Carrefour des lecteurs

Appui au projet du parc de la zone ferroviaire

OPINION / La vie municipale saguenéenne connaît ces temps-ci une effervescence démocratique à laquelle l’ancienne administration ne nous avait pas habitués ! En effet, depuis le rêve éveillé de notre mairesse (Josée Néron) de dynamiser la zone ferroviaire de Chicoutimi par un grandiose projet d’amphithéâtre multifonctionnel, sondages, mémoires et débats se multiplient et passent par le filtre d’une commission qui rendra bientôt son rapport aux élus.

Des nombreux mémoires déposés, trois propositions ont été retenues :

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Réponses à Sébastien Lévesque

NDLR À chaque chronique de Sébastien Lévesque, vos réactions sont nombreuses. Ses questions philosophiques et éthiques vous interpellent, ce qui est rassurant à l’ère de la pensée en 140 caractères. Voici quelques-uns des nombreux courriels qu’ils reçoit :

Bonjour M. Lévesque,

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À quoi sert le gaz naturel?

OPINION / À lire et à entendre les reportages dans les médias au sujet du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) sur la conduite en gaz naturel nécessaire à la zone industrielle du port de Grande-Anse, il faut conclure que beaucoup de monde ne connaît pas du tout à quoi sert le gaz naturel.

Pourquoi est-ce que des usines, comme BlackRock, demandent d’obtenir du gaz naturel, ici, au Québec? Pourquoi est-ce que la Côte-Nord, qui produit de l’électricité à pleines turbines, demande d’être raccordée au réseau de gaz naturel? Pour polluer plus ? Par esprit de contradiction parce que, eux, ça leur tente de faire différent des autres et de ne pas prendre de courant propre comme tout le monde ?

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Sauvons nos journaux régionaux

OPINION / On ne peut concevoir qu’une région dynamique comme la nôtre ne puisse s’offrir une diversité d’informations. On ne peut accepter de donner le contrôle de l’information écrite à un propriétaire unique comme Québecor, qui a brisé tous les records de convergence en jumelant ses activités de presse écrite avec ses médias télé et radio.

La ministre de la Culture et des Communications du gouvernement Legault, Nathalie Roy, ne semble pas convaincue du danger imminent de la fermeture des quotidiens de Groupe Capitales Médias, dont votre Quotidien régional. Son hésitation relève davantage de sa crainte de la réaction du propriétaire du groupe Québecor, Pierre Karl Péladeau, qui n’a pas manqué d’accuser le gouvernement libéral précédent d’avoir accordé un prêt gouvernemental de 10 M$ à GCM.

Opinions

Groupe Capitales Médias : Legault se doit d’agir

OPINIONS / Monsieur le premier ministre, Depuis [mercredi] matin, une information consternante circule au Québec selon laquelle le Groupe Capitales Médias, qui publie plusieurs quotidiens essentiels à la vitalité de nos régions, fermerait ses portes.

Vous conviendrez avec nous que l’arrêt de la publication des journaux Le Soleil, Le Nouvelliste, Le Quotidien, Le Droit, La Voix de l’Est et La Tribune constituerait une catastrophe pour la vie économique et démocratique au Québec. En effet, en plus des emplois qu’ils génèrent, ces quotidiens sont primordiaux pour le fonctionnement de nos institutions, et ce, sur tout le territoire québécois. À titre de porte-parole des régions, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) peut difficilement concevoir le Québec sans l’existence de ces quotidiens.

Opinions

Trop beau pour devenir réalité.

OPINION / Le troisième lien entre Lévis et Québec, dossier que je suis avec intérêt depuis le début, est sujet à diverses propositions. Cela va d’un mégaprojet à coût astronomique à celle consistant à faire l’économie du projet au profit d’un changement radical des mentalités par l’éducation, ironiquement, dans une ville reconnue comme patrimoniale par l’UNESCO.

La radio rwandaise, du début des années 90, a montré un pouvoir de convaincre une partie du peuple de massacrer l’autre par des moyens médiatiques vicieux provenant de personnages peu scrupuleux. Pour asservir une majorité de citoyens à sa rhétorique, là-bas, la haine a servi de carburant ; à Québec, il s’agit de la cote d’écoute.

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Sauter trop vite aux conclusions

OPINIONS / Dans son texte « Un remplaçant à la hauteur » paru le 2 août dans le Carrefour des lecteurs du Quotidien, Marcel Lapointe suggère que les gens du milieu posent la candidature du lac Saint-Jean à titre de patrimoine mondial de l’UNESCO, puisque le caractère « délétère » des grands projets industriels a, selon lui, disqualifié le fjord du Saguenay.

