Camille sensibilise la population face au plastique.

L’opinion de Camille, 12 ans | La consommation de plastique

CHRONIQUE / « Je me présente, je m’appelle Camille et je suis une élève de sixième année de l’école Ste-Bernadette de Jonquière et j’aimerais vous faire part d’un sujet qui me préoccupe.

Comme le plastique fait maintenant partie de notre vie quotidienne, plusieurs personnes ne sont pas encore au courant du nombre grandissant de plastiques que nous, les humains, utilisons chaque jour.

Mais nous pourrions de moins en moins en consommer si nous pouvions apporter nos propres contenants dans certains endroits et ne plus utiliser des objets en plastique à usage unique. Ceci est le but de ma lettre.

Tout d’abord, sachez que le plastique prend entre 400 et 1000 ans à se décomposer. De plus, je trouve que nous utilisons trop de plastique à usage unique donc il n’y a aucune manière de le réutiliser.

Puis, vous connaissez sûrement le continent de plastique, qui a une superficie de 1,6 million de kilomètres carrés, et qui est fait à 99% de produits dérivés du plastique. Imaginez l’ampleur que cela va prendre dans dix ans si nous n’agissons pas maintenant.

D’autre part, les animaux sont très touchés par cette matière synthétique. Certaines associations estiment qu’une cause de mortalité importante est en jeu chez ces espèces.

On évalue à 100 000 le nombre de mammifères marins et à 1 million chez les oiseaux, soit 660 espèces de mammifères marins incluant les oiseaux de mer, qui sont affectés chaque année. Maintenant, pouvons-nous vivre avec la conscience que nous tuons des centaines d’oiseaux chaque année ?

Par ailleurs, pouvoir apporter nos propres récipients ferait économiser beaucoup de sous aux marchands. Ils n’auraient plus à acheter de plats en styromousse qui sont très polluants et des ustensiles de plastique que nous utilisons pour manger deux bouchées. Donc, le geste de pouvoir apporter nos contenants de plastique serait très logique et écologique.

Par conséquent, si, en plus de permettre d’apporter nos propres sacs, nous pouvons amener nos contenants pour le prêt-à-emporter, nous sauverons la planète. En plus, acheter en vrac nous permet d’économiser énormément lors de notre épicerie !

Donc, en conclusion, j’espère que d’autres marchands vont suivre l’exemple de certaines chaînes et que nous puissions apporter nos contenants partout lors de notre épicerie. »

« Si toi aussi tu veux faire connaître ton opinion, il est possible de faire comme Camille en m’envoyant ta lettre à mviau@lequotidien.com. Elle pourrait se retrouver ici. Au plaisir de te lire. » - Mélissa

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DES ÉLÈVES QUI VIENNENT EN AIDE AUX ANIMAUX

Des élèves de l’école secondaire Kénogami ont vendu du popcorn dans leur école pour amasser de l’argent pour les animaux dans le besoin. En juin dernier, après plusieurs mois de travail, ils dévoilaient leur montant. 

Ils ont réussi à distribuer un montant de 1000$ dans différents organismes recueillant les animaux abandonnés du Saguenay–Lac-Saint-Jean. 

C’est l’enseignante Marie-Claude Laforte qui a lancé l’idée à ses élèves en janvier dernier en s’inspirant du concept de la guignolée qui amasse des denrées pour les familles moins nanties. 

Une dizaine de volontaires de deuxième et quatrième secondaire, dont plusieurs ont des animaux adoptés dans des refuges, se sont greffés à elle, en plus de sa collègue Dominique Leblanc. 

Ceux qui s’identifiaient comme des « pet lovers » recueillaient aussi des dons de nourriture pour chats et chiens. 

Un coin de l’école était lettré à l’effigie de leur cause. L’équipe a tellement aimé l’expérience, en plus d’être impressionnée par la générosité des autres élèves, qu’elle compte le refaire l’an prochain avec une formule similaire.