Sexologie

Des questions idiotes? Jamais!

CHRONIQUE / Bonjour Myriam... Est-ce que je peux tomber enceinte en faisant une fellation à un garçon ?

Ma blonde dit qu’il est risqué d’attraper une ITSS en me rendant dans des toilettes publiques ? Est-ce vrai ?

J’ai fait l’amour avec trois gars différents ces derniers mois, as-tu un truc pour que je sache de qui je suis enceinte ?

Est-ce que je peux faire pipi en même temps que j’éjacule ?

Connais-tu une crème faisant grossir les seins ?

Ceci n’est pas le fruit de mon imagination. Des questions telles que celles-ci, j’en reçois ici et là. J’ai d’abord cru bon partager cette réalité sur ma page Facebook, histoire d’illustrer l’urgence de l’éducation sexuelle en milieu scolaire. En vain. 

Cette idéologie m’a conduite droit au mur ! Effectivement, c’est un tout autre constat que j’ai eu à faire grâce à cette parution. Les jugements octroyés en guise de réponse à cette femme cherchant éclaircissements se sont tous avérés sévères, critiques, accusateurs, méprisants et surtout, aucunement informatifs. Pourquoi ?

Existe-t-il des questions idiotes en termes de sexualité ?

À mon sens à moi, bien sûr que non. « Il n’y a que de mauvaises réponses », m’a-t-on déjà expliqué. À ceci j’ajouterai : « ... mais que de mauvais professeurs. » Puisqu’à chacun son niveau d’éducation, de connaissances, de développement, mais aussi de capacités à recevoir un contenu. Il va de soi que parfois, il faut partir de plus loin, voire même du début. Est-ce par contre une raison pour juger, condamner et refuser l’enseignement ? Aucunement !

Je demande habituellement « Y a-t-il des questions ? », en fin de rencontre, conférence, plénière, alouette. Mis à part la mouche qui se manifeste, il n’y a que peu de mains qui se pointent. 

Très peu, dirais-je même, jusqu’à ce que je sorte mon cruchon de questions dites « boboches » faisant à la fois lever les yeux au ciel de tous, mais aussi ouvrir grandes les oreilles ! 

Étrangement, bien que tous connaissent soi-disant mes réponses, rares sont ceux qui n’écoutent pas et qui ne suivent pas la vague en s’octroyant le droit de nommer, enfin, ce qui les chicote. 

Maudit sexe gênant

Hé oui, vous avez bien lu. Maudit sexe gênant ! Bien qu’il soit omniprésent dans la pub, la télé, la musique, les bonnes blagues des humoristes, la mode, bref partout, il reste tabou, et l’accès à sa juste information est difficile, possiblement même impossible. 

Messieurs, auriez-vous le courage de parler de votre perte d’érection d’hier soir avec vos chums de la shop ? Mesdames, seriez-vous aptes à demander à votre belle-soeur si elle aussi a des poils aux mamelons depuis la naissance de bébé ? Imaginez alors vous retrouver avec cette patate chaude qu’est la peur d’avoir attrapé des morpions sur le bol de toilette et n’avoir personne de fiable vers qui vous tourner histoire de vous apaiser. Les réseaux sociaux peuvent alors vous sembler être une option, faute de mieux. 

Inquiétude, méfiance, vulnérabilité, manque de confiance, estime de soi perturbée... Puisque derrière une question, j’entends souvent plus qu’une simple quête d’informations, je vous invite toujours à réfléchir deux fois plutôt qu’une face à un tiers cherchant à comprendre une situation qui vous semble évidente. Votre jugement risque en effet d’en dire beaucoup plus long sur vous que sur lui... 

Pour le reste, posez donc vous aussi vos questions ! 

Sexologie

Dormir avec son chum à 14 ans

CHRONIQUE / Allô Myriam, ma fille de 14 ans et demi m’a demandé dernièrement si son chum pouvait dormir à la maison. Ça fait au moins un mois qu’ils sont ensemble. Je n’ai jamais été déboussolée comme ça et je ne sais pas quoi répondre. J’ai d’abord dit oui à condition qu’ils fassent chambre à part. Mais, c’est quoi la limite ? Quand pourrais-je dire oui pour le même lit ? Je ne sais tellement pas comment gérer ça, mais je dois me rendre à l’évidence, ils feront bientôt l’amour, si ce n’est pas déjà fait !

Son père, lui, de qui je suis séparée, n’accepte pas pantoute que son chum passe la nuit chez lui. Quand c’est sa semaine, il lui permet de rester jusqu’à minuit et de revenir le lendemain, mais pas avant 7 h. Aide-moi ! 

