Progrès technologique

Un premier Noël sans Sears

CHRONIQUE / Sears Canada n’est plus, ce qui laisse un immense vide non seulement au niveau physique, avec les gigantesques espaces vacants à l’intérieur des centres commerciaux, mais aussi au niveau culturel avec la disparition de son traditionnel catalogue de Noël.

Pendant mon enfance, toutes les heures que j’ai pu passer à feuilleter méticuleusement le fameux catalogue en fantasmant, beaucoup trop souvent, sur des jouets que le père Noël n’avait malheureusement pas les moyens de m’offrir. Je commençais toujours par la fin, parce que c’était souvent les jouets à la fine pointe de la technologie qui s’y trouvaient. Vous savez, ceux qui nécessitent une hypothèque seulement pour les fournir en piles ! Au fil des pages, je me perdais dans mes pensées, m’imaginant alors avec ce jouet qui avait l’air si génial, mais qui, au fond, n’était qu’un gadget fragile dont les enfants se lassent au bout de quelques minutes, un maudit « gréement », comme le dirait si bien mon père. 

Le catalogue Sears, c’était en quelque sorte mon encyclopédie culturelle, cette bible qui me permettait d’être au fait des dernières tendances, car ce n’était pas en écoutant Allo Boubou où Du tac au tac que j’allais devenir un bouillon de culture!  D’ailleurs, à l’époque, jamais je n’aurais pensé que Sears était un magasin. Je m’imaginais plutôt un gigantesque entrepôt sûrement dirigé par le père Noël avec des lutins préparant les commandes qui seront livrées à la Bijouterie Perron de Métabetchouan, l’« élu » de mon village, le digne dépositaire Sears. 

Pour plusieurs de ma génération, le catalogue venait « noëliser » l’automne. L’odeur de son papier était synonyme de Noël au même titre que le parfum du sapin fraîchement coupé. Plus j’avançais en âge plus mon intérêt se rapprochait du centre du catalogue, où la section lingerie pour dames était ni plus ni moins que le berceau de mes pulsions prépubères ! Que voulez-vous, dans mon temps, on avait pas ça internet, et Bleu nuit à TQS passait beaucoup trop tard ! 

On a tiré sur la « plug » de ce géant comateux faisant disparaître un grand morceau d’histoire propre à ma génération, comme l’eurent été Eaton et Steinberg pour mes prédécesseurs. Même si le recueil annuel ne jouissait plus d’une distribution de masse depuis bon nombre d’années, je tentais tout de même ma chance afin de mettre la main sur un rarissime exemplaire.

Quand la vente par correspondance est le fossoyeur du roi de la vente par correspondance

Vers le milieu des années 90, la vente par catalogue commence à s’essouffler et a raison d’un géant comme Distribution aux consommateurs. L’expérience d’achat et les centres commerciaux prirent alors de l’expansion, car les clients désiraient voir et essayer les marchandises tout en ayant la possibilité d’en faire une acquisition immédiate. Sears prit alors de l’expansion avec l’ouverture de nombreux magasins dans le but évident de suivre la tendance de l’heure, sauf qu’au même moment, l’internet se démocratise rapidement dans les foyers nord-américains, ce qui allait renverser à nouveau les habitudes des consommateurs.

Jusqu’au milieu des années 2000, le commerce électronique n’occupe pas une grande part des ventes mondiales pour des raisons de confiance des consommateurs, qui hésitent encore à transmettre leur numéro de carte de crédit sur internet. L’arrivée de PayPal, un outil de paiement tiers et sécuritaire, allait progressivement changer les mœurs. Le paiement des marchandises est alors confié à une plateforme sécurisée qui agit d’intermédiaire entre le vendeur et l’acheteur, ce qui a pour résultat de simplifier grandement la logistique transactionnelle. Même si cette petite révolution ne semble pas ébranler les colonnes du centre commercial, elle gruge néanmoins progressivement les parts de marché du commerce traditionnel. 

Amazon passe alors de libraire en ligne à centre commercial virtuel, ce qui aura l’effet d’une bombe sur les habitudes des consommateurs qui y trouveront une variété de produits offerts par une variété de vendeurs. L’idée ne date pas d’hier, je me souviens qu’en 1999, alors jeune entrepreneur, j’essayais de convaincre les commerces d’ici de se regrouper afin de vendre leurs produits en ligne via une plateforme unique. N’ayant pas les moyens ni les ambitions de la Silicon Valley, ce projet mourut avant même sa naissance ! 

