2018, entre politique et technologie

CHRONIQUE / La chute du Bitcoin Il y a un an à peine, on parlait de l’émergence du Bitcoin qui atteignait alors un sommet historique en se vendant à plus de 20 000$. Aujourd’hui, cette cryptomonnaie a perdu un peu de son lustre avec une valeur se situant environ à 5500$, ce qui n’est pas mauvais si on tient compte qu’il y a trois ans à peine elle se situait autour de 500$.

Pour les promoteurs de mines de cryptomonnaie, 2018 fut une année difficile, non seulement en raison de la chute de la devise, mais aussi en raison d’un revers face à Hydro-Québec dans l’obtention d’un tarif préférentiel. Le minage de cryptomonnaie étant l’une des activités les plus énergivores sur la planète, il est logique que le Québec soit dans la mire des promoteurs, mais la société d’État réserve ses tarifs préférentiels à des entreprises générant de l’emploi, ce qui n’est malheureusement pas le cas de la cryptomonnaie, qui ne nécessite pas un volume suffisant de main-d’oeuvre.

Facebook dans la controverse

Ce n’était qu’une question de temps avant que ne surgisse une controverse majeure en matière de confidentialité chez le plus grand des réseaux sociaux. Depuis le début de l’année 2018, les scandales se succèdent chez Facebook au rythme des changements dans l’entourage du président américain Donald Trump. Ce dernier est d’ailleurs l’élément déclencheur de cette série noire avec l’affaire Cambridge Analytica et la vente de données privées lors de l’élection présidentielle.

Depuis, Facebook semble s’embourber de plus en plus, que ce soit à propos des fausses nouvelles ou de la protection de la vie privée de ses utilisateurs. Il y a quelques jours, nous apprenions que Facebook permettait à certaines entreprises «d’espionner» les conversations privées de l’application Messenger. Rien pour consolider le lien de confiance avec les utilisateurs.

Huawei: Le Canada dans l’embarras

Le fabricant chinois de matériel électronique Huawei termine son année 2018 dans la tourmente avec l’arrestation à Vancouver, à la demande des Américains, de sa directrice financière Meng Wanzhou. Nos voisins du sud accusent Huawei d’avoir fait fi des sanctions contre l’Iran en y vendant du matériel via une société-écran.

D’ailleurs, moult pays doutent de l’intégrité de ce manufacturier et l’ont banni, malgré qu’il soit un leader mondial dans le déploiement de la technologie cellulaire 5G. L’affaire Huawei plonge actuellement le Canada dans une tourmente diplomatique avec la Chine, qui a par ailleurs procédé à l’arrestation de deux Canadiens.

Le dénouement de cette délicate histoire aura un impact majeur sur les télécommunications canadiennes, car plusieurs fournisseurs de télécommunication utilisent actuellement des produits Huawei. Pour paraphraser le très nuancé Elvis Gratton: «Un Chinois, ben ça, c’est l’boutte!»

Le jeu Fornite d’Epic Games compte plus de 125 millions de joueurs.

Fortnite, la recette du succès

Le jeu Fortnite, sorti vers la fin de 2017, a obtenu un succès immédiat avec plus de 125 millions de joueurs de tout acabit. Le jeu est offert gratuitement, mais offre la possibilité aux joueurs d’acheter différents accessoires afin de personnaliser leurs avatars, ce qui permet à Epic Games d’engranger les milliards de dollars! Ils en auront d’ailleurs besoin, avec toutes les poursuites pour plagiat qui pèsent contre eux!

Trump et le mot idiot

La situation cocasse de l’année revient au PDG de Google Sundar Pichai qui, lors d’une audience parlementaire, a dû expliquer pourquoi l’image du président Trump s’affiche lorsque le mot idiot est tapé dans le moteur de recherche de Google Images.

Accusé par les républicains de favoritisme démocrate, Google se défend que les réponses offertes aux requêtes sont le fruit de l’algorithme qui corrobore une série de facteurs afin de relier une image à un mot-clé. Le véritable responsable de ce couple Trump-Idiot est non pas Google, mais les nombreux sites Internet qui placent le mot-clé idiot avec une image du président!