Chère maman, l’histoire des petites blondes, des petits chums et du découchage, en voilà une raison pour se faire du sang d’encre chez pratiquement tous les parents !

Accepter de recevoir le partenaire de son enfant dans son lit implique nécessairement un lâcher-prise à la fois sur la sexualité de ce dernier, mais aussi sur l’accessibilité de sa maisonnée, qu’on se le dise ! 

« Je suis conscient que tu fais l’amour » 

Effectivement, certains parents me disent qu’en approuvant la présence nocturne de l’amoureux ou de l’amoureuse en question, c’est en fait un peu comme s’ils autorisent le fait que leur jeune soit actif sexuellement parlant. « Attention », ai-je envie de vous dire, père et mère. 

Votre adolescent fera l’amour quand il sera prêt, avec ou sans votre bénédiction. Il ne s’agit pas de vous quand on parle de la sexualité d’autrui, mais bien de celle du principal intéressé, même si c’est de votre bébé d’amour dont il est question. 

Prêt, pas prêt, la vraie préoccupation reste plutôt à savoir si vous accepter d’en être témoin, plus ou moins. 

Et si la maison devient la place pour faire l’amour ?

Bien que chez vous ou ailleurs, sexe il y aura, il y a moyen, en tant que parent, mais aussi propriétaire du logis, de poser vos limites sur ce qui est acceptable ou non sous votre propre toit. 

Puisque la nuit, tous les chats sont gris, les rapprochements sous une même couette semblent plus probables. Libre à vous alors de refuser cette supposition.

Loin du motel, malaisant pour les autres enfants, bris de sa propre intimité, refus de vivre avec un autre couple, en voilà des arguments justifiant le refus de quelques-uns. À vous de percevoir vos inconforts, s’il y a lieu.

Contrôle parental ? 

« J’aime mieux que ça se passe chez moi ! Je saurai avec qui, quand et quasi comment. En plus, en cas de problème, je serai là ! » Absolument, un lieu supervisé peut apporter un certain contrôle parental.

Ceci dit, des valeurs initiales prônant le respect de soi et d’autrui, l’affirmation de soi, la confiance, le bien-être personnel – et j’en passe – permettront davantage cette protection.

Des abus sexuels dans le fond d’une chambre, alors que papa et maman jouaient aux cartes en haut, j’ai déjà vu ça.

Idem pour une première fois merveilleuse dans la caravane du paternel ! C’est plus qu’une histoire de locaux et de supervision, vous pigez ?

Et papa dans tout ça ?

Je terminerai en pensant à ce dernier et à vous tous, séparés de l’autre parent de votre enfant. Comme pour tout, l’accueil des activités sexuelles chez ce dernier nécessite également consensus.

Ce qui est applicable chez papa devrait l’être également chez maman, en sachant qu’il est possible de faire l’amour à 23 h 45 et de recommencer à 7 h 05.

Cette bonne entente permettra un meilleur encadrement, croyez-moi. Pour le reste, bonne chance !

Sexologie

À vous la liberté!

CHRONIQUE / Ça y est, la maison est vidée ! Vous qui en rêviez. La paix, cette sacro-sainte paix, est enfin arrivée. À vous la maisonnée, à vous la liberté, à vous la nudité, à vous la sexualité, vos grands enfants ont déserté !

Pas que vous ne l’aimiez pas votre progéniture. Inutile de culpabiliser. C’est juste qu’à un moment donné, toute bonne chose doit se terminer, y compris la parentalité. Après ces décennies à vivre prioritairement comme papa-maman, voici maintenant l’heure du retour au couple, à la vie à deux, à la dyade nuptiale. Premier mois, tout va ! Deuxième mois, on repassera ! Troisième mois, à quand le retour des embarras ? Est-ce votre cas ?

Syndrome du nid vide

Tel un cours de préparation à la retraite, le nid vidé doit s’envisager pour ne pas souffrir de son syndrome ! Cette forme de vague à l’âme chez le père ou la mère pouvant se rendre jusqu’à la dépression une fois le départ de la nichée, peut être la résultante d’un couple non préparé, non concerté, non soudé. 

Cette réalité, l’aviez-vous préalablement envisagée ? Quelle place avez-vous laissée à la conjugalité au profit du rôle de parent ? Avez-vous contourné certaines problématiques au profit des enfants ? Êtes-vous devenus dépareillés ? Vous considérez-vous comme des étrangers ? 

Les grands questionnements

La cinquantaine avancée, voire la soixantaine, peut aussi s’avérer parfois une période de remise en question. Les « qui suis-je, que suis-je, où vais-je ? ? ? » peuvent officiellement s’accentuer avec le départ des enfants. Surviennent alors, dans certains cas, ces ambiguïtés à l’égard des rôles majeurs. Sens de la vie, activités professionnelles, vie de couple, relations avec autrui, liens d’amitié, spiritualité, sexualité, tous des points pouvant faire partie des enjeux importants en lien avec la générativité versus la stagnation. 

