Progrès technologique

Ces bijoux d’autrefois

CHRONIQUE / Je suis tombé récemment sur une vidéo datant de 1998 d’un internaute qui utilisait banalement l’Internet ! À l’époque « pré-Iphonique », faire une vidéo n’était pas très courant et beaucoup plus complexe qu’aujourd’hui. Étonnamment, c’est souvent le moment qui semble le plus banal qui devient littéralement un petit bijou avec le temps.

L’internet presque aussi rapide que la poste ! 

À cette époque, l’étudiant que j’étais voulait installer l’Internet à la maison. Étant en appartement avec un coloc, je devais d’abord avoir son consentement avant de monopoliser quasi totalement la ligne téléphonique. Le jour venu, le coloc en question me demanda si j’avais besoin de bras pour transporter l’Internet dans la maison ou si j’avais besoin d’enlever la porte-patio afin d’y entrer cette grosse affaire-là ! Quelle ne fut pas sa stupéfaction d’apprendre que l’Internet n’était pas une grosse boîte, mais bien un réseau décentralisé ! Avec mon puissant modem 33,6 k qui pouvait théoriquement offrir une vitesse maximale de 3,6 ko par seconde, je découvrais le monde en parcourant, entre autres, Toile du Québec et Yahoo 2, précurseurs de l’indexation des sites Internet.

Le temps de téléchargement avec un modem 33,6 

• Une chanson MP3 : 15-20 minutes

• Une image de résolution moyenne : 1-2 minutes

• Une émission d’une heure en HD : plus de 10 jours

ASV ? 

Bien avant Facebook, les internautes pouvaient se rejoindre sur des canaux I.R.C. (Internet Relay Chat), dont plusieurs sont toujours actifs aujourd’hui. Avec le logiciel très rudimentaire Mirc, vous aviez accès à différents canaux de conversation vous permettant ainsi d’échanger avec les autres internautes sur différents sujets. Chacun avait un surnom (nickname), car contrairement à Facebook, sur un canal I.R.C., personne ne donnait son vrai nom. Une conversation était souvent entamée avec le traditionnel ASV ? (âge, sexe et ville), car l’interface du réseau I.R.C. se déroulant en mode texte, il était impossible de voir les visages des participants. À cette époque les appareils photo numériques, trop onéreux, n’étaient pas destinés au grand public. On devait donc prendre une photo sur papier et la faire scanner afin de pouvoir l’envoyer via transfert ou courriel, ce qui faisait beaucoup d’étapes pour une chose désormais si banale de nos jours ! Les internautes se réunissaient parfois dans les bars afin de faire connaissance, et c’était souvent là que l’on pouvait comprendre pourquoi certains ne se forçaient pas pour faire scanner leur photo. Vous comprenez ce que je veux dire !

Les précurseurs disparus ! 

• Netscape : le fureteur Internet le plus populaire de l’époque, éclipsé peu à peu par Internet Explorer de Microsoft, intégré avec les systèmes Windows. 

• ICQ : le premier système de messagerie instantanée qui nous permettait de rejoindre nos contacts en temps réel. Les utilisateurs se souviendront de la sirène de bateau entendu lors de la connexion. Par contre, vous deviez connaître votre numéro ICQ, ce qui n’était pas très convivial, et il fut rapidement dépassé par le service Messenger de Microsoft. 

• La Toile du Québec : fonctionnant sur un modèle comparable à Yahoo, en indexant les sites internet par catégories, la Toile du Québec était souvent le point de départ de bien des internautes. 

• The Palace : une alternative au très drabe I.R.C., The Palace proposait des salles où les internautes incarnaient de petits avatars, dont les conversations s’affichaient sous forme de bulles semblables aux bandes dessinées. 

Retour dans le temps

Contrairement au support physique, le Web disparaît au rythme des mises à jour… Nous n’avons pas encore le réflexe d’archiver le moment présent sur le Web, d’autant plus qu’il est désormais pratiquement impossible de conserver un site Internet complet en raison de la complexité des bases de données. Le site web.archives.org prend, depuis plus de 20 ans, des copies à intervalles aléatoires de nombreux sites Internet, sauf que les copies sont rarement complètes. 

Le site Internet du film Space Jam, mettant en vedette Michael Jordan, est devenu un classique historique, demeuré intact, nous permettant ainsi de faire un retour dans le temps (www.warnerbros.com/archive/spacejam/movie/jam.htm). 

Ayant des allures très amateurs, il représente tout de même un excellent échantillon sur ce qu’était l’Internet vers la fin des années 1990 !

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L’intelligence artificielle au coeur de l’innovation

CHRONIQUE / C’est dans la capitale du vice, Las Vegas, que se tient depuis le début de la semaine la grande messe de l’électronique, où les apôtres de la surconsommation sont réunis afin de dicter ce que sera la bible des tendances en matière de technologies.

