 

L’industrie derrière le projet crie haut et fort que l’usine d’Énergie Saguenay sera la moins polluante au monde, qu’il n’y aura pas de risque d’explosion ou de déversement. Mais la réalité est autre.

La vérité est que le méthane est aussi dommageable que n’importe quel autre gaz. En 2017 seulement, il y a eu plus de 177 accidents de pipelines au Canada. Les retombées économiques annoncées n’ont jamais été prouvées et ce gaz liquéfié s’ajoutera au charbon et au mazout, que l’on prétend vouloir remplacer.

Le message est clair : il n’y a pas d’acceptabilité sociale, et l’énergie proposée en est une de régression, et non de transition. 

Durant les dernières années, nous avons enregistré des records historiques de chaleur et de canicule. Il y a eu une multiplication des feux de forêt, une augmentation des inondations, plus de sècheresse et les glaciers fondent de manière accélérée. La principale responsable de ces évènements est la combustion du pétrole, du charbon et du gaz.

Les personnes les plus touchées par ces conséquences sont les personnes les plus vulnérables. Au Québec, ce sont les personnes qui ont des problèmes de santé, les personnes qui n’auront pas les moyens de pallier à l’augmentation draconienne du panier d’épicerie et de la diminution des aliments disponibles ; ce sont les personnes qui n’auront même pas les moyens de se payer un air conditionné, qui vivront le plus durement les conséquences des changements climatiques. 

Allons-nous encore laisser des gens s’enrichir au détriment du monde dans lequel on vit, laissant dans la misère ceux qui ont déjà de la difficulté à voir le bout ?

Pour toutes ces raisons, le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean-Chibougamau-Chapais (MEPAC) donne son appui à la Coalition Fjord, et invite la population qui se sent interpelée par les changements climatiques à s’impliquer dans le mouvement citoyen. Car c’est ensemble que l’on peut créer un réel rapport de force. 

Marie-Ève Bouchard, coordonnatrice

MEPAC

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Autisme et Commission scolaire De La Jonquière

OPINION / En réponse au texte « Des parents d’enfants autistes inquiets », publié dans Le Progrès du samedi 9 novembre.

« Enfin », me suis-je dit, en lisant le cri du cœur de Loyce Bélanger et de Mélanie Minier dans vos pages, il y a moins de deux semaines, ces deux dames étant mamans d’enfants autistes. Parce qu’à ma connaissance, il est rare d’entendre ou de lire sur la place publique (ou dans les médias) cette crainte pourtant bien réelle que nous, les parents d’enfants autistes, vivons à l’approche de chaque rentrée scolaire, c’est-à-dire le stress du possible changement d’enseignantes pour les classes adaptées.

Mesdames Minier et Bélanger précisaient qu’en raison du processus d’attribution de postes de la Commission scolaire De La Jonquière, le fait que des enseignants parfois moins expérimentés se retrouvant en charge d’une classe adaptée pouvait représenter un facteur non négligeable d’impact négatif sur la routine de la clientèle vivant avec le TSA (trouble du spectre de l’autisme). Le fameux « bumping » faisant en sorte qu’un (e) enseignant (e) peut « hériter » d’une autre classe, alors qu’il (elle) aurait peut-être préféré conserver sa classe adaptée une ou deux autres années de plus. Je dis « bravo » mesdames, car vous avez tellement raison de dire haut et fort que de changer d’enseignante chaque année est un perpétuel recommencement et met en situation d’échec plus souvent qu’autrement nos jeunes. 