L’autre m’énerve

Entendons-nous, quand le focus prône un peu, beaucoup, énormément sur les petits depuis près de vingt et pourquoi pas trente ans, il semble évident que l’autre nous apparaisse pas nécessairement si intéressant le jour où la soue se vide. 

Est-ce une occasion pour se réapprivoiser ? Pourquoi pas ! Parce que c’est une vie tout autre qui vous attend après le départ des enfants, à vous de réinventer votre duo au-delà de la lune de miel initiale ! 

Comment ?

En étant réalistes. Le cycle de la vie, c’est aussi de vivre SA vie ! Si tel n’a jamais été votre cas, que votre partenaire a constamment été relégué au second rang, parions que si je vous suggère sorties à deux, coquineries et cajoleries, vous me regarderez de travers ! Voilà pourquoi mon plus grand conseil consiste à garder une place majeure pour le couple et ce, bien avant que les enfants deviennent adultes. Jeunes couples, notez !

Individualité

C’est souvent du malaise que je perçois dans mon bureau chez ces couples dérangés par le retour aux sources qu’impose la maison dénuée de progéniture. « Trop d’intimité » m’a expliqué cette femme ayant été étourdie 25 ans de temps par le tourbillon de la maternité. « J’ai l’impression de devoir lui parler, l’amuser, l’occuper, l’animer, le séduire ! »

Propos que son chéri réfute en m’expliquant n’avoir rien demandé ! « N’ayant plus rien à faire, elle est toujours après moi. Fais-toi une vie chérie ! »

Et si ce n’était pas ça la clé du nid vidé ? S’adapter d’abord et avant tout individuellement à ce changement, disons-le majeur, à retrouver ses assises en tant que personnes, à prendre de nouveaux repaires bref, se donner juste un peu de temps ? Parions que le couple aura fort à gagner par la suite de se retrouver et qui sait, de refaire connaissance.

Sexologie

Résolution: consulter un sexologue

CHRONIQUE / Pas encore ? Je vais vous en faire moi des résolutions ! Arrêter de fumer, arrêter de manger, arrêter de boire, arrêter de magasiner, la mise en forme, l’argent de côté, le bénévolat, des raisons de s’améliorer en 2018, en voulez-vous ? En voilà ! Et consulter, y aviez-vous pensé ?

Pas le docteur, le dentiste ou l’oculiste, comme le disait ma grand-mère, encore moins le comptable, l’exterminateur ou le ramancheur, je parle du ou de la sexologue, bien entendu ! 

Pas pour moi ! 

Nombreux sont ceux à se demander qui peut bien solliciter ce professionnel. Les déductions rapido presto surgissent alors. Toujours ces hommes pour qui « ça ne lève pas ». Évidemment, ces femmes « archi écœurées de l’acte sexuel ». Sans doute, les accros du sexe essoufflés d’en avoir trop fait. Parfois, ces supposés « tordus » volant les talons hauts d’autrui pour s’exciter. Et pourquoi pas ces homos qui ne le savent pas ! Caricatural tout ça…

J’ai des petites nouvelles pour vous, moi. Ces gens vivant les problématiques énumérées ci-dessus, ce n’est que rarement que je les reçois. Effectivement, vous serez surpris d’apprendre que la majorité de ma clientèle sexologique vous ressemble possiblement beaucoup plus que ce vous croyez.

Estime décroissante, baisse de confiance en soi ou envers autrui, besoin de plaire, anxiété de toutes sortes, trouble de l’attachement, dépendance affective, douleurs gynécologiques, quête de performance, difficultés relationnelles, communication inadéquate, problèmes conjugaux, voilà ce sur quoi j’interviens jour après jour. Tous des maux qui ont nécessairement une influence sur la sexualité, votre sexualité. 

Comment ça se passe dans mon bureau ? 

Mon premier mandat consiste d’abord et avant tout à vous rencontrer histoire d’évaluer vos besoins, vos comportements, et bien sûr, de comprendre vos requêtes. Au-delà d’un contexte du genre « je ne fais plus l’amour, ce n’est pas normal », je cherche plutôt à voir en quoi est-ce anormal, dérangeant, préoccupant de ne pas avoir une vie sexuelle active selon votre perception. C’était un exemple. 

À partir de là, des objectifs se fixent. Que puis-je faire pour vous monsieur, madame ou les deux ? Que voulez-vous ? Le but vise à se centrer sur un résultat atteignable visant l’amélioration de la santé sexuelle, mais aussi de la connaissance de soi. À partir de là, au travail ! Les interventions se mettent en œuvre.

