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Myriam Bouchard
Le Quotidien
Myriam Bouchard

Le célibat pointé du doigt

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CHRONIQUE / C’était autrefois, ici même au Québec, que l’on parlait de ces « mariages arrangés ». Ceux pour lesquels la famille, l’entourage, le village jumelaient cette personne supposément idéale au ou à la célibataire tardant aussi à se caser. À la grâce de Dieu !

Puisque ce devoir de confiner en justes noces hétéronormatives n’est plus d’actualité aujourd’hui, la volonté d’une vie à deux reste en revanche un but louable pour plus d’un. De ce fait, n’y a-t-il pas lieu de se questionner à savoir si ce type d’union n’a pas pris une autre forme ? Celle peut-être d’acoquiner deux êtres qui, visiblement, semblent nécessiter un minimal coup de pouce. Voyons-y.

Rencontre à l’aveugle

Blind date, ou rencontre à l’aveugle en bon français…

C’est en fait ce que Wikipédia définit comme un rendez-vous entre deux personnes qui ne se sont jamais rencontrées antérieurement, et qui est généralement organisé par accord mutuel.

En bref, ces possiblement futurs tourtereaux, ou pas, ne se connaissent ni d’Adam ni d’Ève, mais acceptent une rencontre ensemble histoire de se découvrir. Qui sait ? Fait intéressant, c’est avec une grande confiance envers l’être entremetteur qu’ils se jettent à l’eau, je suppose. Pourquoi pas ?

Points communs, intérêts similaires, personnalités congruentes, bagages ressemblants, mêmes objectifs de vie, conformités des valeurs, alouette, en voici tous des points laissant croire que ces individus pourraient former le couple de l’année. Allons savoir !

Malaise du célibat

Actuellement comme autrefois, ces quidams faisant cavalier seul, par choix ou non, créent encore de l’embarras autour d’eux. Le célibat, ayant plus souvent qu’à son tour cette connotation négative, se voit corrélé à la solitude, l’ennui, la tristesse, l’attente, le désespoir, voire la déprime. Conséquemment, le réflexe face à ces fausses croyances reste encore et toujours de pallier cette situation en mettant la main à la pâte. Je vais t’aider !

Dans ce même ordre d’idées, c’est d’ailleurs en 2017 que Myriam Daguzan Bernier, chroniqueuse pour la Gazette des femmes, réfléchissait sur ce problème qui n’en est pas un. Parlant de dévalorisation du célibat, elle précise que de vivre cette situation dans la gratitude rime avec défi. Soit celui d’affronter une société qui condamne les gens seuls. Hélas !

Faute de mieux

« Il ferait vraiment un bon père. »

« C’est une bonne personne après tout. »

« Je pense pouvoir être bien avec elle. »

« L’argent, le confort, la reconnaissance, c’est déjà beaucoup. »

« Mieux qu’être seule. »

Des raisons pour s’apparier ou apparier les autres, en voulez-vous ? En voilà ! Parce que parfois la raison l’emporte sur la passion, les sentiments ne constituent pas nécessairement les critères prioritaires.

À défaut de l’amour avec un grand « A », il y effectivement de ceux qui vendront ce « couple de raison » en se concentrant sur ce qui leur apparaît appréciable. Fonder une famille, être en bonne compagnie sans peine ni misère, vivre de sécurité en partageant les obligations, jouir de valeurs pécuniaires, bénéficier d’une saine compagnie ; tous des motifs mettant encore une fois cette pression sur la vie à deux.

Et vous, votre perceptive de la vie à deux vous amène-t-elle à vous établir coûte que coûte ? Arrangé ou pas, par raison ou par passion, il est possible de considérer l’option du coup de pouce, à condition bien entendu qu’il ne s’agisse pas d’obligation.