Sexologie

L’appétit sexuel sous la loupe

CHRONIQUE / Absent, défaillant, malléable, conforme à la norme, débordant, parfois trop, voire déraisonnable, votre appétit sexuel, comment se définit-il? Serait-il possible, à l’instar de celui à l’égard de la nourriture, que vous puissiez être tout simplement de nature à manger comme un oiseau, pour ne pas dire un oisillon, ou plutôt tel l’ogre des récits de ma jeunesse? Louable de s’y pencher puisque dans les maux possibles du siècle, la fameuse baisse de désir a le dos large. Avant de crier au loup un peu trop vite en prétextant cette réalité, un regard sur vous à cet égard s’impose. À table, ou plutôt au lit!

Appétit sexuel, qui es-tu?
Faire connaissance avec la libido, voici le premier pas pour découvrir son niveau d’appétence. Je n’ai rien inventé! Bien avant moi, il y a eu, entre autres, le psychanalyste Sigmund Freud qui a parlé d’énergie fournie par les pulsions sexuelles menant à l’excitation interne.

Myriam Bouchard

Les nuances de l’orientation sexuelle

CHRONIQUE / « Une grande majorité de ma clientèle se voit constituée d’hommes “officiellement” hétérosexuels », m’a confirmé dernièrement un travailleur du sexe masculin.

Comment expliquer cette tendance ? Homosexuels refoulés, personne tout simplement bisexuelle, hommes bons du sexe, avec n’importe qui et n’importe comment ?

Sexologie

Questions de sperme

CHRONIQUE / Madame la sexologue, m’écrivent-ils...

...Pouvez-vous me parler du sperme, de quoi est-il fait, à quoi sert-il, etc. ?

Sexologie

Bien dans la tête, bien dans le lit

Le diagnostic est tombé. Épuisement, trouble d’adaptation, anxiété, dépression, etc. Vous avez entre les mains cette prescription d’antidépresseurs. Quoi en faire? Pour certains, il n’y a rien de plus clair : direction pharmacie. D’autres, par contre, se voient minés par le doute. En plus de devoir faire face aux nombreux tabous entourant cette classe de médicament, qu’adviendra-t-il de leur sexualité? En voici une question qui accompagne souvent ce bout de papier.

Mythe ou réalité, ces difficultés sexuelles entourant le traitement pharmacologique qu’imposent ces maux? Pour différencier le vrai du faux, je m’associe aujourd’hui à mon amie, Marie-Pier Larouche, pharmacienne, histoire de savoir si antidépresseurs et sexe peuvent faire bon ménage...

Sexologie

Ces objectifs illusoires

CHRONIQUE / Autonomes, vous l’êtes assurément. Un peu comme dans le domaine de la santé, je vous vois défiler dans mon bureau avec une idée précise. À la grâce de Dieu ou plutôt d’internet, nombreux sont ceux vites sur la gâchette du diagnostic. Trouble érectile, baisse de libido, anorgasmie, éjaculation précoce, alouette, vous me nommez votre possible « mal » comme s’il s’agissait en plus d’une évidence, d’une finalité en soi. Pas si d’accord avec vous ! C’est, dans bien des cas, autre chose que je constate !

Et si nous parlions d’objectifs ? Non de ceux agonisant chacun de vos muscles, réclamant un peu plus de divan. Ni de ceux renflouant vos coffres jusqu’à débordement. Encore moins de ceux vous faisant passer de la boutique spécialisée à celle de la taille inexistante. 

Je parle, bien entendu, d’objectifs sexologiques. Bien que nécessaires pour diverses sphères de la vie, ces fameux objectifs sont-ils réellement un gage d’optimisation de la sexualité ou au contraire, une épée de Damoclès poussant un peu plus la machine du stress, de l’angoisse voire du désespoir vers cette utopique réussite ? Quitte à passer pour cette professionnelle rabat-joie, je me dois de déconstruire ce mirage entourant peut-être votre vision illusoire. 

Vieillissement

Membre de la FADOQ, êtes-vous de ceux visant l’érection d’antan survenant à la brise du vent ? Êtes-vous de ceux réclamant encore et toujours cet angle menant gland et nombril nez à nez ? 

Ménopausée, êtes-vous de celles implorant de grandes marées une fois couchées ? 