On jase de quoi ? 

Puisque c’est vous le boss, on jase de ce que voulez ! Plus vous me donnez du contenu, plus il m’est facile de vous orienter, de faire des liens avec votre présent, mais aussi les bribes de votre passé, d’analyser votre environnement, de cerner vos besoins d’être rassurés en termes de normalité, de nommer vos émotions et sentiments, de mettre à votre disposition des exercices adaptés et, je me le gardais pour la fin, de vous donner des devoirs comme à l’école ! 

Ça fonctionne ? 

Vous saurez me le dire ! En fait, tout est une question de motivation, mais aussi de cœur à l’ouvrage. Certains voudraient crier victoire en peu de temps, mais aussi en peu d’efforts ce qui n’est pas compatible avec le travail sur soi. Loin d’être présidente du département des miracles, la clé du succès vous appartient ! 

Et si c’était votre résolution pour 2018 ? Et si vous vous faisiez ce cadeau ? Puisqu’une sexualité épanouie, ce n’est pas juste pour les fous, tentez la chance de grandir en ce sens. Bonne année. 

Sexologie

L’échangisme en cadeau ?

CHRONIQUE / Noël ! Parce que c’est Noël et qu’il faut me réinventer pour cette quasi-veille des célébrations, j’ai eu recours à mes collègues chroniqueuses, histoire de m’inspirer. D’une fille à l’autre, c’est d’abord cette plus foncée qui a lancé l’idée. L’échange de cadeaux coquins, du déjà-vu. L’échange de couple par exemple, en voilà du nouveau ! Et la plus blonde de confirmer de son magnifique sourire. M’y voilà donc…

Tellement 2009 que ces présents aux rubans ! Comprenez-moi bien, en plus des cent quinze mille surprises à offrir à vos enfants-filleules-neveux-nièces-cousins-chérubins, de l’énergie pour surprendre matériellement parlant chéri d’amour, peut-être en avez-vous moins ? Puisqu’il a de tout, en plus d’une édition par-dessus le marché, allons donc savoir si l’échangisme s’avérerait la surprise de l’année? 

Un cadeau qui se prépare avant le 23 au soir, sachez-le ! Avant de se concrétiser, il faut minimalement le préparer à commencer par savoir s’il y a d’abord ouverture ! Effectivement, si la valeur du couple fermé plane à la puissance dix dans l’aura de votre minou, possiblement que vous ferez patate au moment du dépouillement ! Tâter le pouls…

Pour ce soir ? Pas nécessairement prévu pour l’événement du post-réveillon que ce troc. Non. Mais pourquoi pas dans un futur rapproché ? D’impliquer le ou la gâtée dans l’organisation de la « réception » peut s’avérer certainement comme étant la belle marque de considération.

Plan établi

L’échange de couple pour plusieurs se définit seulement et simplement par un « je couche avec sa femme pendant que lui couche avec la mienne » ou vice et versa ! Je vous apprendrai que ce n’est pas juste ça et que ça ne se rend pas tout le temps jusque-là ! Plusieurs variantes s’offrent à vous. Les gars avec les gars, les filles avec les filles, l’équipe à quatre, alouette. Idem pour le rôle à jouer. Certains se verront plus à l’aise dans le rôle du voyeur, de l’acteur voire même du metteur en scène ! C’est selon.

Et les pratiques dans tout ça

Maudites idées préconçues laissant encore et toujours planer que la sexualité, c’est seulement et uniquement une histoire de génitalité. J’ai une petite nouvelle pour vous. Pas généreuse de mon homme comme je le suis, possiblement qu’un souper au restaurant avec une tiers pourrait s’avérer comme un échange de couple à mes yeux de lionne ! Le saviez-vous ? 

Comprenez ainsi que des limites préétablies, quand on parle d’échangisme, ça en prend « une pis une autre » comme dirait l’autre. Une feuille 8x4 séparée en deux établissant les pratiques admissibles et celles inconcevables se voit plus que nécessaire. Frenchage, flattage, effeuillage, mot doux, fessé, amour oral, sodomie, tout doit être réfléchi ! 

Avec qui ?

Parce que des fois, c’est comme de chercher une aiguille dans une botte de foin, trouver le couple idéal s’avère une tâche nécessitant de l’ardeur. Loin de l’homme-sandwich exhibant son libertinage au coin Talbot-Barrette ou des voisins dignes du téléroman Les Simone, les recherches se voient de mise. 

Bien sûr qu’il y a des places officielles pour ça, mais au Saguenay Lac-Saint-Jean, vous me le direz. 

