Le confinement l’empêchant de voir ses grands-parents, Maxence Paradis leur a écrit un poème pour exprimer son ennui.
Le confinement l’empêchant de voir ses grands-parents, Maxence Paradis leur a écrit un poème pour exprimer son ennui.

Maxence offre un poème à ses grands-parents

CHRONIQUE / Maxence Paradis a l’habitude de voir ses grands-parents maternels. « Je suis inquiet pour eux », souligne le jeune homme, en faisant référence à la pandémie de COVID-19.

Rongé par cet ennui de ne pas pouvoir serrer ces précieuses personnes dans ses bras, l’adolescent de 13 ans a choisi d’écrire un mot à Claire Gravel et Claude Morrier.

« J’aime être avec eux, leur parler et jouer aux cartes. Comme ils restent à la campagne, c’est plus souvent nous qui leur rendons visite », précise-t-il.

Alors que la mère du garçon, Ariane Morrier, se préparait à livrer un cadeau à ses parents, Maxence s’est mis à l’ouvrage pour accompagner ce présent d’un petit mot.

Habile pour structurer ses pensées, le garçon de Jonquière a joué avec les mots pour en faire un poème. Bien qu’on ne lui ait jamais appris de méthode pour écrire ce genre de texte, il a quand même usé de stratégie. « Je suis allé voir sur Internet pour sortir les mots qui rimaient et ensuite, j’ai composé mon texte. »

Au bout d’une heure, il était fier de son travail accompli.

Sans nécessairement s’en rendre compte, il venait aussi de travailler une matière scolaire. « J’ai envoyé mon poème à mon enseignante. Je crois que c’est un peu elle qui m’avait donné envie d’écrire après m’avoir envoyé une suggestion de travail où je devais faire un dépliant sur le coronavirus, ajoute Maxence. Elle a même publié mon poème sur son compte Facebook. »

Celui qui avait hâte de montrer son oeuvre à ses grands-parents est allé leur livrer, en restant à distance. « Je l’ai mis sur le perron et j’ai sonné. On a parlé ensemble un peu, en restant plus loin dans la cour. »

confinement

Depuis le début du confinement, Maxence a pris l’habitude de se lever vers 10h. Il fait quelques exercices scolaires et en après-midi, il va marcher dehors avec sa mère. Comme ses parents sont séparés, la routine diffère un peu chez son père. « Chez mon père, je fais souvent du vélo avec mon frère. »

Tous les jours, à 13h, l’adolescent se fait un devoir de se tenir informé en écoutant le point de presse de François Legault. Il attendait impatiemment le moment où il annoncerait la réouverture des écoles. « J’ai hâte de revoir mes amis et mes profs et d’apprendre de nouvelles choses. »

Ayant commencé le secondaire cette année, il chemine dans le Programme d’éducation intermédiaire de l’École secondaire Kénogami.

Évidemment, comme bien des gens, plusieurs de ses projets sont tombés à l’eau. Distanciation sociale oblige, celui qui adore apprendre des langues fait une croix sur le camp d’été en anglais auquel il songeait à participer cet été.

« Cet été, j’étais aussi censé aller faire le tour de la Gaspésie avec ma mère et mes grands-parents, mais on a annulé. Notre spectacle de Luc Langevin a été annulé et nous n’irons pas non plus au Festival d’été de Québec », conclut Maxence.

Un virus bien tannant…

« Chers grands-parents,

J’espère que ça va bien, votre confinement

En fait, je suis certain

Que ça va bien

Tant que vous restez loin

Dans votre coin

En 2018, Maxence Paradis avait gagné les trois premières places en kata armé, kata et combat. Ses grands-parents, Claude Morrier et Claire Gravel, étaient bien fiers de lui.

Même si nous passons ce long confinement

En bâillant

Une chose est sûre, ça ne sera pas trop bruyant

Je sais, ce virus est un peu effrayant

Tout ce temps sera sûrement

Quand même un peu ennuyant

J’espère que nous ne deviendrons pas trop fainéants

Bien que ce virus est assez foudroyant

Et qu’il ait traversé l’océan

Je souhaite que tout le monde soit prévoyant

Même en Nouvelle-Orléans

J’espère que nous pourrons tout de même nous revoir avant la Saint-Jean

Jusque-là, nous devrons être conciliants

En nous éloignant

Et en travaillant main dans la main, vaillamment

À la fin, vous verrez, ce sera réjouissant

Je vous dis à bientôt, mes grands-parents

Que j’aime tant »

– Maxence Paradis, 13 ans, de Jonquière

Alors que la mère de Maxence Paradis se préparait à livrer un cadeau à ses parents, son fils de 13 ans s’est mis à l’ouvrage pour accompagner ce présent d’un poème pour ses grands-parents.

Tout comme Maxence, si toi aussi, tu as écrit un texte dont tu es fier et que tu as envie de nous le partager, écris-moi à mviau@lequotidien.com.