Hélas, le vieillissement étant ce qu’il est, bien qu’avec une hygiène de vie impeccable, il est possible que certains entretiennent effectivement des objectifs irréalistes à l’égard de leur biotope, qui ne suit que le cours de la vie. Avant d’envisager le pire, rappelez-vous que s’il n’y a qu’une seule justice sur Terre, c’est bien celle de tous et toutes vieillir incluant vous aussi ! 

Charge mentale

Le mal du siècle ! Combien vois-je de ces petites mères m’invoquant la clé du succès pour mener cette fréquence sexuelle bihebdomadaire dite normale par leur revue psycho-pop. 

Entre métro-boulot-dodo, hockey du plus vieux, menus dignes des quatre groupes alimentaires, ménage, garage, amenez-en de l’ouvrage, même la plus friande de sexe risque de voir ses ardeurs décliner. L’épuisement, bien qu’on s’en accoutume un tant soit peu mentalement, le corps, quant à lui, priorise l’essentiel soit la récupération. Ça va de soi ! 

En faire moins, mettre l’accent sur l’élémentaire pis encore, s’accorder du repos, en voici un objectif louable ayant certainement un effet sur cette fameuse libido. 

Dysfonction sexuelle

Parce que la vie, la vraie de vraie, ce n’est pas du cinéma. L’orgasme à coup sûr, assurément, 100 % du temps, c’est digne des films 18 et plus. Avant de crier à l’anorgasmie pure et dure, comprenez que la sexualité n’est ni toute blanche, ni toute noire. Il y a officiellement lieu de trouver satisfaction ailleurs que dans la jouissance à deux.

Idem pour l’éjaculation précoce. Éjaculer trop vite, ça veut dire quoi ? Certainement messieurs, que vous n’y accorderez pas la même définition après vos trois semaines de durs labeurs à la Baie-James qu’après votre escapade en amoureux à Cayo Coco. Et si votre moyenne de « durée au bâton » se voyait tout simplement influencée par ces facteurs dits situationnels ? Relativement plausible ! 

Parce que tout est relatif dans la sexualité comme dans partout ailleurs, avant de vous voir fatalistes, n’y a-t-il pas lieu de faire preuve de réalisme ? Un objectif bien fixé peut sensiblement changer votre vision de vous-même et de votre sexualité. Pensez-y ! 

Sexologie

Feu vert au sexe pendant la grossesse!


COURRIER DES LECTEURS

Bonjour Myriam,
Je suis enceinte de quelques semaines. Pourrais-tu me dire s’il est vrai que le sperme d’un homme peut provoquer une fausse couche durant le premier trimestre de grossesse ? Je suis embêtée. J’ai eu plusieurs versions et je t’avoue que je ne sais pas trop quoi en penser.
Honnêtement, j’ai toujours eu une vie sexuelle active avec mon conjoint. Et, depuis ma grossesse, ce sont des craintes comme celles-ci qui me poussent à  revirer mon homme de bord, à son grand malheur !
Je suis certaine que je ne suis pas la seule à me le demander. J’ai entendu dire tellement de trucs. Merci !

CHRONIQUE SEXO / Première grossesse, premier trimestre, première expérience ; un amalgame d’appréhensions pour bien des mères en devenir. Qu’adviendra-t-il de ce minuscule petit être déjà si important dans la tête et encore plus dans le coeur ?

Je me revois il y a de ça quasi 14 ans, entichée à la puissance mille à mon embryon nommé tendrement « crevette ».

Je me faisais le devoir d’à peine l’aimer avant les 12 semaines fatidiques, histoire de ne pas trop pleurer si jamais « j’étais juste due pour le perdre », comme me le rationalisait mon bon vieux gynécologue montréalais. 

Du premier au dernier jour

Nombreuses sont celles qui déploient des stratégies plus abracadabrantes les unes que les autres et qui adoptent des précautions multiples pour éloigner toute éventuelle interruption involontaire de grossesse. 

Envie ou pas, le sexe en prend souvent pour son rhume, principalement au premier stade de la grossesse, mais, aussi, pour quelques-unes, jusqu’au jour fatidique de l’accouchement. Erreur ! 

Pour remettre les pendules à l’heure, je me permets de vous dire ce qu’il en est. Ni le sexe, ni les pénis, ni le sperme, ni les doigts ; rien, comme dans rien pantoute, ne provoque ladite fausse couche. 

