Progrès technologique

L’amour au temps de Tinder

CHRONIQUE / Tinder est une application mobile très simpliste qui consiste à trouver l’élu de son coeur selon certains critères tels que l’âge, le sexe et la distance.

L’application repère les profils compatibles via la géolocalisation de l’appareil mobile. Si un profil vous plaît, vous le glissez vers la droite de votre écran ; sinon, vous le glissez vers la gauche, pour passer à un autre profil.

Progrès technologique

Couper le cordon

CHRONIQUE / Cette relation en était probablement à la croisée des chemins. L’effervescence des débuts a laissé une grande place à la routine. Dans le salon, je passais devant elle dans l’indifférence la plus totale. Qui plus est, avec les années, elle prenait de l’expansion et me coûtait de plus en plus cher. Le peu de temps que j’avais, je le passais sur Internet, pendant qu’elle était là, sans broncher, dans mon salon, à m’attendre.

La grande rupture
J’ai repoussé cette décision pendant quelques mois, en me demandant ce que j’allais faire sans elle, sans sa présence si réconfortante.

Progrès technologique

Nanoleaf Aurora, l’éclairage brillant !

CHRONIQUE / Il y a quelques semaines, j’ai reçu de la part d’Apple une boîte remplie de matériel à tester, dont l’ensemble Nanoleaf Aurora Rhythm en pièce de résistance.

Le système Nanoleaf Aurora est composé de panneaux triangulaires mesurant 25 cm de largeur par 25 cm de hauteur pouvant s’emboîter les uns dans les autres jusqu’à concurrence de 30 panneaux par bloc d’alimentation. La version mise au banc d’essai est la Rhythm, qui possède un petit microphone permettant des effets de lumière au son de la musique.

LE PROGRÈS TECHNOLOGIQUES

Une soirée au zoo avec Moment Factory

CHRONIQUE / J’ai eu le privilège de passer une soirée avec l’équipe de Moment Factory, qui s’affairait à préparer la troisième saison du spectacle immersif Anima Lumina au Zoo de Saint-Félicien.

Comme je suis chroniqueur techno, je voulais, à la base, parler de la technique derrière le spectacle, mais de fil en aiguille, mon approche a bifurqué vers une tout autre voie. Bien que la quincaillerie technologique qui anime le spectacle est fort impressionnante, l’approche de Moment Factory se veut discrète en intégrant et dissimulant le matériel de manière à ce qu’il soit quasi invisible le jour. Je pourrais d’ailleurs me perdre dans un délire d’énumération technologique, mais je ne serais qu’un divulgâcheur de magie parce qu’au fond, Anima Lumina ce n’est pas que de la technique, c’est une expérience sensorielle qui vous ramène directement en enfance en vous procurant ce bonheur primaire absent de tout questionnement.

Progrès technologique

Impressionné par le Google Home Max

En magasin depuis déjà quelques semaines, le Google Home Max se veut le nec plus ultra des assistants vocaux sur le marché. Annoncé l’automne dernier, j’attendais ce modèle avec impatience. Après quelques semaines d’utilisation, voici ma critique.

Une solide brique !
Nous avons affaire cette fois-ci avec un produit sérieux d’une construction solide, tout en ayant une facture visuelle plutôt sobre qui se fond bien à tous les décors. Sur le dessus du haut-parleur, il y a un pavé tactile qui vous permet de faire pause sur une chanson et d’effectuer le réglage du volume manuellement. À l’arrière, on retrouve un bouton vous permettant de couper le micro, rendant, par le fait même, l’assistant Google inopérant. Une entrée analogique vous permet de relier ce bijou technologique à des sources musicales plus conventionnelles telles qu’une table tournante, un lecteur de CD ou même un lecteur de cassettes !

Le progrès technologique

L'avenir des fausses nouvelles

CHRONIQUE / Depuis quelques semaines, on me pose de plus en plus de questions à propos des applications qui échangent numériquement les visages sur des vidéos. Je vous avertis tout de suite, cette chronique peut contenir des anglicismes, car les termes techniques ne trouvent pas encore d’équivalents dans la langue de Molière !   