Le téléphone générationnel

L’échec de Sears est en partie en raison du commerce électronique, certes, mais aussi à cause de son manque de vision envers les tendances des consommateurs. La génération actuelle consomme massivement sur internet grâce aux téléphones intelligents qui offrent des millions de produits au bout des doigts, et ce, peu importe l’heure ou le lieu. La génération internet n’a plus le sentiment d’appartenance envers un espace commercial ou un marchand, il est un consommateur volatile qui change de marchand au gré du prix. 

Sears avait pourtant un site internet transactionnel ainsi qu’un vaste réseau de distribution établi dans des centaines de points de service. Il était le leader de la vente par correspondance, mais n’a pas su suivre la tendance actuelle. J’aimais ça aller « su Cire » par nostalgie, j’avais l’impression de revivre, à travers la désuétude de ses magasins, un morceau de mon enfance. D’ailleurs, ce midi, j’irais bien manger un club sandwich au similipoulet au restaurant du Zellers… Nostalgie nostalgie ! 

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Pour bien s’accrocher à la route

CHRONIQUE / L’hiver est à nos portes, et cette année ne fera certes pas exception à la règle. Pour plusieurs d’entre vous, c’est la saison de la « merde blanche » où chaque sortie devient un véritable chemin de croix ! Que dire de l’état parfois lamentable du réseau routier et des fameux quartiers blancs qui sont trop souvent de véritables patinoires où les voitures font office de pierres de curling ! Les voitures modernes sont dotées de multiples dispositifs de sécurité qui facilitent parfois la conduite hivernale, mais malgré cela, il ne faut pas oublier que votre rutilante bagnole ne fait contact avec la route que par 4 petites bandes caoutchoutées qui doivent être efficaces dans les conditions les plus extrêmes ! Mal nécessaire pour le conducteur québécois, les pneus d’hiver sont de véritables bijoux technologiques dont la genèse remonte aux années 1930.

L’autoneige ou l’auto dans la neige ?

Pendant qu’au Québec Joseph-Armand Bombardier développait sa première autoneige, en Finlande, on travaillait au tout premier pneu conçu pour l’hiver. D’abord destiné aux camions, le Kelirengas, ou pneu météo de la compagnie Nokian, possédait une semelle munie de blocs permettant d’évacuer la neige et la boue vers l’extérieur du pneu. Cette semelle, dont le design rudimentaire s’apparentait à celui des chenilles de tracteur, était une révolution, car à cette époque, les voitures devaient se munir de chaînes afin de se déplacer dans les conditions hivernales. Par contre, le type de gomme utilisée à l’époque était le même que pour les pneus d’été, occasionnant du fait même le durcissement du caoutchouc à basse température. Les gommes évoluant très peu dans les 20 années qui suivirent, les manufacturiers introduisirent les pneus à crampons de métal, communément appelés pneus à clous, afin d’augmenter l’adhérence sur les surfaces glacées. Je peine à imaginer le confort rudimentaire de ces premiers pneus à crampons à une époque où ceux-ci étaient à carcasses diagonales de nylon.

L’avènement du pneu radial

Dans les années 70, le pneu radial fait son apparition sur le marché nord-américain, un changement majeur dans le monde de l’automobile. Le pneu radial possède un flanc flexible qui améliore le confort et permet à la semelle d’avoir un meilleur contact sur la route. Pour les pneus d’hiver, cette technologie permet d’offrir un dessin de semelle plus raffiné ainsi qu’une évacuation plus constante de la neige en raison d’une surface de contact plus grande.

Les lamelles et la glace

Il faut attendre au début des années 90 pour qu’une véritable bataille entre les manufacturiers s’amorce. Le Blizzak de Bridgestone a connu un grand succès au Québec en raison de ses lamelles souples combinées à un composé de gomme révolutionnaire pour l’époque. Les lamelles souples s’ouvrent au contact de la glace, créant ainsi une plus grande surface de contact. Bien que d’autres fabricants utilisaient cette technique quelques années auparavant, Bridgestone, via son grand réseau de distribution, l’a démocratisé. Aujourd’hui, nous assistons à une véritable course technologique dans le monde du pneu hivernal. Les grands manufacturiers offrent des composés de gommes de plus en plus efficaces et durables. 

Quel pneu choisir ? 

Le choix d’un bon pneu d’hiver peut s’avérer difficile en raison du choix et de la gamme de prix. D’ailleurs, le prix ne devrait pas être votre premier critère. L’argument « c’est juste pour aller du point A au point B » n’est pas valide non plus, car il s’agit déjà du but premier d’un transport. Le choix de votre pneu doit se faire en fonction de plusieurs éléments.