En fait, pour être plus claire encore, je vous confirme que la sexualité, quelles que soient vos préférences, se voit autorisée du premier au dernier jour de la grossesse, mis à part si vous avez une contre-indication médicale. Par ceci, j’implique un médecin, un vrai de vrai, qui vous indique de vous abstenir de contacts sexuels pour des fins médicales. Final bâton ! 

Le pourquoi du comment ? 

Pour toute grossesse dite sans risque, l’utérus, où se loge petit bébé d’amour, est en réalité une véritable forteresse cadenassée à double tour, jusqu’à l’apparition du travail lié à l’accouchement. Le col utérin étant inaccessible, la possibilité d’une perturbation utérine est écartée. 

De ce fait, aucune forme de pénétration n’entrera en contact avec les produits de conception. Ni vu ni connu de votre bébé, qui nage dans une mer d’eau. Faites l’amour comme au dernier jour, si vous le voulez ! Au diable les risques de fossettes chez ce dernier ! Toutes les croyances populaires ne sont que le fruit d’une imagination ô combien fertile ! 

En avez-vous envie ? 

La voici la réelle question une fois la peur dissipée. Il est très envisageable pour certaines de voir la grossesse, et ses inconvénients, comme un possible turn-off ! Une véritable montagne russe que l’épopée hormonale qu’engendre la grossesse ! Oui, il y a des femmes qui passent par toute la gamme de la libido !

Du premier au troisième trimestre, la future maman navigue entre les nausées, la fatigue, la lune de miel sexuelle, la bedaine de plus en plus grosse, les troubles de vessie, les varices... alouette ! 

Il est donc normal qu’il soit difficile de s’y retrouver sexuellement parlant, peut-être au grand dam du futur papa qui tente de suivre les tendances ! 

Bref, sexe et grossesse font officiellement bon ménage, à condition, bien entendu, d’être d’humeur pour ça ! Bon neuf mois ! 

Sexologie

Des contacts pas vraiment accidentels

CHRONIQUE / Bain de foule, transport en commun, passage incongru, piscine publique. Autant de prétextes pour courir aux rapprochements physiques. Certains aiment la proximité. Qui sont-elles, ces personnes pour qui le «frôlage» n’a plus aucun secret et celles qui affectionne le frottage un peu, beaucoup ou à la folie? Les connaissez-vous? En avez-vous été victimes? Êtes-vous l’une de celles-ci? Pour le savoir, voyons ce qu’il en est, du frotteurisme.

Le frotteurisme, c’est quoi?

Aussi simple que puisse paraître ma définition, le frotteurisme consiste à se « frotter » contre un tiers individu sans son consentement, mais aussi, dans une situation absolument hors contexte. Par simple souci du contact physique avec l’étranger, pour humer son odeur, pour sentir ses formes. Des raisons pour se rapprocher, en voulez-vous, en voilà! 

Certains de ses adeptes se verront plutôt cachottiers, vivant la proximité sans trop déranger, inopinément. Comme si, oups, par magie, le contact humain était inévitablement, par exemple pour se déplacer. On pourrait presque crier à l’accident! 

D’autres peuvent repasser pour leur subtilité. Tel un chien dans un jeu de quilles, exit la discrétion! Ils se frottent, au grand dam de leurs victimes, sans toutefois faire preuve de coercition. Juste un tantinet moins subtiles, vous pigez? 

Le plaisir, où est-il?

Cette question est louable chez celui pour qui ce type d’effleurage n’apporte rien en termes d’excitation sexuelle. Par contre, le fidèle du frotteurisme, quant à lui, y ressent une source de satisfaction indéniable, ce qui le pousse à recommencer de plus belle, et peut-être même, dans des contextes plus à risques. Nous parlons alors de progression. 

Certains font agir quasi incognito. Ils réussiront à approcher Mme Unetelle ou M. Untel de façon ni vue ni connue. Puisqu’ils ne sont pas démasqués, ils pensent jouir d’un grand pouvoir et d’être en contrôle...

Au contraire, d’autres verront leur plaisir plus que bonifié lorsqu’ils susciteront des réactions. Déranger, ils aiment ça! La carte de l’accident ou du hasard représente certes un moteur d’excitation sexuelle toujours plus vif. Se faire rabrouer peut aussi faire partie de l’équation du plaisir. 

Le silence, l’ignorance et l’absence de réaction risquent de représenter une source d’humiliation, de mécontentement ou de sentiment d’échec pour ces agresseurs. Dénoncer reste toujours la meilleure chose à faire. 