Sinon, survient alors l’univers 2.0 se transformant en encyclopédie le temps d’un moment.  

Un cadeau pas comme les autres, l’échange de couple en est tout un. De grand calibre à part de ça ! Ceci dit, le donner, c’est une chose, l’appliquer en est une autre. 

Généreux donateur, serez-vous à la hauteur de recevoir ce présent à double tranchant ? 

Pensez-y... Joyeux Noël !

Sexologie

Sexy ou non pour Noël?

Party de Noël, comment se réinventer sous un jour plus sophistiqué ? On me l’a demandé. « Comment devrais-je m’habiller ? Quelle tenue pourrait être appropriée ? Jusqu’où puis-je aller ? » J’en ai profité pour me positionner. L’habillement, jusqu’où se voit-il révélateur d’une personnalité, d’une image proposée, d’un message suggéré et, tant qu’à y être, des regards apportés ?

Facile dans un contexte masculin de se vêtir pour le grand soir ! Pantalon propre, chemise agencée, et svp repassée, cravate au besoin, quitte à la dénouer en soirée, et veston pour certains. La version féminine, une tout autre paire de manches… la tenue du party sera-t-elle intentionnellement ou malencontreusement sexualisée ? Voyons-y !

D’entrée de jeu, libre à tous et toutes de porter ce qu’il veut. Au-delà des « Airoldi » de ce monde, l’habit faisant parfois le moine ou non, selon le dicton, je vois personnellement la guenille comme étant un médium de création ! Au diable l’uniforme, ne serait-ce que pour une veillée ! 

Ayez l’esprit libre. Voici comment je vous dicte de vous accoutrer en faisant un pied de nez à cette mode trop souvent normative. Du bleu marin avec du noir, quoique possible désormais, port du pantalon avec la robe, un kit « à la Creton » monochrome, faites donc ce que voulez. Mais sachez ceci, il vous faut par contre endosser ce que vous porterez. Le sexy y compris ! 

Assume!

Car il y a de ces parties du corps ayant une connotation à caractère sexué. D’accord ou pas, reste désormais à savoir si cette réalité, vous êtes prêtes à l’assumer, mesdames. 

Une tenue exhibant popotin de par le port de la jupette au ras des fesses, craque de seins dans un « V » plus que plongeant ou encore silhouette archidrapée par un tissu trop « streché » impliquera forcément des coups d’œil furtifs, plus ou moins dérobés, voire même pas assez gênés. Et ce, que vous le vouliez ou non et que vous en soyez indifférentes ou préoccupées.  

Avez-vous vraiment envie que vos collègues vous considèrent autrement que la professionnelle que vous êtes ? La voilà la question ! Reluquer, ce n’est pas péché et, tant qu’à y être, puisqu’un chien regarde bien un évêque, vous ne pourrez contrôler les yeux inquisiteurs et encore moins l’imaginaire. Et les réponses physiques de tout un chacun, y avez pensé ? Avez-vous réellement envisagé de susciter cet intérêt chez vos collègues ?

Respect de soi

Le respect de soi se définit comme étant l’égard, la considération que l’on porte envers soi-même. À partir de là, il devient fondamental de se demander à quel point le vêtement, pour ne pas dire la guenille, témoigne de cette propre entité.

Si les œillades posées sur vos formes ou attributs féminins vous plaisent, vous valorisent, majorent votre estime personnelle, grand bien vous fasse, alors, de vous dévoiler dans cette robe plus qu’olé. 

Au contraire, si vous misez sur d’autres aspects que votre corps pour obtenir sollicitude, très bien également que de porter le chemisier ! C’est selon…

Col roulé, décolleté, gilet bedaine, lainage de fond de cuve d’aluminium en fusion, quoi qu’il en soit, quoi que vous portiez, cet attifement m’apparaît forcément comme un accessoire me dévoilant officieusement un peu cette personnalité que vous me révélez. Ceci dit, sexy-chocolat ou religieusement agrémentée, rien n’autorisera, ni à moi ni à l’autre, de prendre pour du cash toute déduction pour un jugement, une interprétation ou pire, une invitation. Qu’on se le dise. Bon party !

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Le miroir et vous, un bon ménage?

Évitement, arrangement, contemplation, en fait, je devrais plutôt vous demander quelle est la perception que vous avez de vous-même, avec ou sans miroir ?

Au-delà de l’objet ne réfléchissant que banalement votre image, je me questionne à savoir quelle vision portez-vous sur cette personne globale que vous êtes? Votre ego pourra possiblement en témoigner.

Je parle de celui dont l’univers du web s’entend pour définir comme étant la représentation et la conscience que chacun possède de soi. 

