Jean-Michel Dechamplain a fait preuve de patience pour apprivoiser Mimine, qui est arrivée chez lui l’automne dernier.
Jean-Michel Dechamplain a fait preuve de patience pour apprivoiser Mimine, qui est arrivée chez lui l’automne dernier.

Un simple sauvetage devient une adoption pour la vie

CHRONIQUE / Mimine avait environ six semaines quand elle s’était réfugiée dans les installations du spa de la famille Dechamplain-Morin, à La Baie, et que Cindy Morin a aperçu les petits yeux du chaton la fixant.

C’était à la fin du mois d’octobre 2019 et le mercure venait de chuter sous le point de congélation. « Mon fils, Jean-Michel, avait voulu l’approcher, mais elle était vraiment sauvage et elle s’était sauvée », se remémore Cindy Morin.

Jean-Michel Dechamplain s’était empressé de mettre de la nourriture pour tenter d’apprivoiser la petite bête visiblement amaigrie. Pendant un mois, tous les jours, le garçon de 12 ans s’assoyait sur la galerie et attendait patiemment la visite du chaton. « Quand il avait de l’école, et qu’il venait dîner à la maison, il mangeait rapidement pour ensuite aller dehors et tenter de voir Mimine », se souvient la mère, qui aime tout autant les animaux.

Pour sa sécurité, quand elle va dehors, Mimine est attachée.

Le jour où Jean-Michel a réussi à flatter Mimine, il sentait que ses efforts venaient d’être récompensés !

Cindy Morin a d’abord discuté de cette histoire avec son voisinage, pour éventuellement trouver une famille au chaton, et tout le monde était charmé par la patience de son garçon. « Quand j’ai finalement réussi à le prendre, on l’a mis dans notre fermette, avec les lapins et les canards, pour qu’il puisse être tranquille », poursuit Jean-Michel.

Tout l’hiver, en allant s’occuper de ses lapins, Jean-Michel développait un lien avec le chaton. D’ailleurs, Mimine s’est littéralement liée d’amitié avec un des lapins. « Ce printemps, on s’est mis à la rentrer dans la maison et à l’attacher dehors pour ne pas la perdre, ajoute l’adolescent, qui rêve de devenir agent de la faune. Je ne veux pas la perdre. Je sais qu’elle m’aime et je l’aime beaucoup. »

« J’en ai vu des chats, mais je n’ai jamais vu une telle complicité. Mon fils et cette chatte sont inséparables. Elle le suit partout, miaule quand elle ne le voit pas et saute sur lui quand elle le voit », conclut Mme Morin, qui a travaillé 15 ans en animalerie.

Le 26 août prochain, la petite bête se fera donc stériliser et vacciner par la famille Dechamplain-Morin afin de rester avec eux pour la vie !