Pourquoi?

Le frotteurisme est une forme de sexualité atypique. Mais, pourquoi s’y adonner? Les causes justifiant le frotteurisme restent vagues. Des difficultés interpersonnelles semblent se démarquer en guise d’explication principale. Pour certains, c’est plus facile de se frotter que d’entrer en relation avec les autres. 

À quelle fréquence?

Et si je vous disais qu’il s’agit probablement d’une des paraphilies les plus rependues, mais pourtant des moins judiciarisées, seriez-vous surpris? Comment réellement prouver, hors de tout doute raisonnable, que l’agresseur sexuel commet ce type de contact intentionnellement? 

Le fait de ne pas trop craindre de conséquences donne du pouvoir et incite à recommencer. La majorité des victimes sont des femmes, mais l’inverse existe aussi. 

Le frotteurisme n’est jamais banal. Il y a de l’aide qui existe, d’un côté comme de l’autre. Gardons nos distances!

Sexologie

Êtes-vous intelligent émotivement?

CHRONIQUE / Tout le monde possède une forme d’intelligence. Rikiki, menue, moyenne ou encore supérieure. Nous tous, quelque part, à divers degrés, avons des capacités dans divers domaines. Le monde des émotions en est un. L’idée m’est venue de jaser des émotions, des vôtres, plus spécifiquement. Je vous le demande donc : êtes-vous intelligent émotivement ?

L’intelligence émotionnelle

Exit l’intelligence linguistique, logico-mathématique, spatiale ou musicale ; c’est de l’intelligence émotionnelle dont il est question ! 

Celle qui se définit par la capacité de reconnaître, de comprendre et de maîtriser ses propres émotions, tout en composant avec celles des autres. Pas si simple, cette définition proposée par les imminents psychologues Peter Salovey et John Mayer, puis popularisée par Daniel Goleman ! Pour mieux comprendre, et pour mieux vous comprendre, allons-y de simples questions. 

Êtes-vous « conscient de vous » ?

Parce qu’il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, reste à savoir si vous portez les bonnes lunettes ! Plus qu’une histoire de miroir, prendre « conscience de soi » consiste à être en mesure d’observer ses ressentis avec le plus d’objectivité possible. Être attentif à ses émotions, ça prend un temps d’arrêt et la volonté de faire un minimum d’introversion. On jase alors de connaissance de soi. 

Combien d’individus vois-je en difficulté de me nommer ce qu’ils éprouvent pour la simple et bonne raison qu’ils ne se permettent pas, initialement, de même ressentir quoi que ce soit ! Préoccupés, soucieux, contraints par le temps, surmenés ; pour eux, toutes les raisons sont bonnes pour s’anesthésier. Pourtant...

Qui êtes-vous ? 

Vos qualités, vos forces, vos faiblesses, vos défauts, les connaissez-vous ? Êtes-vous, vous-même, ou plutôt cet étranger masqué que vous aimeriez tant personnaliser ? À l’image du pictogramme pour identifier les émotions des amis de la maternelle, êtes-vous apte à pointer les vôtres et à les nommer ? Vos limites sont-elles fixées ? Des temps de pause pour réfléchir, prendre du recul, vous en permettez-vous de temps en temps ? Êtes-vous plus du type réactions spontanées ou agissements mûris ? Qui êtes-vous ? Dites-le vous ! 

Êtes-vous libre?

Détour, évitement, contournement, déviation ; les astuces sont nombreuses pour ne pas faire face aux émotions. Pourquoi ? Peut-être parce que les affronter s’avère difficile. Mais le pire, c’est quoi ? Vivre longtemps – consciemment ou pas – avec cette crotte sur le coeur qui mine toujours un peu plus la qualité de votre vie ou être confronté à un grand bouleversement pour ensuite jouir d’une plus grande liberté ? À vous de choisir ! 

Comment s’y prendre ?

« Les émotions, c’est la vie », dicte Les 50 règles d’or de l’intelligence émotionnelle, de Latifa Gallo. Il n’en existe ni de bonnes ni de mauvaises. Il revient à vous de faire avec celles qui émergent dans votre tête... et dans votre coeur ! 

Une fois identifiées, reste à savoir maintenant quoi en faire. Les accueillir, c’est vital ; les gérer, un autre mandat ! D’autant plus vrai lorsqu’il y a interaction avec autrui. C’est là que le bât blesse. 

