Martin Bernier effectuera son quatrième tour du lac Saint-Jean à vélo de la saison, la semaine prochaine, pour guider un ami et lui faire découvrir les plus beaux panoramas qui ceinturent le majestueux Piékouagami.
Martin Bernier effectuera son quatrième tour du lac Saint-Jean à vélo de la saison, la semaine prochaine, pour guider un ami et lui faire découvrir les plus beaux panoramas qui ceinturent le majestueux Piékouagami.

Véloroute des Bleuets: les incontournables de Martin Bernier 

La Véloroute des Bleuets célèbre cette année son 20e anniversaire et s’il est un cycliste qui la connaît comme le fond de sa poche, c’est bien Martin Bernier, qui fait régulièrement le tour du lac Saint-Jean à vélo chaque été depuis au moins trois décennies.

Résidant de Saint-Eugène-d’Argentenay, ce retraité de l’enseignement de la Polyvalente Jean-Dolbeau effectuera d’ailleurs son quatrième tour du lac à vélo de la saison la semaine prochaine, pour guider un ami et lui faire découvrir les plus beaux panoramas ceinturant le majestueux Piékouagami. Nous lui avons demandé de nous indiquer les incontournables du secteur entre Sainte-Monique et Albanel.

Dans un premier temps, il faut dire que ce secteur du Haut-du-Lac de la Véloroute des Bleuets s’est considérablement amélioré en 20 ans. Au début, plusieurs adeptes du vélo, notamment les petites familles, préféraient éviter cette portion du circuit cyclable parce qu’ils redoutaient de rouler sur la piste aménagée sur l’accotement de ces routes très passantes durant la belle saison.

L’idéal serait, bien sûr, de ne plus avoir de tronçons sur l’accotement, mais comme en toutes choses, l’argent reste le nerf de la guerre. Cela dit, au fil des ans, certaines portions du circuit ont été rendues plus sécuritaires et plus agréables parce qu’elles passent maintenant par des secteurs boisés.

« Si on compare avec d’autres places, on ne peut pas dire que c’est négligé, mais ça pourrait être mieux », avoue M. Bernier.

Parmi les beaux coins de ce secteur, le cycliste souligne la portion de Sainte-Monique jusqu’à Sainte-Jeanne-d’Arc. « C’est dans le bois maintenant, alors qu’avant, c’était sur l’accotement et c’était plus dangereux. Dès que tu entres dans le boisé, tu es plus en sécurité. »

Pour parvenir à ce site enchanteur à partir de Sainte-Monique, Martin Bernier a deux options : passer par les sentiers de poussière de pierre du parc national de la Pointe-Taillon et prendre l’agréable traversée de la rivière Péribonka en ponton, laquelle part de Pointe-Chevrette jusqu’au quai de Péribonka ; ou emprunter la piste cyclable de la route Maria-Chapdelaine (169) et ses attraits, vers Péribonka, la petite municipalité qui a vu naître Michel Goulet, l’un des meilleurs joueurs des Nordiques de Québec.

De Péribonka, les cyclistes ont un rendez-vous incontournable avec Sainte-Jeanne-d’Arc, même s’ils doivent passer par le rang Gaston-Morin, « une partie qui aurait besoin d’un peu d’amour ».

Arrivés à Sainte-Jeanne-d’Arc, les gens découvrent un petit barrage et le Vieux Moulin, situé au milieu du village. Un petit détour d’environ deux kilomètres qui vaut le coup d’oeil : le pont couvert. « C’est un super super beau coin ! , assure Martin Bernier, qui se rappelle de beaux moments passés à cet endroit avec les participants du Tour des jeunes Desjardins, organisé par François Carrier et son équipe. Toutes les fois, c’est au Vieux Moulin qu’on arrêtait manger avec les jeunes et ils aimaient bien ça. C’est au bord de la rivière et c’est super beau ! »

Puis, le cycliste passe par un secteur boisé très sécuritaire entre Sainte-Jeanne-d’Arc et Mistassini. Une fois arrivé à Mistassini, il propose un arrêt gourmand à la Chocolaterie des Pères Trappistes, grâce à une autre petit détour en sortant de la Véloroute, à environ six kilomètres de l’embranchement vers Saint-Eugène-d’Argentenay.

Dans son palmarès, Martin Bernier cite la halte routière à Dolbeau-Mistassini. « Pour avoir fait le tour du lac Saint-Jean à plusieurs reprises, j’ai toujours trouvé que la plus belle passerelle est à Dolbeau. C’est un pont suspendu qui traverse la rivière Mistassini et maintenant qu’ils ont aménagé la piste cyclable, elle passe sous le nouveau pont pour revenir passer sur la passerelle. Tu es au-dessus des chutes. »

Autre détour à noter pour les gourmands : la fromagerie La Normandinoise d’Yvon Fortin et Hélène Cadieux, sur la rue Saint-Cyrille, à Normandin. « C’est à l’extérieur de la piste cyclable, à la sortie de Normandin », mentionne le Jeannois, qui ajoute aussi le site de Chute-à-l’Ours, entre Normandin et Saint-Félicien, comme un autre petit crochet qui vaut aussi la peine.

De beaux souvenirs

Pour Martin Bernier, il ne fait aucun doute que la Véloroute des Bleuets est un atout incontournable pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean. Parmi ses plus beaux moments, il cite le Tour des jeunes Desjardins, dont la 9e et dernière édition a eu lieu en mai 2019. « On n’aurait jamais pu faire faire le tour du lac à 300 jeunes il y a 20 ou 25 ans. Maintenant, la piste cyclable le permet. On était 250 à 300, en plus des encadreurs et des accompagnateurs, et on n’a jamais eu d’accident. »

Cet événement était, pour ces jeunes, une expérience enrichissante et un moment de fierté dont ils pouvaient se vanter.

Certains ont eu la chance de côtoyer un homme des plus inspirants de par sa grande résilience. En effet, depuis 2003, Martin Bernier a subi trois remplacements complets de hanches – deux fois du côté droit –, une opération à coeur ouvert, l’installation d’un pacemaker, qui a dû être changé à trois reprises, en plus d’autres problèmes de santé. « Mais ça ne m’a jamais empêché de faire mes activités et de rouler », note ce sportif, qui a déjà été un coureur émérite avec 14 marathons, une trentaine de demi-marathons et plusieurs courses dans la région.