Feu vert au sexe pendant la grossesse!


COURRIER DES LECTEURS

Bonjour Myriam,
Je suis enceinte de quelques semaines. Pourrais-tu me dire s’il est vrai que le sperme d’un homme peut provoquer une fausse couche durant le premier trimestre de grossesse ? Je suis embêtée. J’ai eu plusieurs versions et je t’avoue que je ne sais pas trop quoi en penser.
Honnêtement, j’ai toujours eu une vie sexuelle active avec mon conjoint. Et, depuis ma grossesse, ce sont des craintes comme celles-ci qui me poussent à  revirer mon homme de bord, à son grand malheur !
Je suis certaine que je ne suis pas la seule à me le demander. J’ai entendu dire tellement de trucs. Merci !

CHRONIQUE SEXO / Première grossesse, premier trimestre, première expérience ; un amalgame d’appréhensions pour bien des mères en devenir. Qu’adviendra-t-il de ce minuscule petit être déjà si important dans la tête et encore plus dans le coeur ?

Je me revois il y a de ça quasi 14 ans, entichée à la puissance mille à mon embryon nommé tendrement « crevette ».

Je me faisais le devoir d’à peine l’aimer avant les 12 semaines fatidiques, histoire de ne pas trop pleurer si jamais « j’étais juste due pour le perdre », comme me le rationalisait mon bon vieux gynécologue montréalais. 

Du premier au dernier jour

Nombreuses sont celles qui déploient des stratégies plus abracadabrantes les unes que les autres et qui adoptent des précautions multiples pour éloigner toute éventuelle interruption involontaire de grossesse. 

Envie ou pas, le sexe en prend souvent pour son rhume, principalement au premier stade de la grossesse, mais, aussi, pour quelques-unes, jusqu’au jour fatidique de l’accouchement. Erreur ! 

Pour remettre les pendules à l’heure, je me permets de vous dire ce qu’il en est. Ni le sexe, ni les pénis, ni le sperme, ni les doigts ; rien, comme dans rien pantoute, ne provoque ladite fausse couche. 

En fait, pour être plus claire encore, je vous confirme que la sexualité, quelles que soient vos préférences, se voit autorisée du premier au dernier jour de la grossesse, mis à part si vous avez une contre-indication médicale. Par ceci, j’implique un médecin, un vrai de vrai, qui vous indique de vous abstenir de contacts sexuels pour des fins médicales. Final bâton ! 

Le pourquoi du comment ? 

Pour toute grossesse dite sans risque, l’utérus, où se loge petit bébé d’amour, est en réalité une véritable forteresse cadenassée à double tour, jusqu’à l’apparition du travail lié à l’accouchement. Le col utérin étant inaccessible, la possibilité d’une perturbation utérine est écartée. 

De ce fait, aucune forme de pénétration n’entrera en contact avec les produits de conception. Ni vu ni connu de votre bébé, qui nage dans une mer d’eau. Faites l’amour comme au dernier jour, si vous le voulez ! Au diable les risques de fossettes chez ce dernier ! Toutes les croyances populaires ne sont que le fruit d’une imagination ô combien fertile ! 

En avez-vous envie ? 

La voici la réelle question une fois la peur dissipée. Il est très envisageable pour certaines de voir la grossesse, et ses inconvénients, comme un possible turn-off ! Une véritable montagne russe que l’épopée hormonale qu’engendre la grossesse ! Oui, il y a des femmes qui passent par toute la gamme de la libido !

Du premier au troisième trimestre, la future maman navigue entre les nausées, la fatigue, la lune de miel sexuelle, la bedaine de plus en plus grosse, les troubles de vessie, les varices... alouette ! 

Il est donc normal qu’il soit difficile de s’y retrouver sexuellement parlant, peut-être au grand dam du futur papa qui tente de suivre les tendances ! 

Bref, sexe et grossesse font officiellement bon ménage, à condition, bien entendu, d’être d’humeur pour ça ! Bon neuf mois !