La mauvaise gestion des émotions est un mal fréquent qui a certainement des répercussions sur le couple. Chicane, bouderie, violence, adultère ; en voulez-vous des exemples, en voilà ! Se maîtriser, mais surtout s’autoréguler, c’est une idée superbe !

Et les autres ?

À moins de vivre dans un vase clos, il est quasi impossible de ne pas interagir. Bien que l’étranger ait le dos large, libre à lui d’agir comme bon lui semble. Avouez-le, ce qui dérange, c’est davantage ce que l’autre suscite en vous plutôt que ses agissements comme tels.

Capacité de gestion émotive veut forcément dire absence de réactions inadéquates face aux comportements de Pierre, Jean et Jacques. 

Vous voilà en mesure de gérer convenablement à peu près n’importe quoi, puisque vous êtes désormais intelligent émotivement.

Un plus pour le couple qui se verra officiellement exempt, dans bien des cas, d’impulsions maladroites. 

Bon travail sur vous !

Sexologie

Anti-conformité sexuelle, prise 2!

CHRONIQUE SEXO / Normal, normal, normal. Qu’est-ce que la normalité? Celle qui correspond aux explications proposées par ces dossiers à la saveur psychopopulaire? Celle qui s’enligne vers les mêmes valeurs quantitatives imposées par ces sondages médiatiques? Ou peut-être aussi, pourquoi pas, celle qui se conforme aux idéologies du blogueur du moment? Allons donc savoir!

Parce qu’il est normal que votre normalité et qu’il est anormal que votre anormalité, déboulons les mythes dans ce second volet anti-conformité sexuelle!

Orgasme assuré

Ne pas jouir à tout coup lors d’un rapport sexuel, en voilà une réalité plus que probable au grand dam des quelques-uns qui peuvent y déduire un échec incontesté. La vie étant ce qu’elle est, des fois, on jouit, et des fois, on ne jouit pas! 

Grave pour autant? Absolument pas, à moins d’envisager l’orgasme comme étant la finalité obligatoire. 

Les rapprochements peuvent aussi se voir justifiés par une quête d’affection, de plaisirs autres, de complicité, d’échange de sentiments, alouette. À vous de narguer le pressage qu’impose l’orgasme absolu en élargissant vos horizons. Des raisons pour faire l’amour, il y en a plus d’une! Idem pour les finales.

Pénétration obligatoire

Combien sont ceux qui croient qu’une relation sexuelle dite normale doit nécessairement, encore et toujours, comprendre la sacro-sainte pénétration? Levez la main! Erreur monumentale! Voici ma réponse à cette fausse croyance: il y a autant de façons de prendre son pied qu’il y a de chemins qui mènent à Rome. 

Avoir un plan B, voire C et D, et pourquoi pas tout l’alphabet, est certainement garant d’une multitude d’options pour atteindre un certain plaisir. Le niveau de détresse s’en verra également moindre, tant chez messieurs que mesdames, le jour où l’avenue-pénétration sera compromise. Pensez-y. 

Un homme, un vrai

Je parle de celui qui a toujours envie. Qui est toujours prêt à marquer un but. Ce portrait est une baliverne et est angoissant pour la gent masculine à l’érection moins facile! C’est une source de pression, n’est-ce pas les gars? 

La réponse sexuelle masculine commence par l’excitation et est, elle aussi, variable, au même titre que celle de la femme. Des «Je n’ai pas envie», des «J’ai mal à la tête» ou des «Non merci, on verra demain» sont envisageables, pour ne pas dire probables chez ces derniers, de même que la baisse du désir tout court. Cette réalité n’est nullement liée avec une histoire d’adultère, d’orientation sexuelle mitigée, d’amour effrité, de relation tirant vers la fin ou je ne sais trop quoi! Un homme, un vrai, c’est aussi ça...

Vive la masturbation!

La pratique masturbatoire est une conduite souvent diabolisée. Avoir connaissance que l’autre s’y adonne peut parfois mener à un tsunami pour l’amour-propre.

Cette activité ne représente pas nécessairement un geste justifié par un manque de sexe, une performance boboche de votre part, une éventuelle diminution de la performance ou encore une probable tendance à préférer s’autosuffire.  

La masturbation mise aussi à combler un besoin individuel. À titre comparatif, si vous déjeunez un matin en solo, n’ayez crainte, vous pourrez également profiter du repas du souper en duo! L’appétit sexuel en est de même. 

