Le miroir et vous, un bon ménage?

Évitement, arrangement, contemplation, en fait, je devrais plutôt vous demander quelle est la perception que vous avez de vous-même, avec ou sans miroir ?

Au-delà de l’objet ne réfléchissant que banalement votre image, je me questionne à savoir quelle vision portez-vous sur cette personne globale que vous êtes? Votre ego pourra possiblement en témoigner.

Je parle de celui dont l’univers du web s’entend pour définir comme étant la représentation et la conscience que chacun possède de soi. 

Il est tantôt considéré comme le fondement de la personnalité, mais plus encore, c’est ce fameux « moi », ce « je » forgeant l’individu, comme le dirait si bien Freud et sa gang de psychanalystes. 

Grosso modo, c’est la valeur que l’on a, ou du moins que l’on croit avoir, à ses propres yeux, mais aussi aux yeux d’autrui.

À partir de là, chers lecteurs, dites-moi comment se porte donc votre ego à vous. 

Faible

Tout petit, mini, rikiki qu’est l’ego, certains ne donnent pas cher de leur personne. Né pour un petit pain, cette expression résignant l’individu à ne pas valoir grand-chose, en voilà une analogie pouvant expliquer ce à quoi rime l’ego faible. 

L’incapacité à reconnaître ce qu’il y a de beau chez soi, ses forces, qualités, valeurs, mène trop souvent à l’envie finalement de jouer à l’homme ou la femme invisible. 

Ne se sentir à la hauteur de rien apporte cette impossibilité à vivre d’audace, de prendre des risques, de recevoir des autres. Vulnérabilité incombe alors ce trop timide, modeste, renfermé qui ne peut s’affranchir.

Juste assez

Parce que de l’ego, ça en prend dans la vie. Bien que notre éducation, que je considère encore à ce jour basée sur ces valeurs judéo-chrétiennes, nous limite à ne pas trop s’orgueuillir de son plein potentiel, je ne vois pas de mal à se percevoir comme cette personne digne de reconnaissances tant de sa part que de celle des autres ! Ajoutant à ceci la vertu de faire preuve d’autocritique en voyant aussi ce qu’il y a d’un peu moins flatteur chez soi, un bel équilibre se forme, lequel permet l’affirmation, la confiance et, bien sûr, la possibilité de se choisir.

Trop

Quand trop c’est trop, dommages collatéraux s’en suivent. Oui, si vous ne le saviez pas, je vous annonce qu’il y a de ces gens qui ont trop d’égo ! Qui, en effet, ne se contentent pas de se voir comme ces êtres merveilleux, mais qui en plus, se considèrent bien au-dessus de la mêlée. Plus beaux, plus fins, plus intelligents, plus importants, ces derniers font du commun des mortels des êtres évidemment inférieurs. Pouvoir en découle forcément ensuite. Comment faire autrement quand seuls un regard, une présence, un contact sont perçus par eux comme un privilège ? Imaginez en plus l’exponentiation probable lorsque argent, responsabilités professionnelles ou autres il y a ? Tout devient possible, même l’inacceptable. 

La violence sexuelle est trop souvent la résultante d’actes commis par ceux qui ont, entre autres, un ego surdimensionné. La perception qu’ils ont d’eux n’implique en rien la perception que vous devez avoir d’eux. Nuance importante ! Puisque la vérité se retrouve toujours dans l’œil de la personne qui la regarde, tant hommes que femmes, restez fidèle à la vôtre.