Il est tantôt considéré comme le fondement de la personnalité, mais plus encore, c’est ce fameux « moi », ce « je » forgeant l’individu, comme le dirait si bien Freud et sa gang de psychanalystes. 

Grosso modo, c’est la valeur que l’on a, ou du moins que l’on croit avoir, à ses propres yeux, mais aussi aux yeux d’autrui.

À partir de là, chers lecteurs, dites-moi comment se porte donc votre ego à vous. 

Faible

Tout petit, mini, rikiki qu’est l’ego, certains ne donnent pas cher de leur personne. Né pour un petit pain, cette expression résignant l’individu à ne pas valoir grand-chose, en voilà une analogie pouvant expliquer ce à quoi rime l’ego faible. 

L’incapacité à reconnaître ce qu’il y a de beau chez soi, ses forces, qualités, valeurs, mène trop souvent à l’envie finalement de jouer à l’homme ou la femme invisible. 

Ne se sentir à la hauteur de rien apporte cette impossibilité à vivre d’audace, de prendre des risques, de recevoir des autres. Vulnérabilité incombe alors ce trop timide, modeste, renfermé qui ne peut s’affranchir.

Juste assez

Parce que de l’ego, ça en prend dans la vie. Bien que notre éducation, que je considère encore à ce jour basée sur ces valeurs judéo-chrétiennes, nous limite à ne pas trop s’orgueuillir de son plein potentiel, je ne vois pas de mal à se percevoir comme cette personne digne de reconnaissances tant de sa part que de celle des autres ! Ajoutant à ceci la vertu de faire preuve d’autocritique en voyant aussi ce qu’il y a d’un peu moins flatteur chez soi, un bel équilibre se forme, lequel permet l’affirmation, la confiance et, bien sûr, la possibilité de se choisir.

Trop

Quand trop c’est trop, dommages collatéraux s’en suivent. Oui, si vous ne le saviez pas, je vous annonce qu’il y a de ces gens qui ont trop d’égo ! Qui, en effet, ne se contentent pas de se voir comme ces êtres merveilleux, mais qui en plus, se considèrent bien au-dessus de la mêlée. Plus beaux, plus fins, plus intelligents, plus importants, ces derniers font du commun des mortels des êtres évidemment inférieurs. Pouvoir en découle forcément ensuite. Comment faire autrement quand seuls un regard, une présence, un contact sont perçus par eux comme un privilège ? Imaginez en plus l’exponentiation probable lorsque argent, responsabilités professionnelles ou autres il y a ? Tout devient possible, même l’inacceptable. 

La violence sexuelle est trop souvent la résultante d’actes commis par ceux qui ont, entre autres, un ego surdimensionné. La perception qu’ils ont d’eux n’implique en rien la perception que vous devez avoir d’eux. Nuance importante ! Puisque la vérité se retrouve toujours dans l’œil de la personne qui la regarde, tant hommes que femmes, restez fidèle à la vôtre.

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L’orgasme, c’est quand le bon moment ?

CHRONIQUE / Maintenant, avant, après, pendant, en même temps… L’orgasme, c’est quand le bon moment ?

Légitime que ce questionnement à savoir quel est le momentum idéal pour jouir en duo. En premier, en dernier, synchronisé, il y a tant de possibilités, comment convenir de l’instant désiré?  Puisqu’il n’existe pas de chronologie en soi dans l’art de prendre son pied, déboulonnons cette quête idéalisée qu’est la séquence orgasmique parfaite !

Les femmes d’abord !

Quasi une croyance populaire, nombreux sont ceux persuadés que l’ordre des « choses » suppose que « ladies » jouissent les premières. Par souci de bienséance uniquement ? Permettez-moi d’en douter ! J’irai davantage dans le sens qu’il s’agit là d’un modèle plus qu’incrusté.

Toujours premières à beugler leur plaisir, à se défigurer à force de satisfaction, à en demander encore et toujours plus film après film, téléroman après téléroman, publicité après publicité, facile de déduire que la tête du peloton leur revient ! Par devoir, obligation, nécessité, conviction ou pourquoi pas altruisme, pas étonnant que l’on tende à garder l’homme en dernier ou que la relation sexuelle s’achève une fois que ce dernier a vu l’ours. Fausse croyance…

À votre tour gentlemen

Justement messieurs ! Puisque vous êtes nombreux à miser seulement et uniquement sur une érection d’Apollon pour faire jouir ces dames, combien d’entre vous ménagent leurs va-et-vient de peur de n’être plus bon à rien une fois l’apogée venu. La période de latence, soit celle se rapportant à la durée entre l’éjaculation et la prochaine érection étant souvent perçue comme toute finalité explique possiblement ce phénomène. Pourtant…

Grand bien vous fera alors de comprendre que vos capacités à donner du plaisir vont au-delà d’un pénis en érection. Les mains, la bouche, les accessoires, l’imagination restent tous en fonction après l’explosion ! Pourquoi alors ne pas faire diversion à la sacrosainte pénétration ? À vous aussi d’être les premiers !