Le type de véhicule : est-ce un sport utilitaire, une camionnette ou voiture ? Est-ce une traction, une propulsion ou un véhicule à traction intégrale ? Le poids du véhicule aura une incidence directe sur l’efficacité du freinage sur la glace. Le type de route que vous faites. Pour vous rendre au travail, vous faites combien de kilomètres et dans quels types de conditions ? Est-ce que vous faites beaucoup d’autoroutes où vous restez principalement en ville ?  Est-ce que vous allez au centre de ski ou au chalet régulièrement ?

Avec ou sans crampons ? Il est certain que les pneus à crampons vous offriront une meilleure adhérence sur les surfaces glacées tout en réduisant les distances de freinage. Par contre, ils sont plus bruyants. Si vous faites beaucoup de kilométrage sur l’autoroute, ce n’est peut-être pas pour vous. 

Et le confort : jadis, les pneus d’hiver étaient synonymes d’inconfort, mais maintenant, bien qu’ils soient plus bruyants que les pneus d’été, le confort est tout de même au rendez-vous. Michelin, par exemple, offre des bandes de roulement silencieuses avec des flancs plus souples, ce qui augmente le confort.

Depuis une dizaine d’années, nous assistons à une invasion de nouvelles marques de pneus en provenance d’Asie à des prix très bas. Avec des dessins de semelles similaires aux grandes marques, mais pour une fraction du prix, ils peuvent sembler une bonne affaire, mais dans la majorité des cas les gommes sont nettement inférieures à la moyenne, ce qui mine grandement l’efficacité du pneu. Pour bien des marques obscures asiatiques, je me demande même si le produit est testé dans des conditions hivernales avant d’être mis en marché tellement ils sont inefficaces. Parfois, il vaut mieux payer une centaine de dollars de plus pour passer un hiver en sécurité.

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Le Google Pixel 2 XL: le meilleur Android sur le marché

CHRONIQUE / Il y a quelques semaines, j’ai fait une chronique sur les nouveaux produits annoncés par Google, dont le fameux téléphone Pixel 2 XL, un compétiteur direct de l’iPhone 8 Plus. Depuis deux semaines, j’ai en ma possession le téléphone de Google qui sera lancé à la mi-novembre.

L’an dernier, après avoir surpris la critique ainsi que les utilisateurs avec ses premiers téléphones intelligents, Google récidive cette année avec la version 2 de ses appareils dans le but ultime de vaincre Apple au palmarès des ventes de ce lucratif marché. Il est très simple de transférer vos données du iPhone au Pixel grâce à l’adaptateur de transfert inclus dans la boîte. En quelques minutes, tous vos contacts, photos, messages seront sur votre nouvel appareil. Le Pixel 2 n’a pas de prise d’écouteur traditionnelle. Comme pour l’iPhone, un adaptateur fourni de type USB-C vous permettra de brancher des écouteurs traditionnels à votre nouveau téléphone. Contrairement à Apple, Google ne fournit pas d’écouteurs filaires, ce qui est une erreur. Le câble de recharge est de type USB-C aux 2 embouts ce qui nécessitera l’achat d’un câble supplémentaire si vous désirez brancher votre téléphone dans une prise USB traditionnelle.

La prise en main du Pixel 2 XL se fait aisément malgré son format géant, car l’appareil à l’écran de 6 pouces de diagonale fait tout de même 3 pouces de largeur par 6,7 pouces de hauteur!  Les boutons sont tous situés d’un seul côté du téléphone, tandis que le capteur d’empreintes digitales est quant à lui derrière l’appareil. Au niveau de l’ergonomie, c’est beaucoup mieux que l’iPhone 8 Plus, car, étant donné la taille du téléphone, réunir tous les boutons du même côté permet une meilleure stabilité lorsque l’on veut monter le volume. Sur les iPhone 7 Plus et 8 Plus, le bouton de verrouillage d’écran est directement face au bouton de contrôle du volume, ce qui fait que l’on verrouille souvent l’appareil en essayant de monter le son.

La nouvelle fonction « Active Edge » permet d’ouvrir l’assistant Google par une simple pression des rebords de l’appareil avec la paume de votre main. Cette méthode d’avoir rapidement accès à votre téléphone est vraiment géniale, mais Google devra ajouter des fonctions ou ajuster l’assistant pour vous permettre d’avoir accès à plus de fonctions.

