L’incontournable Saint-Valentin

Impossible de s’en sauver. « Maudite Saint-Valentin qui revient année après année », penseront certains. S’il y a bien une justice sur Terre, mis à part celle de tous vieillir, c’est aussi d’être tous et toutes confrontés à cette date fatidique du 14 février. Tenez-vous le pour dit, vous qui avez la chance – ou la malchance dans certains cas – de partager votre quotidien en duo, il y aura encore une fois la fête de l’amour !

Victoire de l’amour, ou pas, étincelle ou extincteur, dramaturgie ou lassitude, peu importe ce à quoi ressemble le couple contemporain, grands nombres d’accouplés se verront concernés par l’attention qu’impose la journée X. 

Que ferez-vous pour la Saint-Valentin ?

Avec ces réponses du type « journée comme les autres », « souper chez Pachon », « carte de souhaits du Dollo déjà écrite », « fellation annuelle », « fleurs du dépanneur », y a-t-il effectivement lieu de souligner cette fête encore en 2018 ? 

OUI. La voilà, ma réponse ! Une affirmation bien sentie à l’opposé du voyage espéré aux îles Fidji, de cette bague semi-éternité dont je ne fais que rêver ou encore de l’adoption de cette nouvelle orchidée que je sais que je recevrai, comme les 10 dernières années. Je parle plutôt, ici, de petites pensées, de délicatesse, de bienveillance, de ce « pas grand-chose » qui pourtant fait toute la différence. 

Au diable la fête commerciale

L’hyperconsommation, une défaite que je ne peux plus entendre ! « Je refuse d’enrichir les magasins avec ces fêtes commerciales qui ne veulent rien dire », m’expliquait une dame qui, soit dit en passant, passe les 364 autres jours du calendrier à mille lieues de la simplicité volontaire. 

En quoi festoyer l’amour envers l’autre oblige un chèque en blanc dirigé à un géant du commerce ? Aurions-nous oublié, en tant que société, que la démonstration des sentiments peut s’enligner sur autre chose que sur la sacro-sainte dépense financière ? Et si l’affection, la tendresse, le temps, les épanchements et les manifestations valaient plus cher qu’un coup de carte de crédit ?

Canevas idéal

Bien que nobles comme valeurs, inutile de me préciser que ces intentions dirigées vers l’autre le 14 au soir prennent beaucoup plus de temps à préparer qu’un passage à la bijouterie. Je suis au courant ! Ceci dit, qui a affirmé que l’amour n’était pas d’ouvrage ? 

De ce fait, puisque le temps, mais aussi les efforts, me semblent encore l’offrande idéale, je vous offre mes idées pour faire de votre Saint-Valentin, le nec plus ultra des célébrations ! 

Rendez-vous doux

Exit le jour même. Parce que vous n’êtes plus des bébés, décidez à deux du moment qui convient. Puisque les samedis sont habituellement préférables aux mercredis, pourquoi ne pas les optimiser fixant ce petit rendez-vous doux ?

Concoctez alors grilled cheese ou fondue, offrez ce bain moussant, composez un acrostiche avec les premières lettres de son prénom, démarrez la cafetière, préchauffez le pyjama ou la jaquette dans la sécheuse, écrivez un poème sur un essuie-tout, couchez-vous tout nu, faites un massage avec vos pouces rugueux, chantez cette chanson de Céline, sortez le vin, vêtissez-vous de votre pull rouge, créez une exposition photo en tapissant l’îlot de vos meilleurs clichés, sortez l’attirail de chandelles, prenez le plumeau et portez vos plus belles bobettes. Des idées, en voulez-vous ? En voilà ! 

Et dire « je t’aime », y aviez-vous pensé ? Pas par habitude, pas à la suite d’une demande ou encore pour faire plaisir à l’autre. Prononcez simplement ces trois mots parce que vous les sentez indéniablement. N’est-ce pas le plus beau cadeau qui soit ? 

Pour le reste, bonne Saint-Valentin !