1, 2, 3, go !

Parce qu’il y a aussi de ceux qui font tout à deux et qui recherchent à vivre l’orgasme au même instant, voire symbiotiquement. Amusant de temps en temps. Éreintant quand il faut que ce soit tout le temps !

Adios spontanéité, il y a de quoi se modérer, être attentif à la fois à son crescendo, mais aussi à celui de l’autre, se tempérer, se limiter, bref se gérer. Qui sait, à force de retarder un plaisir imminent, de ralentir une cadence bouillante ou, au contraire, de tenter le tout pour tout histoire de rattraper l’autre, n’y a-t-il pas risque de carrément rater son propre tempo ? J’en ai bien peur.

Prêt, pas prêt, j’y vais !

Puisque la réponse sexuelle comporte sa montée vers l’acmé, de vouloir la contrôler pour une question d’ordre logique m’apparaît un possible « turn-off» révélant à la fois une quête de routine, mais aussi une éventuelle résistance au changement.

« L’occasion fait le larron », dit-on. Alors, pourquoi ne pas simplement saisir l’opportunité lorsqu’elle se présente ? 

Vous le sentez ? Vous en avez envie ? C’est pour maintenant ? Alors, jouissez comme si vous étiez le dernier ! À votre tour ensuite d’accompagner l’autre vers cette requête si tel est son désir. 

Maintenant, avant, après, pendant, en même temps, en premier, en dernier, synchronisé…

Peu importe ! Le bon moment pour jouir en duo, c’est certainement n’importe quand. Quand on parle de plaisir réciproque, rien ne sert d’établir des plans. Il suffit de se laisser aller au gré du vent. 

À votre tour maintenant…

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Fais-moi mal !

CHRONIQUE / « Salut Myriam. Je voudrais te faire part d’une de mes expériences (et interrogations). J’ai rencontré une fille et la chimie, côté sexe, était numéro un. Un vrai coup de foudre. Bref, mes meilleures relations sexuelles à vie et, pour un gars de 43 ans, j’ai de l’expérience de ce côté !

Il m’arrivait de la prendre par en arrière (vaginale) et, lors de son orgasme, elle adorait se faire claquer les fesses (et moi j’adorais aussi le faire). D’autres fois, son plaisir était tel que ses yeux étaient sur le point de virer à l’envers. Elle gémissait comme ça ne se pouvait pas. Son visage était crispé et à la fois détendu. On aurait dit qu’elle semblait possédée du démon ! 

Une autre fois, juste avant son éjaculation, elle m’a crié un gros « Fais-moi mal ! ». J’avoue que ça m’a surpris et, mis à part lui pincer les mamelons, je n’ai pas su comment réagir. C’était une fille à problèmes que je n’ai pas revue. Alors, je n’ai pas pu discuter avec elle à savoir ce à quoi elle s’attendait par « avoir mal ». Claque dans la face ? Hum ! pas certain. Ç’aurait pu faire un froid. J’avoue que c’est un peu bizarre de vouloir mélanger douleur et plaisir, mais j’imagine que l’être humain n’a pas encore fini de m’étonner par sa complexité et ses vices... Qu’en penses-tu ? Martin »

Plaisir/déplaisir, amour/haine, bonheur/douleur… en voilà cher Martin des contradictions pouvant définir les ébats sexuels de l’être humain, comme vous le dites si bien. Vous, l’homme expérimenté, s’est vu perplexe de vivre possiblement cette nouveauté sans préavis par un « fais-moi mal ! » bien senti. Pas étonnant que cette surprise après cette pratique pas nécessairement coutumière qu’est la fessée de l’arrière-train et le regard révulsé !

« Fais-moi mal ! », ça veut dire quoi ?

Dans le meilleur des mondes, il aurait fallu le demander à tête froide. Je conviendrai par contre qu’il est peu d’usage de poser ce type de question après à peine un ou quelques rendez-vous. Un « si jamais tu aimes la souffrance et que tu voulais que je te frappe ce soir, ce serait comment ? » me semble effectivement plus qu’inopportun. Alors pourquoi pas pendant, étant donné que la possibilité d’en reparler semble impossible ? Oui, tout de suite après sa demande, un « dis-moi comment ? » aurait peut-être pu clarifier la situation, ne vous laissant ainsi pas le bec à l’eau ! Un peu l’art de communiquer avec l’étranger ! 