L’écran est de bonne qualité, sauf qu’il est beaucoup moins éclatant que celui d’un Samsung Galaxy S8. Google se défend en affirmant que son écran possède des couleurs réalistes, ce qui fait qu’elles ne sont pas éclatantes. Plusieurs journalistes ont vécu des problèmes avec l’écran du Pixel 2 XL. L’écran OLED semblait effectivement rester marqué par l’image des boutons inférieurs, mais personnellement, je n’ai pas eu ce problème lors de mon essai de 2 semaines. Par contre, j’ai eu quelques problèmes d’appels qui coupaient. Je ne suis pas un fanatique du système Android, mais on doit admettre que Google a réussi son pari, car la version 8.0 Oreo est en parfaite symbiose avec le Pixel 2 qui est fluide et rapide.

L’appareil photo est probablement le plus gros argument de vente du Pixel 2, car il est tout simplement incroyable. Il y a quelques années, jamais je n’aurais pensé qu’une si petite combinaison lentille-capteur donnerait des résultats si magnifiques. Le mode portrait est en fait un calcul logiciel permettant de détacher le sujet de l’arrière-plan. Le résultat est impressionnant et, si je compare au iPhone 7 Plus (parce qu’Apple ne m’a pas envoyé d’iPhone 8 de test), l’effet est nettement plus efficace. Pour ce qui est du logiciel de retouches intégré, je préfère celui d’Apple, dont les filtres sont beaucoup mieux depuis la version iOS11.

Le Pixel 2 et le Pixel 2 XL sont des appareils haut de gamme bénéficiant des dernières mises à jour du système d’exploitation Android. Google a réussi son pari en présentant un compétiteur direct au iPhone en y intégrant des fonctions inédites et efficaces. Malgré les quelques problèmes répertoriés pendant les essais médias, les téléphones de Google sont désormais un incontournable pour les mordus d’Android.

Google Home mini, le début d’une histoire d’amour !

J’ai eu la chance d’essayer le Google Home mini pendant 2 semaines et je suis littéralement tombé sous le charme de ce petit haut-parleur à la voix douce ! La configuration est fort simple, que vous ayez un iPhone ou un Android, et pas besoin de parler fort pour vous faire comprendre ! Un petit OK Google suffit pour réveiller l’assistant. Même si vous écoutez de la musique à fort volume, pas besoin de crier. « OK Google, demain je veux me réveiller à 6 h » et votre réveille-matin est configuré ! Que ce soit pour une question d’intérêt général ou pour avoir les dernières nouvelles, il est si simple d’interroger le petit assistant qui a pratiquement réponse à tout ! Vraiment un incontournable sous le sapin de Noël.

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Des thermostats intelligents pour chauffage électrique

CHRONIQUE / Avec l’hiver qui s’en vient, nous cherchons à trouver des solutions pour économiser de l’énergie. Dans mon cas, j’ai décidé de remplacer mes vétustes thermostats à roulette pour des appareils de nouvelle génération. Je me suis alors dit tant qu’à faire je vais opter pour quelque chose d’intelligent, question de joindre l’utile à l’agréable ! Ayant un système classique de plinthes électriques, je me suis vite rendu compte que la variété de produits est plutôt mince.

Au départ, mon choix s’était arrêté sur le thermostat Nest de Google qui est superbe avec des fonctions incroyables, mais à plus de 300 $, c’est un pensez-y-bien ! Je me précipite alors chez mon quincailler de confiance afin d’acquérir le plus gros modèle sur le marché pour ainsi faire entrer mon domicile dans la domotique moderne. Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que la majorité des produits ne sont pas compatibles avec les systèmes de plinthes électriques. Je devrai peut-être me rabattre sur un appareil programmable peu pratique avec un livret de programmation de 20 pages peu convivial ! C’est alors que mon quincailler, encore lui, me proposa un produit québécois fort ingénieux et relativement abordable conçu pour les plinthes électriques. 

Mon choix s’est arrêté sur le système de la compagnie québécoise Sinopé comprenant 2 thermostats intelligents ainsi qu’une petite interface qui se connecte directement dans le routeur. Je procède au branchement des thermostats, mais avant je m’assure que l’électricité est coupée. Comme je suis un peu craintif, je ferme le « breaker » au complet ! Pour ce qui est des branchements, il n’y a pas de différence avec mes vétustes appareils à roulette tandis que la configuration des thermostats se fait aisément à la simple pression d’un bouton sur l’interface qui détecte immédiatement tous mes nouveaux équipements.  