Avez-vous pensé aussi au stress occasionné aux enseignants qui ne sont pas suffisamment formés et qui s’en vont enseigner aux enfants de classes adaptées ? Avez-vous songé au risque qu’ils partent en « maladie » après un court laps de temps (situation réelle vécue par des parents qui ont dû vivre deux changements d’enseignants en moins de six mois…) ? Pour la stabilité, je suis aussi en faveur que la Commission scolaire De La Jonquière calque son modèle sur celui de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, c’est-à-dire que les enseignants de classes adaptées soient en poste avec leurs classes sur plus d’un an, donc trois ans, question d’assurer une stabilité, un suivi, et une quiétude d’esprit aux enfants TSA… et naturellement à nous leurs parents. Nous avons assez de composer avec l’autisme au quotidien sans avoir à nous casser la tête avec la rentrée scolaire. D’autant plus qu’avec les suppressions de postes d’éducatrices spécialisées dans les dernières années, certains titulaires de classes sont à bout de souffle ! La solution semble à une portée raisonnable, et à l’image de la demande formulée par les mamans Loyce et Mélanie, moi aussi je demande aux responsables en poste à ce qu’elle soit appliquée. J’adresse en passant un merci à la journaliste Anne-Marie Gravel pour avoir mis en lumière ce problème tellement criant. J’espère que nos dirigeants de la Commission scolaire De La Jonquière répondront favorablement à ce cri du cœur des deux dames, cri du cœur tellement représentatif de nombreux parents qui demandent la même chose. 

André Deschênes

Jonquière

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Un site privilégié

OPINION / Depuis que l’entreprise Alma Matériaux est passée au feu il y a plus ou moins un an et demi, et que l’emplacement a été nettoyé, je m’interroge sur ce qui peut bien être reconstruit sur le site. Ce questionnement revient chaque fois que je passe au coin des rues Scott et des Cascades, à Alma.

Je ne connais pas l’intention des propriétaires à ce sujet. Toutefois, l’idée qui me vient toujours serait la construction d’un centre d’hébergement pour personnes retraitées et autonomes. L’endroit y est un site privilégié pour ce type de services. Pourquoi ? D’abord, il est près de la rivière Petite-Décharge où une piste cyclable longe cette dernière. Il y a beaucoup de services à proximité. Dans son voisinage immédiat, il y a la Boulangerie Lesage avec son kiosque de crème glacée et un petit parc juste à côté pour pique-niquer.

Le bureau de poste est à un coin de rue. L’Hôtel Universel, avec son restaurant et le cinéma, sont annexés au Complexe Jacques-Gagnon qui abrite plusieurs bureaux et où loge le CLSC. À pied, la Plaza d’Alma avec ses boutiques, restaurants et bureaux est accessible.

La configuration de l’emplacement, en plus de permettre une vue panoramique, pourrait permettre la construction d’un stationnement sous l’édifice. Ce serait un édifice remarquable dans la Cité de l’hospitalité. En plus des gens d’Alma, la clientèle des municipalités avoisinantes, et même de la région, serait heureuse d’y vivre une retraite active et bien localisée. 

C’est une suggestion qui peut être considérée.

Martin Belley

Saint-Nazaire

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J’y crois tellement que je m’oppose

OPINION / Ma région mérite toutes sortes de projets, des petits, des moyens et des grands, mais pas des mauvais projets !

L’opération de relation publique tenue mardi par des acteurs politico-économiques, soutenus par un slogan irrespectueux et malhonnête intellectuellement, soulève de nombreuses questions.

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Les enseignants ont le dos large

OPINION / Nous avons pris connaissance avec surprise des propos de Marie-Christine Brault, sociologue à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), au sujet des nombreux diagnostics du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Nous tenons à rectifier certains faits véhiculés qui nous apparaissent exagérés.

D’abord, rappelons que seul le personnel médical est qualifié pour poser un diagnostic de TDAH. Il lui appartient d’évaluer l’enfant et de prescrire la médication appropriée, le cas échéant.

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Loin du cœur

OPINION / À l’adolescence, je me suis planté un clou rouillé dans un pied. À l’urgence, pour me rassurer, l’infirmier m’a dit : « T’en fais pas mon gars, c’est loin du cœur. » « Faux mon Jules, pareille blessure peut conduire à des effets systémiques très graves si mal soignée », avait rétorqué l’urgentologue.

En début de semaine dernière, la capitale de l’Inde, New Delhi, était aux prises avec un smog plus qu’inquiétant qui a transformé la ville en tableau de fin du monde. Des millions de personnes ont subi, entre autres maux, de graves problèmes respiratoires et oculaires. Craintes énormes en 2019, puisqu’en 2017, selon la très sérieuse revue scientifique Le Lancet, 1,2 million de décès prématurés furent attribués à ce phénomène automnal de sources naturelle et humaine en train de se transformer en véritable catastrophe humanitaire. Autre révélation dans Le Devoir : des 15 villes les plus polluées au monde, 14 sont indiennes.