Comme je suis attentif à mon lectorat, je vais tenter à travers cette chronique de vulgariser du mieux que possible le phénomène du deepfake, qui consiste à substituer le visage d’une personne sur une vidéo par le visage d’une autre. Il y a quelques mois, une série de vidéos à caractère obscène mettant en vedette des célébrités dont le visage a été usurpé a fait son apparition sur Internet. Une scène à caractère pornographique mettant en vedette Gal Gadot (Wonder Woman) eut l’effet d’enflammer littéralement la toile par son réalisme. Le travail derrière cet exploit n’est exécuté non pas par un animateur 3D professionnel, mais bien par un logiciel d’intelligence artificielle. Pour réaliser cet exploit, vous n’avez pas besoin d’un équipement digne d’un studio hollywoodien. Il est désormais possible de le faire avec un simple ordinateur muni d’une bonne carte graphique. Ce tour de force est fait grâce au logiciel FakeApp qui analyse image par image une séquence vidéo, afin de recréer le plus fidèlement possible chaque expression avec un nouveau visage. Le logiciel utilisera toute la puissance de calcul disponible de l’ordinateur qui sera sollicité de nombreuses heures, voire de nombreux jours, afin de raffiner la précision du subterfuge. Contrairement aux techniques habituelles de substitution de visages, qui consistaient à une découpe manuelle image par image, la technologie derrière FakeApp utilise le logiciel d’apprentissage profond (deep learning) Tensorflow conçu par Google, afin d’apprendre les expressions d’un visage pour les recréer numériquement avec un autre. Actuellement, nous en sommes qu’aux balbutiements de cette technologie et les résultats sont étonnants. J’imagine que d’ici quelques années, la précision sera encore plus grande et l’arnaque plus dangereuse.

Cette semaine, c’était au tour du site Buzzfeed de concevoir sa propre vidéo, usurpant l’identité de nul autre que Barack Obama. Dans cette vidéo devenue fort rapidement virale, on peut y voir un Barack Obama grossier envers Donald Trump. Ce qui frappe immédiatement l’imaginaire, c’est que le subterfuge est si bien fait qu’une majorité d’internautes se sont fait duper, et ce, malgré les avertissements de BuzzFeed, qui titrait son article ainsi : «Vous regardez l’avenir des fausses nouvelles et de la propagande.» 

Au-delà du visage, la voix peut également être substituée non pas grâce au traditionnel humoriste imitateur, mais bien via l’intelligence artificielle. L’entreprise Montréalaise Lyrebird, qui se spécialise dans la copie numérique de la voix, a d’ailleurs travaillé sur la vidéo de BuzzFeed afin, de recréer la voix de l’ancien président américain.

Cette étonnante précision laisse présager le pire en matière de fausses nouvelles et propagandes qui pourraient même déclencher une «infocalypse», c’est-à-dire un point de non-retour entre l’information et la désinformation. Avec les avancées spectaculaires de l’intelligence artificielle, combinée aux puissances de calculs répartis telles les chaînes de blocs, il y aura une prolifération rapide de fausses nouvelles vidéos, car elles seront faciles et rapides à produire. Qui sait un jour, le faux prendra peut-être le dessus sur le vrai, en proposant du rétro divertissement en temps réel avec Elvis à la tête d’un talk-show qui s’entretient avec Marilyn Monroe !

Le progrès technologique

L'iPad 2018 au banc d'essai

CHRONIQUE / Il y a quelques semaines, via cette tribune, je vous faisais un résumé de la conférence de Tim Cook, PDG d’Apple, annonçant en grande pompe un nouvel iPad conçu, entre autres, pour le secteur de l’éducation. J’ai la chance de tester, depuis quelques jours, la toute nouvelle tablette d’Apple.

