Joël Bélanger et Valérie Carrier cheminent à travers leur foi pour Dieu.

Toujours aussi croyante 15 ans plus tard

CHRONIQUE / En 2005, après avoir visité les installations du Progrès du Saguenay, Valérie Carrier concrétise son intérêt pour l’écriture et le journalisme en proposant un texte au journal Le Progrès.

Du haut de ses 16 ans, la jeune catholique expose pour la première fois ses croyances. Près de 15 ans plus tard, elle avoue que son amour pour Dieu est toujours aussi important.

Pendant tout son primaire, la fillette rêve de donner à Dieu une place privilégiée dans sa vie en devenant une sœur.

Native du Lac-Saint-Jean, Valérie fait ses études secondaires au Séminaire Marie-Reine-du-Clergé de Métabetchouan. « C’est une école catholique, mais les élèves ne sont pas nécessairement dans la foi volontaire. La foi s’expérimente. J’applique ce que la religion dit, je l’expérimente et pour moi ça fait du sens », précise-t-elle. Ses sept participations aux Journées mondiales de la Jeunesse, un évènement organisé par l’Église catholique rassemblant des jeunes du monde entier, la propulsent aux quatre coins du monde, lui prouvant qu’elle n’est pas la seule à croire.

Après ses études collégiales en Art et technologie des médias, à Jonquière, elle travaille trois ans et demi à ECDQ.tv, la webtélé de l’Église catholique de Québec, où elle touche à tous les aspects de la télévision communautaire, en passant par le montage vidéo et le reportage. « Ç’a été ma plus longue période de stabilité. Mais j’avais toujours en tête ma vocation. Je suis attirée par l’international, j’ai besoin de bouger et de faire plein de petites choses », poursuit-elle.

Ayant besoin de déployer son côté artistique, elle retourne sur les bancs d’école cinq mois, dans une école privée de cinéma, à Québec, dans l’espoir de devenir comédienne.

Trouver l’amour

C’est lors d’une courte expérience d’aide humanitaire de deux semaines au Mexique qu’elle rencontre Joël Bélanger, un jeune de son âge tout aussi passionné par la foi. « En 2015, Joël faisait une formation en foi et mission, pendant ses études universitaires en théologie, avec aspect missionnaire. Il a passé trois mois au Mexique. » Le jeune homme du Bas-Saint-Laurent songeait même à devenir prêtre. Ils font cinq jours de mission ensemble et c’est ainsi que l’amour naît.

Le couple suit les recommandations de chasteté implorées par leur religion, n’ayant pas de relations sexuelles jusqu’à leur mariage qui a eu lieu en juillet 2018. « C’était notre façon de construire quelque chose de solide. On s’est mariés pour passer toute notre vie ensemble », relate la jeune mariée.

Joël a bien évidemment tassé ses projets de devenir prêtre. Les amoureux souhaitent maintenant voir naître des enfants de leur union. Encore aujourd’hui, les jeunes mariés vont à la messe tous les dimanches pour se rappeler l’importance de Dieu dans leur vie.

Par soif d’apprendre, Valérie suit présentement une formation pour être guide accompagnatrice et ainsi dénicher des opportunités de voyager. « J’aimerais bien me concentrer sur l’accompagnement de pèlerinages. » À 30 ans, elle souhaite aussi vivre des expériences concrètes comme actrice et écrivaine. « J’écris des nouvelles, des scénarios de films et j’ai un roman en révision. »

En 2005, dans Le Progrès, Valérie Carrier publiait, pour la première fois, un texte concernant sa religion.

le Chez-soi

Valérie, Joël et leur amie Jessica Roy viennent de fonder le Chez-soi, un milieu de vie communautaire qui prend doucement naissance à Québec dans le presbytère où ils vivent. « Nous avons une salle d’art, un mini refuge pour animaux abandonnés et de l’espace pour accueillir les gens et contrer la solitude dans le but de la croissance humaine », explique la femme de 30 ans. Le Chez-soi présente des ateliers, des témoignages, des discussions et des conférences animés tantôt par Valérie, Joël, Jessica et des invités spéciaux. Dans tous ses projets, Valérie ne peut nier ses croyances qui font partie intégrante de sa vie. Le Chez-soi a pris vie grâce à la collaboration de leur paroisse et même si le salaire qui s’y rattache est plutôt maigre, Valérie peut compter sur son mari qui est soudeur et assure une entrée d’argent plus stable.

« La mission du Chez-soi est d’aider au discernement et à l’épanouissement des participants en leur offrant un lieu d’accueil, de l’accompagnement personnel, une communauté fraternelle, des opportunités d’implication et diverses ressources. Pour y arriver, une attention spéciale est accordée à la prise en considération et la mise en valeur des particularités de chacun. »