M. Lapointe saute trop vite aux conclusions. Les opposants aux grands projets n’ont pas concédé la victoire aux entrepreneurs, exception faite peut-être pour Métaux BlackRock. Le port d’Arianne Phosphate sur la rive nord du fjord et Énergie Saguenay pourraient bien, eux, ne jamais se réaliser.

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Discrimination systémique : les femmes toujours désavantagées dans le secteur public

Malgré les avancées réalisées quant aux droits des femmes, une discrimination systémique perdure à leur endroit dans le secteur public québécois. Encore aujourd’hui, elles ont moins d’argent dans leurs poches que leurs collègues masculins.

En raison des mesures d’austérité instaurées au Québec depuis plus de 15 ans, le pouvoir d’achat des employés de l’administration québécoise accuse un recul d’environ 1,2 % depuis l’an 2000, selon l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS). Or, la proportion de femmes (72 %) au sein de l’administration québécoise y est grandement supérieure par rapport aux autres secteurs (entreprises publiques, universités, municipalités et entreprises de 200 employés et plus). Au cours de la même période, le pouvoir d’achat des salariés des autres secteurs a grimpé de 11 % en moyenne.

Carrefour des lecteurs

Un député qui rame à contre-courant

OPINIONS / Le chef du Parti populaire du Canada (PPC) prend position contre l’enseignement de la sexualité à l’école. Ben coudonc. Sous prétexte de protéger les droits individuels, Maxime Bernier s’oppose à ce que nos jeunes soient informés de leur réalité sexuelle. Si je comprends bien, il faudrait s’en remettre au bon vouloir des parents, frères ou soeurs aînés, instructeurs sportifs, amis (es) de la ruelle ou autres. Le besoin est pourtant criant, et l’urgence d’agir l’est autant selon les spécialistes en la matière.

Bien sûr, nombre de détails sont encore à régler, dont la formation spécifique des enseignants concernés, l’intégration complète au processus scolaire, le suivi des balbutiements, etc. Ce n’est pas rien, j’en conviens, mais ce sont là les exigences d’un ajout qui a trop tardé. En comparaison, ce n’est pas parce qu’on s’interroge sur le nombre et la proximité des bornes de recharge qu’on doit se cambrer face à la popularité croissante des véhicules électriques.

Opinions

Pour un contrôle des armes à feu

OPINIONS / La sécurité ! Est-ce question de posséder une arme ? La controverse s’intensifie sur ce sujet brûlant et turbulent aux États-Unis. Où en sommes-nous !

Oui, l’on peut vouloir exercer un contrôle serré des armes en imposant des règles, des lois, voir même en bannir certaines (comme les armes automatiques). Mais comment y parvenir ?

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Merci «monsieur Tomate»

OPINION / Stéphane Roy laisse derrière lui une entreprise orpheline, mais aussi un héritage extraordinaire pour le secteur agroalimentaire canadien. Un véritable pionnier pour la production à environnement contrôlé de la tomate biologique et du développement durable. Stéphane Roy, une source d’inspiration pour plusieurs, pour encore bien longtemps.

L’écrasement de l’hélicoptère qui a enlevé la vie du président-directeur général des Serres Sagami-Savoura, Stéphane Roy, ainsi que celle de son fils de 14 ans, a créé une véritable onde de choc. Son départ hâtif bouscule à peu près tout le monde dans le secteur agroalimentaire et surtout ses quelque 400 employés.

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Savoir-vivre et politesse

Quelques évènements de l’actualité des derniers temps me questionnent sur le savoir-vivre et la politesse qui semblent, du moins pour une partie de la population, des notions perdues ou, à tout le moins, dépassées. À toutes les époques, il y a eu de ces individus pour qui ces notions n’existaient que très peu. Maintenant, cela semble être plus répandu.

Prenons par exemple le problème des chiens sans laisse qui attaquent d’autres animaux ou des humains. Si nous avions tous du savoir-vivre et un sens des responsabilités envers autrui, presque jamais ces incidents malheureux n’arriveraient. Les témoignages de personnes ne se promenant plus dans telle ou telle rue pleuvent. C’est le monde à l’envers ! Ce n’est pas normal qu’on soit anxieux à l’idée d’aller promener son chien. Il y a quelque chose, quelque part, que ne marche pas. La conscience de l’autre disparaît.