Le site Internet est la clé

La beauté du système est son interaction en temps réel avec le site internet neviweb.com qui vous offre une panoplie de réglages et statistiques. En quelques clics, vous pourrez identifier et configurer chaque thermostat indépendamment, ainsi que procéder à la programmation facilement. Sur la page d’accueil du site, vous retrouverez la météo locale ainsi que des boutons « absent » ou « présent » qui vous permettent d’effectuer un réglage rapide de votre température, et ce peu importe où vous êtes. Des statistiques de consommation d’énergie sont disponibles ainsi que le coût d’utilisation ajusté à votre tarif d’électricité. Vous pourrez alors être à l’affût de votre facture ! Par contre, pour le moment, l’interface n’est pas compatible avec les systèmes de domotique Google Home, Amazon Alexa ou Apple Homekit. Par contre, la Sinopé travaille présentement sur la compatibilité. 

Même si ce type de produit est intéressant sur le moment, il porte à croire qu’il deviendra obsolète et nous poussera à changer les équipements à une fréquence plus rapide. Les thermostats pourront se brancher sur le site internet combien d’années ? Si le module d’interface lâche, les atouts du système disparaissent. J’ai l’impression que plus un produit est avancé technologiquement sur le moment, plus il devient risible rapidement, car il devient dépassé par une marée technologique constante. Un thermostat classique a une durée de vie de plusieurs décennies, tout comme les bons vieux téléphones à roulette d’ailleurs ! En ajoutant un volet intelligent, on diminue grandement la durée de vie des appareils, car l’utilisateur devient avide de technologies et est poussé à renouveler constamment sa flotte de gadgets connectés. J’adore le produit, mais il faut tout de même réfléchir sur la vitesse à laquelle il deviendra obsolète à mes yeux ! 

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Réseaux sans fil: faille majeure

CHRONIQUE / Depuis une dizaine d’années, la majorité du trafic internet s’effectue via les réseaux sans fil. Votre réseau est probablement protégé par un mot de passe vous laissant croire ainsi que vous êtes en sécurité. Le type de cryptage le plus couramment utilisé pour sécuriser les accès WiFi est le WPA2, simple et relativement sécuritaire c’est la norme depuis bon nombre d’années.

Le chercheur Belge Mathy Vanhoef a réussi à trouver une faille majeure dans le système de cryptage WPA2 permettant ainsi d’avoir accès aux informations qui transitent par le sans-fil. Je vais essayer de vulgariser du mieux que possible les détails de cette faille qui peut sérieusement compromettre la sécurité de votre réseau ainsi que de votre identité numérique.

À l’abri... jusqu’à maintenant

Depuis 2003, le processus de sécurité sans fil est pratiquement inchangé et, jusqu’à maintenant, était à l’abri des attaques. La méthode de connexion d’un réseau WPA2 est basée sur une prise de contact à 4 voies qui génère des clés de cryptages uniques à chaque session. L’attaque de type KRACK (attaque par réinstallation de clé) est réalisée au départ par le clonage du nom et mot de passe du réseau sans fil qui permettra ainsi au pirate de changer le canal de connexion afin que les appareils se branchent sur un faux réseau du même nom. Par la suite, exploitant une faille dans les protocoles de chiffrement, les pirates peuvent changer la clé de chiffrement afin d’avoir accès à toutes les informations transitant par le réseau. 

Les sites sécurisés ne sont pas à l’abri

La majorité des sites internet sont désormais sécurisés en HTTPS (représentés par un petit cadenas fermé). Malgré tout, vous n’êtes pas à l’abri de l’interception de vos données. Car avec l’aide d’un petit utilitaire, le faux réseau sans fil forcera les navigateurs à utiliser les versions HTTP non sécurisées des sites internet pour ainsi récupérer vos mots de passe, numéros bancaires et tout ce qui transite par internet. 

Les pirates peuvent aussi injecter des virus à travers les données courantes. Par contre, avant de publier le résultat de ses travaux, Mathy Vanhoef a avisé les différents organismes de sécurité informatique afin que les entreprises puissent corriger les failles de leurs systèmes.

Ce qui me fait craindre le pire de ce genre de découverte est que certains développeront des virus attaqueront aléatoirement les réseaux via des objets connectés non sécurisés. Des tonnes d’informations personnelles seront ainsi entre les mains de groupes malveillants. Au volume d’informations sensibles qui circulent via les réseaux sans fil, on peut croire qu’à un moment donné, certains individus mal intentionnés tenteront d’exploiter les failles. 

Comment éviter le pire ?