« Et vous dans tout ça » 

Important de savoir où vous en êtes, Monsieur Martin ? Bien que l’on ne montre pas à un vieux singe à faire des grimaces, où en êtes-vous par rapport à vos pratiques sexuelles, vos préférences, vos valeurs, vos limites, vos tabous ? La claque sur la « foufoune » vous semble appréciable, grand bien vous en fasse ! Fait-elle pour autant de vous un homme aimant faire mal ? Un adepte du sadomasochisme ? Un sadique ? 

En voici un questionnement nécessaire, et ce, encore plus lorsque l’on pratique la sexualité sans intimité avec de tierces personnes, ici et là. Se définir en tant qu’être sexué actif, un mandat trop souvent bafoué en amenant plus d’un à commettre des gestes pour l’autre, pour se conformer, pour faire plaisir, voire même sans réellement y consentir faute d’y réfléchir.

Tout un mandat plus qu’intéressant que votre question ce matin, Martin ! Comme quoi la sexualité humaine est propre à chacun chacune. Il y a toujours de quoi en apprendre sur sa complexité, ses vices, comme vous le dites, mais encore plus sur ses divergences. Merci.

Sexologie

Quand dire «je t’aime» devient banal

CHRONIQUE / Je t’aime, je t’adore mon beau trésor en or…

À peine exagérée comme déclaration d’amour du samedi matin, j’en conviens. Ceci dit, je le demande à vous, chers lecteurs, êtes-vous du genre à dévoiler vos sentiments avec des mots ou, au contraire, plus du type à les taire ? La question à savoir s’il faut dire « je t’aime » m’a été posée. J’ai donc reconsidéré ce témoignage sentimental assez coutumier, histoire de revoir sa valeur, sa nécessité, son message, mais encore plus important, sa réelle signification. Investissons-nous donc à grands coups de « je t’aime » sur le « je t’aime »…

Un peu, beaucoup, passionnément…

Et si ces grandes manifestations survenant à toutes sauces avaient pour effet de justement trop la diluer ? Le dire, en voilà une chose. Le prouver, un tout autre mandat. À coup d’un, de dix ou de mille mots doux, il n’y a pas de fréquence quantifiable pour faire l’éloge de son affection. Au-delà du bon moment, l’important vise davantage à ce que les babines suivent les bottines. Vaut mieux un bon coup que dix-huit mal sentis non ?

Lorsqu’il y a absence de congruence entre les gestes posés et les propos d’amour, à mes yeux à moi, l’annulation va de soi. Idem quand l’éloge sert d’objet de pardon, de négociation, de persuasion, voire même de manipulation. Agir en amoureux, en voici un beau « je t’aime », un préalable à bien des élocutions.

Pas assez

Jamais, comme dans « pas pantoute », ça peut aussi vouloir dire beaucoup. S’il s’agit de votre réalité, aussi saisissante que je sais l’être, je me dois d’être honnête en affirmant que bien sûr, il est possible que de l’amour, chez vous, il n’y en ait pas.

Mais avant de friser la crise de panique avec ce pire des cas, cette absence de discours d’amour avec un grand A, comme le dirait Janette, parle également sur l’autre. Peut-être se voit-il incapable d’exprimer ses ressentis via des mots, craint-il la vulnérabilité venant avec, est-ce pour lui un babillage inutile que trop facile ? Allons donc savoir ! Et si le demander était nécessaire ? 

Quémandage de « je t’aime »

« M’aimes-tu, pourquoi, comment gros, combien sur dix » ? Ces questions… une fois ça va, mais plus souvent que l’enfant qui tarde à arriver à Montréal après cinq heures de route, ça fera ! Comme si rien d’autre ne comptait, la requête amoureuse constante ne témoigne-t-elle pas un peu d’une certaine insécurité ? J’en ai bien peur.

Je parle bien sûr de cette crainte de ne pas être digne d’amour. Un problème d’estime, d’amour-propre, une blessure enfouie, un manque de confiance, une ambigüité sur le manque de preuve d’amour. Qu’en savons-nous, mis à part le fait que de demander, c’est un peu affaiblir la suite des événements ? 

Trop tôt, trop tard

Les débuts de couple comportent eux aussi leur baptême du « love you ». À quand le bon moment, me demande-t-on ? Encore une norme non définie, puisqu’inutile ! Pourquoi pas juste quand on le sent ? Comme si le dire ou le taire serait salutaire de votre relation future ! Vous aimez ? Dites-le ! Vous doutez ? Attendez ! À l’autre de gérer alors cet effluve. 

Je finirai juste en vous rappelant que rien n’est banal dans le « je t’aime », à vous d’établir votre norme. D’ici là, je ne peux m’en empêcher… je vous aime !