Chrystia Freeland, ministre des Finances du Canada
Chrystia Freeland, ministre des Finances du Canada

Mise à jour économique: oui, mais les députés régionaux veulent le vaccin

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
Une question demeure après la mise à jour économique de Chrystia Freeland, présentée lundi après-midi, estiment tant le conservateur Richard Martel que le bloquiste Alexis Brunelle-Duceppe : mais quand recevrons-nous le vaccin contre la COVID-19?

Appelés à réagir à l’énoncé économique présenté par la ministre des Finances, les députés de Chicoutimi-Le Fjord et de Lac-Saint-Jean avaient un discours qui se rejoignait sur le point principal. L’économie ne pourra reprendre de la vigueur si le coronavirus n’est pas vaincu.

Et MM. Martel et Brunelle-Duceppe s’entendaient aussi sur la solution. Le vaccin.

« On a beau parler de tous les chiffres qu’on veut, explique Richard Martel, ils ne seront plus bons si on ne s’occupe pas de la pandémie. Les libéraux auraient dû en faire plus pour avoir un plan. Le Canada va avoir ses vaccins après plusieurs pays. »

Alexis Brunelle-Duceppe va dans la même direction. « On prévoit une croissance du PIB canadien de 4,8%. [Mais] pour que ça arrive, ça prend un vaccin. Et il reste deux questions à propos du vaccin : quand ? Et comment ? », affirme le bloquiste, précisant qu’il reste beaucoup de flous au sujet de l’obtention des vaccins et de leur distribution aux provinces.

Déficit et santé

La taille du déficit inquiète aussi les députés. S’ils concèdent tous les deux que les circonstances ont obligé Ottawa à dépenser, ils ont aussi des réserves sur ce qu’ont fait les libéraux.

Richard Martel se demande où est allé l’argent allongé à la population et aux entreprises. « On nous a parlé de 400 G$. On sait que 200 G$ sont allés dans la PCU, la subvention salariale, et le compte d’urgence aux entreprises. On ne sait pas où est allé l’autre 200 G$ et les libéraux ne veulent pas coopérer. »

Alexis Brunelle-Duceppe aurait aussi aimé que le gouvernement fédéral augmente ses transferts en santé vers les provinces, une demande récurrente de Québec, appuyé par le Bloc québécois.

« Il n’y a rien eu là-dessus. On est en pleine pandémie et ça aurait été une bonne idée d’augmenter le pouvoir d’action des provinces », résume-t-il.

Sandra Rossignol, de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord

Bon accueil de la CCISF

Par ailleurs, la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord accueille favorablement un bon nombre des mesures inscrites dans l’énoncé économique de la ministre Freeland et y va de quelques suggestions.

Si l’augmentation du taux maximal de la subvention salariale à 75 % reçoit l’approbation de la CCISF, l’organisme aurait aimé que l’on aide davantage les aéroports, que l’on favorise l’aide directe plutôt que les prêts pour l’industrie touristique, et que l’on établisse des cibles pour la gestion des finances publiques.

L’organisme Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ) partageait l’enthousiasme de la chambre de commerce sur la bonification de la subvention salariale. MEQ demandait cependant au gouvernement de favoriser les entreprises d’ici dans son plan de relance.