Depuis maintenant plus de 50 ans, le Consumer Electronics Show est le lieu de prédilection des manufacturiers de technologies qui souhaitent épater la galerie en présentant leurs dernières innovations. Il est certain que nous ne pourrons faire le résumé de toutes les nouveautés présentées, car le CES, c’est près de 4000 exposants et 300 conférences réparties sur une semaine d’exposition. 

Le plein de grosses TV! 

Depuis une douzaine d’années, la tendance des manufacturiers de téléviseurs est de présenter au CES des écrans toujours plus grands. 2018 étant exempt d’exception, Samsung a présenté The Wall, on ne fait pas référence ici au célèbre album de Pink Floyd, mais bien à un pan de mur. D’une diagonale de 146 pouces, mesurant 10 pieds de largeur par 6 pieds de hauteur, The Wall possède une résolution de 4k. Le secret derrière ce gigantisme est la technologie MicroLED qui est constituée de panneaux modulables permettant ainsi d’obtenir un mur sur mesure. 

LG a présenté le prototype d’un téléviseur 65 pouces enroulable permettant ainsi d’intégrer celui-ci à un meuble ou même le camoufler dans un plafond. Le spectaculaire appareil affiche une image OLED de 4K qui peut être ajustable en taille, c’est-à-dire que vous pouvez dérouler le format d’image dont vous avez besoin ! LG songe commercialiser cette technologie d’ici deux ans. 

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Tactiques douteuses

CHRONIQUE / Puisque la technologie prend de plus en plus de place dans nos vies, notre soif d’être à niveau vis-à-vis celle-ci nous fait parfois oublier toutes les manigances employées par les manufacturiers afin de nous faire consommer encore plus.

L’obsolescence programmée est le terme utilisé pour dénoncer les tactiques douteuses des entreprises afin de rendre un produit inutilisable après un certain temps. Voici quelques tactiques utilisées par les grands manufacturiers afin que vous n’utilisiez pas vos produits trop longtemps.

La réparation impossible

Le chemin le plus simple afin que vous consommiez encore plus est de créer des produits quasi irréparables. Prenez par exemple le nouveau MacBook Pro dont les composantes, tels la mémoire, le disque SSD et le processeur, sont littéralement soudées sur la carte mère ce qui rend le remplacement unique de simples pièces impossibles. Microsoft n’est pas en reste avec son portable Surface Laptop qui est tout simplement impossible à démonter sans l’endommager ! La compagnie Samsung utilisait quant à elle dans ses téléviseurs certaines composantes bas de gamme conçues pour ne durer que quelques années. Le prix de remplacement des pièces défectueuses se chiffrait souvent à une dizaine de dollars sauf que le temps d’installation des dites pièces faisait tellement grimper la facture que la majorité des consommateurs optaient pour une nouvelle télévision. 

Obsolescence logicielle

Même si un manufacturier décide de concevoir un produit de bonne durabilité, l’attrape se situera au niveau logiciel. Il vous sera rapidement impossible de faire les mises à jour ce qui entraîne par le fait même la désuétude permanente du produit. Par exemple: vous achetez un périphérique qui fonctionne merveilleusement bien sur votre ordinateur en Windows 7. Vous faites la mise à jour de votre système d’exploitation vers Windows 10 et ce même périphérique n’est plus supporté. Un autre exemple de désuétude logiciel est le fameux iPad de première génération dont tes mises à jour ont cessé très rapidement le rendant ainsi désuet après quelques années seulement. La tactique fonctionne à merveille, car la majorité des iPad de premières générations ont été rapidement remplacés tout en laissant au consommateur le sentiment d’avoir tout de même un bon produit entre les mains. 

L’obsolescence psychologique

Apple, encore, est le roi incontesté de ce type de désuétude qui s’attaque directement aux pulsions du consommateur en créant des besoins, tout en laissant croire que les produits antérieurs sont beaucoup moins beaux et bons. La recette de ce stratagème est de dévoiler, en grande pompe, de nouveaux produits possédants quelques fonctions supplémentaires ainsi qu’une esthétique légèrement différente afin que le consommateur se sente désuet avec son appareil actuel. Dans le monde de l’automobile, cette recette est d’ailleurs utilisée depuis des lunes afin de donner une valeur temporelle au produit qui après un certain nombre d’années ne sera plus à la mode. 

Orphelins technologiques 

Lorsqu’une technologie est littéralement abandonnée par les manufacturiers, le produit devient rapidement obsolète. On a qu’à penser aux batailles entre les formats VHS et Beta, HDCD et Blu-ray dont les gagnants ont eu raison rapidement du perdant ! Bien que ce ne soit pas de l’obsolescence programmée au sens propre du terme, il est tout de même désolant pour le consommateur qui a souvent payé le gros prix afin d’être éphémèrement à la fine pointe ! Par contre certaines technologies qui semblent orphelines depuis des années refont surfaces et redeviennent à la mode comme ce fut le cas avec le disque vinyle. 

Imprimer de l’argent ! 