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La francophonie selon Denise Bombardier

OPINION / Denise Bombardier a entrepris d’aller à la rencontre de francophones hors Québec, cet été, afin de préparer le tournage d’un documentaire sur la francophonie canadienne qui répondra à la question : existe-t-il une vitalité francophone à l’extérieur du Québec ? Comme si la question devait être tranchée... par Denise Bombardier.

Rappelons-nous que la francophonie, notamment du Manitoba, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick, attendait Mme Bombardier de pied ferme au lendemain de la diffusion de l’émission télévisée Tout le monde en parle du 21 octobre 2018, à laquelle elle a déclaré que toutes les communautés francophones hors Québec sont à peu près disparues. Lors de quelques apparitions médiatiques dans les mois qui ont suivi, Denise Bombardier défendait toujours ses propos, allant jusqu’à déclarer que le Canada ne compte aucune université francophone à l’ouest de l’Ontario, omettant ainsi l’existence de l’Université de Saint-Boniface au Manitoba. Ouf ! Quelles bourdes.

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Félicitations au gouvernement Legault

OPINION / Loge m’entraide revendique souvent auprès des gouvernements, mais quand l’un ou l’autre fait de bons coups, on tient aussi à le dire publiquement. Et c’est le cas pour le gouvernement Legault qui a annoncé, en juillet 2019, deux excellentes nouvelles, dont une liée au logement social et l’autre, aux groupes en défense collective des droits.

Le 9 juillet, la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec, Andrée Laforest, a annoncé la hausse de 25 % des subventions du programme AccèsLogis, seul programme au Québec permettant la réalisation de logements sociaux, rendant enfin possible la construction de 15 000 logements sociaux au Québec. Rappelons que ces projets avaient déjà amassé la contribution du milieu requise et déposé une demande de subvention au gouvernement, mais ils n’y arrivaient pas en raison des subventions qui n’avaient pas été indexées depuis dix ans, ne suivant donc pas la hausse des coûts de construction.

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Manger un steak en flattant Fido

OPINION / L’humain et le monde animal ont toujours maintenu une relation paradoxale. Pour nos animaux de compagnie, nous dépensons presque neuf milliards de dollars annuellement. Une somme qui ne cesse d’augmenter chaque année. Il y a plus de 16 millions d’animaux de compagnie au Canada, et presque 40 % des ménages canadiens possèdent un chat ou un chien, ou les deux. Pendant que certains d’entre nous dépenseront des milliers de dollars pour maintenir Fido ou Minou en vie, plus de 800 millions d’autres bêtes passeront à l’abattoir cette année au pays. Cela représente beaucoup de viandes à ingérer de façon régulière. De plus, il ne faut pas oublier que certains d’entre nous s’adonnent à la chasse active pour la viande ou pour le plaisir.

L’espèce humaine a toujours eu le dessus sur les animaux, à quelques exceptions près. L’humain obtient l’amitié, l’amour et la sécurité par ses animaux de compagnie. En agriculture, l’homme récupère la chaire de ses bêtes. Pour certains, l’exploitation délibérée et instinctive de l’animal crée un malaise.

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Le PM debout ?

OPINIONS / À la télévision, à plusieurs reprises, M. Justin Trudeau, premier ministre, a fait l’affirmation suivante : « On s’est tenu debout » en parlant de « mon » gouvernement. Premier constat : M. Trudeau se présente seul à l’écran. Pourquoi les membres de l’équipe ministérielle sont-ils absents dans la séquence télévisée ? Il en était de même lors de son élection. Le Parti libéral du Canada avait misé sur l’unique image de M. Trudeau et cela a fonctionné. Veut-on répéter la même approche en octobre 2019 ? C’est un gros risque.

Pour soutenir son affirmation, M. Trudeau évoque trois dossiers importants. Mais dans plusieurs dossiers importants, M. Trudeau s’est-il tenu debout ? Dans le dossier de l’immigration, le premier ministre a ignoré son ministre et tous les fonctionnaires en ouvrant toute grande la porte à tous les immigrants du monde. On connaît la suite.

Opinions

Mesures intérimaires

OPINIONS / Lettre envoyée au ministre Pierre Dufour, titulaire des Forêts, de la Faune et des Parcs

Monsieur le ministre,

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Surcapacité de l’aluminium

Les auteurs sont Jean Simard, président et chef de la direction Association de l’aluminium du Canada, Heidi Brock, présidente et chef de la direction de The Aluminum Association, Gerd Götz, directeur général de European Aluminium, et Yoshihisa Tabata, directeur exécutif de Japan Aluminium Association.