Faites vos mises à jour sur vos appareils : routeurs et points d’accès ; ordinateurs Windows, Macintosh et Linux ; téléphones iOS et Android ; et enfin tous les objets connectés sur votre réseau sans fil.

Comme à l’habitude, si vous êtes sur un réseau public, minimisez vos activités. Assurez-vous que le logo sécurisé soit actif sur votre navigateur. Vous pouvez vous brancher sur un VPN (Réseau privé virtuel) et ainsi faire transiter vos données dans un canal encrypter.

Beaucoup d’entre vous ont un routeur provenant directement de votre fournisseur d’accès internet. En espérant pour vous que votre fournisseur effectuera rapidement la mise à jour afin de vous protéger. J’ai tenté de rejoindre quelques fournisseurs d’accès internet, mais au moment d’écrire ces lignes, je n’avais toujours pas eu de réponse.  

Les réseaux cellulaires ne sont pas à l’abri des failles et des attaques même si, théoriquement, ils sont très fermés. Ce n’est qu’une question de temps avant de voir ces réseaux victimes d’attaques de masse. Pour moins s’exposer aux risques, n’oubliez pas de faire vos mises à jour ! 

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Quand le débat ne sonne pas bien!

CHRONIQUE / Parfois le gars d’informatique en moi se fait confier des missions inhabituelles. Dans bien des cas, je relève les défis haut la main, mais parfois l’improbable prend toute la place, puis le plan initial se retrouve rapidement aux oubliettes.

Mercredi dernier avait lieu le débat des candidats à la mairie de Saguenay et, pour l’occasion, on m’avait donné la mission de diffuser l’événement en direct sur notre page Facebook. Je me branche alors au signal vidéo de la salle afin d’effectuer mes tests de bande passante sur Facebook. Pendant plus de 20 minutes, je diffuse le signal sur une plateforme-test afin que tout soit parfait pour le moment fatidique. 

C’est alors que, quelques minutes avant de passer au direct, survient la catastrophe, l’hécatombe, le désastre : Facebook ne répond plus ! Le petit hamster dans ma tête se met à « spinner » à la vitesse grand V tandis que, sur la scène, on procède à la présentation des candidats. Je me sens alors comme dans le film Mission impossible où le protagoniste doit couper le bon câble afin de désamorcer une bombe. Me voilà donc devant mon ordinateur posé sur une chaise chambranlante dans le fond de cette salle comble à valider une série de possibles causes à effets responsables de cette soudaine panne de Facebook. 

Est-ce le réseau sans-fil de la salle qui est surchargé ? Est-ce mon navigateur Internet qui est planté ? Est-ce que le problème est local où c’est réellement le très fiable Facebook qui prend congé ? C’est à cet instant que j’utilise Twitter pour voir si Facebook fonctionne : #facebookcrash. Ayant le maire Jean Tremblay directement à ma droite, je retiens intérieurement la série de jurons qui me traversent alors l’esprit. Qu’est-ce que je dois faire ? C’est alors que j’entends : « Veuillez prendre note que ce débat sera web-diffusé sur le Facebook du journal Le Quotidien », et c’est à ce moment qu’une goutte de sueur tomba sur mon clavier et, en passant, Facebook, c’est généralement très fiable. 

C’était comme si une force divine interférait avec les serveurs du géant californien afin de m’empêcher de diffuser le débat en direct ! Mon regard quitte alors brièvement mon écran pour regarder le maire Tremblay en me disant : « Ça ne peut pas être à cause de la prière ! » Trêve de plaisanterie, je dois me concentrer afin de trouver un plan B que je n’avais pas prévu parce Facebook, c’est généralement très fiable (est-ce que je vous l’avais dit ?) 

Plan B 

Il ne s’est écoulé que quelques minutes depuis le constat que je ne pourrais pas livrer la marchandise tel que prévu. Je me branche alors sur le compte YouTube du journal et j’épluche rapidement la marche à suivre pour diffuser en direct. Quelques réglages ici et là et hop, nous avons un signal potable sur YouTube coïncidant avec le début du débat. Je pousse alors un grand soupir plutôt satisfait, tout de même, de ma solution de rechange. Je regarde alors l’indicateur du niveau sonore qui est à l’image de l’attaque du Canadien, c’est-à-dire en panne sèche. Mon karma semble me rattraper, car si je n’avais pas de foutu plan B, vous pouvez imaginer que le plan C n’était pas dans les cartons non plus ! 