Que de choses réglées! Anormal ou pas? Qui l’est? Possiblement ni vous,  ni l’autre, ni moi! À tellement vouloir être dans la norme, n’en perdez-vous pas vos repères? Soyez donc vous-mêmes, exempts de comparaison, et vivez votre vie... sexuelle! 

Sexologie

La normalité sexuelle, c'est quoi?

CHRONIQUE / « Myriam, Myriam… Dis-moi si je suis normal »

En quête de normalité sexuellement parlant, l’êtes-vous ? 

Assez, trop, comme ci, comme ça, peu, abusivement ou encore raisonnablement, louables que ces interrogations à savoir s’il y a normalité, ou pas, en terme d’habitudes sexuelles. D’où, d’ailleurs la raison pour laquelle je me dois de revenir pour une seconde fois sur ce sujet. L’humain étant ce qu’il est, cette volonté de se rassurer en étant, ou en se conformant, à cette moyenne dite normative témoigne de ce besoin probable de sécurité, de confirmation, voire de confiance. Histoire d’apaiser ces inquiétudes trop souvent nommées en consultation, je vous propose MA vision de cette maudite normalité ! 

C’est quoi ça ?

Oui, dites-le-moi ! C’est quoi ça, être normal ? Et tant qu’à y être, expliquez-moi donc qui a établi ces règles, normes, prescriptions définissant, supposément, la conformité de cet état apparemment normal. Oui, si vous le connaissez, présentez-le-moi afin que je lui remette les pendules à l’heure de mon horloge sexuelle !

Qu’on se le dise, la sexualité ne comporte aucun assujettissement précis si elle est appliquée au sens de la loi empêchant ainsi la victimisation de pauvres gens. À vous alors d’établir votre propre charte.

Belle ou pas

Fesses à la peau d’orange, poils aux mamelons, prépuce trop long, petites lèvres prédominantes, pubis gras, tablier au ventre, seins galettes, toujours loin des standards que votre apparence physique ? Fréquentes sont ces confidences m’expliquant une retenue certaine dans les pratiques sexuelles expliquée par des complexes physiques de l’anatomie la plus intime. 

Absence de nudité, sexe dans le noir, stratégie des plus complexes pour cacher cet aspect qu’il ne faut voir, tous des moyens pour remédier à « l’anormalité physique ». Et si ce modèle comparatif constamment suggéré l’était lui aussi non singulier de par son irréalisme ? Aimez-vous !

Fréquence

« Me semble qu’un couple normal devrait faire l’amour deux à trois fois par semaine ? »

La santé sexuelle d’un couple ne se définit pas le nombre de crochets faits au calendrier le soir des grandes veillées, mais plutôt par le plaisir qui en découle, l’agrément de ses rapprochements et le niveau de satisfaction physique et émotionnelle des deux partenaires. Exit, comptabilité ! La relation sexuelle est bien plus qu’une question de fréquence. À vous de miser sur la qualité plutôt que la quantité. 

Pratique

« On fait toujours les mêmes affaires ! »

Possible que vous soyez du type plus casanier qu’aventurier, mais après ! ? Je vois de ces couples voulant chambouler leurs accoutumances par obligation d’essayer la pratique du moment. Avoir recours à la sodomie, aux pratiques sadomasochistes, à l’échangisme ou autres quand l’envie n’y est pas n’a rien de banal. En fait, cette pression s’avère souvent lourde de sens, mais aussi de conséquences. Changer une solution gagnante, pas nécessairement une bonne idée. 

Fantasmes

En avoir, acceptable ou pas ? La culpabilité d’avoir des idées «olé olé» m’est souvent répertoriée. Davantage si elles reposent en plus sur une personne autre que chéri d’amour ou qu’elles surviennent au moment de l’acte ! Non, le fantasme n’est pas une cause d’adultère. Au contraire, je le compare même à cette roue de secours suppléant à cette baisse d’excitation pouvant entraîner diverses difficultés. Après tout, ce qui se passe dans votre tête reste dans votre tête, non ? La personne sans imagination n’a pas d’ailes… dit-on. 

Pour vous, qui vous souciez peut-être d’être comme tout le monde et parce qu’il me reste encore trop de points à normaliser, je vous donne rendez-vous le week-end prochain pour la suite de ce dossier. Au plaisir.