Les fabricants d’imprimantes sont les chevaliers de la surconsommation. En utilisant différentes techniques parfois fort douteuses, ils forcent ainsi le consommateur à remplacer les produits beaucoup trop rapidement. C’est bien connu que les cartouches d’encre représentent le pain et le beurre des manufacturiers, car ils vous vendent, à rabais, une superbe imprimante dont les cartouches de départ vous permettent de n’imprimer que quelques copies. Les cartouches de remplacement sont alors trop souvent plus dispendieuses que le coût d’acquisition de l’imprimante elle-même, prenant ainsi le consommateur en otage. Plusieurs imprimantes cessent de fonctionner lorsque le niveau d’encre est bas même si celui-ci est, dans bien des cas, volontairement erroné. Epson est présentement sous la loupe en raison d’une programmation frauduleuse de ses imprimantes qui après un nombre de copies prédéterminé cesseraient de fonctionner. 

Bien qu’au Québec nous soyons protégés par la garantie légale permettant certains recours au-delà de la protection du manufacturier, ceux-ci usent de stratagèmes très subtils. En effet, beaucoup de produits offerts seront désuets non pas de manière physique, mais bel et bien de manière logiciel ce qui rend les recours en garantie légale beaucoup plus difficiles. 

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Une rétrospective techno

CHRONIQUE / Question de jouer dans l’originalité cette semaine, voici ma brève rétrospective de l’année 2017 du merveilleux monde des technologies.

Hyperloop: Le mode de transport du futur

Je vous ai parlé à quelques reprises de ce nouveau moyen de transport qui consiste à faire circuler un train en lévitation magnétique dans un tube sous vide. Cette technique permet de réduire la friction de manière à obtenir des vitesses théoriques se rapprochant du seuil supersonique. Plusieurs projets sont d’ailleurs en cours à travers le monde, dont celui de Transpod au Canada. Par contre, le projet qui semble le plus avancé est celui de Virgin Hyperloop One aux États-Unis qui réalise présentement des essais grandeur nature sur circuit fermé. Actuellement, la vitesse atteinte lors des essais frôle les 400 km/h, ce qui est fort prometteur dans l’élaboration de la première ligne commerciale d’ici 2020.

L’intelligence artificielle 

L’année 2017 aura été celle de l’éclosion de l’intelligence artificielle où de plus en plus de machines fonctionnent de manière entièrement autonome. Bien que nous n’en sommes qu’aux balbutiements de cette technologie, force est d’admettre qu’elle prend de plus en plus de place dans notre quotidien, et ce, bien souvent de manière transparente sans même s’en rendre compte. Dans le domaine de l’automobile, plusieurs manufacturiers proposent d’ailleurs  la conduite autonome à différents degrés de sophistication. Il est désormais possible de se rendre à destination sans mettre les mains sur le volant. Par contre, vous ne pourrez braver les conditions hivernales en conduite autonome, car ce type de système nécessite d’y voir les lignes de démarcation de la chaussée. 

Attaques de rançongiciels

En mai dernier, plusieurs grandes entreprises furent victimes d’une attaque à grande échelle de rançongiciels paralysant ainsi de nombreux services à travers le monde. Le virus Wannacry avait comme particularité de crypter les données de tous les ordinateurs d’un réseau rendant celles-ci inaccessibles. Une rançon, se chiffrant parfois à des dizaines de milliers de dollars, était alors exigée afin d’éradiquer le virus en question. La propagation se faisait via les failles de sécurité d’objets connectés tels des caméras de surveillance, des moniteurs pour bébé ou des lecteurs multimédias fonctionnant sous Android. 

L’émergence du Bitcoin

Cette monnaie virtuelle dont la valeur s’est littéralement enflammée au courant de 2017 passant de 1000$ à plus de 20 000$ l’automne dernier. Jadis concept abstrait réservé particulièrement au marché noir, le Bitcoin est désormais considéré comme un élément majeur de la finance mondiale avec sa valeur de près de 300 milliards de dollars. Cette devise décentralisée exempte de règles bancaires ou gouvernementales soulève toutefois de nombreuses questions d’éthique à travers le monde. Le Québec n’est pas exempt de la folie du Bitcoin, car de nombreuses mines font leur apparition en raison du faible coût d’acquisition de l’électricité. Une mine est en fait une série d’ordinateurs servant à calculer et valider les diverses transactions de la cryptomonnaie ce qui rend le procédé très énergivore. 

