Rencontres virtuelles entre amies

Depuis le mois d’août 2019, Adèle Grenon et Mélyssan Belley Lapointe habitent à plus de 500 kilomètres l’une de l’autre. Mélyssan a déménagé à Sainte-Sophie, dans les Laurentides, avec sa mère. Au moins une fois par mois, la jeune fille de 12 ans retourne au Saguenay pour visiter ses amis et sa famille, mais depuis le confinement, elle doit trouver d’autres moyens pour rester en contact avec ses proches.

Depuis combien d’années êtes-vous amies ?

Adèle et Mélyssan : Depuis la quatrième année. Ça fait donc presque trois ans. 

Que fais-tu pendant le confinement ?

Adèle : Je ne fais rien. Des fois, je fais des promenades, mais je fais surtout beaucoup d’écran. Je texte Mélyssan. On se parle sur TikTok et Snapshat. 

Mélyssan : Je suis sur mon téléphone, je vais jouer dehors, je promène mes chiens et je fais de la peinture. 

Qu’est-ce qui te manque le plus ?

Adèle et Mélyssan : Nos amis ! Et sortir… 

As-tu hâte de recommencer l’école ?

Adèle : Pas tant ! C’est comme des vacances, sauf qu’on ne peut pas faire grand-chose. Je n’étudie pas du tout.

Mélyssan : Oui et non. J’ai hâte de voir mes amis, mais je n’ai pas hâte de travailler. Pendant le confinement, je travaille un peu. J’imprime des documents de math et de français. 

Est-ce que tu vois des choses positives dans la crise de la COVID-19 ?

Adèle : J’ai plus de temps pour ma famille. Avant je passais moins de temps avec eux. Par contre, je viens tannée de mes deux petits frères de 7 mois et de 10 ans. Le bébé pleure pour rien et celui de 10 ans me dérange. Et un autre petit bébé s’en vient ! 

Mélyssan : Avant, je n’allais presque pas promener mes chiens. Maintenant que j’ai plus de temps, j’y vais souvent. Je passe aussi plus de temps avec ma mère. 

As-tu dessiné un arc-en-ciel ? Que représente-t-il, selon toi ?

Adèle : Oui ! Ça sert à encourager les gens qui ont le virus, en leur disant que ça va bien aller. Dans mon quartier, à Arvida, j’ai compté 76 arcs-en-ciel.

Mélyssan : Oui ! J’en ai dessiné un. Ça sert à divertir les gens qui prennent des marches. Ça leur fait de quoi à regarder. 

Qu’est-ce qui t’inquiète le plus dans cette crise ?

Adèle : Que ça dure encore vraiment longtemps, même plusieurs années, et qu’on reste avec des cours en ligne pour tout le temps. 

Mélyssan : Que ma famille attrape le coronavirus. 

Adèle Grenon et Mélyssan Belley Lapointe se parlent régulièrement par visioconférence, et encore plus depuis le confinement, alors qu’elles habitent à plus de 500 kilomètres une de l’autre.

Raconte-moi un de beau souvenir avec ton amie.

Adèle et Mélyssan : La fin de semaine qu’on avait passée ensemble chez Mélyssan. Et le lendemain, on avait dormi chez Adèle. On ne peut plus faire ça… 

Qu’est-ce que tu aimes le plus faire avec ton amie ?

Adèle et Mélyssan : Magasiner, niaiser et rire ensemble. 

Que voudrais-tu faire avec elle après le confinement ?

Adèle et Mélyssan : Se voir. Cet été, on devait aller à la Ronde ensemble. 

Est-ce que tu as un rêve que tu voudrais réaliser avec elle ?

Adèle et Mélyssan : Rester les meilleures amies pour vraiment longtemps. Ne jamais perdre contact, même si on habite loin. 

Qu’est-ce que ton amie dit souvent ?

Adèle : Elle me dit souvent que je suis conne, en blague, pour rire. 

Mélyssan : En FaceTime, elle me demande souvent si je suis encore là. 

En quoi vous ressemblez-vous ?

Adèle : On est pas mal opposées. Melyssan n’a pas de difficulté à se faire des amis, alors que moi, je suis plus gênée. 

Mélyssan : On a souvent la même coupe de cheveux. Quand on se voit, sans le savoir, on est souvent habillées pareil. Nous avons les mêmes goûts vestimentaires. 

Pour participer à ces entrevues par visioconférence, contacte-moi à mviau@lequotidien.com ou directement sur ma page Facebook (https://www.facebook.com/melissa.viau) !