Parlons sécheresse vaginale

Mesdames, la possibilité de souffrir de sécheresse vaginale est plus qu’envisageable pour vous, sachez-le. Un vagin sec, assoiffé, tari de lubrifiant naturel en est certainement un perturbant la séquence sexuelle du moins, sa montée chez plus d’une. Est-ce votre cas? Êtes-vous l’une de ces femmes «qui ne mouillent pas», comme plusieurs me l’expriment dans mon bureau? Si tel est votre cas, lisez-moi.

Lubrification, qui es-tu? 

Phénomène naturel qu’est celui de la lubrification. Comprenez-moi bien, la plupart des corps humains de genre féminin est équipé pour créer plus que cette humidité déjà présente au sein de la muqueuse vaginale et de son entourage. 

Lors de cette première phase de la réponse sexuelle appelée « excitation », les glandes de Bartholin, voisines de la vulve, se mettent au boulot afin de sécréter cette substance nommée cyprine. Liquide et aussi claire que de l’eau de roche, cette dernière enveloppe les organes génitaux histoire de favoriser la venue d’un tiers sans pour autant causer d’irritation, frottement, douleur, alouette. « Un genre de Jig-A-Loo, quoi!» dirais-je, à la blague. 

Pourquoi pas chez moi?

Faute de poursuivre ce cours de biologie-101 en énumérant ces facteurs redondants perturbant la lubrification féminine, que ce soit la ménopause, la grossesse, le tabagisme, la prise de médication ou de je ne sais trop quoi sur lesquels j’interviendrai. 

Non. Il s’agit justement de cette prémisse quasi obligatoire qu’est l’excitation sexuelle dont je parle aujourd’hui comme principale cause. De ce fait, je me dois de vous le demander encore à vous, mesdames, s’il est possible que vous passiez au second niveau côté sexe, et ce, avant même d’être excitées et, indéniablement, lubrifiées? 

Gare à la précipitation

Parce que la vie va vite, pas surprenant que la sexualité, aussi, aille vite! Rythme que plusieurs tiennent, souvent plus par habitude que par nécessité bouleversant officiellement le tempo de la relation sexuelle, telle que vous la définissez. 

Bien sûr qu’il y a de ces fois où l’émoi, l’ébullition, l’effervescence peuvent être rapides. Images, odeurs, souvenirs, pensées fantasmatiques, propos coquins, voilà de quoi réveiller les glandes de quelques-unes en un clin d’œil. 

Mais parfois, souvent et pourquoi pas même tout le temps, c’est de plus dont il est nécessaire. Parce que l’appétit vient en mangeant, c’est davantage d’efforts dont il faut faire preuve pour fournir cette montée préalable à la suite des évènements. « Il n’y a pas de feu sans étincelle », dit-on. 

Puisqu’à chaque chose en son temps, inutile de prétendre pouvoir accueillir qui que ce soit, doigts, langue, joujou ou pénis, sans ce prérequis qu’est l’excitation sexuelle. L’absence de lubrification vous rappellera qu’il n’y a ni presse ni obligation à avoir, mais bien juste du plaisir… Après tout, l’hôtesse, c’est vous! Nommez le bon moment. 

Et si je n’étais pas excitée?

Après l’éradication de toute hypothèse physique expliquant votre sécheresse vaginale, il y a effectivement lieu d’aller voir ailleurs. La possibilité que cette aridité se définisse comme étant un symptôme du trouble de l’excitation, d’une baisse de libido ou encore d’une autre problématique à caractère sexologique est envisageable. Seriez-vous dues pour une consultation? À vous d’y voir. Sinon, restent toujours les lubrifiants!