Mission [+] L'Union des municipalités du Québec

Le défi de la mobilité durable

Le secteur des transports et de la mobilité représente le principal poste de dépenses des municipalités, ces dernières consacrant chaque année, uniquement pour le transport collectif, quelque 2,5 milliards $. La demande pour répondre aux besoins des citoyens et les coûts explosent, mais le financement, lui, stagne.

Si le gouvernement contribue entre 50 et 100% des immobilisations en transport en commun, les charges relatives à l’exploitation de ce service sont actuellement assumées à 85% par les municipalités. Ne pouvant suivre le rythme, celles-ci font annuellement face à un manque à gagner de 400 millions$. À l’égard des infrastructures, le portrait n’est guère plus reluisant avec des besoins estimés à 8 milliards$ d’ici les cinq pro­chaines années. 

Par ailleurs, à ce jour, l’offre proposée n’a pas réussi à gagner l’adhésion de la population qui a toujours recours – et de plus en plus – à l’auto solo. En dehors de la métropole et dans les régions du Québec, l’accès au transport collectif est encore limité. Pour relever le défi d’une mobilité qui favorisera la qualité de vie, le développement économique, la protection de l’environnement et l’occupation du territoire, il faut la penser autrement.

En avril, le gouvernement du Québec dévoilait sa Politique de mobilité durable 2030. Cette politique vise à ce que 70% de la population ait accès à des services de mobilité durable qui assureront une meilleure fluidité des déplacements et moins de perte de temps. Elle instaure aussi un principe d’écoconditionnalité obligeant les municipalités à élaborer des plans de mobilité intégrés d’ici 2023 afin d’avoir accès à des sources de financement.


ENJEUX DU TRANSPORT COLLECTIF :

  • Financement
  • Gouvernance
  • Accessibilité

ENJEUX DU TRANSPORT AÉRIEN :

  • Maintenir et développer les infrastructures aéroportuaires
  • Améliorer la desserte aérienne
  • Stimuler la concurrence pour faire diminuer les prix des billets d’avion

ENJEUX DU TRANSPORT MARITIME :

  • Mise à niveau des infrastructures portuaires (transfert des ports fédéraux)
  • Croisières et traversiers

LES GOUVERNEMENTS DE PROXIMITÉ RÉCLAMENT :

  • Un modèle équitable de partage des coûts d’exploitation du transport collectif;
  • Des investissements massifs en transports dans toutes les régions du Québec.


CE QU'ILS ONT DIT

«Le transport collectif est le moteur du développement économique. Il implique la mobilité de la main-d’œuvre, l’accessibilité aux emplois, aux établissements d’enseignement et de recherche, etc. La mobilité est à la base de la vitalité sociale, car elle rend à portée les services essentiels, les activités communautaires, notamment en région où elle contribue à briser l’isolement.»
Florence Ferraris, journaliste au Devoir

«Ce que l’on voit depuis plusieurs années, c’est que les pôles d’emplois ont tendance à se décentraliser et le transport collectif offre peu d’options pour les gens qui souhaitent se déplacer en banlieue.»
Florence Paulhiac-Scherrer, professeure au département d’études urbaines et touristiques à l’UQAM

«Il faut faire plus et mieux en matière de mobilité. C’est une question cruciale pour les familles, les jeunes, les aînés, les travailleurs, les employeurs et la planète. Il faut investir plus et partager les coûts équitablement.»
Alexandre Cusson, président de l’UMQ et maire de Drummondville


QUELQUES CHIFFRES

85 %
c’est la part des charges relatives à l’exploitation du transport en commun assumée par les municipalités

400 
millions de $ représente le manque à gagner des municipalités en transport collectif


milliards$, c’est la somme qui correspond aux besoins estimés pour les infrastructures d’ici les cinq prochaines années