Apple et l’obsolescence très programmée 

Après de nombreuses années de suspicions, le chat sort enfin du sac pour le géant à la grosse pomme. À mon grand étonnement, les doléances des utilisateurs de iPhone concernant le flagrant ralentissement de leurs appareils à la suite des mises à jour n’étaient pas sans fondement. Effectivement, dans l’iOS, Apple insère des instructions ralentissant les processeurs des téléphones de générations précédentes. Apple se sert de l’usure de la batterie afin de déterminer le ratio «d’engourdissement» du processeur.  L’opération est supposément faite dans l’unique but que le téléphone conserve une autonomie de charge suffisante afin que l’utilisateur puisse profiter de son appareil le plus longtemps possible. Dans les faits, les mises à jour apportent des améliorations conçues souvent pour les appareils de dernière génération qui nécessitent, par contre, une charge de travail supplémentaire pour les appareils un peu plus âgés ce qui, en conséquence, réduira l’autonomie énergétique. Il est donc normal qu’un «vieil appareil» soit un peu moins performant sur un nouveau système d’exploitation sauf que Apple utilise l’usure de la batterie afin de valider l’âge de votre téléphone pour ainsi en réduire encore plus sa performance. L’usure de votre batterie se fera sentir plus particulièrement après deux ans de services, ce qui coïncide étrangement avec la fin de votre forfait cellulaire. Les utilisateurs pourraient conserver pour encore quelques années leur «vieux» téléphone tout en réduisant drastiquement leur facture de cellulaire sauf que ce dernier étant devenu trop lent, ils optent plutôt pour un appareil de nouvelle génération. Le génie d’Apple dans cette arnaque est que le nouvel iOS sera performant sur un téléphone neuf d’ancienne génération ce qui permet d’écouler les stocks plus aisément en laissant ainsi croire aux utilisateurs que leur vieil appareil était définitivement en fin de vie ! 

Apple a publié un communiqué afin de s’excuser de toute cette polémique et expliquer les mesures qui seront prises afin de corriger la situation. Le prix de remplacement des batteries passera de 99$ à 35$. Nous aurons plus de détails d’ici quelques semaines. Apple affirme n’avoir jamais voulu faire de l’obsolescence programmée et une mise à jour d’iOS permettra d’avoir un compte rendu sur l’état de la batterie.

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Le cadeau d'une vie

CHRONIQUE / L’histoire que je vais vous raconter est la genèse de ce qui allait éventuellement devenir ma carrière. Ayant grandi dans les années 80, alors que l’informatique personnelle faisait tranquillement son apparition dans les foyers.

Le monde cinématographique du milieu des années 80 regorgeait de films remplis de clichés destinés aux adolescents qui étaient alors la progéniture des baby-boomers. Parmi ces clichés, il y avait bien sûr le sportif avec sa rutilante bagnole ainsi que sa rutilante copine probablement meneuse de claques, il y avait également son antithèse : le nerd antisocial passionné d’informatique. Étant donné ma « shape de poulet », le stéréotype du nerd me rejoignait bien malgré moi. Dans les films, le petit futé à lunettes avec son talent inné à manier un ordinateur pouvait exécuter des prouesses incroyables, question de demeurer dans le cliché absolu. Avec son ordinateur, l’informaticien en herbe pouvait, en quelques secondes de pitonnage, contrôler des missiles de l’armée américaine comme dans le film Jeux de guerre ou même se fabriquer une créature de rêve, comme dans le film du même nom. Avec un ordinateur, les possibilités étaient infinies et le nerd que j’étais aurait tellement voulu posséder une telle machine !

Noël 1985

Nous étions reçus chez ma tante Louise et mon oncle Clermont dans leur chaleureux sous-sol de Desbiens, ce village qui n’était pas encore extrême à cette époque ! Les bottes dans le bain, les manteaux sur un lit ainsi que le savoureux lunch méticuleusement préparé par ma tante faisaient partie de cette tradition des grands rassemblements familiaux de l’époque.

Le petit gars de 8 ans que j’étais rêvait d’avoir en cadeau une console de jeu vidéo afin de ne plus être aux crochets de mes cousins qui en possédaient une. Que ce soit un Coleco Vision ou un Atari 2600, je me foutais éperdument du modèle, car je n’avais pas encore essayé la Nintendo, qui était sur les tablettes depuis quelques mois seulement. Cousins et cousines nous animent le spectacle du réveillon avec la turbulence qu’apporte une gang d’enfants en attentes de cadeaux ! Au retour de la messe, la distribution des cadeaux commençait, un sbire du père Noël en assurait le bon fonctionnement. Le premier paquet que je suis appelé à déballer était un lecteur à cassette audio beige et brun qui n’avait même pas l’air neuf.

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Neutralité d'Internet

CHRONIQUE / Le 14 décembre dernier, le gouvernement américain, via la commission fédérale des communications (FCC), a mis fin au principe de la «neutralité de l’Internet» ce qui laisse présager une ségrégation des contenus par les fournisseurs d’accès Internet (FAI).

Cette décision est compréhensible en raison du vaste lobbying des FAI qui sont des victimes collatérales de la vaste popularité des sites de diffusion en continu et plus particulièrement de Netflix qui génère une masse importante de trafic Internet. La neutralité de l’Internet permettait aux fournisseurs de «streaming» de diffuser du contenu transitant par les routes communes sans limitation. Comparons l’Internet à une autoroute à plusieurs voies dont la majorité du trafic est généré par le même type de camions, la réglementation pourrait permettre de limiter la vitesse, d’y réduire le nombre de voies accessibles et même d’y installer un poste de péage pour ce type particulier de camions. 

