Le mur bâti à Bethléem est considéré comme une atteinte aux droits de la personne.

Un mur qui divise

CHRONIQUE / Développement et Paix-Caritas Canada présentait dernièrement, chez les sœurs Notre-Dame du Bon-Conseil de Chicoutimi, le film Bethléem ville ouverte. Parmi l’auditoire, plusieurs personnes avaient déjà visité ce lieu ancien et mythique, associé à la naissance de Jésus.

Ce documentaire allait toutefois leur présenter ce lieu, situé en Palestine, sous un jour complètement différent de celui auquel elles étaient habituées. Cette ville d’une beauté étonnante lutte maintenant pour sa survie.

Bethléem ville ouverte nous plonge dans l’univers quotidien de la réalisatrice, Leila Sansour, qui depuis son retour dans sa ville natale, après plusieurs années d’exil, constate la détérioration extrême des conditions de vie des habitants.

La construction d’un mur, érigé par Israël, réduit la superficie de Bethléem et l’encercle. Les impacts sont dévastateurs. Dénoncé par la Cour pénale internationale qui la considère comme une sérieuse violation des droits de l’homme, ce mur met aussi en danger l’important patrimoine culturel, historique et religieux de la ville.

« Certaines scènes sont très difficiles à regarder, mais c’est malheureusement ce qui se produit actuellement », commente Soeur Florence Parent. Soeur Monique Gaudin a pour sa part apprécié le documentaire, malgré la longueur (deux heures) et le fait qu’il soit sous-titré. Soeur Marlène Proulx, membre du conseil diocésain de Développement et Paix et initiatrice de l’activité, rappelle qu’il est à la fois un film et une organisation qui tente de mobiliser les gens à l’échelle mondiale, pour garder la ville de Bethléem ouverte au monde et sur le monde.

Partenaires
Cette production s’inscrit dans le prolongement du travail de Développement et Paix au Moyen-Orient depuis sa fondation en 1967. En effet, l’organisme appuie, via son programme d’aide d’urgence, l’aide aux réfugiés en provenance des territoires palestiniens. Il est partenaire des Salésiens de Don Bosco, qui sont présents dans la vallée de Crémisan depuis le 19e siècle. Le couvent s’est agrandi et est devenu partie intégrante de la communauté de Beit Jala. Des services d’éducation à coût abordable, sans distinction de genre, de race ou de religion, y sont offerts à quelque 450 enfants. Les religieuses enseignent les valeurs de vérité, de justice et de coexistence pacifique, mais les événements du monde extérieur rendent leur tâche de plus en plus difficile, alors que les besoins sont de plus en plus criants dans ce territoire occupé.

Le commandant militaire israélien a donné l’ordre de saisir les terres des Palestiniens de la vallée de Crémisan pour construire une partie du mur de séparation. Ce mur, qui vise à couper les Territoires palestiniens d’Israël, va aussi séparer le monastère de la communauté qu’il sert depuis longtemps. On va confisquer les terres privées de 58 familles palestiniennes chrétiennes qui y vivent et y cultivent des oliviers, les incitant peut-être à immigrer.

Développement et Paix est aussi en partenariat, depuis 2010, avec la Société de Saint-Yves, un centre catholique pour les droits de la personne visant à donner accès à la justice aux populations les plus vulnérables, dans cet environnement où les violations des droits de la personne sont le lot quotidien. Forte de l’appui de décisions de la Cour internationale de justice, l’équipe légale de cette société a entrepris des recours auprès de la justice israélienne pour arrêter la construction du mur dans la vallée de Crémisan et la communauté environnante de Beit Jala. C’est un long processus qui connaît des avancées et des reculs, mais l’association n’abandonne pas espoir de rendre justice aux religieuses et à la population de Beit Jala.

Ce documentaire s’adresse à tous ceux et celles qui sont curieux de l’évolution des conditions de vie en Palestine, et plus particulièrement à Bethléem. Si vous souhaitez visionner le film afin de prendre conscience de la situation, n’hésitez pas à nous contacter, pour organiser une séance de visionnement.

Louise Desjardins

Répondante pour Développement et Paix

418- 543-0783 poste 291

dpsaglac50@gmail.com

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Des philatélistes, membres de Développement et Paix, les vendent à d’autres collectionneurs. Toutes les sommes recueillies vont appuyer des projets en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Vous n’avez qu’à découper vos enveloppes, en prenant soin de ne pas toucher à la dentelure des timbres, et à les faire parvenir au Diocèse de Chicoutimi, 602, Racine Est, G7 H 1V1.