Nos étoiles contraires est sans contredit le roman coup de coeur de Raphaëlle Girard.

Un livre qui a parlé à Raphaëlle

Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Dans un groupe de soutien fréquenté par d'autres jeunes malades, elle rencontre Augustus, 17 ans, lui-même en rémission. Une chose en entraîne une autre et, bientôt, une histoire d'amour voit le jour.
C'est en janvier 2012 que Nos étoiles contraires, écrit par l'auteur américain John Green, fut publiée. Malgré d'élogieuses critiques, Raphaëlle Girard était réticente.
«J'ai commis, comme plusieurs, l'erreur de croire que l'histoire était un cliché. Car à la lecture du résumé, j'ai tout de suite imaginé une romance tragique qui, centrée sur la mort imminente de l'héroïne, n'aurait eu pour seul effet que de me briser le coeur. Je n'aurais pas pu me tromper davantage», précise la jeune lectrice. La curiosité étant trop forte, elle céda et acheta l'ouvrage qu'elle dévora d'un bout à l'autre.
«J'ignore s'il existe un qualificatif assez fort pour expliquer ce que j'ai ressenti en le lisant. C'était comme si chaque mot avait été écrit pour moi, comme si les personnages me parlaient directement. Autant vous dire que j'aurais tout aussi bien pu être Hazel, avec son penchant pour les téléréalités douteuses et son abus du sarcasme», poursuit Raphaëlle. L'auteur réussit un exploit en abordant le sujet du cancer, pourtant lourd, avec beaucoup d'humour. «Cela a permis d'oublier le fait que la mort est en quelque sorte omniprésente, poussant ainsi le lecteur à se concentrer sur le reste de l'histoire», ajoute la jeune femme.
Et quelque part, c'est Green lui-même qui a le mieux su expliquer son opinion de son oeuvre. «Il arrive qu'à la lecture de certains livres on soit pris d'un prosélytisme étrange, tout à coup persuadé que le monde ne pourra tourner rond que lorsque tous les êtres humains jusqu'au dernier auront lu le livre en question.» En effet, Raphaëlle a été absolument conquise par la profondeur de sa pensée.
«Pourtant, Nos étoiles contraires reste un livre sans prétention. La relation entre Hazel et Augustus est tout ce qu'il y a de plus naturelle, dépourvue de coup de foudre pompeux. Il s'agit simplement de deux individus apprenant à se connaître et découvrant que leur amitié pourrait évoluer en quelque chose de plus fort à cause de leur attraction mutuelle», relate Raphaëlle. L'auteur souligne le fait que les gens s'éteignent tous un jour, certains plus tôt que d'autres. «Au fil de notre lecture, on réalise que ce qui compte vraiment, c'est la façon dont on exploite ce temps qui nous est alloué. En fin de compte, la valeur de ce même infini ne se mesure que d'une façon: par l'amour», conclut la lectrice.
Notez que, depuis le 6 juin, Hazel et Augustus ont pris vie au grand écran sous les traits des comédiens Shailene Woodley et Ansel Elgort.