Par exemple, un FAI qui offre ses propres services de téléphonie ip, de vidéo sur demande ainsi que son propre moteur de recherche pourra bloquer Google, Netflix et Skype ! Même si les plus gros joueurs de l’industrie affirment maintenir le statu quo en matière de neutralité, il serait étonnant que celui-ci demeure longtemps compte tenu des sommes faramineuses investies en lobbying par ses mêmes géants de l’Internet. Est-ce qu’il y aura collusion entre les fournisseurs afin de surtaxer certains contenus ? Seul l’avenir nous le dira, mais je suis persuadé que ce modèle suivra sous peu au Canada même si le gouvernement Trudeau affirme pourtant le contraire. D’ailleurs, les Canadiens sont victimes depuis une douzaine d’années de pratiques de nature technique qui visent à ralentir le trafic pour certains utilisateurs qui «abuseraient» de la bande passante et ce, c’est sans compter la surfacturation pour un accès «illimité» à Internet. Pour vous donner un exemple concret, vous n’avez qu’à imaginer Videotron ralentissant l’accès aux sites de diffusion en continu ainsi qu’aux sites de sport afin de proposer le club illico et TVA sport à vitesse grand V ! Ce geste peut paraître discriminatoire, mais le retrait de la neutralité permettra ce genre de manigance pour le moins déloyale. 

Le projet de loi 74 au Québec

En novembre 2015, le projet de loi 74 fut déposé par le ministre des Finances Carlos Leitao afin de mettre en place des mesures de filtrage des sites de jeu en ligne illégaux. Le projet de loi a été adopté à l’Assemblée nationale en mai 2016. Même si nous en sommes à la veille de 2018, aucune mesure de filtrage n’est en cours. Le Quotidien a d’ailleurs contacté par courriel le cabinet du ministre des Finances afin de faire le point sur l’avancement du projet de loi. Selon Audrey Cloutier, attachée de presse du ministre des Finances: «Tous les sites de jeux en ligne qui ne sont pas exploités par Loto-Québec sont actuellement illégaux et risqués pour les consommateurs.» La société d’État fera donc régner l’ordre sur Internet après s’être attaquée aux infâmes salles de bingo paroissiales ainsi qu’aux dangereux tirages de moitié-moitié. «Les Québécois pourront donc, suivant la mise en place de ces mesures, bénéficier d’une offre de jeu en ligne légale, responsable et adaptée au cadre réglementaire.» Prévu au départ pour le début de 2017, le dossier est très complexe sur le plan technique et implique un grand nombre d’intervenants. «Le dossier suit toujours son cours et la date anticipée au départ pour un éventuel blocage des sites de jeu en ligne illégaux est naturellement repoussée, mais (le dossier) n’est nullement remis en cause.»

À mon humble avis, le gouvernement pourrait recruter un expert nord-coréen afin de faire cheminer le dossier plus rapidement. Après le blocage des sites de jeu en ligne, quelle sera la prochaine cible du gouvernement ? Allons-nous assister à un blocage des sites culinaires ? Un quota de chansons québécoises pour les sites de diffusion en continu ? Même si le Québec est soi-disant pour la neutralité de l’Internet, son ingérence vient directement biaiser ce sentiment de liberté.

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Jouets connectés et vie privée

De nombreux jouets sont désormais connectés sur Internet afin de leur ajouter un semblant de plus-value ludique à saveur techno. Le problème avec les bébelles connectées, nonobstant la durée des batteries, réside à l’intérieur même de la programmation de leurs systèmes d’exploitation.

Pour des raisons de coûts, la majorité des jouets connectés utilisent le système d’exploitation Android, ce qui permet de déployer rapidement des applications.

La semaine dernière, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), un organisme français visant les bonnes pratiques en informatique, mettait en demeure Genesis Industries Limited, un manufacturier de jouets connectés, afin que ce dernier adopte des pratiques plus sécuritaires dans l’élaboration de ses produits.

C’est une poupée qui fait non....

L’un des produits à l’origine de cette mise en demeure est la poupée Cayla qui, sous ses airs de fillette de plastique, se cache un potentiel attirail d’espionnage digne d’un mauvais James Bond. La poupée se veut, à la base, un assistant personnel pour enfant, un peu comme le font si bien Siri ou Google assistant. Votre enfant peut poser différentes questions à Cayla qui répond du tac au tac tel un petit Jos connaissant via un algorithme qui se connecte sur Internet afin d’élucider lesdites interrogations. Jusque-là, ça semble génial comme jouet et j’en aurais sûrement voulu un sous le sapin, car il se fait aussi en version robot pour les petits garçons ! En surface, la petite poupée est inoffensive, mais quand on décide de mettre à l’épreuve son fonctionnement, on se rend compte assez rapidement de l’ampleur des failles de sécurité qu’elle renferme. Il est certain que la simplicité d’utilisation et de configuration de ce genre de jouet est primordiale afin que les parents et les enfants puissent utiliser celui-ci sans avoir à passer en revue une mer de réglages. Là où l’on doit se poser des questions d’éthique informatique, c’est dans la manière de court-circuiter les barèmes de sécurité afin de simplifier l’utilisation du produit et, par le fait même, de réduire de manière drastique les frais de développement.

