L'oeil de Lacroix

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Mario Lacroix

ÉDITORIAUX

Complètement déconnecté

ÉDITORIAL / Que faudra-t-il aux péquistes pour comprendre ? Mercredi matin, le Parti québécois a reçu une autre brique sur la tête ; un autre morceau du temple qu’il occupait jadis et qui s’est transformé en ruines avec le temps. Avant l’hécatombe, il y a eu les infiltrations d’eau, les fissures, les murs défraîchis ; l’écho des Lévesque, Parizeau et Bouchard a cessé de résonner depuis fort longtemps, sinon à travers quelques relents de nostalgie.

Mercredi, le PQ a été relégué au rang de troisième opposition à l’Assemblée nationale, poussé hors du podium, au pied des libéraux et des solidaires. Ces mêmes solidaires à qui l’ancien chef péquiste, Jean-François Lisée, a tendu la main à l’approche des dernières élections, et qui ont tourné le dos au PQ faute de trouver un avantage à une telle union des forces. « Regarde-nous aller, mon oncle. On va te montrer comment ça marche maintenant au Québec », ont-ils dit, et ils ont remporté leur pari.

Carrefour des lecteurs

Une complicité insupportable

OPINION / Des pans de boîtes de céréales-bonbons à l’avant-scène d’une épicerie pour séduire les enfants. Pendant qu’en arrière-plan sur le même plancher, un étalage de produits bio accessibles aux plus riches seulement nous vante les mérites d’une saine alimentation.

Quand au Québec, dans les années d’or du PQ, la ministre de la Consommation, Lise Payette, avait passé une loi pour en finir avec l’exposition des enfants à la pub des jouets à la télé durant les heures de programmation pour enfants, la grande majorité avait applaudi ce progrès.

Carrefour des lecteurs

Quel avenir pour le PQ?

OPINION / La performance électorale catastrophique et le saut dans le vide politique de Catherine Fournier accentuent la très forte pression qui s’exerce désormais sur le Parti québécois, questionne son avenir, voire remet en question son existence.

Depuis la défaite référendaire de 1995, le parti a été dérouté fréquemment par des louvoiements sur ses orientations, secoué par des crises internes et éprouvé par de déchirantes courses au leadership. On sentait de plus en plus venir la crise après la malhabile perte du pouvoir en 2014 du gouvernement Marois, le délit de fuite politique de PKP, et la stratégie électorale alambiquée du chef Lisée qui, en évacuant le référendum, a étouffé la ferveur de sa clientèle souverainiste.

Éditoriaux

Bon pour la région

ÉDITORIAL / Un exercice budgétaire comme celui présenté mardi par le ministre des Finances, Bill Morneau, ne peut être absorbé et digéré en quelques heures. C’est un peu comme un meuble IKEA, qui doit être assemblé afin de prendre tout son sens et, surtout, toute sa valeur. Cela dit, les pièces maîtresses du budget, livrées sur le coup de 16 h, permettent de qualifier l’exercice de prometteur pour les régions comme celle du Saguenay-Lac-Saint-Jean, lesquelles font face à des enjeux tels la production agricole à l’ère du libre-échange, le vieillissement de la population et la pénurie de main-d’œuvre.

Naturellement, il s’agit d’un budget préélectoral et, comme c’est toujours le cas, ce dernier est ponctué de mesures populaires, susceptibles d’influencer le vote. Cela dit, la réflexion qui s’impose repose sur une sémantique beaucoup plus importante que la prochaine campagne électorale. Et en ce sens, ce qu’il faut surtout analyser, c’est dans quelle mesure le budget Morneau permettra au Saguenay-Lac-Saint-Jean de s’épanouir.

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Carrefour des lecteurs

Au cœur des forêts de la région

OPINION / Les questions entourant la protection du caribou forestier et du développement de l’industrie forestière régionale enflamment, polarisent et suscitent plusieurs interventions publiques. Nous en avons encore un exemple parfait depuis l’annonce de la « tournée caribou » du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs à la fin du mois de février dernier. Nous pouvons assister à des relances entre les groupes environnementaux d’un côté et les groupes patronaux, soutenus par une certaine frange syndicale affairiste, de l’autre. Les grand-es perdant-es, au centre de ce débat de sourds, sont bien entendu les travailleuses et travailleurs qui doivent vivre dans l’incertitude d’une industrie en transformation sans direction claire.

Pour l’avenir de l’industrie forestière et de notre région, nous devons nous élever au-dessus de la mêlée et revendiquer une sortie de crise durable et intelligente. Il ne sert à rien de se fermer les yeux sur certains enjeux environnementaux incontournables, tout comme il faut, impérativement, s’assurer que les travailleuses et travailleurs qui vivent actuellement de la forêt ne paient pas le prix de mauvaises décisions patronales ou gouvernementales. Les luttes environnementales entourant la question du caribou forestier ne doivent pas se conclure par des pertes d’emplois dans la région, tout comme la recherche de profits ne doit pas placer l’industrie forestière dans une position de non-retour environnemental qui ne bénéficierait à personne.

Opinions

Éloge de la diversité alimentaire

OPINION / L’auteur, Sylvain Charlebois, est professeur en distribution et politiques agroalimentaires à l’Université Dalhousie et directeur scientifique à l’Institut des Sciences analytiques en agroalimentaire.

Selon un récent sondage mené en février dernier, le Canada compte maintenant 466 000 véganes, ce qui équivaut environ à la population de la ville de Québec. Nous estimons qu’il y a un autre 18 % de personnes qui se proclament véganes depuis un an. Le nombre de végétariens atteint aussi un sommet, on en compte au-delà de 1,3 million au pays. En tout, près de 6,5 millions de consommateurs canadiens ont décidé de limiter ou d’éviter la consommation de viande, pratiquement 100 000 personnes de plus qu’en octobre. Encore une fois, ces chiffres impressionnent.

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