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Myriam Bouchard
Le Quotidien
Myriam Bouchard

Être paresseux sexuellement

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Chronique / « Paresseux sexuellement », voilà comment se décrit un homme au mitan de la vie. Même s’il adore les feux d’artifice qu’apporte la vie sexuelle en duo, il est fort réaliste face au fait de traîner de la patte lorsque vient le temps d’initier les rapprochements. Métro-boulot-dodo-enfants-animaux n’aident en rien et c’est sur son divan, avec ses séries, son chien, son ordi et ses collations qu’il obtient satisfaction.

Bien qu’il n’y a pas si longtemps, peut-être même moins d’une décennie, il aurait tout donné ne serait-ce que pour un rapprochement des plus banals, c’est lentement, mais sûrement que sa fréquence sexuelle et son implication se sont estompées au fil des années.

« Ça me le dit moins », confirme-t-il.

« C’est de l’ouvrage, avant, pendant, après... », soupire-t-il.

« Pourquoi pas demain ? », reporte-t-il.

Paresse sexuelle

Cette forme d’apathie pour les rapprochements coquins est bien réelle et mobilise l’agenda de plus d’un sexologue. Des gens relayant la relation sexuelle au dernier point de l’ordre du jour par manque d’intérêt, en voulez-vous ? En voilà !

Pouvant être expliquée par divers facteurs, cette situation se définit par « un manque de motivation, comme un manque d’appétit, et s’apparente plus à de la passivité qu’à un véritable refus », selon le blogue Version Fémina.

Chez messieurs aussi

Qui dit désintérêt du sexe, baisse de libido et même trouble de l’excitation sexuelle pensera possiblement que ce « mal » ne touche majoritairement que les femmes. Tout faux !

Bien que stéréotypés comme étant toujours prêts et ne pensant qu’à ça, beaucoup d’hommes peuvent aussi être victimes de la paresse sexuelle. Sachez-le !

Ne pas confondre

Facile de sombrer dans la confusion entre cette diminution du désir sexuel versus cette dite « paresse sexuelle ».

Dans ce dernier cas, l’envie est toujours présente, ici et là, de même que toutes les pensées. Les réponses du corps sont manifestes, amenant souvent aux pratiques masturbatoires, vite faites, bien faites, merci-bonsoir. Rien de trop complexe, quoi !

Exit le minimum d’hygiène préalable aux veillées sexuelles, préliminaires redondants, exigences physiques, démonstration minimalement émotive, discussions post-relation... La soif de satisfaction sexuelle est bien là, mais pas pour tout ça. La loi du moindre effort, penseront certains.

Et le couple ?

Le voici, l’enjeu réel lié au sujet du jour. Être paresseux sexuellement n’est pas un problème pour le célibataire ou encore pour le partenaire compréhensif, patient ou tolérant, au-dessus de tout ça ou encore tout aussi paresseux sexuellement !

Mais qu’advient-il du couple n’étant pas au même diapason ?

Les spécialistes de la question seront unanimes, la souffrance, et par le fait même l’éloignement, guette éventuellement ces amants. D’ailleurs, ce même blogue n’y va pas de main morte sur les conséquences envisageables. Ennuis au lit, dialogues vains, symptômes de routine, perte de complicité, conflits, désintérêt de l’autre, tromperie et même séparation, toutes des répercussions pouvant accompagner à court, moyen ou long terme la paresse sexuelle chez l’un des partenaires.

Et si c’était de vous ou de votre partenaire dont il était question ? Parce que la paresse sexuelle s’installe lentement, mais sûrement, n’y a-t-il pas lieu de porter un regard critique sur sa vie sexuelle ?

Puisque vaut mieux prévenir que guérir, gageons qu’un simple coup de fouet peut faire une différence. Voyez-y !