Et si Big Brother était une petite fille !

Mise en situation : votre enfant est seul dans sa chambre et joue sur son lit avec sa poupée Cayla. Votre progéniture lui pose différentes questions, mais les réponses de la poupée ne sont pas nécessairement celles que l’on voudrait entendre. Pourquoi donc la gentille poupée semble-t-elle soudainement possédée par le démon ? Ce n’est certes pas l’esprit tordu d’un criminel qui prend possession de la poupée, je fais référence ici à la poupée Chucky du film des années 80. Là où la réalité dépasse la fiction, c’est qu’effectivement la poupée pourrait être sous le contrôle d’un badaud se trouvant dans la rue. Avec un simple téléphone intelligent muni d’une connexion Bluetooth, il est fort simple de se brancher à la poupée afin d’entendre les conversations de l’enfant et encore pire d’y répondre. Dans le pire des scénarios pour un parent, la poupée pourrait ordonner à votre enfant de sortir de la maison. Je présume que vous imaginez la suite… Ce n’est pas tout, le contrôle de la poupée peut également se faire via Internet si celle-ci est reliée au sans-fil de la maison… De plus, certains jouets écoutent en permanence le son ambiant de la résidence sans que l’on puisse couper le micro. Est-ce que les conversations sont conservées ? Est-ce que les conversations sont analysées à des fins lucratives ? Est-ce que les informations sont vendues ?   

Je crois que nous sommes dans une impasse en matière d’éthique technologique. Avec le développement rapide de l’intelligence artificielle, je crois que nous devrons établir certaines règles en matière d’objets connectés. Le « big data » est un couteau à double tranchant, car au-delà de son aspect commercial, il comporte également un aspect moral. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’un scandale en matière de vie privée n’éclate. Votre réfrigérateur sera peut-être un jour votre pire ennemi, non pas en raison de son contenu, mais bien par son intrusion dans votre vie privée… Cette petite poupée à l’allure inoffensive ouvrira-t-elle le débat dans la manière que nous avons de concevoir les objets connectés ?

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Facebook et ses nombreux pièges

CHRONIQUE / Sur internet, les pièges à clics ne datent pas d’hier. D’ailleurs, les programmeurs tentent depuis la nuit des temps d’exploiter certaines failles des navigateurs afin d’augmenter artificiellement l’achalandage des sites. Au début des années 2000, les pièges à clics consistaient à de simples fenêtres intempestives qui s’ouvraient dans l’espoir de générer un maximum de trafic vers un lien unique. La majorité des fenêtres indésirables sont désormais chose du passé, mais ne tenez pas pour autant les vilains pour vaincus. La venue de Facebook et son immense popularité allait devenir un terreau fertile aux pirates qui ont désormais la possibilité de rejoindre directement une masse quasi illimitée d’internautes plus dupes les uns que les autres.

Le succès phénoménal de Facebook amène son lot d’utilisateurs néophytes qui ne sont pas conscients que ce réseau social foisonne de pièges. Rien n’est totalement gratuit sur internet. Votre présence sur la toile vaut à elle seule son pesant d’or et les moyens pour le monnayer sont parfois fort insidieux. Même si Facebook resserre la vis des abuseurs de clics en série, n’en reste pas moins que plusieurs se frayent un chemin à travers les mailles du filet. Le complexe algorithme de Facebook vous propose différentes publications selon une multitude de facteurs déterminés par, entre autres, vos habitudes de navigation. Selon les pages que vous aimez ainsi que votre assiduité à interagir avec certaines publications, Facebook génère dynamiquement votre fil de nouvelles. Le génie derrière ce réseau social est sa capacité de susciter l’attention des utilisateurs en proposant un maximum de pertinence propre à chacun d’entre eux.

Vous êtes sûrement déjà tombés sur une publication où, en raison d’un léger défaut sur la peinture d’une rutilante Mercedes, elle sera attribuée à ceux qui aiment et partagent la publication en question. Même si le geste semble totalement inoffensif, sachez que vos informations, ainsi que celles de vos partages, seront ramassées par les pirates. Une grande majorité des «j’aime et partage» existent dans le but d’obtenir quelque chose de vous. Les pirates pourront ainsi utiliser cette récolte d’informations personnelles pour y faire bon nombre d’actes illégaux: piratage de votre profil; vol d’argent; collecte de vos informations personnelles (date de naissance, adresse courriel, liste de contacts, adresses IP et l’appareil que vous utilisez); ou l’installation de logiciels malveillants.

Comment différencier le vrai du faux ?