Problème avec l’acquisition du son, est-ce que j’arrête tout et je redémarre ou je tente de faire fonctionner le micro de mon ordinateur portable pour avoir un son peu potable ? J’ai pensé alors écrire des sous-titres en temps réel, mais j’opte pour le micro intégré de mon ordinateur, car le débat débute. Tout fonctionne, les indicateurs de niveau sonore scintillent tel un arbre de Noël le soir du Réveillon ; c’est la joie dans mon cœur ! Le débat se déroule bien, sauf qu’avec cette foutue panne, mon auditoire en ligne est plutôt faible. Je tente tant bien que mal de faire mousser le tout via d’alléchantes publications sur Twitter, mais le gâteau ne lève pas ! C’est ce genre de situation qui démontre l’ampleur de Facebook par rapport aux autres réseaux sociaux. Le débat tire à sa fin, la panne de Facebook semble se résorber, et ce, étrangement, après que le maire Tremblay se soit levé. 

N’ayez crainte, je ne suis pas suspicieux et je ne pense pas qu’une intervention divine soit responsable de l’une des plus grosses pannes de l’histoire de Facebook ! Le débat est terminé, je remballe ma quincaillerie technologique et je m’en retourne au bureau avec le sentiment que mon travail a obtenu un succès mitigé. À mon retour, je me branche immédiatement sur le YouTube du journal afin de constater l’ampleur des dégâts. L’image est quand même potable compte tenu de la bande passante disponible, mais le son est un désastre total ! J’aimerais bien conclure le tout en commençant ma phrase par « La morale de cette histoire est… », mais je n’y arrive simplement pas parce que Facebook, c’est généralement très fiable, est-ce que je vous l’avais dit ?

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Plusieurs nouveautés chez Google

CHRONIQUE / Le géant Google a dévoilé la deuxième génération de ses produits de consommation grand public. Au sommet de la pyramide, on retrouve les deux nouveaux téléphones Pixel, lesquels sont la réponse directe aux nouveaux iPhone d’Apple. Au-delà des téléphones intelligents, Google offre une famille de produits permettant une convergence vers un écosystème commun. Les périphériques connectés représentent un potentiel énorme et Google veut créer une connexion entre le matériel, le logiciel et l’intelligence artificielle.

Enceintes intelligentes

Le marché des enceintes Bluetooth est en pleine croissance avec l’apparition de bon nombre de modèles sur le marché. Comment se démarquer dans cette véritable mer de produits ? Google et Amazon optent pour des produits qui combinent la domotique et un assistant personnel. L’année dernière, Google dévoilait le Google Home qui propulsait le Google Assistant dans l’univers de la domotique. La famille s’agrandit avec l’ajout de deux nouveaux produits.

Google Home mini est la version d’entrée de gamme du système, ayant néanmoins toutes les fonctions nécessaires pour une utilisation du Google Assistant. Lors de la démonstration, nous pouvions voir des enfants interagir avec l’assistant. Il était impressionnant de voir les jeux offerts ainsi que l’adaptation de la machine au langage des jeunes. Par contre, j’aurais aimé que ce produit « portable » soit muni d’une batterie afin de pouvoir le trimballer d’une pièce à l’autre de la maison. 79 $, disponible le 19 octobre. Google Home Max est l’enceinte haute fidélité avec un caisson de graves de 4,5 pouces permettant une plage de fréquences plus élevée. Une nouveauté exclusive pour ce modèle est le Smart Sound, un outil permettant de calibrer le son selon l’environnement. Le produit sera disponible à la mi-novembre aux États-Unis pour 399 $. Nous n’avons pas encore de date de lancement pour le Canada.

Pixelbook : Chromebook haute-performance
Les Chromebook étaient jadis des ordinateurs bon marché permettant d’aller sur internet. À mi-chemin entre la tablette et l’ordinateur portatif, le Pixelbook est équipé d’un processeur Intel Core de 7e génération et d’un écran tactile de 12,3 pouces pouvant servir de tablette. Avec un design fort épuré, le Pixelbook est sans aucun doute l’un des plus beaux ordinateurs portatifs sur le marché, par contre, à un prix de départ de 1300 $, c’est un peu cher pour un ordinateur muni d’un système d’exploitation si marginal que le Chrome OS.

Traduction

Après Apple l’an dernier, au tour de Google de proposer des écouteurs sans fil. Les petits écouteurs Pixel Buds interagissent directement avec l’assistant Google, ce qui offre une panoplie de fonctions. La plus impressionnante est sans doute la traduction en temps réel. Quelqu’un vous parle dans une langue et l’assistant vous traduit en temps réel tout en vous aidant à interagir avec votre interlocuteur.

