Douze ans plus tard, Véronique Perron nous donne des nouvelles d’elle. Elle est demeurée fragile depuis son opération.
Douze ans plus tard, Véronique Perron nous donne des nouvelles d’elle. Elle est demeurée fragile depuis son opération.

Une opération qui a sauvé la vie de Véronique Perron

CHRONIQUE / En septembre 2007, Véronique Perron recevait l’appui de toute son école alors qu’elle s’apprêtait à vivre une importante opération.

Elle venait à peine de faire son entrée au secondaire et déjà tous les élèves de son école secondaire de l’Odyssée Lafontaine s’étaient mobilisés pour amasser de l’argent afin que sa mère puisse rester à son chevet, le grand jour venu, sans avoir à se soucier des problèmes financiers.

Le Progrès avait rencontré la jeune fille pour en savoir plus sur son état de santé. Plus de 12 années plus tard, nous avons repris contact avec Véronique pour prendre de ses nouvelles.

À 12 ans, souffrant de deux scolioses, elle devait subir une délicate intervention à la colonne vertébrale. La déformation de sa colonne s’était détériorée à un point tel qu’elle risquait de mourir. « Un de mes poumons était affaissé et, sans l’opération, on me donnait moins d’un an à vivre », se remémore Véronique.

En septembre 2007, Véronique Perron recevait l’appui de toute son école alors qu’elle s’apprêtait à vivre une importante opération. Le Progrès était allé la rencontrer.

La petite fille timide se familiarisait, comme tous les jeunes de son âge, au passage de l’école primaire vers le secondaire. Se déplaçant en quadriporteur, son nouvel environnement scolaire s’était adapté à sa situation, en installant une rampe près des casiers. Celle qui voulait passer inaperçue était rapidement devenue une bonne amie pour plusieurs.

« Quand je me suis rendue à l’hôpital pour évaluer mon état de santé, j’ai eu une mauvaise surprise », se souvient Véronique. La jeune adolescente a dû passer près de trois semaines à l’hôpital pour étirer sa colonne afin de préparer son corps à l’intervention chirurgicale. « Sans ce processus, ma colonne risquait de casser pendant l’opération », poursuit-elle. Pour réaliser cette traction, les médecins avaient installé un cerceau de métal autour de la tête de leur patiente, qui était vissé à même son crâne. « Je ne sentais rien. Ça ne me faisait pas mal », assure-t-elle.

L’opération s’était ensuite déroulée pendant toute une journée. « On m’a réveillé pendant l’opération pour s’assurer que mes jambes bougeaient », raconte Véronique.

Bien que ses jambes puissent bouger, une maladie de naissance, très rare, l’a toujours empêchée de marcher. Après cette intervention, elle est restée fragile pendant plusieurs années. « J’ai des poumons assez fragiles, donc dès que j’attrapais une grippe ça devenait souvent une pneumonie, précise Véronique. J’étais souvent hospitalisée et j’ai manqué mourir deux fois. Heureusement, depuis six ans, je n’ai pas eu besoin d’être hospitalisée. »

Maintenant âgée de 24 ans, Véronique habite toujours avec ses parents. Elle se sent bien ainsi et ses parents sont rassurés de la savoir auprès d’eux. « On vient de déménager à Jonquière dans un appartement qui a été aménagé pour me permettre d’avoir plus d’autonomie. »

Malgré son absence prolongée de l’école, en raison de son opération, elle a réussi à faire tout son secondaire au régulier. Par la suite, elle a étudié au Cégep de Jonquière en technique d’intégration multimédia. En avril 2019, après avoir terminé un stage en entreprise, elle obtenait son diplôme. « Ça n’a pas été facile, mais j’ai été jusqu’au bout », remarque-t-elle.

Bien qu’elle se fatigue un peu plus rapidement que les jeunes de son âge, elle a bien hâte de vivre une expérience de travail concrète. « Par contre, je sais que trouver un emploi en création de sites Web est un domaine plus difficile en région », souligne-t-elle. Dans toutes ses réalisations, c’est l’obtention de son DEC qui la rend la plus fière.

Toute la semaine, alors que ses parents travaillent, Véronique s’occupe en bricolant et en passant du temps sur son ordinateur. « Je fabrique des bijoux et je peinture. J’aimerais beaucoup ouvrir une petite boutique en ligne », conclut celle qui rêve aussi de voyager.