Même si les arnaques sur Facebook menacent grandement la sécurité de vos informations personnelles, il y a tout de même de nombreux concours qui sont bel et bien réels. D’ailleurs, de nombreux commerces de la région utilisent les concours afin d’augmenter la popularité de leur page Facebook. Il est alors tout à fait légitime et sécuritaire d’y participer, mais sachez qu’à la base, ce petit tirage sert uniquement à faire la publicité d’un commerce. Si vous êtes à l’aise avec le fait de devenir un vecteur publicitaire, il n’y a pas de mal à le partager, mais n’oubliez pas que si vous inondez votre fil de nouvelles d’un volume appréciable de contenu indésirable ou publicitaire, vous risquez de perdre de la pertinence auprès de vos contacts qui pourront ainsi bloquer vos publications. Les fausses publications sont tout de même assez simples à repérer et le meilleur moyen pour les éliminer est votre vigilance. Tout d’abord, avant de cliquer «j’aime» sur tous les concours et tirages sur votre fil de nouvelles, vérifier leur pertinence en vous posant cette question: est-ce une véritable entreprise avec un site internet et une adresse physique crédible?

Si l’émetteur du concours n’a qu’un obscur profil Facebook créé récemment, il y a anguille sous roche. Une entreprise sérieuse aura un site internet crédible ainsi qu’un profil Facebook avec une adresse physique et des informations de contact claires.

Prudence avec vos informations personnelles

Si, pour avoir accès au concours, vous devez vous inscrire via une plateforme nécessitant la divulgation de vos informations personnelles, soyez vigilant et ne donnez pas vos informations sans avoir fait des recherches à propos de la pertinence du concours. Cette récolte d’information est parfois à la base de l’hameçonnage et du vol d’identité.  

Prudence avec les autorisations sur votre profil

Certaines applications vous demandent l’autorisation d’accès sur votre compte Facebook, soyez extrêmement vigilants, car vous donnerez ainsi à des inconnus la possibilité d’utiliser votre profil Facebook. Cette technique est d’ailleurs utilisée par de nombreuses attrapes du genre «Vois ceux qui regardent ton profil» qui utilisent vos informations personnelles sans réellement vous donner qui regarde votre profil.

Servez-vous de votre logique avant de cliquer à tout vent ! Même si Facebook filtre désormais bon nombre de fausses publications, votre vigilance est la clé. N’hésitez pas à dénoncer ce genre de publications. Quand c’est trop beau pour être vrai, dites-vous qu’il y a un escroc à l’origine de ce concours, que votre «j’aime» n’est pas si inoffensif et qu’il peut compromettre à lui seul l’intégrité de votre identité. 

En passant, la NASA n’a jamais fait l’attribution d’une navette spatiale via un concours Facebook !

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Un peu de techno en cadeau

CHRONIQUE / Cette période où l’on se creuse la tête afin de trouver le cadeau qui fera plaisir à l’être cher, la progéniture ou la parenté ! Je vous ai fait une petite liste de produits que j’ai essayés en 2017 afin de faciliter, je l’espère, votre magasinage du temps des fêtes !

Google home mini 40 $ en spécial !

En promotion présentement, le Google home mini est désormais un essentiel pour moi. Ce petit assistant personnel sera votre compagnon quotidien ayant réponse à une panoplie de questions sur différents sujets. Un mariage parfait avec les services de musique en continu Spotify et Google Play Music. 

Haut-Parleur Bluetooth

Mépriser jadis par les puristes et maintenant adopter par la majorité des fabricants de matériel audio, les haut-parleurs Bluetooth occupent maintenant une place de choix au niveau des ventes de matériel audio. Voici quelques modèles qui ont retenu mon attention au cours de la dernière année.

• 0 à 100 $

JBL Clip 2 

Très petit, portatif et hydrofuge il vous donnera un son honnête ainsi qu’une bonne autonomie. Sa petite taille fait en sorte que les basses fréquences se feront rares ! 

Sony SRS-XB10 

Ayant un format comparable à une canette de boisson gazeuse, le petit haut-parleur de Sony est également hydrofuge. Une autonomie théorique d’une dizaine d’heures ainsi qu’une qualité sonore supérieure aux produits similaires chinois. 

• 100 à 200 $

Bose Soundlink Color II 

La réputation de Bose est parfois surfaite et certains produits n’offrent pas un bon rapport qualité-prix. Le modèle Soundlink Color II présente quant à lui un excellent rapport qualité-prix avec un son de bonne qualité compte tenu du format compact de celui-ci. Disponible dans un choix de couleurs varié, résistant aux éclaboussures et possédant une autonomie de près de 8 heures en continu, ce modèle est mon préféré pour moins de 200 $.

JBL Charge 3

Si vous désirez un produit plus solide que l’enceinte Bose, optez pour une solution résistante aux chocs et submersible. Le produit JBL Charge 3 est conçu de manière à offrir une bonne qualité sonore tout en étant quasi indestructible.