OPNION / En tant que dirigeants des associations nationales de l’aluminium du Canada, des États-Unis, de l’Europe et du Japon, nous exprimons depuis de nombreuses années notre profonde préoccupation face à la surcapacité injustement subventionnée et aux autres comportements de distorsion du marché qui sapent la croissance durable de l’industrie de l’aluminium. L’important rapport de l’OCDE publié au début de l’année, intitulé «Mesurer les distorsions sur les marchés internationaux: la chaîne de valeur de l’aluminium», montrait que les facteurs non liés au marché étaient à l’origine de l’augmentation récente des capacités de production d’aluminium, qui a eu des répercussions tout au long de la chaîne de valeur.

Opinions

Le patient d’abord

OPINION / Infirmières praticiennes spécialisées, hygiénistes dentaires et maintenant pharmaciens : depuis le début de son mandat, la ministre Danielle McCann concrétise la volonté de son gouvernement de confier à d’autres types de professionnels de la santé certaines responsabilités autrefois assumées uniquement par les médecins. L’objectif : favoriser un meilleur accès des Québécois aux soins de santé, sans faire de compromis sur leur santé ou leur sécurité. À titre de citoyens, nous ne pouvons qu’applaudir cette orientation bénéfique pour les patients du système de santé du Québec.

À titre de professionnels du milieu de la santé, toutefois, les chiropraticiens doivent insister afin que ces gestes inspirés d’une saine collaboration interprofessionnelle se poursuivent, notamment pour inclure dans cette orientation la compétence des chiropraticiens. Rappelons que les chiropraticiens du Québec sont détenteurs d’un doctorat de premier cycle décerné par l’Université du Québec à Trois-Rivières ou par les institutions d’enseignement chiropratique dont les diplômes sont reconnus comme étant équivalents. Leur formation et la loi encadrant leur expertise font d’eux des professionnels de première ligne habilités à diagnostiquer, traiter et prévenir divers problèmes de santé affectant le système neuromusculosquelettique de leurs patients. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle plus de 840 000 citoyens ont recours, annuellement, aux soins chiropratiques. En effet, la loi reconnaît que les chiropraticiens sont des professionnels habilités à traiter ce genre de problème. Par ailleurs, leur expertise s’est révélée hautement pertinente dans les cas d’accidents du travail ou de la route.

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Le drame du policier Bigras

OPINION / La mort du policier Bigras, témoin de première ligne du meurtre des enfants de Guy Turcotte, est d’une grande tristesse. Cela nous interpelle tous quant à la fragilité de l’être humain, peu importe la place que celui-ci occupe sur l’échiquier social. Particulièrement ceux qui côtoient la souffrance, tels les policiers, ambulanciers, soldats, oncologues et autres.

Souvent, on se plaît à le répéter : la vie ne tient qu’à un fil. Mais concrètement, ce n’est que lorsqu’on est confronté à des réalités qui frappent l’imaginaire, à des drames épouvantables, que l’on peut en saisir toute la mesure. Ce qu’on apprend du policier Bigras, c’est qu’il avait peine à se remettre de ce qu’il a vu à ce moment-là. De 2009 à 2019, dix ans sont passés. Cela nous ramène en mémoire les traumatismes vécus par les soldats, lors de leur retour au pays, alors qu’ils doivent souvent vivre avec le souvenir insupportable de la cruauté, de la méchanceté, pour ne pas dire de la bestialité de l’être humain. Ou encore les traumatismes de l’oncologue qui, jour après jour, sait que la personne qu’il a devant lui mourra dans les prochains mois, ou même les prochaines semaines, tout en devant entretenir l’espoir, sans jamais s’attacher à ses patients. Pensons aussi à l’ambulancier qui arrive sur les lieux d’un accident de voiture et qui est confronté à la vue de cadavres déchiquetés, au dernier souffle d’une victime, à ses derniers mots.

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L’ambition de tout aplanir

Mme Josée Néron, mairesse de Saguenay, Chaque fois que je reviens dans ma région natale, le Saguenay, j’ai le même constat : à partir de la sortie de la Réserve faunique des Laurentides, très précisément dès Laterrière jusqu’au fjord, les pelles mécaniques s’acharnent furieusement à deux tâches, soit raser et niveler ce qui reste de collines et remplir ce qui reste de coulées, comme si le développement justifiait d’aplanir et d’uniformiser tout le territoire. Ce faisant, les zones boisées rétrécissent ou disparaissent au même rythme que le béton et l’asphalte se répandent.

