Martin Bédard, joueur des Alouettes de Montréal, est entouré de quelques élèves qui ont apprécié la conférence donnée au Séminaire de Chicoutimi, ainsi que de Benoit Rouleau, technicien en loisirs.

Un joueur des Alouettes inspire les élèves

CHRONIQUE / Le 21 mars dernier, dans le cadre du programme Ensemble à l’école, le joueur des Alouettes de Montréal, Martin Bédard, visitait le Séminaire de Chicoutimi afin de motiver les élèves à prendre de bonnes décisions pour leur réussite.

« La réussite des jeunes ne provient pas que de leur talent. Leur courage, leur persévérance et leurs efforts sont souvent les responsables réels de leurs succès, et ce, dans les études comme dans les sports », mentionne Virginie Houle qui agit comme ministre des Communications au Séminaire de Chicoutimi.

La finissante, qui poursuivra ses études au Cégep de Chicoutimi en Sciences de la nature, souhaitait ainsi faire part de son appréciation face à ce moment marquant en rédigeant un communiqué qu’elle a acheminé au Progrès.

« Au Séminaire de Chicoutimi, en plus de se consacrer à leurs cours, une bonne proportion des élèves s’implique dans une discipline sportive. Les Titans sont un attrait et un intérêt pour notre école. Ils forgent un sentiment d’appartenance et sont un défoulement tant pour le corps que pour l’esprit, marquant positivement le parcours scolaire », poursuit l’élève de 17 ans.

C’est pourquoi la rencontre d’une heure, avec le joueur de football, s’est faite devant les 140 élèves de secondaire un à cinq qui font partie de l’une des 15 équipes sportives de l’école. « M. Bédard, ainsi que d’autres de ses confrères, est de passage dans les écoles du Québec depuis maintenant 22 ans. C’est leur deuxième année dans la région du Saguenay », précise Virginie.

M. Bédard a raconté son parcours personnel imprégné de bons et de moins bons souvenirs. « Cette assemblée avait pour but d’informer les jeunes sur la persévérance et l’importance de prendre de bonnes décisions, que ça soit sur les bancs d’école comme dans la vie en général », explique Sidney Ginchereau, la coordonnatrice de la Fondation Alouettes.

« Les élèves ont écouté avec attention les paroles du joueur, qui les encouragent à affronter la pression et les défis de la vie. Il a d’ailleurs rencontré plusieurs épreuves, au niveau familial, dont la maladie et le décès de sa mère, l’amenant à déménager à Montréal », remarque Virginie. Il a également fait part de l’importance de demeurer actif. « C’est en étant dévoués et en misant sur un travail acharné que les jeunes pourront atteindre leur plein potentiel. Ce n’est peut-être pas facile, mais rien n’est impossible à celui qui veut réussir », retient la jeune femme qui a vu dans cette rencontre une véritable source d’inspiration.

« Je termine par cette dernière phrase, dite par M. Bédard : "Dans la vie, tu n’as le pouvoir que sur deux choses, ton attitude et les efforts que tu y mets" », conclut Virginie Houle.

Organisation

Quand Benoit Rouleau, technicien en loisirs au Séminaire de Chicoutimi, a reçu un courriel de Mme Ginchereau, la coordonnatrice du programme Ensemble à l’école, qui lui offrait une rencontre entre ses élèves et un joueur des Alouettes, il a immédiatement démontré son intérêt.

Celui qui est responsable des équipes sportives de l’école – incluant les équipes de basketball, de hockey, de volleyball de badminton et même d’improvisation –, s’occupe de coordonner les nombreux tournois et les compétitions. Il trouvait cette opportunité précieuse pour les nombreux sportifs qui gravitent au Séminaire. « J’ai offert à tous ceux inscrits dans une équipe interscolaire (parascolaire) de participer à cette rencontre. Je leur ai fortement conseillé, même si ce n’était pas obligatoire. C’est presque 100 % de nos athlètes qui étaient au rendez-vous », souligne fièrement M Rouleau. Tous ces jeunes consacrent deux entraînements par semaines, de 90 minutes chacun, en dehors des heures de cours. Dès les premières minutes, l’auditoire était suspendu aux lèvres de l’imposant gaillard.

« M. Bédard a mis beaucoup d’exemples de sa vie personnelle, dès l’âge de cinq ans, ce qui a rejoint beaucoup de nos jeunes », poursuit-il. Son histoire avec sa famille, ses parents pas très fortunés et ses nombreux déménagements sont des réalités de bien des familles du Québec.