Le système est compatible avec une quarantaine de langues. Je ne sais toutefois pas si mon accent du Lac sera compréhensible ! Notez que vous aurez besoin de votre téléphone pour effectuer la traduction. Disponible dès novembre pour 219 $.

Le clou du spectacle
À chaque décennie son produit. Souvenons-nous, dans les années 80, l’effervescence entourant le Walkman à cassette. Or, le produit de consommation phare des années 2010 est définitivement le téléphone intelligent. La vitesse à laquelle les produits se succèdent fait en sorte que les besoins se créent au même rythme. Nous sommes désormais en symbiose avec la machine et ce n’est qu’un début, car la réalité augmentée offre de vastes possibilités d’interactions entre l’homme et sa création. Le Google Pixel 2 sera disponible en deux formats, soit avec écran de cinq pouces ou un écran de six pouces pour la version XL. Désormais un argument de vente majeur, l’appareil photo se veut le plus performant sur le marché ayant obtenu une note de 98 % au test DXOMark contre 94 % pour l’iPhone 8 Plus. Contrairement aux produits Apple, vous aurez droit au même appareil photo, peu importe le format de téléphone. Le mode portrait permettant un arrière-plan flou est donc disponible sur les deux modèles de Pixel, et ce, avec l’aide d’une seule caméra appuyée par un algorithme permettant de couper le personnage de l’arrière-plan. Le même artifice logiciel peut être utilisé également avec la caméra frontale vous permettant des égoportraits avec une touche plus artistique. Google Lens vous permettra de faire des recherches sur Google seulement en pointant votre caméra sur un objet ou un lieu tandis que la réalité augmentée vous permettra d’interagir avec des avatars virtuels avec une précision déconcertante.

L’an dernier lors de la même conférence, Google s’était moqué de la décision d’Apple d’éliminer la prise d’écouteurs conventionnelle tandis que cette année, la nouvelle gamme de téléphones Pixel n’aura pas la fameuse prise analogue ! Équipé d’un « vétuste » processeur Snapdragon 835, lancé il y a un an déjà, on aurait apprécié un peu plus d’audace de la part de Google. Disponible à partir de 899 $.

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Après Uber, voici les taxis drones

CHRONIQUE / Depuis une centaine d'années, la voiture fait office de référence temporelle et culturelle. Vous n'avez qu'à regarder une photo ancienne, parfois les édifices sont inchangés tandis que les voitures dans la rue vous donneront une certaine référence dans le temps. En science-fiction, Hollywood utilise la voiture afin de prendre certains raccourcis pour illustrer une certaine vision du futur. Que ce soit dans le film de 1982, Blade Runner, qui anticipait 2019, ou Retour vers le futur 2, qui nous transportait en 2015,  la voiture volante était au coeur de la vision futuriste des auteurs.
Tout le monde sait que la voiture volante n'est pas pour un avenir rapproché, sauf que les avancées technologiques nous permettent de croire qu'il sera possible très bientôt de se déplacer via les airs avec des appareils s'apparentant aux drones. La compagnie allemande Volocopter veut révolutionner les transports avec son drone pour passagers. Beaucoup moins coûteux à opérer qu'un hélicoptère, l'aéronef entièrement électrique vous permettra un vol urbain du point A au point B à une vitesse maximale de 100 km/h. Une démonstration a d'ailleurs eu lieu à Dubaï, un marché idéal pour ce genre de produit de luxe.

Progrès technologique

La technologie au profit du chasseur

CHRONIQUE / La dernière fois que je suis allé à la chasse, Windows 95 n'était pas encore sorti tandis qu'Internet était vu comme une bébelle réservée à un petit nombre d'informaticiens!  Bien que je ne sois pas un amateur de chasse, je m'intéresse tout de même aux avancés technologiques en la matière. Au-delà de l'urine de jument en chaleur, il existe des moyens plus modernes de conquérir la bête.
Un bon télescope fait la différence

Progrès technologique

L'automne, la saison de la pomme

CHRONIQUE / Septembre, ce moment de l'année où l'on fait tranquillement son deuil de la saison estivale qui fût beaucoup trop courte, septembre, la saison des pommes ou plutôt la saison de la pomme, car Apple dévoilait en grande «pomme» quelques nouveautés. C'est en direct du tout nouvel auditorium Steve Jobs que la compagnie californienne nous présentait encore une fois cette année quelques nouveautés afin de faire saliver les amateurs de technologie !
Apple Tv 4K : La dernière chance