En 40 ans d’observation de ces « progrès », j’ai noté que 2018 était la pire année : juste en face du bel édifice de Tourisme Saguenay et du hideux Costco, les promoteurs du projet AXE achèvent de détruire une autre superbe colline boisée et rocheuse pour la convertir en méga projet commercial. À quelques centaines de mètres de là, près de l’autoroute 70, une autre disparaît sous les coups répétés des pépines.

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Projet centre-ville

OPINIONS / Suite à la lettre d’opinion d’une lectrice parue dans Le Quotidien du 19 juillet, qui critiquait les projets et les élus de Saguenay, voici la réflexion que j’ai fait parvenir aux élus de l’arrondissement de Chicoutimi, car il y a des limites à ne voir que le verre à moitié vide.

Il est temps que nous acceptions d’avancer pour l’avenir de notre ville et créer afin que nos jeunes puissent se permettre de faire le choix de vivre à Saguenay.

Opinions

Des remerciements bien sentis

OPINIONS / La collecte de sang tenue récemment à Sainte-Thècle pour Héma-Québec a été une grande réussite. Reconnaissance et remerciements aux 85 personnes qui ont fait généreusement un don de sang. Elles ont contribué à sauver plusieurs vies, un geste humanitaire qui n’a pas de prix.

Merci infiniment à Normand Béland, coordonnateur de la collecte et Anita Roy Béland, responsable des bénévoles, pour leur très grand dévouement à cette cause.

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Données personnelles : c’est déjà foutu

La catastrophe survenue chez Desjardins concernant les données personnelles fâche bien des gens. La chose se comprend aisément. Je ne peux cependant m’empêcher de penser qu’il y a là un bouc émissaire idéal : il est proche, on le connaît bien, il fait pratiquement partie de la famille.

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Le schéma de Saguenay

Au moment de produire son nouveau Schéma d’aménagement et de développement (SAD), Saguenay ne dispose pas d’un monitoring documenté et fiable de ce qu’est devenue la ville depuis la fusion en 2001.

Pourquoi ? Le premier SAD, perfectible, c’est le moins qu’on puisse dire, a été adopté en 2007, sans grand débat en raison du dirigisme de l’administration Tremblay. En juin 2011, le maire avait ses propres priorités et on a ajouté un plan d’action et une stratégie de mise en œuvre sans changer le SAD. On retrouve aujourd’hui, sur le site de la Ville, ce plan d’action de quelques pages et le document complet du Schéma d’aménagement et de développement de 2007, avec les données de 2006. Ces outils de planification et d’intervention, clairement dépassés, ne comprennent aucune directive de suivi, aucune cible précise ni d’échéances et peu de résultats attendus.

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Un corridor non nécessaire

OPINION / Dans vos parcours quotidiens au volant de votre voiture, vous avez sûrement identifié une rue ou plusieurs segments de rue dont le pavage mériterait d’être refait, mais les années passent et la dégradation se poursuit, le pavé se dédouble, les trous sont de plus en plus nombreux et rien n’est fait pour corriger la situation. Par ailleurs, on vient d’apprendre que les 40 kilomètres de nouveau pavage promis par la mairesse de Saguenay, Josée Néron, seront écourtés en raison de la hausse du prix du béton bitumineux.

L’an dernier, Saguenay aménageait une nouvelle allée pour les autobus dans le stationnement ouest de l’Université du Québec à Chicoutimi afin de faciliter leur mobilité. Mais tenez-vous bien, on n’est pas satisfaits de cette modification, et voici ce qui se passe depuis le mois de mai dans le secteur du Cégep et de l’UQAC. On a commencé par abattre plus de deux cents arbres matures, on a complètement défait la côte qui reliait ces deux institutions, on a fait un nouveau tracé et on l’a asphalté, on a enlevé tout le pavage du stationnement ouest de l’UQAC, on change de place le terminus qu’on avait fait en 2018. On construit un tunnel souterrain pour permettre aux pauvres étudiants de se rendre au nouveau terminus sans affronter l’hiver et on va refaire le pavage neuf sur ce stationnement de près de 18 000 pieds carrés.

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Improvisation et amateurisme à l’hôtel de ville

OPINION / On doit se rendre à l’évidence : les dés étaient pipés en ce qui à trait à la démarche de l’administration municipale concernant le projet de développement du centre-ville de l’arrondissement de Chicoutimi.