Comme pour la majorité des produits Apple, la qualité est au rendez-vous. L’appareil est fidèle à ses prédécesseurs et son boîtier en est d’ailleurs quasi identique. Si vous avez un iPhone tournant sous iOS 11, la configuration de votre nouvel iPad sera grandement simplifiée, car vous n’aurez qu’à approcher votre téléphone de la tablette pour que vos paramètres soient transférés comme par magie. Il est certain que le commun des mortels qui utilise sa tablette que pour publier des photos de chatons sur Facebook ne verra aucune différence de performance entre le nouveau modèle et le iPad Air 2 sorti il y a maintenant plus de trois ans. Par contre, pour ceux qui utilisent des applications nécessitant plus de ressources, l’écart devient notable entre le modèle 2018 et le iPad Air 2. 

J’ai essayé de nombreux modèles de tablettes cette année, en excluant les modèles professionnels, le iPad 2018 est de loin l’appareil le plus performant et le plus simple d’utilisation actuellement sur le marché. 

Le crayon magique 

Jadis réservé uniquement à la gamme iPad Pro, l’Apple Pencil est désormais disponible pour la dernière mouture du iPad. Vendu 129 $, il n’est toutefois pas qu’un vulgaire bout de plastique. En effet, malgré son allure de simple stylet, il ne renferme ni plus ni moins qu’un mini-ordinateur permettant ainsi d’atteindre une précision sans précédent. Par contre, vous aurez un appareil de plus à recharger ! En intégrant le stylet au nouvel iPad, Apple répond aux nombreuses doléances faites par les enseignants et leurs étudiants, utilisateurs quotidiens de la tablette. Le duo stylet/iPad est si efficace qu’il remet en question la pertinence sur le marché du iPad Pro 10,5, bien que légèrement plus performant, dont le prix de départ frôle les 900 $. 

La réalité augmentée

Je ne suis pas encore impressionné par la réalité augmentée qui est d’ailleurs l’un des principaux arguments de vente du nouvel iPad. Peu importe l’appareil ou la technologie, personnellement la réalité augmentée ne me laisse ni chaud ni froid, probablement parce que nous n’en sommes qu’aux balbutiements et que le réalisme de celle-ci n’est pas encore tout à fait à point. Par contre, les applications que j’ai utilisées étaient tout de même intéressantes et, placées dans un contexte scolaire, elles peuvent devenir une aide pédagogique fort pertinente si utilisée avec parcimonie. 

Progrès technologique

Quand l'Apple Watch résout un crime

CHRONIQUE TECHNO / Avec la popularité sans cesse grandissante des objets connectés, de plus en plus de gens sont désormais traqués, indexés et comptabilisés à travers d’immenses bases de données. Cette masse de données peut désormais servir de preuve lors d’un procès afin de consolider un alibi ou incriminer un suspect.

Cette semaine, on a vu apparaître l’un des premiers cas où la preuve s’appuie sur des informations enregistrées sur une montre intelligente Apple Watch afin de résoudre un homicide. Myrna Nilsson, une femme de 57 ans, a été retrouvée morte dans la salle de lavage de sa résidence de Valley View dans le nord-est d’Adélaïde, en Australie. L’affaire remonte à septembre 2016, quand la police fut appelée à intervenir après que Caroline Dela Rose Nilsson, 26 ans, ait surgi de la résidence familiale vers 22h10, bâillonnée et en état de panique. Dans sa déposition, Caroline Nilsson a raconté aux policiers que sa belle-mère avait été victime d’une altercation d’une vingtaine de minutes avec un groupe d’hommes, qui a débuté à l’extérieur de la résidence pour se transporter par la suite à l’intérieur. Les prétendus brigands auraient ligoté la jeune femme qui était alors dans la cuisine, tandis que la prise de bec avec la belle-mère atteignait son macabre crescendo dans la salle de lavage. Les loubards se seraient enfuis après avoir sauvagement assassiné la belle-mère, ce qui a permis à Caroline Nilsson de sortir de la maison en panique afin d’alerter le voisinage. 

