À l’été 2006, Nelson Tremblay acceptait de participer à une entrevue pour le journal afin de parler de sa passion pour le hockey, qu’il venait à peine de découvrir.

Nelson est encore un ami aussi précieux

CHRONIQUE / À l’été 2006, Nelson Tremblay acceptait de participer à une entrevue pour le journal afin de parler de sa passion pour le hockey, qu’il venait à peine de découvrir.

À ce moment-là, il fréquentait la maison des jeunes l’Évasion de Chicoutimi et il consacrait tous ses temps libres à l’entraînement dans l’espoir de faire partie d’une équipe de hockey à l’automne.

Du haut de ses 14 ans, il était l’ami que tout le monde rêvait d’avoir. Plus de 13 ans se sont écoulés depuis cette rencontre et ses amis occupent toujours une place privilégiée dans sa vie. « Je suis encore aussi passionné par le hockey et j’ai toujours la même gang avec qui je me tiens depuis 21 ans », précise-t-il. Même s’ils sont un peu éparpillés entre le Saguenay, le Lac-Saint-Jean et Québec, les quatre amis s’organisent pour se voir au moins une fois par mois.

« J’ai joué au hockey jusqu’à 20 ans dans le junior B et ensuite j’ai rejoint les ligues de garage. Je suis toujours dans une ligue de garage. Je joue une à deux fois par semaine », raconte le jeune homme de 27 ans qui habite à Québec depuis quatre ans et travaille dans un kiosque à sushi. Dès qu’il a eu l’âge de travailler, il est entré dans le milieu de la restauration. « Il manque tellement de monde là-dedans », précise-t-il.

Nelson considère que son travail en restauration est temporaire. Enfant, il voulait devenir policier. À l’adolescence, le sport prenant une grande place dans sa vie, il souhaitait devenir entraîneur. En terminant ses études secondaires, prenant la direction du cégep, il s’est vite rendu compte que ce n’était pas assez concret pour lui. Jusqu’à tout dernièrement, il avait perdu espoir de réaliser son rêve d’enfance, celui de devenir policier, jusqu’à ce qu’il découvre la GRC. Il a rempli le questionnaire d’admission et souhaite de tout coeur participer au camp de recrutement de six mois à Régina.

Presque 14 ans plus tard, Nelson Tremblay est toujours aussi proche de ses amis et de sa famille. Son rêve d’enfance, celui de devenir policier, bout encore en lui.

Nelson sent un profond besoin d’aider les gens. Ce gars de famille, qui a la chance de vivre à proximité de sa sœur qui s’est aussi installée à Québec, souhaite prendre le temps de voyager et découvrir d’autres coins de pays. « J’aime quand ça bouge et j’aime prendre des décisions sur des coups de tête pour tout changer. C’est ce qui est arrivé un jour que j’étais au restaurant avec des amis. J’avais vu une affiche qui cherchait des candidats pour une formation comme animateur de radio. Je me suis aussitôt inscrit et j’ai suivi le cours, mais je n’ai pas trouvé d’emploi dans ce domaine, confie Nelson. J’ai aussi essayé le travail de bureau, mais je n’ai vraiment pas aimé. »

À l’école, il réussissait bien en éducation physique et se passionnait pour l’histoire. « J’écoute encore plein de documentaires et de séries sur la Deuxième Guerre mondiale. » Rassembleur, il adore organiser des partys, allant même jusqu’à organiser ses propres fêtes d’anniversaire.

14 ans plus tard

Quand on lui demande comment il se voit dans dix ans, sa réponse n’est plus aussi spontanée qu’à 14 ans. Âgé de 27 ans, Nelson a appris à ne plus se projeter trop loin dans le futur, savourant davantage la vie au jour le jour.

« J’ai encore la possibilité de retourner à l’école. Je garde aussi en tête que mes proches peuvent tomber malades et je veux être là pour m’en occuper », réfléchit-il. Et si on lui avait offert un gros montant d’argent à dépenser quand il était ado, il se serait acheté du matériel de sport pour jouer avec ses amis. Quand on lui repose la question aujourd’hui, la réponse est tout aussi charmante. « Je partirais en voyage ! Mais j’amènerais du monde avec moi. »

En 2006, si Jean-Michel Anctil le faisait rire avec ses histoires de la vie, il avoue que tout le monde le fait rire. « Je l’avais sûrement nommé parce que je venais d’écouter son spectacle, mais j’aime rire. Je ris pour tout. Je suis fan d’humour », souligne Nelson.

Il y a 14 ans, son plus grand souhait était de voir sa gang d’amis ne jamais souffrir de quelconque problème. « Je voudrais être capable de protéger mes amis de tout ce qu’on entend ; d’agressions, de mauvais parents, de peines d’amour », nous avait-il confié en 2006. J’ai encore envie de les protéger et de les écouter sans juger », conclut-il.