D’abord, dans l’improvisation totale, au printemps dernier, la mairesse de Saguenay, Josée Néron, de sa propre initiative, présente un projet de reconstruction du centre Georges Vézina au centre-ville de Chicoutimi. Une initiative spontanée qui a surpris tout le monde, y compris bon nombre des conseillers municipaux élus, eux aussi, démocratiquement par les citoyens de Saguenay. Celle qui faisait de la transparence le pivot de sa dernière campagne vient d’en rater une.

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Vous avez dit consultation?

OPINION / Dès le début, l’opération de consultation sur la zone ferroviaire a malheureusement pris des airs de mascarade. Un éléphant s’était déjà imposé en urgence dans la pièce, en l’occurrence le Centre Georges-Vézina avec la solidification de son toit, et en prime l’inévitable et dispendieuse mise à niveau pour prolonger sa vie de 25 ans. La direction des Saguenéens et la mairesse décidèrent alors de parier sur l’Amphithéâtre + en plein centre-ville sur la zone ferroviaire. Sans surprise, le projet qu’on voulait municipal et régional s’est vite embourbé dans les marécages politiques jonquiérois et baieriverain. Un retrait stratégique s’imposait.

Dès le début, l’opération de consultation sur la zone ferroviaire a malheureusement pris des airs de mascarade. Un éléphant s’était déjà imposé en urgence dans la pièce, en l’occurrence le Centre Georges-Vézina avec la solidification de son toit, et en prime l’inévitable et dispendieuse mise à niveau pour prolonger sa vie de 25 ans. La direction des Saguenéens et la mairesse décidèrent alors de parier sur l’Amphithéâtre + en plein centre-ville sur la zone ferroviaire. Sans surprise, le projet qu’on voulait municipal et régional s’est vite embourbé dans les marécages politiques jonquiérois et baieriverain. Un retrait stratégique s’imposait.

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Un marché public pour tous

OPINION / Avec le beau temps, les gens envahissent les marchés publics au plus grand plaisir des marchands qui réalisent des affaires d’or. Les ventes annuelles de l’ensemble des marchés publics au Canada frôlent les 1,5 milliard de dollars. Ce montant ne représente tout de même qu’un maigre 1,2 % des ventes totales de produits alimentaires au détail au pays, mais ce montant ne cesse d’augmenter. Il existe maintenant plus de 500 marchés publics d’envergure au Canada. Musique, chefs professionnels et spectacles culinaires nous en mettent plein la vue et tout le monde se sent au cœur de la fête lors d’une visite au marché. Certains nouveaux marchés comme celui d’Edmonton et celui du vieux Québec sont de véritables cathédrales de l’alimentation et épatent tous les visiteurs. Un nombre grandissant de marchés publics offrent de plus en plus l’accès aux personnes à mobilité réduite. Même si les marchés publics ont la cote ces jours-ci, plusieurs savent qu’une simple seule visite au marché peut sérieusement compromettre un budget alimentaire.

Entre les années 1800 et 1915, les Européens qui ont immigré dans les premières colonies du « Nouveau Monde » au Canada ont transporté avec eux leur conception du souk. Ces foires constituant à cette époque des lieux d’échange principalement pour les paysans. Avec le temps, la modernisation du style de vie et l’industrialisation de l’agriculture, les gens ont cessé de dépendre de ce type de marchés publics pour se tourner vers les supermarchés. Ce n’est qu’à partir des années 70 que ces lieux d’exposition pour commerçants ambulants regagnent en popularité.

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Nos grands projets

OPINION / En 1990, à l’Assemblée nationale du Québec, lors du rejet de l’Accord du lac Meech, le premier ministre Robert Bourassa a fait une déclaration qui a marqué le Québec. Inspiré de celle-ci, moi je dis : « Notre région est libre et capable d’assumer son destin et son développement, et ce, tout en respectant les enjeux actuels. »

En politique municipale depuis plusieurs années, mon implication dans plusieurs grands projets réalisés sur le territoire de la MRC du Fjord-du-Saguenay me permet d’être rassurant et de confirmer que chacun d’entre eux est l’aboutissement d’un processus très bien établi par les gouvernements provincial et fédéral. Pensez, par exemple, à la construction de la Centrale Péribonka IV, à la dérivation de la rivière Manouane et au parc éolien dans la Réserve faunique des Laurentides, ainsi qu’à l’obtention des autorisations nécessaires à la construction de la mine au lac à Paul et au port à Sainte-Rose-du-Nord pour le projet Arianne Phosphate.