Quand les enquêteurs ont tenté de corroborer la déposition de Caroline Nilsson avec les preuves recueillies, il y avait un problème au sujet de l’heure exacte de l’altercation et de la mort de la belle-mère. En effet, la victime portait une montre intelligente Apple Watch qui possède une série de capteurs mesurant l’activité physique, les déplacements ainsi que la fréquence cardiaque. Selon les données recueillies par la montre, une activité cardiaque intense a débuté un peu après 18h30 pour se terminer vers 18h45 avec la mort de la victime. Il y a donc une différence de plus de trois heures entre la sortie de Caroline Nilsson et le décès de sa belle-mère, ce qui a pu lui laisser amplement de temps pour monter la scène de crime et dissimuler des preuves. Les données de la montre intelligente ne mentent pas et tracent un portrait précis du fil des événements. Le procès, dont le dénouement est prévu pour juin prochain, deviendra peut-être un précédent dans l’élaboration des enquêtes policières. Un jour, la panoplie d’objets connectés agira de concert avec les forces de l’ordre afin de reconstituer des scènes de crimes avec précision, un peu à la manière des boîtes noires en aviation. 

Dans une tout autre affaire, aux États-Unis, la justice a tenté en vain d’obtenir les données recueillies par un assistant vocal Alexa d’Amazon qui serait vraisemblablement le seul «témoin» de la scène du crime.  Les assistants vocaux écoutent en permanence les conversations afin de réagir plus rapidement aux demandes des utilisateurs lorsqu’ils prononcent les mots de déclenchements (OK Google, Dit Siri, Alexa…) une mémoire tampon servant à l’analyse des données est alors conservée. Tout ce que vous demandez à l’assistant vocal après avoir utilisé le mot de déclenchement est conservé dans votre dossier. Par exemple, pour l’assistant Google, vous pourrez écouter toutes vos requêtes sur le site myactivity.google.com, ce qui est d’ailleurs assez flippant. Sur le même site, vous trouverez également votre historique Internet, vos recherches ainsi que vos déplacements si vous avez un téléphone Android.  Chez Apple, l’assistant vocal Siri vous attribue, lors de votre première requête, un numéro aléatoire unique complètement indépendant de votre identité iTunes, ne permettant pas la consultation de votre historique. D’ailleurs il y a quelques années, le FBI avait eu recours à des pirates informatiques afin de pouvoir consulter les données cryptées d’un iPhone qui appartenait à l’un des auteurs de la fusillade de San Bernardino, en Californie, et qui avait fait 14 morts. Apple avait au préalable refusé de débloquer le téléphone pour le FBI, ce qui avait entraîné un véritable bras de fer avec la justice américaine. 

Avec toute la grogne qu’alimente actuellement l’éthique et la confidentialité sur Internet, il est plutôt ironique de penser que ce manque d’éthique pourrait servir à faire régner l’ordre! Donc, dans un monde idéal, en cas d’agression, ayez sur poignet une montre intelligente et si cela se passe dans votre domicile n’oubliez pas de dire: «OK, Google Joe Blow est en train de m’assassiner ! »

Progrès technologique

Les enseignants dans la mire d’Apple

Le marché des tablettes électroniques est depuis quelques années en perte de vitesse, car ce sont généralement des produits plus durables que les téléphones intelligents, et ils nécessitent un cycle de renouvellement plus espacé. Afin de faire mousser les ventes, les manufacturiers ont opté, il y a quelques années, pour des tablettes réservées aux professionnels.

On a qu’à penser à la Surface Pro de Microsoft et à l’iPad Pro d’Apple. Par contre, ce sont des produits haut de gamme qui cannibalisent littéralement le marché des ordinateurs portables. Apple présentait cette semaine un nouveau iPad avec la propension d’être l’outil idéal pour le secteur éducationnel.  

Le secteur de l’éducation est d’ailleurs un naturel pour Apple depuis déjà 40 ans, époque où l’Apple II dominait outrageusement le marché de l’ordinateur personnel. 

Avec le temps, les parts de marché du géant de Cupertino se sont grandement érodées, frôlant même l’extinction dans les années 90, dominées par Microsoft. 

Depuis le début des années 2010, nous assistons à une explosion technologique accélérée par la multiplication des plateformes et des contenus. Cette révolution matérielle, qui a pour combustible le volume sans cesse grandissant d’applications, prend désormais d’assaut le secteur fort lucratif de l’éducation. 

