Une plateforme pour transmettre sa passion

CHRONIQUE / Si vous aimez votre travail et que vous avez envie de transmettre votre passion, je vous suggère de devenir mentor sur la plateforme Academos.

À ceux qui n’ont pas encore trouvé de travail passionnant, je vous propose d’entrer en contact avec un mentor afin de lui poser des questions. « Trouver un métier qui nous passionne et avoir du plaisir au travail est le meilleur moyen d’avoir du succès et d’être heureux », peut-on lire sur le site academos.qc.ca.

Correspondance
Voici une de mes dernières correspondances :

« Bonjour Melissa,

J’ai 15 ans et j’adore jouer au théâtre à l’école. J’aime bien le français, surtout au niveau de l’écriture. J’ai lu ta page de présentation, et celle-ci a piqué ma curiosité. Tu te dis travailleuse autonome, mais fais des chroniques pour un journal. Comment peux-tu travailler pour ton propre compte et avoir un poste de chroniqueuse à un journal ? Je viens de commencer mon secondaire 4 cette année, et les gens me mettent plein de pression pour me trouver un emploi, trouver ma vocation, penser aux inscriptions du cégep... alors que je ne sais pas quoi faire ! Merci infiniment pour l’attention que tu m’as portée et bravo d’être mentore sur ce site. Ça aide vraiment des gens pour le futur. »

Ma Réponse
« Bonjour ! Tout comme toi, après mon secondaire, j’étais bien embêtée de choisir une carrière pour la vie. J’aimais écrire, filmer mes amis, les faire rire et m’occuper de mes animaux. Je voulais être libre, travailler quand je voulais et savourer ma saison préférée qu’est l’été, sans nécessairement devenir professeure.

Je ne trouvais rien qui correspondait à ça.

J’ai donc exploré différentes avenues, quitte à bifurquer vers des domaines complètement à l’opposé de ce que j’aimais. Pour connaître ce qu’on aime, il faut aussi savoir ce qu’on aime moins.

J’ai donc étudié en sciences humaines, en arts, en cinéma... J’ai gardé des enfants, j’ai peinturé dans une usine, j’ai percé des trous dans un atelier de soudure, j’ai travaillé au vestiaire d’un hôtel et j’ai été aide-enseignante dans une école primaire. L’emploi étudiant que j’ai gardé le plus longtemps était chez l’entrepôt Rona de Chicoutimi, comme caissière. Pendant cinq ans, j’ai adoré ce travail. En plus, je travaillais avec mon meilleur ami. J’aimais être entourée de plusieurs personnes, avoir des partys d’employés, rejoindre mes collègues après le travail, organiser des activités spéciales et être à la caisse du centre jardin pendant l’été. Par contre, j’aimais moins le travail sensiblement pareil et je n’avais pas l’intention de gravir les échelons de l’entreprise. De plus, mon côté créatif souffrait.

Après un voyage d’un an en Ontario, où j’ai vendu mes premières chroniques dans le journal L’Express de Toronto. J’ai proposé une page jeunesse dans le journal Le Progrès, qui était près de chez moi, à Saguenay. On m’a donné ma chance. Ensuite, j’ai suggéré une chronique sur les animaux, qui a rapidement été appréciée par les lecteurs. Au début, il ne s’écoulait pas une semaine sans que j’entre dans le bureau de mon patron pour lui étaler mes idées qui n’étaient pas toujours réalistes : un camp d’été en journalisme, une fondation pour sauver des animaux, une émission de télévision, etc.

Par la suite, j’ai approché la radio pour poursuivre ma chronique animale à ce niveau. J’ai aussi pris l’initiative d’écrire un livre en 2012.

Depuis 16 ans, j’ai mon bureau chez moi, entourée de mes animaux et j’ai trois pages par semaine à remplir. Des fois, je m’ennuie d’avoir des collègues humains, mais je compense avec tous les gens que je rencontre pour réaliser mes entrevues.

Encore aujourd’hui, je remarque que si je ne fais rien, il ne se passe rien. Il faut essayer, cogner à des portes, se tromper et faire des erreurs pour apprendre. Quand on sent qu’on devient meilleure de jour en jour, ça donne envie de poursuivre dans ce domaine. Le jour où je n’aurai plus l’impression d’avancer, je me trouverai d’autres projets ! »

– Mélissa

Commencer quelque part
Il faut se permettre, mais surtout accepter de commencer quelque part et prendre de l’expérience dans des domaines différents de nos champs d’intérêt. Quand on cherche un travail étudiant, qui est souvent au niveau de la main-d’oeuvre, il ne faut pas avoir peur de l’ouvrage. La notoriété et la confiance, ça se gagne.

Un emploi au journal
Savais-tu que les journaux dans lesquels j’écris (Le Quotidien et Le Progrès) sont à la recherche d’un ou d’une journaliste correspondant(e) pour couvrir le nord du Lac-Saint-Jean ? Selon moi, c’est un travail de rêve si tu es passionné (e) par le journalisme, que tu es capable de gérer ton temps et que tu carbures à la liberté. Les intéressés ont jusqu’au 21 septembre pour faire parvenir leur curriculum vitae au rédacteur en chef, Denis Bouchard, à dbouchard@lequotidien.com.