Leannka Barbarie croit qu’il vaudrait mieux continuer de dégriffer les chats.

Pourquoi dégriffer son chat?

« Bonjour, je m’appelle Leannka Barbarie et je suis en sixième année à l’école Sainte-Bernadette de Jonquière. Cette lettre s’adresse aux vétérinaires qui ne veulent plus dégriffer les chats. Je comprends que vous trouvez que cela est inapproprié pour les chats, mais avec les arguments que je vais vous donner, j’espère vous faire changer d’avis. »

Premièrement, les gens aiment avoir cet animal tout doux et tout mignon, mais ils aiment aussi avoir des meubles et des rideaux non brisés. Quand leur maître n’est pas là, les chats s’ennuient. Et quand ils s’ennuient, ils font leurs griffes un peu partout dans la maison.

Ensuite, j’ai remarqué que les griffes de chat font très mal quand on se fait griffer. Des enfants ont peur de leur chat, car ils savent que lorsqu’ils jouent avec leur minou, ceux-ci peuvent les attaquer avec leurs griffes. Il ne faut pas oublier que cet animal a un instinct de chasseur.

Finalement, saviez-vous que les éleveurs de chats vendent de moins en moins de cet animal ? Les acheteurs achètent moins de chat parce qu’ils ne peuvent pas les faire dégriffer, et ceux-ci ont, également, peur que leur animal brise les meubles ou les griffent.

Pour finir, je sais qu’il y a des vétérinaires qui dégriffent seulement les pattes avant; d’autres, pas du tout. J’aimerais que toutes les personnes qui ont un chat puissent décider de faire dégriffer leur chat, que ce soit les pattes de devant, seulement, ou toutes les pattes.

En conclusion, j’espère que mes arguments vous ont aidé à changer d’avis sur le dégriffage des chats. Merci d’avoir lu ma lettre. »

– Leannka Barbarie

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QUAND UN JOUR VEUT DIRE JAMAIS

L’autre jour, je jasais avec des enfants qui attendaient ce jour…

Ce jour où ils iront à la Ronde, ce jour où ils auront un chien, ce jour où ils auront un cellulaire… Un jour, ils comprennent que ce jour finira par ne jamais arriver. 

« Quand je vais être grande et que je vais dire “un jour”, ça voudra dire demain », me lance une fillette.

Des promesses, encore des promesses, et toujours des promesses. Même les journées remplies de projets avec un de leurs parents finissent souvent chez une gardienne. Les raisons sont toujours bien justifiées. « Maman est très occupée », « Papa doit travailler pour payer ton futur beau cellulaire », « J’ai eu un rendez-vous », «Un imprévu de dernière minute» ou «Un ami à aider». 

Que ce soit pour garder l’amour d’un enfant, pour entretenir son espoir ou pour lui faire fermer le clapet, la raison n’a rien de sain. Certains disent faire ça par amour ! Et c’est aussi par amour qu’ils torturent leur enfant pendant leur fin de semaine sans eux, pour être certains que leur progéniture s’ennuiera à mourir de ce parent absent. 

En même temps, beaucoup d’humains, peu importe l’âge, prennent plaisir à se valoriser dans leurs douteuses projections. 

Les adultes font beaucoup de fausses promesses aux autres, mais ils se mentent aussi à eux-mêmes, quand ils remettent à demain les projets demandant un peu de détermination. Certains étirent leurs relations amoureuses et amicales avec des promesses irréalistes, toujours remises à plus tard. Ils croient aussi, à tort, qu’ils gagnent la confiance des autres et leur admiration dans ce paquet de mensonges. 

Devant ces modèles de paresse, ces enfants deviendront des adultes qui, à leur tour, un jour, se remettront à l’entraînement, mangeront mieux ou retourneront aux études… Tout en se calant dans leur divan et en s’écrasant sur leur volonté d’agir en dévorant un sac de chips. Comme leurs parents, ils s’alimenteront de magazines et de discours les rassurant qu’ils peuvent engraisser et s’accepter dans leur sédentarité. 

Pourtant, un enfant n’a pas besoin de si gros projets. Si on n’a pas les moyens, on n’est pas obligé de lui promettre un voyage à Walt Disney. On peut lui promettre des choses plus accessibles et tout aussi magiques : un pique-nique, une promenade en forêt, recevoir un ami à dormir, fabriquer une cabane avec des couvertures, faire du camping dans la cour, etc.

Et si « un jour » devenait maintenant. Si, au lieu de dire « un jour », on ne disait rien. Si on agissait maintenant et qu’on ne faisait plus de fausses promesses à soi-même ni à personne. Les enfants se porteraient mieux dans leur tête, dans leur corps, et feraient de meilleurs adultes. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut plus rêver, mais comme le disait le célèbre personnage Elvis Gratton : « Soyons réalistes !»

Bon été à tous ! Je vous souhaite de réaliser quelques ambitions !