La domination de Microsoft et d’Apple est maintenant chose du passé avec l’arrivée de Google et de ses solutions simples et abordables pour les écoles. 

Le secteur de l’éducation fait face constamment à des restrictions budgétaires, et ce, malgré le fait qu’il doit suivre l’évolution technologique. L’escalade des coûts en infrastructures informatiques peut rapidement saper un budget, et c’est pour cela que les décideurs se tournent vers des solutions moins onéreuses, qui carburent aux logiciels libres. 

Lors du choix technologique, les décideurs doivent aussi tenir compte du coût d’acquisition pour l’élève, car trop souvent, la facture est salée et refilée aux parents. 

Les solutions de Google sont très attrayantes pour les écoles en raison du faible coût d’acquisition des appareils, qui sont souvent à moins de 250 $ l’unité, ce qui est pratiquement deux fois moins cher que la concurrence. 

Avec l’arrivée du iPad en 2010, Apple voulait reprendre des parts de marché dans le secteur de l’éducation en offrant des solutions de gestion pour les écoles. Mais à près de 500 $ l’unité, le iPad n’a pas obtenu, dans les écoles, le succès anticipé, mais a tout de même créé un besoin auprès des professeurs désireux de moderniser les techniques d’apprentissage. 

Ce besoin a été comblé en partie par le iPad, mais bon nombre d’écoles optent pour les solutions plus abordables de Google. 

Le nouvel iPad

Bien que l’annonce d’un nouvel iPad est à des années-lumière de l’euphorie collective que représente celle d’un nouvel iPhone, j’étais néanmoins curieux de voir ce que le géant à la pomme avait à nous mettre sous la dent.

 Encore une fois, Tim Cook, le taciturne PDG d’Apple, était sur scène pour nous présenter un nouveau produit. Bien qu’il soit probablement un excellent gestionnaire, il n’a pas le charisme que Steve Jobs avait pour décrire un nouveau produit. 

D’ailleurs, Jobs doit se retourner dans sa tombe, car le nouvel iPad pourra utiliser un stylet comme le iPad Pro. Le stylet a d’ailleurs été l’une des raisons pour laquelle Jobs a tué l’assistant personnel Newton dans les années 90. « Dieu nous a donné 10 stylets, n’en inventons pas un autre », racontait-il dans sa biographie. 

Le nouvel iPad, d’un format de 9,7 pouces, sera plus puissant que son prédécesseur, ce qui permettra d’intégrer la réalité augmentée. 

Avec un prix de 399 $ pour les étudiants et de 429 $ pour le commun des mortels, Apple veut offrir un produit « abordable » de qualité. 

Schoolwork

L’application Schoolwork offrira aux enseignants une gestion complète de la classe numérique. La distribution des devoirs et des projets numériques sera simplifiée, de même que la définition des échéanciers, qui facilitera grandement le travail des enseignants. 

Pour compétitionner avec Google, Apple revoit à la hausse son offre iCloud pour les étudiants, en proposant désormais 200 Go de stockage. 

Cet iPad offre une puissance se rapprochant du iPad Pro pour une fraction du prix. 

L’utilisation du stylet, vendu séparément pour 129 $,  permet d’utiliser le iPad comme un véritable bloc-notes où les notes manuscrites côtoient dessins et gribouillages. Un stylet moins onéreux sera disponible via Logitech pour une soixantaine de dollars. 

Les démonstrations de réalité augmentée semblent très prometteuses, et c’est selon moi un attrait majeur dans le domaine de l’éducation, pourvu que les développeurs suivent la parade.

Le progrès technologique

Les algorithmes et le pouvoir

Ceux qui me lisent assidûment connaissent la réticence que j’éprouve par rapport aux géants Internet, Facebook et Google dans leur manière insidieuse de monnayer les données personnelles. Moi qui ne cesse de répéter à qui veut bien l’entendre que sur Internet, rien n’est gratuit.

Facebook, Google et tous les autres réseaux sociaux vous offrent un service gratuitement, mais sont, par la bande, financés par la cueillette de vos informations personnelles. 

Si c’est gratuit, vous êtes le produit. 