Branchez votre vieux système de son en Bluetooth

Logitech récepteur audio Bluetooth 40 $

Si vous avez un vieux système de son dans votre salon et vous êtes lassé d’écouter vos cassettes 8 pistes des Bee Gees et de Village People, vous pouvez désormais passer à l’ère moderne de la diffusion musicale à l’aide d’un petit récepteur Bluetooth se branchant sur une entrée de votre chaîne stéréo. J’ai essayé quelques modèles à partir de 10 $ qui peuvent faire le travail pour une écoute occasionnelle, mais pour une quarantaine de dollars vous aurez quelque chose de beaucoup mieux qui donnera un air de jeunesse à votre vieil ampli stéréo ! 

Nintendo Switch

Qui aurait pensé que Nintendo allait se relever aussi rapidement de l’échec commercial de la console Wii U. La switch est une vraie console hybride qui est à la fois conçue pour le salon tout en étant portative également. Avec des jeux d’une grande qualité telle Super Mario Odyssey et The Legend of Zelda : Breath of the Wild, la Switch est sans contredit un essentiel pour les jeunes et moins jeunes amateurs de jeux vidéos ! 

Combien vous chargez ? 

Câble USB pour téléphone intelligent

Plusieurs d’entre vous utilisent un câble de recharge de qualité douteuse. Une grande variété de câbles homologués existent aux alentours de 20 $. L’utilisation d’un câble de mauvaise qualité ou défectueux peut compromettre la durée de vie de votre appareil. 

Chargeur Anker PowerPort 2 

J’utilise ce petit chargeur depuis 6 mois et je dois vous dire qu’il est tout simplement merveilleux ! Avec ses 2 ports USB de 24 watts, vous pouvez recharger rapidement 2 tablettes simultanément. Le voltage s’adapte automatiquement à l’appareil qui est connecté afin d’obtenir une charge optimale. Pour moins de 20 $.

Progrès technologique

Des poids lourds entièrement électriques

CHRONIQUE / La semaine dernière, Elon Musk, PDG de la compagnie Tesla, dévoilait un tout nouveau camion poids lourd entièrement électrique. Les événements de Tesla sont un véritable happening pour les amateurs de technologie, car cette entreprise révolutionne peu à peu les moeurs des consommateurs en matière d’énergie. Le Tesla Semi est un camion semi-remorque entièrement électrique aux allures futuristes ayant un coefficient de traînée aérodynamique de 0,36, ce qui est fort impressionnant compte tenu de la taille du véhicule.

Des spécifications techniques impressionnantes

Muni de 4 moteurs électriques sur les roues arrières, le Semi pourra faire le 0-100km/h en 20 secondes et ce, avec une charge 80 000 livres dans la remorque. Son autonomie se situera entre 500 et 800 kilomètres sur une seule charge, ce qui est suffisant, selon Tesla, pour desservir une majorité des trajets actuels. Évidemment, le véhicule sera équipé d’un bouquet technologique fort important comme la conduite autonome permettant ainsi d’augmenter la sécurité routière. D’ailleurs, Elon Musk prévoit un seul conducteur pour un convoi de 3 camions. Le poste de pilotage aux allures de vaisseau spatial est configuré pour que le conducteur soit au centre de la cabine afin d’avoir la meilleure vue possible sur la route.  D’après les premières esquisses, la planche de bord, aussi minimaliste soit-elle, comprend 2 écrans fixés au bas du pare-brise, ce qui n’est pas la meilleure configuration contre les angles morts, en espérant néanmoins une meilleure intégration de ceux-ci dans la version de production du camion. Fidèle à son habitude, Tesla n’a pas dévoilé le prix de son futur camion, mais prend tout de même des réservations moyennant un dépôt de 5000$ US par transfert bancaire !  Les premières livraisons sont prévues pour 2019-2020 en espérant que les problèmes de production de la Tesla Model 3 ne se répètent pas pour le Semi. 

Un prénom, un camion !

Tesla n’est pas la première compagnie qui propose un camion entièrement électrique. La majorité des grands manufacturiers ont effectivement des projets en cours. D’ailleurs, la compagnie Nikola, un compétiteur direct de Tesla (en référence à Nikola Tesla ) a présenté des camions électriques à piles combustibles à hydrogène. Contrairement au Semi Tesla, le camion Nikola n’a pas besoin d’être rechargé, car il est autonome à condition d’y faire le plein d’hydrogène. Nikola envisage la construction de 16 stations de ravitaillement dans des lieux stratégiques aux États-Unis afin d’offrir de l’hydrogène à faible coût. Les stations seront entièrement autonomes, c’est-à-dire qu’elles fabriquent sur place l’hydrogène. Sur le site Internet de la compagnie, nous pouvons voir que la région de Montréal est envisagée pour accueillir une station de ravitaillement à l’hydrogène. Vous pourrez réserver votre camion Nikola moyennant un dépôt de 1500$ (www.nikolamotor.com).