Plusieurs projets d’Hyperloop sont en cours à travers le monde, dont celui de Transpod au Canada. Sur cette image, on aperçoit une modélisation du projet.

Une rétrospective techno

CHRONIQUE / Question de jouer dans l’originalité cette semaine, voici ma brève rétrospective de l’année 2017 du merveilleux monde des technologies.

Hyperloop: Le mode de transport du futur

Je vous ai parlé à quelques reprises de ce nouveau moyen de transport qui consiste à faire circuler un train en lévitation magnétique dans un tube sous vide. Cette technique permet de réduire la friction de manière à obtenir des vitesses théoriques se rapprochant du seuil supersonique. Plusieurs projets sont d’ailleurs en cours à travers le monde, dont celui de Transpod au Canada. Par contre, le projet qui semble le plus avancé est celui de Virgin Hyperloop One aux États-Unis qui réalise présentement des essais grandeur nature sur circuit fermé. Actuellement, la vitesse atteinte lors des essais frôle les 400 km/h, ce qui est fort prometteur dans l’élaboration de la première ligne commerciale d’ici 2020.

L’intelligence artificielle 

L’année 2017 aura été celle de l’éclosion de l’intelligence artificielle où de plus en plus de machines fonctionnent de manière entièrement autonome. Bien que nous n’en sommes qu’aux balbutiements de cette technologie, force est d’admettre qu’elle prend de plus en plus de place dans notre quotidien, et ce, bien souvent de manière transparente sans même s’en rendre compte. Dans le domaine de l’automobile, plusieurs manufacturiers proposent d’ailleurs  la conduite autonome à différents degrés de sophistication. Il est désormais possible de se rendre à destination sans mettre les mains sur le volant. Par contre, vous ne pourrez braver les conditions hivernales en conduite autonome, car ce type de système nécessite d’y voir les lignes de démarcation de la chaussée. 

Attaques de rançongiciels

En mai dernier, plusieurs grandes entreprises furent victimes d’une attaque à grande échelle de rançongiciels paralysant ainsi de nombreux services à travers le monde. Le virus Wannacry avait comme particularité de crypter les données de tous les ordinateurs d’un réseau rendant celles-ci inaccessibles. Une rançon, se chiffrant parfois à des dizaines de milliers de dollars, était alors exigée afin d’éradiquer le virus en question. La propagation se faisait via les failles de sécurité d’objets connectés tels des caméras de surveillance, des moniteurs pour bébé ou des lecteurs multimédias fonctionnant sous Android. 

L’émergence du Bitcoin

Cette monnaie virtuelle dont la valeur s’est littéralement enflammée au courant de 2017 passant de 1000$ à plus de 20 000$ l’automne dernier. Jadis concept abstrait réservé particulièrement au marché noir, le Bitcoin est désormais considéré comme un élément majeur de la finance mondiale avec sa valeur de près de 300 milliards de dollars. Cette devise décentralisée exempte de règles bancaires ou gouvernementales soulève toutefois de nombreuses questions d’éthique à travers le monde. Le Québec n’est pas exempt de la folie du Bitcoin, car de nombreuses mines font leur apparition en raison du faible coût d’acquisition de l’électricité. Une mine est en fait une série d’ordinateurs servant à calculer et valider les diverses transactions de la cryptomonnaie ce qui rend le procédé très énergivore. 

Apple et l’obsolescence très programmée 

Après de nombreuses années de suspicions, le chat sort enfin du sac pour le géant à la grosse pomme. À mon grand étonnement, les doléances des utilisateurs de iPhone concernant le flagrant ralentissement de leurs appareils à la suite des mises à jour n’étaient pas sans fondement. Effectivement, dans l’iOS, Apple insère des instructions ralentissant les processeurs des téléphones de générations précédentes. Apple se sert de l’usure de la batterie afin de déterminer le ratio «d’engourdissement» du processeur.  L’opération est supposément faite dans l’unique but que le téléphone conserve une autonomie de charge suffisante afin que l’utilisateur puisse profiter de son appareil le plus longtemps possible. Dans les faits, les mises à jour apportent des améliorations conçues souvent pour les appareils de dernière génération qui nécessitent, par contre, une charge de travail supplémentaire pour les appareils un peu plus âgés ce qui, en conséquence, réduira l’autonomie énergétique. Il est donc normal qu’un «vieil appareil» soit un peu moins performant sur un nouveau système d’exploitation sauf que Apple utilise l’usure de la batterie afin de valider l’âge de votre téléphone pour ainsi en réduire encore plus sa performance. L’usure de votre batterie se fera sentir plus particulièrement après deux ans de services, ce qui coïncide étrangement avec la fin de votre forfait cellulaire. Les utilisateurs pourraient conserver pour encore quelques années leur «vieux» téléphone tout en réduisant drastiquement leur facture de cellulaire sauf que ce dernier étant devenu trop lent, ils optent plutôt pour un appareil de nouvelle génération. Le génie d’Apple dans cette arnaque est que le nouvel iOS sera performant sur un téléphone neuf d’ancienne génération ce qui permet d’écouler les stocks plus aisément en laissant ainsi croire aux utilisateurs que leur vieil appareil était définitivement en fin de vie ! 

Apple a publié un communiqué afin de s’excuser de toute cette polémique et expliquer les mesures qui seront prises afin de corriger la situation. Le prix de remplacement des batteries passera de 99$ à 35$. Nous aurons plus de détails d’ici quelques semaines. Apple affirme n’avoir jamais voulu faire de l’obsolescence programmée et une mise à jour d’iOS permettra d’avoir un compte rendu sur l’état de la batterie.