Christopher, de l’école Sainte-Bernadette de Jonquière, met en garde la population face à l’huile de palme.

L’exploitation de l’huile de palme

CHRONIQUE / Je m’appelle Christopher et je suis à l’école Sainte-Bernadette de Jonquière, dans la classe de Mme Guylaine en sixième année.

Je voudrais vous faire part de mon inquiétude quant à l’exploitation de l’huile de palme. Dans cette lettre, je vais vous parler des problèmes que cause l’huile de palme. L’huile de palme émane de palmiers qui poussent en Malaisie et en Afrique. Plus précisément, elle est extraite par pression à chaud de la pulpe du palmier à l’huile. Par conséquent, il y a des effets néfastes de cela et je vais vous expliquer pourquoi.

Tout d’abord, l’huile de palme a des incidences sur l’écosystème. En effet, les plantations de palmiers dévastent des sols, délocalisent les cultures vivrières pour l’exportation et pour s’alimenter. Aussi, elle use de produits hautement toxiques et on dit que les conditions de travail dans les plantations y sont souvent déplorables.

Par ailleurs, elle engendre de la déforestation. Notamment, elle contribue à la disparition de nombreuses espèces d’orangs-outans. Pour ceux qui sont encore en vie, ils n’ont même plus de ressources naturelles en fruits et sont obligés d’aller mettre leur vie en danger avec les crocodiles.

En plus de tout ça, elle est dommageable pour la santé. C’est-à-dire qu’elle contient 51% d’acides gras saturés. L’aliment qui s’en rapproche le plus, c’est le beurre. Ensuite, on sait que ceux qui ont une consommation excessive de gras saturés ont été associés par le passé à l’augmentation du risque de maladies cardiovasculaires.

Comme vous le savez, j’ai un petit haut-le-cœur sur l’huile de palme. Bref, la prochaine fois que vous consommerez des produits avec cet ingrédient, pensez aux personnes qui peuvent devenir obèses, aux familles qui ne peuvent plus cultiver leur nourriture et aux orangs-outans qui meurent à cause de cette déforestation.

Chaque geste peut compter, alors la prochaine fois que vous irez à l’épicerie, au lieu de saisir cette huile végétale, agrippez-en une autre. Merci d’avoir lu ma lettre. »

Christopher Lessard, 12 ans

Merci Christopher de nous avoir transmis cette information. Beaucoup d’autres produits connaissant un engouement sont catastrophiques pour la planète. On peut aussi penser à l’avocat et à l’huile de coco qui sont devenus très populaires dans les dernières années. Ceux qui le désirent peuvent nous envoyer leurs lettres d’opinion à mviau@lequotidien.com

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DRÔLE D'HISTOIRE D'ENFANTS

« Je suis chez ma sœur et on profite du chaud soleil qui réchauffe le patio. Ma nièce Zoé, 8 ans, s’amuse avec son amie Marjorie. J’entre dans la maison pour aller à la salle de bain et les deux filles sont assises bien sérieuses, sur le divan.

Marjorie : On est en prison, me lance-t-elle avec le plus grand sérieux. 

(J’entre aussitôt dans le jeu aussi sérieusement qu’elles.)

Mélissa : Ben voyons donc ! Qu’est-ce qui s’est passé ?

Zoé: On s’est fait arrêter parce qu’on gardait des lions et des renards en captivité.

Moi : Ouin... C’est illégal de garder des animaux sauvages en captivité. Mais ça doit être des agents de protection de la faune qui vous ont arrêté. 

Marjorie : Oui. C’est ça.

Les deux amies sont vraiment piteuses. Elles semblent avoir des regrets. 

Moi : C’est vraiment plate ça. Qu’est-ce qui va se passer maintenant.

Marjorie : Je ne sais pas… Mais là on est pogné pour manger de la bouillie. » - Mélissa

Envoyez-moi les drôles d’histoires de vos enfants à mviau@lequotidien.com