(Cette dernière n’est malheureusement pas de moi ! ) 

Après le cheval de Troie...Le cheval de Trump

L’entreprise Cambridge Analytica, qui se spécialise dans l’analyse de données, est accusée d’avoir récolté, sans consentement, les informations personnelles de près de cinquante millions d’utilisateurs de Facebook dans le but de faire du micro ciblage publicitaire et ainsi influencer les électeurs. Pour réussir ce tour de force, ils ont fait appel à un chercheur de l’université de Cambridge, afin de concocter une application du nom de «thisisyourdigitallife» qui se veut au départ un test de personnalité dont les participants sont rémunérés quelques dollars. L’application est alors téléchargée plus de 200 000 fois et collecte les informations personnelles des utilisateurs et qui plus est, celles de leurs contacts Facebook afin de constituer une immense base de données. Cette application agissait à la manière d’un cheval de Troie en s’infiltrant dans les comptes Facebook des amis, bifurquant ainsi de sa mission première. L’aspiration des données personnelles des contacts se fait évidemment sans leur consentement, mais, à cette époque, Facebook permettait ce genre de pratiques douteuses. 

Bannon et ses données

En 2016, Stephen Bannon, vice-président de Cambridge Analytica, devient directeur de la campagne présidentielle de Donald Trump. Les données supposément récoltées dans un but académique sont achetées par l’équipe de Trump, afin de cibler avec une plus grande précision les électeurs. Le micro ciblage des publications Facebook dans un cadre électoral permet de bombarder les électeurs de publicité adaptée à leurs intérêts, mais cela permet également de diffuser de fausses informations à des fins de propagande.

Nous avons tendance à diaboliser Donald Trump, mais il n’est pas le premier à utiliser ce type de stratagème. D’ailleurs, pour la présidentielle de 2012, Barack Obama a utilisé une méthode basée sur «la puissance de l’amitié» afin de récolter des données personnelles. Le journal The Guardian explique très bien la stratégie de l’époque, qui consiste à inscrire obligatoirement, via Facebook, les partisans, les bénévoles et les employés de l’équipe Obama. L’inscription permettait d’extraire les informations personnelles des membres ainsi que celles de leurs amis. «Si vous vous connectez avec Facebook maintenant, la campagne vous a connecté avec toutes vos relations» déclarait à l’époque un organisateur de la stratégie numérique d’Obama. 

Au Canada, les libéraux de Justin Trudeau ont embauché la firme Precision Strategies, une entreprise américaine fondée par les génies de la campagne Obama 2012. L’équipe dirigée par Jennifer O’Malley Dillon, ancienne directrice adjointe pour la campagne Obama 2012, avait pour mission de créer des stratégies à l’aide des données dans le but d’obtenir un contact plus ciblé avec les électeurs. Selon Madame O’Malley Dillon, «en remportant les élections parlementaires au Canada, les libéraux ont fait plus que de la sagesse conventionnelle et affichaient leur meilleure performance en 40 ans. Ils ont également démontré le pouvoir d’une campagne de base axée sur les données et d’un message cohérent et optimiste de croissance économique». Cette campagne ciblée avait pour but de faire sortir l’électorat en envoyant un message d’espoir et de jeunesse, un vent de renouveau poussé par le truchement des médias sociaux. 

Utilisés à outrance pendant la campagne électorale de 2015, les médias sociaux semblent le fer de lance du gouvernement Trudeau qui investit des sommes colossales dans ce qui semble être désormais le canal de prédilection de l’État. 

Est-ce que Cambridge Analytica a eu un impact si grand dans la campagne de Trump? Selon moi, ce n’est qu’une marche de l’escalier qui mène au pouvoir, car l’électorat des années 2010 semble plus volatil que jamais. Par contre, ce qui est inquiétant, c’est de voir qu’un électeur n’est maintenant qu’une simple colonne statistique dans l’infini du Big Data. Que son vote est désormais acheté à grand coup de campagnes publicitaires ciblées sur les réseaux sociaux. Dans l’fond, Hillary Clinton a été battue par quoi ? Par l’argent et les algorithmes.